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Interview de Laurent Déprez, CEO Septentrion Travel & Alumni

Je vous partage ma rencontre avec Laurent Déprez, fondateur de Septentrion Travel, un réseau d’agences de voyages situées dans les Hauts-de-France, consultant, intervenant en transformation digitale ! Sans oublier, Alumni de la première promo MBADMB part time Paris (#alpha), diplômé en 2016. Tiens, ne serait-ce pas la même promo que notre cher Arnault Chatel.

Je vous laisse découvrir ce bon vivant passionné de voyages et d’histoire.

Pour commencer, peux-tu te présenter ?

J’ai 47 ans, un peu plus vieux qu’un digital native, et je ne suis pas issu de l’écosystème du numérique. Je suis historien de formation, et ma spécialité est l’histoire religieuse et intellectuelle au XVIIIème siècle, loin des passionnantes problématiques du SEO, du display, du design thinking ou encore de l’IA. J’ai d’ailleurs enseigné l’histoire-géographie au début de ma carrière. Il y a 20 ans, quelques opportunités et des rencontres m’ont conduit à me tourner vers les métiers du tourisme et du voyage. La vie est pleine de belles surprises ! Cependant, je reste très attaché à la transmission des savoirs, des compétences, et plus encore au partage des expériences, des parcours, des tranches de vie. Alors, j’ai toujours gardé une activité de formation.

J’aime les livres, comme Vincent Montet, la cuisine, la bonne, comme Arnault Chatel, et les chats de gouttière, comme Yann Lemort.

Parle-nous de tes activités professionnelles ?

Après avoir dirigé des offices de tourisme, et beaucoup travaillé dans la sphère publique en ingénierie et développement touristique, il me manquait, dans mon parcours, la brique « business ». J’ai donc créé, il y a 12 ans, des agences de voyages « physiques », un vrai pari à l’époque qui allait à contre-sens de l’émergence et l’explosion des pure-players et des OTAs (Online Travel Agencies) comme Booking, Promovacances, Lastminute ou Airbnb. Et, j’ai eu raison !

Parle-nous de tes formations et études ?

La Fac, en sciences humaines, avec une licence d’histoire et archéologie et un parcours doctoral en histoire moderne, et le MBADMB de l’EFAP Paris.

Pourquoi choisir en milieu de parcours de suivre la formation proposée du MBADMB ?

Pour plusieurs raisons. La première, et la plus importante à mes yeux, est l’ouverture à d’autres champs de connaissance et d’autres horizons. La seconde, acquérir des nouvelles compétences et découvrir des expertises essentielles pour comprendre les mouvements qui impactent aujourd’hui les métiers du management et du marketing. La troisième est l’opportunité d’ouvrir de nouvelles portes, accéder à des réseaux et des connexions

professionnelles. Avec le MBADMD, j’ai fait de belles rencontres qui se sont consolidées dans le temps.

A ce jour, qu’est-ce que la formation et le réseau MBADMB a pu t’apporter ?

Tout simplement un trousseau de clés et un décodeur, autrement dit les clés de lecture pour comprendre des disciplines nouvelles dans un monde qui évolue très vite. Cette formation vous permet d’explorer le marketing, digital bien sûr, mais pas que, dans une vision 360°, et décoder un environnement mouvant. Chacun trouve ensuite sa voie selon ses aspirations. Aujourd’hui, toutes les organisations (grandes entreprises, PME, institution, collectivités, etc.), et encore plus avec la crise que nous connaissons et vivons, sont confrontées à la question de la transformation digitale. Le MBADMB vous permet d’acquérir l’outillage mentale nécessaire, et le réseau de vous mettre à jour en captant les bonnes personnes.

Comment juges-tu l’importance du digital de nos jours ?

Pour moi, le digital n’est pas une fin en soi, c’est un moyen, un véhicule, un amplificateur de valeurs. Si votre projet n’a pas de sens, la techno et les kpis ne pourront rien pour vous ! Et pourtant, il faut beaucoup d’abnégation pour acquérir les expertises digitales.

Quelle est la spécialité digitale que tu apprécies le plus et dans laquelle tu prends un malin plaisir à transmettre à tes étudiants ?

J’ai un petit faible pour le social media pour discuter d’engagement, de sémantique et d’histoires… à vivre, le socle en organique et ads.

Veux-tu nous révéler le projet e-commerce sur lequel tu travailles depuis des mois ?

Ce que je peux vous dévoiler aujourd’hui. C’est un projet e-commerce évolutif dont l’idée s’articule autour des voyages, des cultures et les cuisines du monde. On ne se refait pas ! Cette envie est ancienne mais elle a mûri pendant les périodes de confinement. La notion d’engagement et le volet inspirationnel sont déterminants. L’idée est de proposer des produits qui éveillent les sens et la curiosité, en racontant de belles histoires. J’ai actuellement les mains dans le cambouis, ou plutôt dans la « techno ». Je dois propulser la première version du site cet été.

Un mot pour la fin ?

Plusieurs ! Osez, soyez curieux, think out of the box.

#MBADMB #alpha

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Interview : Samia Belhabib, social media manager du Groupe Royer

Bonjour Samia, merci pour ce temps accordé ! Tout d’abord, parle-nous de ton parcours professionnel.

J’ai fais BTS communication, ensuite un cursus de 2 ans à l’EFAP en spécialisation communication puis j’ai fais mon Master 2 marketing stratégique à l’Inseec.

J’ai fais des stages en production audiovisuelle puis en agence où j’ai pu découvrir le métier de Community Manager. Mon premier poste s’est fais au sein du groupe Webedia pour le pôle shopping où j’ai occupé le poste de CM avec une spécialisation shopping : création de pages Facebook en marque blanche autour de la mode, food et parental dans l’objectif de driver du trafic vers les sites marchands du groupe grâce à des liens de redirection vers le site sur les posts Facebook. Chaque site est rémunéré au coût par clic.

Est-ce que le digital est un secteur que tu recommanderai ?

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Samia Belhabib, social media manageur du Groupe Royer sur mon profil LinkedIn.

 

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Interview de Victoria Pasquier : fondatrice de Mamichou et alumni 2020 du MBA DMB

Mamichou

Jeudi 21 janvier. Jour du Visionary Day. Une jeune alumni se présente et nous présente son projet Mamichou qu’elle a entrepris pendant son année au MBA DMB l’année dernière. Je décide alors de la contacter pour une interview, curieuse de découvrir son parcours entrepreneurial et son projet. Ainsi, j’ai le plaisir de partager aujourd’hui son interview au cours de laquelle j’ai découvert une femme remplie d’ambition et de joie de vivre.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Victoria et j’ai 24 ans.

Je suis rentrée au MBA DMB en 2019 en part time et j’étais en alternance en tant que chargée de communication digitale chez BNP Paribas Épargne Retraite et Entreprises. Mes missions étaient tournées sur la refonte du site internet, des réseaux sociaux et des stratégies communication interne et externe.

Mes cours étaient en même temps et il fallait choisir un sujet de thèse de fin d’année. Nous avons eu la chance de pouvoir choisir un sujet de coeur. Donc, j’ai naturellement pris “Le digital au service de non isolement des personnes âgées”. Et c’est grâce à ce sujet que je suis là aujourd’hui.

Pourquoi t’es tu lancé dans l’entrepreneuriat ?

À l’origine, je ne me voyais pas du tout me lancer dans l’entreprenariat. C’est en écrivant ma thèse que je me suis rendue compte qu’il y avait des vraies problématiques. J’ai fait un constat : beaucoup de personnes entreprennent pour leur santé mentale mais très peu sur leur santé physique et j’ai commencé à avoir une idée !

La génération des “millénials” est beaucoup tournée vers elle-même. Si on ne se tourne pas vers nos aînés, qui va le faire ? C’est à nous d’agir !

Je trouve ça important de dire aux jeunes de se bouger et qu’on arrive ensemble à trouver des solutions. L’isolement des personnes âgées est un sujet qui me tient très à cœur. Avec Mamichou, nous sommes aussi en quelques sortes ambassadeurs et portes-paroles de notre génération pour faire bouger les choses !

Comment est né ton projet Mamichou ?

Comme je l’ai dit, tout est parti de la rédaction de ma thèse qui m’a permis par la suite de créer ce projet. Même si beaucoup entreprennent dans la silver économie, j’ai identifié des vraies problématiques.

Mais il n’y pas que ça. L’isolement de nos aînés me touche énormément, sur le point de vue personnel, ma grand-mère est en EHPAD et souffrait d’isolement depuis de nombreuses années.

Je suis également moi-même engagée depuis 2019 en tant que bénévole dans l’association Les petits frères des pauvres et j’ai travaillé en EHPAD.

Et puis, un élément important et déclencheur : la Covid ! L’isolement a été mis en lumière avec cette terrible crise. J’ai remarqué que beaucoup de médias commençaient à se pencher sur ce sujet, à en parler.

C’était déjà un sujet important à mon sens mais il n’est jamais trop tard pour prendre conscience de certaines choses ! Les français ont réalisé, et particulièrement les départements de santé, que les personnes âgées n’avaient plus de liens avec leurs proches et familles. Il y a eu des avancées comme l’installation de tablettes, des réorganisations dans les EHPAD, etc.

Cela m’a permis de mon côté de mieux travailler sur Mamichou et d’être encore plus motivée !

Victoria avec un dessin du projet Mamichou

Choisis 3 mots pour expliquer ton projet

  1. Application et solution digitale
  2. Contre l’isolement
  3. Personnalisation, goût et passion

T’es-tu confronté à des obstacles lors de la création de Mamichou ?

Il y en a eu pleins et il y en aura d’autres !

Le plus difficile, lorsque tu souhaites entreprendre, c’est surtout : par où je commence ? C’est un processus complexe, qui nécessite aussi de se renseigner et acquérir de nouvelles compétences.

Je rencontre des difficultés au quotidien, comme tous les entrepreneurs je pense !

Par exemple, il y a des compétences que je n’ai pas : la comptabilité, toutes les parties juridiques, le développement de manière général … Heureusement j’ai deux associés formidables qui m’aident et me soutiennent.

Quand on entreprend, il faut penser à tout : comment pitcher un projet ? Au niveau juridique, comment ça se passe ? Qu’est-ce que je dépose ? Les finances, comment je m’y prends ? Des choses auxquelles personne n’est vraiment préparé d’ailleurs !

Comment les as-tu alors surmontés ? 

La clé est de trouver les bonnes personnes au bon moment. Pour moi, ça a été mes associés.

Mon conseil : il faut trouver le bon équilibre. Pour ma part, je gère la partie marketing, communication et porte parole. Guillaume et Alexandre gèrent toute la partie : connaissance clients, la commercialisation, rédaction de contrats, partenariats, etc.

Il faut se compléter et bien s’entourer !

Mais surtout, il faut se lancer ! Il y a toujours des obstacles, mais je pars du principe qu’on a rien à perdre. Même si on a pas toutes les compétences requises, que ça prend du temps, il faut quand même essayer si on a une idée !

Et puis, si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, mais au moins, on aura essayé !

Les deux choses à retenir sont de bien s’entourer et oser : ne pas avoir peur de parler du projet partout où l’on va !

Quelle est la partie que tu préfères dans ton projet en tant qu’entrepreneur ?

Le contact avec les autres et rencontrer de nouvelles personnes ! J’ai eu la chance de rencontrer des personnes au top qui m’aident encore aujourd’hui. J’ai également intégrée dans un cercle d’entrepreneurs. Ce sont toutes des personnes incroyablement passionnantes.

J’aime aussi être la porte-parole du projet, pouvoir le pitcher, avoir des retours pour rebondir et apprendre.

Tu participes à des concours pour les start-ups. En quoi ça consiste et en quoi cela t’a aidé dans la construction du projet ?

Le gros concours auquel j’ai participé et qui m’a marqué est Altern’up 2020. Un concours qui permet de creuser son projet et d’obtenir 10 000 euros pour le grand gagnant. Un vrai tremplin !

J’ai envoyé ma candidature en juin 2020. J’ai été sélectionnée en juillet. On a eu une semaine intensive cet été où il fallait pitcher notre projet devant un jury de 30 personnes. J’ai été admise en finale parmi les 10 derniers restants en octobre où j’ai pitché une dernière fois mon projet.

Et c’est donc en partie grâce à ce concours qu’en juillet, j’ai lancé Mamichou !

Les résultats seront annoncés en mars. On croise les doigts !!

Mamichou shooting photos

Au MBA DMB, nous apprenons à ne pas séparer l’humain du digital et du business. En quoi le digital fait la différence dans le social et précisément pour ton projet, dans la lutte contre l’isolement des personnes âgées ?

Je suis partie du principe en écrivant ma thèse que le digital est vecteur du lien pour les seniors. Sans le digital, ils n’ont aucun lien avec leur famille et particulièrement aujourd’hui à cause du Covid.

Mamichou prouve que le digital est vecteur de lien, mais aussi en crée et en construit. C’est un des outils pour garder contact et faire de choses qu’on aime.

Le mot d’ordre de Mamichou est de rompre l’isolement par rompre l’ennui. Comment le mets-tu en œuvre à travers l’application ?

L’idée est qu’une fois qu’ils sont sur l’application, ils auront un parcours ultra personnalisé en fonction des goûts et passions de chacun. Ne plus s’ennuyer et être occupé permet d’être mieux dans sa tête.

Il a été prouvé depuis longtemps que de pratiquer une passion ou faire des choses qu’on aime permet d’être plus détendu, réduit certains médicaments de type antidépresseurs, une meilleure qualité du sommeil, … D’être mieux et donc être plus autonome.

Quelle est la prochaine étape pour mamichou ?

Ce mois-ci, le site vitrine va être publié. C’est une grande étape pour nous dans l’avancement du projet pour pouvoir le partager et être visible auprès de potentiels partenaires. La construction du MVP.

Et pourquoi pas, lancer prochainement une campagne de crowdfunding et continuer à faire de la communication autour de Mamichou.

Quels sont tes conseils pour les étudiants du DMB et en particulier pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat ?

En premier, je dirai bien choisir son sujet de thèse pour le mémoire : un sujet de cœur pour accompagner leur projet professionnel. C’est simple, à partir du moment où l’on fait quelque chose qu’on aime, c’est gagné !

Pour l’entrepreneuriat, si certains ont des idées, je dirai qu’il faut tenter et y aller au culot ! J’ai toujours fonctionné comme ça dans mes études et recherches de stages/emploi.

Ça peut paraître évident mais il faut y aller sans avoir peur.

Si vous avez une idée, faites le !

Merci à Victoria d’avoir partagé son parcours ! En espérant que ses conseils vous inspireront comme ils m’ont inspirés !

N’hésitez pas à suivre Mamichou sur Facebook, Instagram, LinkedIn et Victoria sur Twitter !

Mamichou

Pour aller plus loin :

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Rencontre avec Simon Gauthier, chargé de production pour le Rex Club

« La fête a toujours su se réinventer et affronter différents défis » – Interview de Simon Gauthier, chargé de production du Rex Club

Simon GAUTHIER, chargé de production pour le Rex Club a accepté de répondre à mes questions dans une interview où il se confie sur son parcours, son métier et sa vision du milieu de l’événementiel musical.

Rex Club logo

Le parcours

Quel a été ton parcours ?

J’ai commencé par une licence en information et communication à Bordeaux puis j’ai rejoins un D.U Administrateur/ producteur de projets musicaux à Nanterre. Formation dispensée par l’IRMA. J’ai effectué mon stage de stage de fin d’études au Rex Club où je suis en poste depuis en tant que chargé de production/ administration.

Quelles ont été les motivations qui t’ont poussées à te diriger vers ce poste/cette entreprise?

J’ai toujours été attiré par le milieu de la fête et de la nuit. Je suis également un grand fan de musiques électroniques, la possibilité de rejoindre une institution telle que le Rex Club fut une aubaine !

Comment décris-tu le métier de chargé de production? Où commence-t-il et où s’arrête-t-il?

Le métier de chargé de production recouvre de nombreuses facettes et surtout varie en fonction de la structure (club, salle, boîte de production, festival…).En ce qui concerne le Rex et un club en général, nous devons assurer toute la logistique autour de la venue de l’artiste (transports, hôtel, repas), s’assurer de ses besoins techniques, bien s’informer et respecter les contrats tout en essayant de négocier pour faire baisser un maximum les coûts pour le club. C’est un travail de communication et de négociations avec les agents, il est primordial d’être totalement transparent sur les conditions d’accueil autour de la venue des artistes pour éviter les mauvaises surprises.

Il y a également une partie administrative (factures, gestion des budgets, suivi des paiements etc…). Mais les missions ne s’arrêtent pas au bureau puisque le chargé de production doit rester actif et joignable en toute circonstance, c’est s’assurer que les vols/trains ainsi que les liaisons entre les gares/ aéroports aient bien lieu, être disponible pour répondre à tout imprévu/ difficulté que pourrait rencontrer l’artiste, être présent lors des concerts pour l’accueil, faire la liaison avec l’équipe technique etc…

Rex Club

Le Rex Club

Comment définirais-tu l’éco-système du secteur d’activité en question?

La concurrence est parfois rude car le secteur est plutôt instable dû aux nombreux événements qui peuvent perturber la tenue d’un événement (météo pour les événements en extérieur, grèves, problèmes techniques, interdictions préfectorales, de rassemblement etc…) et d’un modèle économique extrêmement fragile. 

Cependant il existe aussi une grande solidarité au sein de ce secteur d’activité pour justement combattre ces difficultés qui nous concernent tous. Plus particulièrement pour le monde de la nuit et des musiques électroniques qui a du s’unir pour faire reconnaître la profession et la fête en tant qu’outil culturel. Cette vérité est encore plus frappante aujourd’hui à l’ère de la crise sanitaire.

rex

« Cette course à la meilleure offre impose un certain dictat aux programmateurs »

Si tu pouvais changer quelque chose de l’industrie musicale, quelle serait-elle et pourquoi?

Une rémunération plus juste et équitable des artistes. Les écarts de cachet sont aujourd’hui beaucoup trop importants et parfois non justifiés. Le cachet d’un DJ a par exemple été multiplié par 4 ou 5 ces 10 dernières années et met profondément en péril toute l’industrie.

Les agents jouent également le jeu des enchères (conscients de la volatilité de la notoriété de leurs artistes) et instaurent un climat de concurrence néfaste (surenchère) entre les acteurs du milieu.

Cette course à la meilleure offre pollue également la musique elle même, privilégiant les grosses structures aux acteurs vraiment engagés et surtout impose un certain dictat aux programmateurs, leur laissant moins de place pour les artistes découvertes, émergents.

La crise que nous traversons actuellement met en difficulté de nombreux acteurs du milieu et souligne la fragilité de la scène en situation de crise sanitaire. Penses-tu qu’il faille repenser le modèle des clubs et discothèques et penser à une nouvelle façon de faire la fête sur le long terme?

Personnellement je n’y crois pas du tout et je ne le souhaite pas. Les mesures imposées par la crise sanitaire vont à l’encontre même de la nature de la fête. En revanche repenser nos programmations (valoriser les artistes locaux, les artistes féminines, abandonner les courses à la tête d’affiche), s’intéresser à notre empreinte écologique (voyages, déplacements, moyens techniques et scénographiques, gestion et traitement des déchets etc…) me semblent être des pistes d’amélioration et nous pouvons profiter de cette crise pour repenser tout notre modèle et prendre en considération ces nouveaux défis.

Si cette crise peut permettre à d’autres acteurs de la fête de tirer leur épingle du jeu (petits formats, petits rassemblements), cela serait également bénéfique pour toute la scène : mise en avant d’artistes émergents, intérêt grandissant du public pour la scène dans sa globalité et plus seulement que pour les 20 ou 30 plus gros artistes internationaux. Il ne faut cependant pas oublier que les gros rassemblements (festivals, warehouse etc…) font également partie de notre écosystème et qu’ils doivent perdurer pour faire vivre tous les acteurs de la fête (équipes techniques, administratives, artistes, prestataires, agents etc…).

Quoiqu’il arrive la fête a toujours sur se réinventer et affronter différents défis. Je ne suis absolument pas inquiet pour son avenir, si la fête doit reprendre le chemin de l’illégalité ou du moins une forme plus sauvage durant quelques années, elle reviendra un jour ou l’autre dans nos clubs et nos salles de concert car une industrie culturelle ne peut aujourd’hui survivre sans un appui public et institutionnel.

« Les mesures imposées par la crise sanitaire vont à l’encontre même de la nature de la fête. »

Le Rex Club est aujourd’hui considéré comme un temple de la musique électronique à travers le monde, qu’est ce qui selon toi, lui permet de perdurer et de se renouveler?

Je pense qu’il s’agit avant tout de son histoire, de sa stabilité et de tout ce que représente le Rex sur la scène internationale. Il est et restera une institution de la nuit et de la musique électronique, le Rex a toujours su s’adapter aux différents courants musicaux mais a également traversé les nombreuses crises de ces 30 dernières années.

En plus de sa notoriété, le club bénéficie d’une image de stabilité et de confiance que ce soit concernant l’accueil, la technique et le public. Ces atouts, développés par toutes les équipes qui ont porté le Rex durant plus de 30 ans, font du club une place forte incontournable de la scène internationale tant pour les artistes, le public et les professionnels du secteur.

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Interview de Christian Bienaimé, co-fondateur de Maitika

Interview de Christian Bienaimé, co-fondateur de Maitika

Maitika a été créé il y a 4 ans déjà ! Il a pour mission de faire découvrir les meilleurs adresses et activités de Bordeaux et sa région. À sa naissance, il avait la forme d’un Chatbot Messenger et a très vite fait sa place grâce à ses 12 000 utilisateurs chaque semaine. Depuis la COVID-19, Maitika évolue uniquement sur Instagram et peut compter sur sa tribu de 19 000 personnes. L’objectif reste le même : permettre aux personnes de profiter de leurs temps libre en bénéficiant de bons plans !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur leur page Facebook et Instagram

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Co-fondateur de la start up Maitika, j’ai rencontré Christian Bienaimé il y a trois ans, lors de mon stage chez Maitika réalisé dans le cadre de ma deuxième année à l’EFAP Bordeaux. Avec sa joie de vivre et son attitude positive à toute épreuve, Christian fait partie de ces rencontres qui m’ont inspiré et conforté dans l’idée de continuer dans le digital. C’est donc en souvenir de ces deux mois passés et pour remercier Christian du temps qu’il m’a accordé que je vous partage cette interview aujourd’hui.

Bonjour Christian ! Pour commencer, peux-tu te présenter et présenter ton parcours professionnel avant la création de Maitika ?

Je m’appelle Christian Bienaimé et j’ai 30 ans.

Quand j’étais au lycée, j’ai eu la chance d’avoir une correspondante allemande grâce au programme Voltaire. Après 6 mois passés en Allemagne, je suis vraiment tombé amoureux de ce pays. J’ai donc enchainé par la suite mes stages là-bas, pendant ma licence à l’EGC (École de gestion et de commerce).

Dans cette école, j’ai vraiment appris les bases du commerce. C’est d’ailleurs suite à une conférence tenue par un ancien élève sur les « achats dans une entreprise » que j’ai décidé de m’orienter dans cette spécialité.

Après l’EGC, j’ai fait une année de césure et je suis parti en Australie pendant 1 an. Je suis parti dans l’optique de parfaire mon anglais, mais aussi vivre une expérience avec mes amis, m’ouvrir l’esprit et revenir encore plus débrouillard. À mon retour en France, j’ai fait le CDAF, une formation Acheteur et pour ma dernière année d’études, j’ai réalisé le MAI (Master Achats Internationaux) à Kedge.

À côté de ça, je pensais beaucoup à l’entrepreneuriat, peut-être du fait de mon père et de mon grand-père qui sont eux-mêmes entrepreneurs…

Comment est venue l’idée de Maitika ? Pourquoi as-tu décidé d’entreprendre aussi tôt ?

C’est à Kedge que j’ai rencontré Florian, mon futur associé. À cette époque, je ne le savais pas encore… C’était un “pote de fête” avec qui j’ai finalement gardé contact jusqu’à notre stage de fin d’études à l’étranger.

Au final, Maitika est venu assez naturellement à nous ; avec Florian, on est vraiment des gens qui aiment rencontrer de nouvelles personnes, partager des bons moments, profiter de notre temps libre… Et quand nous nous sommes retrouvés à l’étranger, sans amis, sans savoir où aller, dans quel bar, ou restaurant… Ça a été compliqué.

Je me rappellerais toujours de ce jour où, lorsque je suis arrivé au bureau, mes collègues m’ont demandé si j’avais vu le magnifique feu d’artifice de la veille. La réponse était non. Je ne pouvais pas être au courant, sauf si on me l’avait dit le jour même ou la veille…

Au final, cette anecdote m’a marqué et je me suis dit que, dans tous mes voyages, même en Australie, je n’étais jamais au courant de ce qui se passait vraiment autour de moi… Avec Florian, on a réfléchi à ça pendant notre stage et on a commencé à travailler sur une application. Notre objectif était de permettre aux gens de savoir très rapidement quoi faire et où sortir quand ils ont du temps libre.

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Quelles ont été les obstacles que vous avez rencontrés et comment avez-vous fait pour les surmonter ?

Le premier obstacle, c’était le financement. C’est assez compliqué de développer ce que tu as envie de faire quand tu n’as pas d’argent. Paradoxalement, on dit souvent qu’entreprendre lorsqu’on est jeune est le meilleur moment

À côté de ça, quand tu n’as pas d’argent, ça te force à trouver des alternatives pour arriver à tes objectifs. Par exemple, au début, on partait sur une application et finalement, on a opté pour la formule du chatbot qui était gratuite.

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Quand on voulu intégrer Sud-Ouest par l’incubateur, on s’est également retrouvé bloqué. On nous disait que notre projet existait déjà, ils voulaient donc nous orienter sur autre chose. Sauf que nous, on avait vraiment notre idée en tête. Au final, ce sont des moments frustrants car toi, tu crois en ton projet et toutes les personnes qui l’ont testé y croient aussi. Je pense que dans ces moments-là, il faut rester sur sa ligne et ne jamais rien lâcher. L’important, c’est de toujours rester maître de son projet. La preuve, Sud-Ouest est venu nous voir suite à un pitch réalisé devant un fonds d’investissements pour qu’on intègre directement Théophraste, la phase d’accélération.

Lorsqu’on crée son entreprise, il y aura toujours des gens qui n’auront pas d’affinité avec le projet. Je pense qu’il ne faut pas se décourager. Il faut savoir prendre du recul, se remettre en question tout en ayant confiance en soi et en son projet. Chez Maitika, c’est comme ça qu’on raisonne. On y va à fond, pour ne surtout pas avoir de regrets. Pour moi, le pire sentiment aurait été de me lever un matin, dans 10 ans et de regretter de ne pas avoir tout donné.

J’imagine que la période du COVID-19 a également affecté l’activité de Maitika. Quels ont été les moyens mis en oeuvre pour surmonter la crise ?

Le Covid a impacté fortement Maitika… en effet nous avions créé un système d’abonnement à destination des Bordelais afin de bénéficier d’offres dans nos établissements partenaires ! C’était top jusqu’au jour où toutes les activités et établissements ont cessé d’ouvrir.. Nous avons dû arrêter les abonnements et même arrêter les frais qu’engendraient le Chatbot…

Mais Maitika n’a pas dit son dernier mot, on est focus sur Instagram, là où l’activité est énorme. On a réussi à rassembler notre communauté et désormais on s’occupe de la gestion des réseaux de certains restaurants et on fait de la publicité sur notre page pour des établissements/marques sélectionnés.

A-t-il été difficile pour toi et pour ta famille de te lancer dans l’entrepreneuriat dès la sortie de tes études ?

C’est vrai que mes parents ne comprenaient pas. Ils m’ont vu quitter le quatrième groupe pharmaceutique au monde pour arriver à Bordeaux et me retrouver au RSA. Au début, ça a été compliqué de leur expliquer, car en plus, ils ne comprenaient pas bien ces nouvelles technologies. Je les ai rassurés, en leur montrant que ce projet était viable et que ce n’était pas juste une idée farfelue d’un jeune qui décroche du système. Je leur ai également expliqué qu’on contrôlait les risques, qu’on ne faisait pas tout et n’importe quoi.

On n’ira pas construire demain une fusée spatiale à base à d’énergie verte. Et ça, c’est rassurant pour les parents. Ils comprennent que l’argent investi dans les études, dans les voyages a servi à nous forger notre personnalité et c’est ce qui fait qu’on en est là aujourd’hui !

Quelles sont les ressources sur lesquelles tu t’es appuyé pour atteindre tes objectifs ?

On a essayé de participer un maximum à des rendez-vous entrepreneur sur le web, sur la Tech… ça nous a permis de rencontrer plein de gens, d’apprendre beaucoup de choses lors de conférences, d’ateliers qui sont, la plupart du temps, totalement gratuits.

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Et surtout, on s’est entouré de beaucoup de personnes. Pour moi, quand on lance un projet, il ne faut pas rester tout seul enfermé dans sa chambre pendant 8 heures. Ce qui est cool, c’est d’essayer d’avoir des mentors, des professeurs, des amis, de la famille pour se construire une équipe solide et construire un projet ensemble.

De quoi es-tu le plus fier aujourd’hui ?

Je suis fier qu’on fasse kiffer les gens, mais aussi de travailler avec des jeunes, des stagiaires comme toi, qui apporte leur petite touche, leurs idées… C’est ce qui fait que Maitika est comme ça actuellement. Maitika ressemble aux personnes qui nous ont aidés et ça c’est génial. Voir aussi que les gens qui travaillent chez nous prennent du plaisir, c’est juste top.

Comment vois-tu l’avenir de Maitika ?

Difficile à dire… Avec ce Covid on n’est plus sûr de rien mais on garde toujours la même envie : faire kiffer les personnes qui nous suivent, qui travaillent pour nous et cela à Bordeaux mais on espère un jour dans d’autres villes.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes diplômés qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Je leur dirais de se lancer, car comme je te disais, le plus frustrant, c’est de se réveiller trop tard et d’avoir des regrets… Car après, il faut vivre avec ça. Alors je pense qu’il faut tester, si ça ne fonctionne pas, ce n’est pas grave. Au moins, tu te seras donné toutes les chances de réussir.

Je pense qu’il faut croire en soi, en son projet, mais garder les pieds sur terre, contrôler les risques en parlant de ton projet à d’autres personnes… C’est ce qui fera que ton projet fonctionnera.

Merci encore à Christian Bienaimé pour cette interview. J’espère qu’elle vous aura permis d’en apprendre davantage sur l’univers de Maitika et sur l’entrepreneuriat !

Pour aller plus loin :

  • Cet article de Gwenaelle Houeix sur le digital et l’entrepreneuriat
  • Les podcast le Pompon, crées par Théo Rabache, qui retracent l’histoire d’entrepreneurs, d’artistes ou sportifs inspirants dans l’objectif de vous pousser à vivre vos rêves.
        • Je vous conseille notamment l’épisode 12, avec Hakim Baka, CEO de Geev, qui partage avec enthousiasme de précieux conseils autour de l’entrepreneuriat.
        • Enfin, je vous recommande l’épisode 9 de Nelly Meunier, CEO de Sunday : un discours inspirant, rempli de positivité, d’une femme déterminée par cette envie d’entreprendre.

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Interview de Mike Meimoun, CEO de la startup Urgence Docteurs

Mike, vous avez créé Urgence Docteurs il y a maintenant 3 ans. Qui êtes-vous et quelle est votre histoire ? 

Bonjour je m’appelle Mike Meimoun, j’ai 23 ans et j’ai fondé la startup Urgence Docteurs en 2017. Pour la petite histoire, j’ai eu ce déclic après sept heures passées dans une salle d’urgence avec mon père qui m’avait accompagné. En tant que patient, je partageais la frustration de quiconque avait déjà ressenti. Trois semaines d’attente pour un rendez-vous chez le médecin, j’étais assis dans une salle d’attente remplie de germes où les patients s’étaient précipités à l’urgence, car ils n’avaient pas d’autre choix.

Dès le premier jour, nous avons décidé de suivre les règles suivantes. Nous avons dû maintenir des prix abordables. Deuxièmement, de garantir à nos patients une homogénéité au niveau du service avec des médecins triés sur le volet qui partagent nos convictions. Troisièmement, ne jamais sacrifier la qualité pour la croissance.

13 000 visites à domicile et il semble difficile d’imaginer un monde sans Urgence Docteurs. Parce que les centaines de patients que nous servons chaque jour incluent souvent vos enfants. Nous avons beaucoup de chemin à faire, mais nous sommes déterminés à révolutionner les soins de santé en France … une consultation à domicile à la fois.

Pouvez-vous nous présenter votre startup en quelques mots ?

Notre mission est de vous permettre de mener une vie plus heureuse et plus saine. Urgence Docteurs ne ressemble à aucune autre expérience de soins de santé que vous ayez jamais eue.

Urgence Docteurs est l’application mobile qui vous permet de bénéficier de l’intervention d’un médecin dans l’immédiat en cas d’urgence ou pour plus tard. Disponibles 7/7 et 24h/24, nos médecins répondent à vos besoins en quelques minutes.

Nous offrons des soins médicaux opportuns et pratiques de médecins attentionnés et qualifiés dans l’intimité de votre domicile. L’équipe d’Urgence Docteurs traite chaque être humain avec dignité et respect tout en protégeant leur vie privée comme si elle était la nôtre. Nous sommes transparents dans nos prix.

Nous réamorçons les soins primaires basés sur les relations à l’ancienne. Tout cela en utilisant des technologies innovantes qui permettent aux médecins d’être médecins. On le fait à des prix équitables et abordables (souvent couverts par la Sécurité Sociale et votre mutuelle) de sorte que des soins de qualité ne sont pratiquement jamais hors de portée.

Quelles sont les différentes stratégies pour réussir à atteindre le patient ? 

Nos stratégies d’acquisitions sont simples – SEA (Google ADS) pour acquérir et convertir. Le patient, une fois que celui-ci émet son besoin, à son moteur de recherche.

Nous travaillons aussi beaucoup sur le SEO – acquisition organique qui nous permet d’avoir des patients gratuitement grâce au bouche-à-oreille ou aux références de nous dans la presse.

Quelle est la différence entre le site et l’application ? Y’a-t-il une valeur ajoutée propre à l’application et propre au site internet ?

Le site et l’application ont les mêmes fonctions. Néanmoins certaines personnes sont plus à l’aire sur un écran d’ordinateur plutôt que sur leurs téléphones. Après ce n’est vraiment qu’une question de préférence et d’habitudes du patient.

Pensez-vous que l’expérience médicale est amenée à s’orienter exclusivement vers les applications mobiles ?

À terme oui, mais pour le moment cela est encore prématuré. Actuellement, plus de 10 millions de français se trouvent en situation de désertification médicale : délais trop longs pour obtenir un rendez-vous physique, des urgences saturées, et enfin une baisse de la démographie médicale. Notre solution est de répondre à ce réel besoin par un service en ligne disponible à tout moment.

Le marché de la santé est le seul qui n’a pas encore été confronté à la vague numérique qui a bouleversé les fondamentaux économiques.

De part ton expérience constates-tu un profil type d’e-patient ? Envisages-tu des fluctuations de comportements de ces patients pour les 5,10,20 prochaines années ?

Nous avons une typologie de patients assez hétérogènes. Notre solution s’adresse à tout le monde même si nos utilisateurs les plus fidèles sont des femmes technophiles en milieu urbain.

Quels sont les avantages d’être un service digitalisé ? 

De pouvoir intervenir rapidement et avec peu d’effectifs en back end.

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Le télétravail, le #FutureOfWork post Covid-19 ?

Depuis la crise sanitaire, le télétravail a de fait pris son envol, puisque les entreprises sont priées de favoriser le télétravail quand il est possible. En pleine recherche de stage, je remarque aussi que beaucoup d’offres de recruteurs proposent maintenant d’effectuer les missions à distance. Alors, le télétravail sera-t-il majoritaire à l’avenir ? Sera-t-il la norme ? Pour répondre à ces questions, j’ai échangé avec mon amie de longue date Pia-Paola Richard, étudiante à KEDGE Bordeaux,. Elle effectue actuellement son stage en télétravail. Avec elle, j’aborde la thématique du #FutureOfWork avec la vision de notre génération Z. Interview.

Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je m’appelle Pia-Paola, j’ai 23 ans, et je suis actuellement en année de césure pour mon master, que j’effectue en école de commerce à Kedge Bordeaux. Depuis Janvier, j’effectue un stage de 6 mois au sein d’une start-up parisienne qui se nomme Docndoc. Celle-ci met en relation des médecins remplaçants avec les structures médicales, grâce à un système de mise en relation directe.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton stage actuel ?

Chez Docndoc, je suis au poste de Customer Success Manager. Étant la première à ce poste, j’ai dû me former et apprendre sur le terrain. Au début, j’étais épaulée par le responsable commercial qui est aussi mon tuteur. Au bout de quelques semaines je savais ce que j’avais à faire et comment le faire. Mon poste consiste à m’assurer du bon fonctionnement de notre plateforme. Pour cela, j’ai du apprendre à connaître nos utilisateurs. Je coopère souvent avec nos techniciens pour résoudre les différents bugs et développer la plateforme. Je gère également les retours de nos utilisateurs. Enfin je mène de nombreux projets comme le parcours utilisateur, en collaboration avec une UX/UI pour que le site soit le plus adapté et qu’il ait le meilleur taux de transformation. Je gère aussi la téléconsultation, où j’ai comme objectif d’accompagner nos utilisateurs afin qu’ils puissent pratiquer la téléconsultation. Cela nous a permis de nous diversifier en cette période imprévisible.

Ce que j’apprécie dans cette start-up, c’est l’autonomie que l’on nous accorde. Je m’organise comme je le souhaite, il y a donc un climat de confiance qui s’installe, ce qui est à mon sens très agréable dans un job. L’environnement de travail est tout aussi accommodant, tout le monde se connaît et on peut facilement communiquer entre nous, c’est très sympa.

D’ailleurs, si ces missions te parlent et que tu aimerais découvrir l’univers start-up… Nous recherchons mon successeur, donc n’hésite pas à me contacter sur mon profil LinkedIn pour en savoir plus.

Pia-Paola Richard

As-tu remarqué des changements de fonctionnement au sein de ton entreprise depuis la mise en télétravail ? Lesquels ?

Depuis le 16 Mars 2020, nous sommes obligés de télétravailler. Mon environnement de travail a été modifié, et nous avons dû nous tourner vers de nouveaux marchés comme celui de la téléconsultation, afin de pouvoir continuer notre activité. Ce qui a changé dans mon environnement de travail, c’est l’organisation et la communication. En effet, je suis désormais seule face aux décisions que je dois prendre sur les différents projets. Je ne suis plus à proximité de mes collègues pour demander leur avis ou pour prendre une pause avec eux et m’aérer l’esprit. Nous gardons tout de même le lien, nous prenons tous les jours des nouvelles des uns et des autres. Le nombre de réunions a aussi augmenté. Nous en faisons deux par semaine, alors qu’avant le confinement nous en faisions une par mois. Ces réunions servent surtout à communiquer entre nous et faire un point sur chacun pour que tout le monde aille dans le même sens.

Quels avantages retires-tu de ce mode de travail ?

En deux mots, autonomie et flexibilité.

Au début, j’ai dû apprendre à travailler et à m’organiser seule. Ce n’est pas une mince affaire en tant que stagiaire que de devoir organiser ses propres journées, sans personne autour de soi qui vérifie tes journées de travail. Nous n’y sommes pas habitués. Mais lorsque les objectifs sont fixés, tu n’as pas le choix : il faut t’investir pour y parvenir et présenter un travail correct. Ce qui est aussi intéressant, c’est de pouvoir adapter son environnement de travail. Malgré les deux mois de confinement, le télétravail permet de ne pas être obligé de rester dans une grosse ville comme Paris. On évite ainsi les 45 minutes en moyenne de trajet pour se rendre sur son lieu de travail. Au niveau économique, cela peut être un gros avantage que de travailler à distance. C’est aussi plus reposant, car le seul bouchon que l’on peut rencontrer sur la route en télétravail, est celui de la salle de bain lorsque l’on habite pas seul (rires) ! Pour ma part, je suis toujours en télétravail et suis au bord de la mer. C’est bien plus calme et reposant que les métros de Paris. Je me suis habituée à cette ambiance de travail, et si je trouvais un second stage dans ces conditions, je pourrais facilement m’y accommoder.

Et quels inconvénients remarques-tu ?

Le plus gros inconvénient à mon sens, c’est ce manque de proximité qui nous permettait auparavant d’être investi à 1000%. En effet, je faisais mon travail de manière rapide et efficace car nous étions tous ensemble. Le fait de tous travailler en un même lieu nous permettait une plus grande facilité pour communiquer, poser des questions et demander l’avis des uns et des autres. Je trouve cela important d’avoir l’avis des collègues, surtout lorsque ça fait peu de temps qu’on travaille dans une entreprise. Je trouve qu’en télétravail, nous perdons un peu ce côté-là. Par moment, je mets plus de temps à réfléchir et à me concentrer. En étant assise seule dans une pièce 8h par jour, c’est plus difficile de trouver l’inspiration et la motivation. Je pense que la clé dans ces moments-là, c’est de s’efforcer à faire des pauses pour y voir plus clair, prendre du recul.

Auparavant, le télétravail était très minoritaire au sein des entreprises. Grâce au Covid19, penses-tu que le télétravail va se normaliser de manière pérenne ?

Je pense que oui, le télétravail va commencer à se normaliser. A l’origine, la directrice de notre start-up était réticente par rapport au télétravail. Mais avec ces événements exceptionnels, elle n’a pas eu le choix. Il fallait continuer l’activité de l’entreprise. C’est pourquoi toute l’équipe de Docndoc a télé-travaillé dès le début du confinement. In fine, cela a permis de mettre en lumière notre implication et notre travail. Tout ce qui était à faire était fait presqu’aussi efficacement qu’avant. Enfin, à chaque réunion nous mettons en évidence tout le travail accompli. Ce télétravail forcé a donc permis de montrer qu’il était possible de travailler à distance, et certains de mes collègues préféreraient même continuer ainsi. Je pense qu’à l’avenir, il est possible que cela se généralise. Les entreprises seront moins réticentes et ce sera plus encadré, surtout que les outils existent déjà pour répondre à cette demande.

Tu es également en recherche de stage toi-même, que recherches-tu ?

A l’origine, je souhaitais partir avec des amis en mission humanitaire pendant 4 mois en Amérique du Sud, au Pérou et au Brésil. L’année dernière, j’étais partie en mission au Cameroun pendant 1 mois, avec une association fantastique qui s’appelle Yega. J’aime découvrir de nouvelles cultures, je suis quelqu’un de flexible et je m’adapte facilement à un nouvel environnement. J’aime aider et partager mes connaissances et compétences.

Malheureusement, nous ne pourrons pas partir cette année au vu des circonstances. C’est pourquoi j’aimerais effectuer un second stage dans une autre entreprise : de préférence dans la gestion de projet, et pourquoi pas partir travailler dans un pays voisin. Je suis ouverte à toutes propositions. L’objectif pour moi est d’en apprendre plus sur la culture d’entreprise, de connaître différentes organisations. En effet, j’ai comme projet à long terme de créer ma propre entreprise dans le domaine du développement durable.

Envisages-tu de refaire un stage et/ou plus tard obtenir un emploi en télétravail ? Pourquoi ?

Je ne suis pas contre le fait de refaire un stage ou avoir un emploi en télétravail. Ce n’est finalement pas si différent que de travailler physiquement. Même à distance, il est possible de comprendre la culture de l’entreprise et de connaître les objectifs. Il faut savoir s’impliquer dans son travail et pouvoir s’organiser. Si les missions sont intéressantes et que l’entreprise se trouve dans un secteur d’activité qui m’intéresse, cela me suffit amplement pour pouvoir me motiver et m’impliquer correctement, que ce soit en présentiel ou en distanciel.

Merci Pia pour cette interview, et bon courage dans ta prochaine recherche de stage ! Avis aux recruteurs, n’hésitez pas à recruter de nouveaux talents comme Pia qui ont maintenant acquis des compétences solides en digital en cette période de télétravail !

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Interview d'une DMBienne en confinement

ITW d'une étudiante DMB

En cette période particulière qu’est le confinement j’ai choisi d’interviewer Linda Lopinto. Retrouvez ci-dessous l’interview d’une DMBienne en confinement.

Peux tu te présenter en quelques mots ?

LL : Je m’appelle Linda j’ai 23 ans. Je suis étudiante Franco-Tunisienne. J’ai intégré l’Efap en première année après avoir étudié un an la sociologie. Je suis maintenant en dernière année du MBA DMB part time.


Le confinement, comment tu le vis à Paris ?
LL : Je le vis très bien. Au début j’appréhendais pas mal, car je me suis installée dans une nouvelle colloc et le premier jour de confinement a été mon premier jour dans cette colloc. Heureusement j’ai tout fini à temps (trouver un nouvel appart et déménager), parce que à un jour près je pense que je me retrouvais à la rue. J’appréhendais aussi car mon colloc, je ne le connaissais absolument pas. Finalement, on s’entend super bien, on a une super complicité, c’est un peu comme un grand frère. Je me plais beaucoup dans mon nouvel appart, donc c’est plutôt cool.

Comment je vis le confinement ? Je prends beaucoup de temps pour moi, je me retrouve à faire des choses que je faisais plus trop : lire, regarder des documentaires, m’enrichir quoi. Et faire du sport !


Et pour suivre tes cours, comment ça se passe maintenant, quel est ton ressenti par rapport à suivre les cours en physique ?

LL : J’avoue que j’aime pas trop. C’est pas top de le faire en ligne, les journées passent super lentement et des blocs de 4h par visio, c’est pesant. Les intervenants doivent être fatigués aussi par ce rythme. Il y a beaucoup de choses qui font que je me déconcentre rapidement et que je vaque à d’autres occupations alors que ça n’arriverait pas si les cours étaient en présentiels. Mais la situation fait que …

Je reprends les cours demain pour une semaine, je vais essayer de faire différemment que le mois dernier et me mettre dans de bonnes conditions. La dernière semaine qu’on a eu, à la fin des journées je sentais que j’étais épuisée. Les 8h de cours je les sentais passer comme si c’était 2 jours, c’est fatiguant et pesant. Et puis il y a tout le côté pratique, humain et échange qui manque pas mal, plus de travaux de groupe etc ..


Peux tu me décrire ton alternance en quelques mots et l’impact que ce confinement a dessus ?

LL : Je travaille pour une marque de couches pour bébé, Little Big Change. Je suis au service digital, notamment sur les partenariats. Je suis chargée de mettre en place des partenariats, de démarcher d’autres marques avec lesquelles on organise des jeux concours croisés. C’est à dire que les autres marques proposent à notre communauté un de leurs produits et en échange on offre un mois de couches à leur communauté. Ca permet de faire grossir les deux communautés.

J’ai pleins d’autres missions parallèles, la rédaction d’articles, briefer l’agence créa etc.

Comment le Covid-19 impact mon job ? Il n’y a pas trop de problème au niveau de mon entreprise, mis à part les livraisons qui ont ralenties. A mon échelle il y a pas trop de changement. En revanche comme les partenaires sont pour beaucoup en stand by, mon rythme a ralenti, mais j’ai la chance de ne pas être ni en chômage partiel ni technique donc c’est un bon point.


Quels sont les 3 outils numériques indispensables à ton confinement ?

LL : l’appli Podcast d’Iphone, Youtube, je regarde beaucoup de vidéos et Itunes ou spotify, je me fais des sessions au soleil en écoutant de la musique !

Étonnamment je me suis coupée de facebook et insta les 3 premières semaines. Je trouvais qu’il y avait trop de pollution visuelle et on a doublé le temps sur le téléphone, j’en avais un peu marre, être au téléphone tout le temps etc.


Quel serait le meilleur post confinement pour toi ?

LL : Ce que j’ai prévu de faire : partir en retraite spirituelle seule. Faire du sport, de la méditation dans un milieu naturel pour un week-end. Je suis en train de prévoir et j’ai hâte de pouvoir faire ca ! Sinon bien évidemment, pouvoir revoir toutes les personnes que j’aime, passer du temps avec et redécouvrir les choses simples.

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Et si on prenait une minute pour se cultiver ? Interview de Marine Nguyen Dinh, Responsable Pôle Media d’Artips

Le confinement a vu nos musées préférés fermer leurs portes. Et si le déconfinement est en marche, la nuit européenne des musées qui devait avoir lieu demain, est bien reportée, et les musées demeurent fermés. Amateurs d’art ou passionnés, rassurez-vous ! Artips vous propose “une dose d’art au quotidien”. Vous connaissez certainement Artips pour sa newsletter quotidienne. Celle-ci vous livre des notions d’art, sous la forme d’anecdotes. Or, vous ignorez peut-être les solutions qu’Artips met en place pour aider les musées à conserver le lien avec le public, malgré leur fermeture. 

J’ai eu la chance d’interviewer Marine, Responsable du Pôle Media d’Artips, pour revenir sur les plateformes de micro-learning co-créées avec leurs musées partenaires.

Pourquoi et comment avez vous eu l’idée de développer une plateforme de micro-learning ?

Nous avions constaté que le modèle pédagogique de la newsletter était très apprécié. Ce modèle est le suivant : format court, storytelling, faire retenir des messages plus ou moins complexes par le biais de l’anecdote. Nous avons donc décidé de capitaliser sur ces piliers pédagogiques pour créer notre propre solution d’apprentissage. 

A l’époque, c’était la mode des moocs, mais nous n’en étions pas satisfaits. Pourquoi ? Car les taux de complétion n’étaient pas géniaux. En effet, le pourcentage de personnes qui terminent le parcours, avoisinait les 10%. De plus, les moocs constituaient un format trop statique. Et un mooc ne permet pas d’exploiter les potentiels du digital

Nous avons donc créé notre plateforme de micro-learning, que nous déployons auprès d’entreprises ou d’étudiants. Nous l’avons appelée : mes Antisèches.

Cette plateforme se dresse comme une bibliothèque en ligne, dans une logique B2B. Et chaque mois, Artips met en ligne un nouveau parcours. 

L’idée de la plateforme ? Pouvoir s’adresser à tout le monde et donner des capsules d’apprentissage en ligne.

Quels sont les avantages du “micro-learning” ?

Notre promesse : proposer de se former sur un projet par capsules de 7 à 8 minutes par jour. Lorsque vous commencez un parcours, on vous demande le jour, l’heure et le canal sur lequel vous souhaitez recevoir votre capsule du jour (les canaux peuvent être messenger, whatsapp etc.)

« S’adapter à l’emploi du temps de l’apprenant est capital. Le but étant de ne pas s’imposer, de ne pas être vécu comme une sentence.« 

Nous sommes partisans de l’apprentissage par microdose, comme la newsletter. 

La co-création de parcours : quand le micro-learning gagne le musée et les entreprises

Nous avons étendu notre solution pour créer des parcours de micro-learning adaptés aux entreprises et musées des territoires. Il s’agit donc de parcours personnalisés en fonction du musée, des collections de celui-ci, ou des enjeux de l’entreprise. 

Quelques exemples de parcours co-créés par Artips :

> Le Musée de l’Armée, sur l’uniforme

> La Fête de la Science, Esprit critique, es-tu là ?

> La SCNF, sur le sexisme ordinaire

L’idée est d’aller plus loin que la newsletter, pour faire des cours en ligne qui soient ludiques et plus développés. Car nos newsletters ne dépassent jamais 250 mots. 

Nous avons mis en place ce dispositif digital pour que nos musées partenaires puissent conserver le lien avec leur public.

L’idée est toujours de partir d’une mise en situation, d’une anecdote, pour ensuite dérouler un message clé, qui sera retenu beaucoup plus facilement

Quelles sont les initiatives que vous avez décidées de mettre en place lors du confinement et de la fermeture des musées ?

Avec le covid, on voulait que, plus que jamais, nos bulles de culture soient transmises et accessibles à tous. Alors nous avons ouvert notre plateforme de culture générale au plus grand nombre.

De plus, nous avons proposé à nos musées partenaires de conserver le lien avec leur public. En effet, nous avons créé un nouveau dispositif digital pour qu’ils mettent à disposition de leur audience des parcours de culture générale d’Artips. Ces parcours correspondant bien entendu, à leur domaine. 

C’est ainsi que pour la Philharmonie, nous avons mis à disposition les parcours suivants : le jazz, la musique classique et le rock. Et pour le Domaine de Chantilly : le baroque et la renaissance

Nous avons mis en place ce dispositif digital pour que nos musées partenaires puissent conserver le lien avec leur public.

Et demain ?

Nous nous posons actuellement la question de l’accessibilité avec le déconfinement. Qu’en est-il de ces modules, tels que ceux mis à disposition pour la Philharmonie ? Nous ne savons pas pour l’instant, ce serait une nouvelle voie à laquelle nous réfléchissons. 

Affaire à suivre donc ! Et si vous désirez en savoir plus sur vos musées préférés, n’hésitez pas à consulter l’application en ligne d’Artips : Les 10 secrets !

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Interview d'Estelle Vauchelet, chef de projet digital pour Eucerin

Estelle Vauchelet, chef de projet digital pour Eucerin

Forte de plusieurs expériences en marketing et publicité, Estelle Vauchelet évolue dans le domaine de la beauté depuis 3 ans déjà. Retour sur son parcours et ses expériences jusqu’à son poste de chef de projet digital pour Eucerin. 

Hello Estelle ! Peux-tu nous présenter ton métier et ton agence ?

Bonjour ! Je suis chef de projet digital chez WNP (What’s Next Partner) depuis novembre 2019 en CDI, où je travaille principalement pour Eucerin. WNP est une agence de création indépendante, innovante et polyvalente, à taille humaine. On bénéficie d’un cadre de travail agréable à Opéra.

Peux-tu nous décrire le parcours qui t’a mené à ta situation actuelle ?

Après mon baccalauréat ES option européenne anglais, j’ai intégré une classe préparatoire ECE (Economique et Commerciale, option Economie, ndlr) : j’avais soif d’apprendre et envie d’acquérir des connaissances très variées. En suite logique, j’ai passé les concours des écoles de commerce. J’ai intégré Kedge Bordeaux en 2015, en me spécialisant en marketing au cours de mon master, et j’ai été diplômée en 2019.

J’ai pu faire plusieurs stages au cours de mes études qui m’ont aidés à construire mon parcours professionnel. J’ai commencé par un stage dans la publicité au sein de l’agence McCann qui m’a beaucoup plu, où je travaillais sur les annonces presse et TV pour l’Oréal Paris. Lors de cette expérience au sein du monde de la publicité, je me suis découvert une passion pour la communication. Cela m’a également conforté dans l’idée que pouvoir allier mon intérêt pour le domaine de la beauté dans mon travail était ce dont j’avais envie pour le futur. Suite à cette expérience, j’avais la réelle curiosité de découvrir « l’autre côté » , celui de l’annonceur, et le marketing. J’ai effectué un stage chez l’Oréal Paris en tant qu’assistante chef de produit développement ; puis un autre chez Hermès, également en marketing développement. J’ai beaucoup aimé ces deux expériences, qui m’ont énormément appris et qui m’ont permis de voir que la création, la recherche de concept et la communication étaient les éléments dans lesquels je m’épanouissais le plus. J’ai donc naturellement voulu revenir en agence de publicité en tant que chef de projet lors de ma recherche de premier emploi. J’ai alors intégré WNP.

Et donc, au quotidien, comment se passe ton métier ? Quelles sont tes missions ? 

Au quotidien, je gère les campagnes digitales d’Eucerin sur les réseaux sociaux et en CRM, et pour cela je suis en contact avec plusieurs acteurs. Tout d’abord, je reçois les briefs de la cliente qui vont expliquer les produits sur lesquels elle souhaite communiquer. Avec les créatifs et ma manager, nous lui proposons une stratégie de campagne à mettre en place avec différentes mécaniques créatives dans le but d’atteindre les objectifs fixés. Une fois que la cliente valide l’idée, nous nous chargeons avec l’équipe créa de mettre en forme la campagne. Concernant les campagnes CRM, je travaille avec la personne en charge du bon lancement des campagnes que nous développons. Egalement, je travaille avec la webmaster qui optimise le site internet. Je suis aussi en contact avec l’agence média, qui va déterminer sur quelles régies publicitaires nous allons communiquer pour toute la partie paid (sponsorisé) des campagnes. Enfin, il y a une partie plus analytique avec la réalisation des bilans de campagnes et de leurs performances afin de déterminer ce qui a bien marché ou non et ce que l’on peut reproduire sur de futures campagnes afin d’affiner nos stratégies de communication. Etre chef de projet, c’est avoir un rôle d’orchestration pour mener à bien la mise en place des campagnes en lien avec différents interlocuteurs. Une des choses que j’apprécie le plus dans mon travail est la possibilité d’être en contact avec des personnes ayant des métiers très différents. Ca m’apprend énormément et rend mon quotidien plus riche.

Tu t’es tout au long de tes expériences spécialisée dans le domaine de la beauté : pourquoi ? 

Avec une maman pharmacienne, j’ai toujours été sensibilisée au domaine de la beauté ! Prêter attention à la composition des produits et en découvrir de nouveaux fait partie de mon quotidien depuis des années.

Aujourd’hui, je trouve que c’est un domaine amusant et passionnant dans lequel travailler : une grande créativité peut être apportée dans ce milieu qui a des défis à relever, notamment la façon de s’adresser aux consommateurs qui sont aujourd’hui plus sensibles à la composition des produits, à ce qu’ils consomment. C’est un marché sur lequel il faut très rapidement s’adapter car il est très concurrentiel et en constant changement. Le digital a accéléré d’autant plus ces mouvements et c’est un vrai challenge pour toute personne travaillant dans ce milieu. C’est ce challenge qui me plait. 

Aujourd’hui, la beauté est un secteur assez difficile d’accès : selon toi, comment est-il possible de s’insérer dans ce domaine ?

En effet, la beauté est un domaine concurrentiel, car très attractif. Je pense que la passion et l’intérêt pour le sujet sont essentiels. C’est cette passion qui peut faire la différence entre deux candidats. Je pense également qu’une fois qu’on obtient une opportunité dans ce domaine il ne faut pas hésiter à chercher à évoluer et à se former. Les stages sont importants puisqu’ils permettent de voir comment fonctionnent différentes marques et différents types de structures (groupes, PME…) au sein de ce secteur. Je conseille de tenter différentes structures et différents postes (trade marketing, média, communication), cela ne fait qu’enrichir sa valeur professionnelle mais aussi personnelle. 

Tu es donc chef de projet digital : quelle est ton histoire avec le digital ? 

J’ai découvert le digital chez l’Oréal, en travaillant sur la création d’une campagne digitale, et cela m’avait plu. Mais j’avais le sentiment que c’était un domaine dans lequel il fallait être expert même pour prétendre postuler pour un stage. Ce qui, avec le recul, est faux puisque les stages sont faits pour apprendre. Ainsi, lorsque WNP m’a fait confiance en me proposant ce poste spécialisé en digital, je me suis dis que c’était une belle opportunité pour m’y former !

Selon toi, quelles sont les qualités à développer pour évoluer dans le digital ?

Je pense qu’il faut être ouvert d’esprit, polyvalent et flexible ainsi qu’être réactif pour apprendre vite. Pour quelqu’un qui souhaite se former à ce sujet, je conseille d’être en veille constante sur le domaine afin de pouvoir être réactif sur les tendances, être force de proposition auprès de son client et être innovant. Il faut également être organisé et méticuleux car c’est un domaine dans lequel tout va très vite.

Un peu de projection dans le futur : comment vois-tu ta carrière évoluer ? 

Pour le moment, WNP et Eucerin ont encore énormément de connaissances à m’apporter ! Mais si on se projette à plus long terme, j’aimerais découvrir de nouveaux univers en travaillant pour d’autres clients, et pourquoi pas découvrir de nouvelles agences puisque je pense que l’on apprend beaucoup en changeant de structure. Aussi, pourquoi pas refaire une expérience chez l’annonceur, mais au sein du service communication cette fois-ci. Enfin, j’aimerais tenter une expérience à l’étranger et allier découverte et travail en intégrant une agence sur une île afin de vivre mon rêve de vie insulaire : Tahiti, Bali, l’Île de la Réunion… Les idées de destination ne manquent pas !

Que te souhaiter de plus pour ton futur ?

De l’épanouissement et du bonheur !

Pour en savoir plus sur Estelle Vauchelet et la contacter, rendez-vous sur son profil LinkedIn. 

Retrouvez mon article sur la reconnaissance faciale en France