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Comment le COVID-19 a radicalement changé notre rapport au travail

Comment le COVID-19 a radicalement changé notre rapport au travail

 Une pandémie plus tard…

Il y a peine deux ans, le télétravail était un privilège obtenu à la suite de négociations dans beaucoup d’entreprises. Le 15 mars 2020, le président Emmanuel Macron annonce le premier confinement et rend aussi le télétravail obligatoire. Du jour au lendemain, les entreprises sont contraintes de s’adapter et ce n’était pas forcément évident pour tout le monde. 

Un an et demi plus tard, les effets de la pandémie sont encore bien présents dans les entreprises. Alors que certaines organisent encore un retour progressif pour leurs employés, d’autres ont décidé de conserver le télétravail ou d’adopter un modèle hybride. Ce qui était autrefois l’exception deviendrait-il la règle ? De nouvelles méthodes de travail sont nées, et il est difficile de penser que les entreprises feront marche à arrière. Les attentes des employés ont évolué et Mohamed Benkhodja, Transformation & Change Leader chez Engie, l’a bien compris. Dans son intervention à l’occasion de Viva Tech 2021, il note que plus 70 % des employés souhaitent conserver ce côté flexible du travail.  

Concrètement, comment s’applique cette “flexibilité” que recherchent les employés ? Pour François Pitti, Group Vice President Strategic Marketing à Bouygues Construction, il faut regarder le travail de façon agile.

“Avant il y avait le bureau et la maison, maintenant nous avons différents lieux et les outils sont nombreux : c’est plus agile (…) Nous assistons à une façon de travailler permettant un mélange de travail physique et à distance”  

Quelles sont donc ces nouvelles tendances qui vont caractériser le travail de demain ? 

Work From Anywhere

François Pitti évoque l’exemple de Spotify qui a mis en place une nouvelle politique de travail à distance pour ses employés : Work From Anywhere.

“We give our people the freedom to work where they work best, wherever that may be. We believe in offering our people the freedom to choose where they work. This means that for the majority of roles you can choose to work from home or in the office. You may even be able to work in a different city or country than your team as long as you’re based in the same region and it makes sense for your role. We’ll discuss your options with you before you join. In the meantime, you can see a list of our regions here.” 

Le discours de Spotify confirme bien que le focus se porte désormais sur la qualité de vie et le bien-être des employés. Dans son intervention à Viva Tech, Marie Bertucat Simon, Customer Success Manager Modern Workplace à Microsoft France évoque d’ailleurs “un bouleversement de la façon de travailler et du sens du travail.” Avec la crise sanitaire vient s’ajouter une crise du sens. Les mois de confinement ont amené les salariés à s’interroger sur le sens de leur travail mais également sur la façon dont ils le pratiquent. Passer plus d’une heure par jour dans les transports pour se déplacer dans un bureau n’est plus une option satisfaisante pour beaucoup.  

Visa télétravail et l’arrivée des digital nomads

Même si la pandémie a été particulièrement difficile pour le secteur du tourisme, elle a également ouvert de nouvelles opportunités avec l’émergence des digital nomads. La recherche de sens, d’une meilleure qualité de vie et la situation continue de travail a naturellement créée cette opportunité pour les travailleurs des métiers digitaux. 

On appelle “digital nomads” les travailleurs qui adoptent un mode de vie dans lequel ils voyagent fréquemment tout en travaillant à distance. Les métiers concernés sont ceux nécessitent uniquement un ordinateur et une bonne connexion Wifi. 

De nombreux pays ont créé un visa ou des statuts spécifiques pour pouvoir accueillir cette nouvelle catégorie de voyageurs, par exemple, l’île d’Aruba avec son programme « One Happy Workation ». Le terme workation, la fusion entre work et vacation, traduit bien ce nouvel objectif. On se relocalise pour travailler tout en ayant la possibilité de profiter du lieu touristique. 

Quid de l’engagement des employés au travail ?

 

Alors oui, ce sont des idées très réjouissantes, de pouvoir travailler d’où on le souhaite, voire même partir à l’étranger avec seulement son ordinateur pour se poser dans un co-working à Bali. Mais ces nouvelles perspectives amènent avec elles de nouvelles problématiques : Comment continuer à engager et motiver ses équipes à distance ? Peut-on vraiment se sentir appartenir à une équipe et à un groupe dans de telles conditions ?  

Qui plus est, tous les salariés ne sont pas égaux face à la maturité digitale. David Keribin de Cenareo, lors de son intervention à Viva Tech, note que les employés terrain, “non-digital-native », doivent être inclus dans la digitalisation grâce à des outils collaboratifs comme ceux proposés par Microsoft. Il ajoute que cet alignement est nécessaire pour inclure tous les employés et assurer la réussite de l’entreprise à tous les niveaux.

Aussi, les employés ont de nouvelles attentes : des tâches moins répétitives et l’envie d’adopter un modèle de travail hybride. Dans son intervention à l’occasion de Viva Tech, Yannis Daubin, General Manager France à ServiceNow, mentionne que 92% des 9000 managers d’entreprises interrogées ont déclaré avoir été contraint à changer leurs process à cause de la pandémie mais qu’aujourd’hui 87% des employés préfèrent rester dans la situation actuelle en termes de modèle de travail. Cela montre bien que malgré le caractère forcé de cette digitalisation accélérée, les employés y trouvent finalement leurs comptes et apprécient cette optimisation des procédés.  

Ces nouvelles façons de travailler se reflète également sur la façon dont les employés se réunissent et collaborent ensemble. A l’occasion de Viva Tech, Othman Chiheb de Microsoft France a présenté le Microsoft Mesh, un outil de réalité mixte permettant aux employés de travailler de façon collaborative depuis n’importe quel appareil grâce à la technologique de réalité augmentée. Mark Zuckerberg, qu’on ne présente plus, a également présenté les projets futurs de Facebook qui souhaitent améliorer son outil de lunettes avec réalité augmentée intégrée. Il veut ‘”intégrer un super ordinateur dans des lunettes à forme classique”.  

Le travail du futur

Les nouvelles technologies auront sans aucun doute clé à jouer dans les prochaines étapes de la digitalisation du travail et la transition (ou consolidation) vers un modèle hybride. Même si les PME semblent être plus frileuses, il est certain que la digitalisation ne sera bientôt plus un choix pour les entreprises. Néanmoins, il faut veiller à ce que tous les employés soient inclus dans cette digitalisation afin d’éviter la création d’une fracture digitale. La crise du COVID-19 a mis en lumière ces travailleurs en première ligne et il est indispensable que ces employés souvent « non-digital-natives » soient considérés dans ces évolutions des modèles de travail.

Merci aux intervenants Microsoft France de Viva Technology qui ont inspiré le sujet de cet article. Retour sur cet événement en trois tweets :

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Personal Branding RH

Comment vous aider à mieux recruter ?

Comment vous aider à mieux recruter ?

Disque, Papi, Sosie etc… ces tests de personnalités sont nombreux et variés, parfois réalisé par simple amusement, ils sont aussi utilisés dans le domaine professionnel pour apprendre à mieux se connaître et mieux discerner les personnes qui nous entourent. Mais un test domine particulièrement le marché : le test MBTI. Le MBTI (Myers-Briggs Type Indicator), plus communément appelé « le test des 16 personnalités » plaît beaucoup, et est très populaire pour son aspect ludique de questions réponses mais surtout pour son sérieux et son compte rendu très complet. Pour la petite info,l se trouve qu’il aurait inspirer certains algorithmes de site de rencontre.

Qu’est-ce que le MBTI ?

Le MBTI est un test de personnalité qui jouit d’une large renommée internationalement. Vous n’êtes pas encore familier avec lui ? A la suite de cet article, le MBTI n’aura plus de secrets pour vous ! Comme la majorité des tests, celui-ci est gratuit et disponible directement sur internet, et vous donne un résultat très largement détaillé en ligne selon le type de personnalité qu’il en ressort.

 

Pour découvrir la fin de cet article, rendez-vous ici.

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RH Santé

La charge mentale des femmes: mythe ou réalité ?

Tous les spécialistes s’accordent à dire que les femmes sont plus sujettes que les hommes à ce que l’on appelle l’épuisement par excès de charge mentale. Depuis quelques années, on voit de plus en plus d’articles, de posts, de podcasts ou de bouquins traiter de la charge mentale des femmes.

Avec l’apparition du Covid, beaucoup ont décidé d’aider les autres et de se rendre utile. Pour ma part, je me suis lancée dans des recherches approfondies sur le sujet dans le but d’aider d’autres femmes à pouvoir se libérer de ce poids. Dans une série d’articles et d’interviews, j’aborderai sans tabous les difficultés que nous les femmes pouvons rencontrer lorsque l’on essaie de jongler entre nos différentes missions de vie.

La charge mentale, mais de quoi parle-t-on au juste ?

Selon la chercheuse Nicole Brais (Université Laval, Québec) “La charge mentale est un « travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectif la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence ».

L’expression de “charge mentale” est peut-être une expression à la mode et galvaudée ces dernières années. Néanmoins, cela fait depuis très longtemps que ce phénomène existe.

Au siècle dernier, les femmes ont acquis le droit de travailler à l’extérieur de leur foyer (ce qui est plutôt sympa en soit pour beaucoup de raisons). Pour autant, pour bon nombre de femmes, le travail à l’intérieur du foyer ne s’est pas volatilisé pour autant. Elles ont dû, enfin nous avons dû apprendre à jongler entre nos différentes missions tant celles professionnelles que personnelles.

Peut-être avez-vous déjà vu cette vidéo qui met en scène de vrais candidats pour un poste fictif de directeur des opérations ? À mesure que le recruteur présente le poste, les candidats déchantent. Il décrit un poste hyper physique, avec une amplitude horaire de 135h/semaine sans même une pause et surtout sans même obtenir 1 dollar de salaire. La leçon ? Il finit les entretiens en expliquant que des millions de personnes font ce job à savoir les mamans. Cette vidéo un poil caricaturale nous fait pourtant sourire tant elle est réaliste.

Après des années de progrès en matière de droit de la femme, le constat en 2021 reste le même. Nombreuses d’entre nous continuons à porter plusieurs casquettes dans une journée. Essayer de jongler avec nos responsabilités professionnelles et personnelles reste pour beaucoup un jeu d’équilibriste. Ce qui inévitablement peu avoir un impact négatif sur notre santé mentale… Et que dire de l’amplification de ce phénomène pendant le confinement ?

Quand le confinement et le télétravail fait exploser la charge mentale des femmes !

En parcourant le blog d’Emma, auteur de BD à succès sur le thème, j’ai découvert un article très intéressant intitulé “Il suffira d’une crise”. Emma y aborde avec beaucoup de justesse l’impact qu’ont pu avoir les confinements successifs sur la santé mentale des femmes…

Les illustrations mettent en scène les galères et autres situations cocasses que nous avons pu vivre pendant le confinement lorsque le travail s’est littéralement invité dans nos foyers…

Illustration article de blog d’Emma : « il suffira d’une crise »

A la liste déjà longue des corvées quotidiennes (courses, préparations des repas, des rendez-vous médicaux et gestion des devoirs…) il a fallu ajouter un coefficient multiplicateur lié à l’école à la maison et le télétravail en famille. Nous avons été nombreuses à devoir cuisiner en quatrième vitesse pour les enfants entre deux visios, à gérer des problèmes techniques d’impression ou de connexion alors qu’il avait une réunion hyper importante de l’autre côté avec ses équipes…

Tous ces grains de sable dans notre journée de travail ont été de véritables sources de stress et de fatigue.

Mon objectif pour les prochains mois est de partager avec vous les tips qui fonctionnent pour être plus alignée, heureuse et sereine.

Malheureusement, à la vue du nombre incalculable d’études et témoignages sur le sujet, on ne peut constater que ce phénomène est une réalité bien plus féminine que masculine. Alors que faire ? Comment s’alléger avant d’exploser ? Avec l’apparition du digital, il existent heureusement beaucoup de moyens de se simplifier la vie.

Dans un prochain article, je vous parlerai d’applications que nous avons testées en famille pour partager les corvées !

Stay tuned 🤓

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e-marketing RH

Qu’est-ce que l’hyperconnexion digitale et comment y résister ?

En moyenne, 66% des 18-29 ans utilisent leurs outils numériques professionnels le soir, d’après le site de Blog Goal Map.com. En effet, les jeunes et les cadres sont très exposés à l’hyperconnexion.

A cause de leurs horaires de travail, les cadres sont plus flexibles et ont plus de risques d’être hyperconnectés. Généralement, ils sont interrompus toutes les 6 minutes dans leur travail et gèrent leurs mails pendant 30% de la journée.

Avec l’avènement du numérique, les modes de travail ont changé, on parle maintenant de « digital detox », « zen digital » ou de « déconnexion numérique. »

Besoin d’une digital detox ?

Le terme de « digital detox » est apparu dans la Silicon Valley, en réaction à l’utilisation massive d’internet et à l’hyperconnexion.

Depuis plusieurs années, les modes de travail ont changé avec l’arrivée du digital : le temps de travail n’est plus encadré par des horaires fixes. On assiste donc à un réel « décloisonnement entre la vie privée et la vie professionnelle. »

Le manque de déconnexion n’est pas uniquement dû aux outils informatiques mais à l’usage de ces derniers. Même s’ils permettent un gain de temps et d’autonomie, ces outils génèrent plus de stress et plus de dépendance.

Les risques de l’hyperconnexion

L’hyperconnexion ou hyperconnectivité peut avoir un impact important sur la vie professionnelle et personnelle.

En effet, cette dernière peut créer des troubles du sommeil ou des risques psychosociaux.

Les risques psychosociaux englobent l’infobésité aussi appelée « surcharge cognitive » c’est-à-dire avoir un trop grand nombre d’informations à traiter à la fois. Cela entraîne du stress et favorise le burn-out.

Des troubles du sommeil peuvent aussi apparaître si l’on est « en hyperactivité ou en hypervigilance » d’après le site du Blog GoalMap. Si des individus utilisent trop leur smartphone le soir, (et par conséquent que trop de lumière bleue émane de leur appareil), le rythme cardiaque augmentera et la production de mélatonine (hormone du sommeil) diminuera.

Se fixer des objectifs quotidiens réalisables qui n’engendreront pas de stress, est une manière de résister à l’hyperconnexion.

Les initiatives des entreprises

Pour lutter contre l’hyperconnexion digitale, des entreprises ont proposé diverses solutions :

  • Orange encourage ses collaborateurs à activer le mode « Quiet Time » qui consiste à se déconnecter de tous les appareils électroniques 2 heures par jour.
  • Volkswagen propose une digital detox passant par un blocage des serveurs le soir et le week-end pour 1000 collaborateurs de 18h à 7h.
  • Intel encourage la déconnexion grâce à la mise en place du mode silencieux tous les mardis matins. Ainsi, les salariés doivent couper leur messagerie et leur téléphone à ce moment-là.
  • Atos a annoncé la suppression des e-mails dans l’entreprise grâce à son programme « zéro e-mail. »
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Quelques astuces pour une digital detox efficace

  1. Bloquer les publicités grâce à des plugs-in comme Adblock
  2. Se désabonner des newsletters
  3. Supprimer des applications mobiles
  4. Désactiver les notifications
  5. Se réapproprier son temps
  6. Ranger son téléphone lorsque l’on est entre amis ou que l’on fait du sport

Bonne déconnexion !

Eva Guarneri

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Actualité DRH RH Transformation digitale

Intelligence artificielle et recrutement : quelles sont les limites ?

Intelligence artificielle et recrutement : quelles sont les limites ? 

L’intelligence artificielle appliquée au recrutement n’est pas un phénomène nouveau dans le monde. Les pays anglo saxons l’utilisaient déjà dans les années 1990. De plus, cette pratique se développe en France depuis environ 10 ans. Cette évolution s’est affirmée par la numérisation d’un certain nombre de processus comme les tests de personnalité. Finalement entre intelligence artificielle et recrutement, quelles sont les limites ? 

L’intelligence artificielle, nécessaire pour gérer le nombre croissant de candidatures 

Premièrement, lorsque l’on parle de recrutement, on ne peut plus passer à côté de l’intelligence artificielle qui connaît un développement plutôt rapide. Les recruteurs reçoivent au moins une centaine de candidatures, venant de différents sites (site carrière, Linkedin, cooptation, etc.). Des outils sont alors indispensables pour gérer, classer et centraliser : les Applicant Tracking System (ATS). 

En effet, les algorithmes utilisés par ces systèmes sont d’autant plus importants qu’ils interviennent à l’étape cruciale entre la réception de la candidature et le premier contact avec le potentiel candidat. 

L’ ATS est un outils très important puisqu’il va permettre au recruteur de gagner du temps et de se concentrer sur l ‘échange approfondi avec les candidat(e)s.

Première limite : le keyword matching 

Dans un second temps, nous pouvons énoncer une première limite à l’IA dans le recrutement.

Avez-vous déjà reçu un mail de refus peu de temps après avoir déposé un dossier de candidature à une offre d’emploi ? Dites merci au keyword matching !

Ainsi, beaucoup d’entreprises utilisent leur ATS de la manière suivante. Ils proposent de trier les CV en fonction des mots clés présents dans la candidature. En théorie, c’est un très bien pour trier un nombre important de candidatures. En pratique, l’algorithme est trop strict.  Certains profils se voient rejetés immédiatement alors qu’ils pourraient correspondre au poste. 

Exemple : si un(e) candidat(e) met en avant ses compétences  Google Slides au lieu de Powerpoint, son profil pourrait être écarté. 

Par conséquent, les candidat(e)s ont appris à contourner les ATS. En effet, ils connaissent de plus en plus les mots clés à insérer dans leur CV. Cela est alors un problème pour les entreprises dont l’investissent devient moins intéressants. 

Deuxième limite : les biais 

Dans un troisème temps, concentrons-nous sur les limites très importantes que sont les biais.

Les algorithmes utilisés dans l’IA ne se créent pas seuls. Ils sont le fruit du travail et de l’entrée de données par les humains. Par conséquent, ont y retrouve les biais présents dans la conscience humaine.

Par ailleurs, un exemple assez connu mais représentatif d’un tel problème est celui de d’Amazon en 2018. 

Ainsi en 2014, l’entreprise utilisait un système capable d’évaluer les profils de manière automatique. Jusque là rien d’anormal. Le problème s’est posé quand l’algorithme a pris en compte les recrutements effectués depuis 10 ans. Or, plus de 55% des salariés étaient alors des hommes. L’algorithme analysant les données fournies s’est mis à écarter les profils féminins sanctionnant les termes appartenant au champ lexical de la femme. 

Pour conclure l’article, il faut rappeler que  l’IA représente des réelles opportunités. De plus, son fort et rapide développement a permis de mettre en avant assez facilement ses limites. Débarrassée de ces biais, l’IA devrait être capable de trier les candidatures de manière totalement automatique dans le futur. 

Malgré tout, il faut garder à l’esprit que lorsque ce sera le cas, les recruteurs devront en faire de même. Les entreprises qui veulent mettre en place une politique de diversité, vont devoir mettre en place des pratiques dédiées. La prise de conscience, la formation et la recherche de l’amélioration. (Cf rapport « Algorithmes : biais, discrimination et équité » écrits par des chercheurs de Télécom Paris Tech et de l’Université de Nanterre)

Enfin, comme le rappelle Robert Vesoul, « l’IA est un outil certes puissant, mais seulement un outil. L’Homme doit demeurer maître à bord : en aucun cas l’IA ne doit briser la relation humaine qui existe dans le recrutement. On aura beau avoir une IA « débiaisée », si le recruteur derrière n’a pas l’esprit ouvert, on continuera à retrouver le même recrutement discriminant. » 

N’hésitez pas à aller faire un tour sur notre Blog pour en savoir plus sur la transformation numérique des Ressources Humaines ! 

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French Tech RH Startup Transformation digitale

La Qualité de Vie au Travail (QVT) : plus qu’une tendance, un levier de performance

La Qualité de Vie au Travail (QVT) : plus qu’une tendance, un levier de performance

➡️ Une entreprise dont les salariés sont épanouis est 43% plus productive que la moyenne

Les initiatives en faveur du bien-être individuel et collectif en entreprise se multiplient pour répondre aux aspirations des nouveaux talents et à la remise en question des générations précédentes.
De nombreuses études mettent en lumière le cercle vertueux du bien-être au travail, si bien que la transformation positive des entreprises devient nécessaire. La Qualité de Vie au Travail (QVT) est un indice de mesure qui vient rythmer et accompagner cette démarche de transformation.

Découvrez cet indice dans mon article Linkedin ➡️ https://www.linkedin.com/pulse/la-qualit%C3%A9-de-vie-au-travail-qvt-plus-quune-tendance-un-c%C3%A9cile-poch/

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DRH RH

La digitalisation de la marque employeur

Depuis plusieurs années, nous assistons à une digitalisation de la marque employeur.

Qu’est-ce que la marque employeur ?

La marque employeur (ME) d’une entreprise et les valeurs mises en avant dans son développement sont des facteurs importants dans le choix final d’un candidat à rejoindre une société.

Cette dernière repose sur quatre piliers : l’image employeur externe, l’image employeur interne, l’identité employeur et les pratiques employeur.

1)    L’image employeur externe est tout ce qui va être perçu par les personnes externes à l’entreprise. Elle est adressée aux candidats, écoles, universités, réseaux d’alumni, journalistes, influenceurs, cabinets de chasseurs de tête et de recrutement, aux médias…

2)    L’image employeur interne constitue tout ce que les parties prenantes internes percevront de la société en tant qu’employeur. Elle est adressée à tous les salariés internes à l’entreprise : les collaborateurs, les managers, le service Ressources Humaines, la direction, les partenaires sociaux. D’après le site de People Doc, l’image employeur est basée sur « les sensations, les sentiments et les jugements de ces personnes vis-à-vis de leur employeur. »

3)    L’identité employeur repose sur des éléments concrets de l’ADN de l’entreprise, décrivant et caractérisant la société, comme par exemple ses produits, ses services, ses activités, la pluralité de ses métiers, sa taille, son histoire, son type d’organisation, son management, ses valeurs, les lieux où elle est implantée, etc.

4)    Les pratiques employeur : il s’agit des processus RH de la société comme le recrutement, la formation, l’intégration, l’évaluation, la rémunération et des solutions managériales qui font rayonner la marque employeur quotidiennement.

La marque employeur demeure un enjeu RH important.

De nos jours, le contexte économique paraît incertain et toujours plus compétitif, la fidélisation des talents est donc au cœur des préoccupations des services Ressources Humaines. Ces derniers doivent construire une marque employeur qui attire, engage et retienne les collaborateurs. A cet égard, la valorisation des atouts d’une société ainsi que la communication sont de puissants moyens d’engagement et de rétention des collaborateurs.

Toutefois, il est important pour les salariés de pouvoir accéder à des outils numériques relatifs aux évolutions technologiques. Ces outils doivent proposer une expérience salariée qui leur permette, au-delà de profiter des avantages de leur entreprise, de répondre à de nouvelles exigences.

Et le digital dans tout ça ?

Aujourd’hui, l’enjeu majeur est de « faire du digital le pilier de la stratégie marque employeur », d’après le journal des Echos.

Dans leur stratégie et leur développement, les sociétés doivent s’emparer de solutions digitales innovantes répondant aux attentes de leurs salariés. De ce fait, elles gagneront en efficacité tout en assurant la fidélisation et la retenue des talents.

Pour les recruteurs, l’enjeu est de concilier ces nouvelles exigences avec une réalité économique compétitive pour les organisations. Afin de les accompagner, la digitalisation des process est une belle occasion à condition de « mettre en place des solutions qui permettent d’enrichir les parcours des salariés, en répondant à leurs attentes, et à l’amélioration de l’efficacité opérationnelle des services RH. »

Il apparaît donc indispensable de créer un environnement personnalisé pour les collaborateurs, dans lequel les utilisateurs peuvent veiller à leur santé et bien-être, et peuvent eux-mêmes consulter leurs avantages. Cet environnement est un vecteur de communication. Ces outils demeurent importants car les salariés ont parfois du mal à obtenir les bonnes informations RH qu’ils peuvent juger comme « variées », « disparates » ou « déconnectées », comme elles émanent de plusieurs sources.

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Quels outils peut-on utiliser pour digitaliser sa marque employeur ?

Les réseaux sociaux

Bien souvent, la digitalisation de la ME sous-entend les réseaux sociaux, pour la plupart des collaborateurs. Les réseaux sociaux (RS) ont pour but de mettre en avant un contenu adapté, mais aussi d’assurer de la visibilité pour la marque employeur d’une entreprise, sur des plateformes très connues comme LinkedIn, Facebook, Twitter, Instagram, Tik Tok…

En communiquant de façon régulière, les entreprises se créent « une image dynamique » et ont pour objectif de fidéliser les salariés mais aussi d’attirer de nouveaux candidats. Le message sera diffusé sur les RS de l’entreprise, mais il faut également porter attention aux réseaux sociaux des collaborateurs. Même s’ils ne sont pas officiels, ces canaux peuvent être plus crédibles aux yeux des candidats, et peuvent faire gagner en visibilité. Cette démarche « employee advocacy » établie de la part de salariés heureux et fiers d’appartenir à une société doit être encouragée : on identifiera alors certains ambassadeurs en les incitant à communiquer.

Les chatbots

Les sites ou pages carrières ont pour but d’améliorer l’expérience candidat. A cela s’ajoutent des solutions digitales novatrices comme les chatbots rendant l’image digitale d’une entreprise dynamique.

Outils de gestion des RH

La ME passe également par des outils de gestion des Ressources Humaines qui viennent aider la fonction RH, et demeurant pratiques pour les salariés : outils de gestion de la paie, notes de frais, congés à poser, plateformes de formation en ligne, etc.

Le mur digital

Pour une communication plus dynamique et innovante, le mur digital semble posséder de nombreuses qualités. Il s’agit d’un écran interactif et tactile, dont la fonction est de donner un nouvel aspect à la communication de la société. Généralement, il est composé de divers écrans accrochés sur un mur. A l’inverse d’un simple écran, du contenu choisi y est diffusé avec lequel un collaborateur ou un candidat pourra interagir : l’intérêt est qu’un échange s’instaure et que l’utilisateur devienne acteur.

Le mur digital est un outil innovant, permettant de faire la différence, à mettre en place si l’on souhaite digitaliser sa marque employeur. Le contenu diffusé se devra d’être riche et diversifié : images, textes, articles, infographies, vidéos, graphiques, jeux, etc.

Ce dernier permettra de diffuser des informations et des contenus relatifs aux événements externes ou internes, les engagements et valeurs de l’entreprise, le processus de recrutement, la parité, les résultats de l’entreprise, les dernières réussites. Un focus sur les métiers des collaborateurs, des témoignages peuvent également y être ajoutés.

En fonction de l’emplacement et de l’objectif donnés au mur digital, les contenus varieront.

Le mur digital est une opportunité de placer le salarié, l’Humain, au cœur de la marque employeur.

Tous ces outils demeurent donc un moyen important pour la digitalisation de la marque employeur.

D’après Thomas Chardin, fondateur de Parlons RH, le mur digital a 4 enjeux majeurs : « la proximité, la légalité, le fait de pouvoir interagir avec le collaborateur et d’être dans un monde moderne, en tout cas contemporain. »

                                                                                                  Eva Guarneri

Sources :

La marque employeur : définition (people-doc.fr)

Faire du digital le pilier de la stratégie marque employeur (lesechos.fr)

Marque employeur : comment faire la différence ? (digitalrecruiters.com)

Dynamiser et digitaliser sa marque employeur – Abeee

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RH

L’empathie : le soft-skill tant convoité par les managers de vendeurs ! ❤️

L’empathie : le soft-skill tant convoité par les managers de vendeurs ! ❤️

Mais de quoi parle-t-on au juste ?

Un jour, une amie m’a joliment dit :

“L’empathie, c’est la peine de l’autre dans son coeur”

💡 L’empathie, c’est :

Notre capacité à se mettre à la place de l’autre, à comprendre ou “tenter de comprendre” 😅 son mode de fonctionnement, ses pensées et ses émotions.

Le site Manager-co distingue 3 concepts au sein du même terme :

” 1/ l’empathie émotionnelle liée à l’intelligence émotionnelle : Le fait d’être capable de ressentir pleinement les états affectifs de son interlocuteur. Et ce, de manière automatique et naturelle.

2/ l’empathie cognitive qui permet à une personne de percevoir et comprendre les états psychiques de son interlocuteur sans jugement. On parle de “mentalisation” ou encore de “théorie de l’esprit”.

3/ l’empathie comportementale , élément de la communication non verbale  éprouvé de manière tout à fait naturelle par la plupart de nous et qui consiste à mimer inconsciemment les gestes et postures de son interlocuteur (croisement de bras, façon de se tenir assis, posture debout, etc.).”

🎯 “L’autre” ici, c’est notre client ou prospect.

Notre objectif en tant que vendeur c’est de découvrir un besoin, de pouvoir y répondre grâce à notre produit ou notre solution. En clair, notre but est de comprendre sa problématique et d’y répondre.

Pourquoi faire matcher l’empathie avec la vente ? ❤️

Lorsque l’on maîtrise cet atout, on devient un excellent vendeur car cet atout très puissant nous permet assurément de :

  • Mener un entretien de vente gagnant-gagnant
  • Négocier efficacement avec nos prospects
  • Et surtout, fidéliser ses clients dans le temps !

On comprend pourquoi les recruteurs cherchent à tout prix des vendeurs qui possèdent ce soft-skill pour intégrer leurs forces de vente !

En théorie, cela parait évident !

Personne n’aurait envie d’avouer publiquement qu’il ne possède pas cette compétence. Pourtant, en réalité, il semblerait que nous ne soyons pas tous égaux en la matière et que peu de commerciaux en soient vraiment capables.

Devenir un vendeur empatique en 5 étapes :

« Pour aller plus loin, il faut d’abord aller plus près » Coluche

😀 Première étape : Briser la glace et créer le lien en étant souriant, sympathique et de bonne humeur. Et surtout en étant authentique et vrai ! (sinon ça ne fonctionne pas)

👂 Deuxième étape : S’intéresser à l’autre en lui posant des questions et surtout en écoutant les réponses (je veux dire vraiment pas simplement par politesse)

🩺 Troisième étape : Rebondir et reformuler. C’est l’étape cruciale pour montrer à notre interlocuteur que l’on a bien compris son problème ou son besoin.

👀 Quatrième étape : Changer son point de vue et se mettre à la place de l’autre.

🤗 Cinquième étape : lui apporter la solution ou un “bout de solution “en réponse à tout ce que l’on a compris.

🤸‍♂️ Dernière étape : Et c’est souvent la plus délicate…Le summum de la vraie empathie sera de dire à l’autre que l’on a entendu, que l’on comprend mais que l’on a malheureusement pas à lui apporter une réponse à ce besoin précisément…

On préférera peut-être le diriger vers une autre solution plutôt que de vouloir lui vendre absolument notre solution (et c’est là que ça se complique parce que cela fait appel deux autres soft skills qui sont l’honnêteté et l’humilité ).

❤️ Pour conclure :

L’empathie dans la vente est un atout très recherché par les managers. Ça permet de construire des relations durables basées sur la confiance et la compréhension. C’est une certitude, les efforts que l’on pourra faire pour nous mettre à la place des autres seront toujours récompensés !

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Zoom sur la tendance du Digital Nomad

Zoom sur la tendance du #digitalnomad 

Travailler tout en voyageant est le rêve de plus d’une personne… Un rêve devenu réalité grâce à l’essor du digital nomadisme.

QU’EST CE QUE C’EST  ? 

Etre digital nomade est une pratique qui consiste, par choix, à mener ses activités professionnelles tout en voyageant. Disons que c’est un peu comme du télétravail (que l’on connait bien désormais ) mais avec encore plus de souplesse et de mobilité. Le digital nomade peut travailler dans tous les pays du monde : il a simplement besoin : de son ordinateur portable et d’une bonne connexion WifI. Domicile personnel, coworking, café wifi, guesthouse… il travaille de là où il le souhaite et plus ou moins, quand il le souhaite. Eparpillé aux quatre coins du monde, une seule devise relie ces digital nomades : Travail, liberté et voyage. Aujourd’hui, une réelle communauté s’est créée autour de cette nouvelle façon de travailler, qui est finalement bien plus que ça, une nouvelle façon de vivre. Pour s’ épanouir au quotidien, il est primordial de bien choisir sa ville d’accueil et donc l’environnement qui nous convient le mieux, avec comme critères majoritaires : la sécurité, le cout de la vie, le climat et les activités. Plusieurs destinations sont plus ou moins prisées. Dans le top 5, nous retrouvons #Bali #Berlin #Melbourne #Lisbonne et #Mexico.

QUELS SONT LES METIERS QUE PEUT EXERCER UN DIGITAL NOMAD ?

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a révolutionné notre manière de travailler et de concevoir le travail. Les traditionnelles « règles » qui semblaient acquises, sont aujourd’hui bouleversées et ont dû s’adapter et évoluer. Cependant, il est important de souligner que ce nouveau mode de vie de #digitalnomad ne peut pas s’appliquer à toutes les professions.

Les trois corps principaux de métiers sont :

  • Les freelancers
  • Les entrepreneurs
  • Les collaborateurs en full télétravail qui y sont autorisés

COMMENT EXPLIQUER CETTE NOUVELLE TENDANCE ?

L’essor du digital nomadisme s’explique principalement par deux faits :

L’entreprise et le mode de vie dit « traditionnel » qui consiste à penser son quotidien autour du fameux cliché « métro, boulot, dodo » n’attirent plus tous ceux qui ont envie de voyage et de liberté. L’envie de travailler hors des murs, de prendre du temps pour soi, de repenser son rapport au travail deviennent des valeurs primordiales face à cette réalité pesante pour certains. Le proverbe « Work hard, play hard » définit bien ce nouveau concept qui signifie : profiter à la hauteur de ce qu’on travaille.

Au-delà de l’émergence de cette nouvelle façon de concevoir son quotidien, l’essor des outils numériques a permis à de nombreux métiers de pouvoir se developper à distance. Les outils de gestion de projet tels que Trello ou Confluence, de messagerie instantanée telle que Slack et les divers outils de la suite Google ou Microsoft ont permis aux digital nomades de collaborer plus efficacement, peu importe l’endroit où ils se trouvent.

Que ce soit l’expérience d’une vie ou de quelques mois, le digital nomadisme marque un véritable tournant dans notre façon de concevoir le travail, son organisation et sa philosophie.

Alors, envie de vous lancer ?

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Actualité RH

Comment se porte le bien-être en télétravail ?

Comment se porte le bien-être en télétravail ?

Dessin coloré de personnages en télétravail afin d'illustrer "Comment se porte le bien-être en télétravail ?"
Comment se porte le bien-être en télétravail ?

Le télétravail a concerné 34% des salariés lors du premier confinement, comme l’explique le gouvernement français sur son site economie.gouv.fr « En théorie le télétravail s’applique à toutes les catégories professionnelles. ». Un bouleversement à tous les niveaux, qui passe par la transformation du lieu et du cadre de travail, par son impact sur la productivité, et notamment par la transformation du management des entreprises françaises.

Le bien-être au travail, bien que sur toutes les bouches, demeurait au second plan avant la crise sanitaire, la réussite économique restant la priorité. Cette crise nous a montré et nous montre que sans l’humain et la quête de sens, l’économie est au ralentie. Cette constatation remet ainsi les idées des plus sceptiques en place et légitimise la nécessité de se sentir bien au travail. Triste constat ou avancée colossale cela reste une question de point de vue mais l’avenir penche en faveur de l’humain. 

Cependant le rôle de l’entreprise n’en reste pas moins de faire du profit, impliquant une vision ROIste. On a donc vu émerger le classement des entreprises où il fait bon vivre notamment le Great Place to work. Une manière pour l’entreprise de capitaliser sur son plan d’action « bien-être ».

Le rôle du cadre de travail : Préserver son bien-être

Clé 1 : Faire place à son imagination, un espace de travail dédié 

En télétravail l’espace de travail est aussi un espace de vie, il est donc primordial d’arriver à faire une distinction entre son métier et sa personne. Pour ce faire, il est conseillé de mettre en place un espace dédié. 

Que l’on dispose d’une pièce bureau, d’une table à manger ou encore d’une table basse, il est possible de mettre cela en place. L’important est de conscientiser un espace de travail et de ne pas se limiter à la taille de son logement. Pourquoi lorsque l’on travaille ne pas mettre une nappe particulière/spécifique sur sa table à manger ou encore pourquoi ne pas positionner un mug et une photo de son animal préféré sur sa table basse. Par la suite, en fin de journée, il suffit d’enlever cet accessoire et l’on retrouve son espace de vie habituel. La clé du succès réside dans sa capacité à faire place à son imagination !

Dessin d'une représentation d'un aménagement en télétravail
Imaginer votre espace de travail en télétravail

Clé 2 : Une journée de travail ne dure pas 24h 

Une journée de travail doit avoir un début et une fin. Non, non nous ne parlons pas du monde des bisounours. Il faut fixer des limites ! Tout d’abord, déterminer à quelle heure une journée de travail commence et quand elle se termine afin de ne pas perdre le fil et la dynamique. En parallèle, s’écouter afin d’adapter son rythme de travail en faisant des pauses si l’on en ressent le besoin ou au contraire, travailler en continu. A la fin d’une journée, éteindre son ordinateur et déconnecter sa boite mail comme en présentiel. Tout le monde a le droit à la déconnexion. 

La fin d’une journée doit être synonyme de détente : retrouver sa petite famille, se dépenser à l’occasion d’un cours de sport ou encore mijoter un bon repas. La vie ne manque pas de plaisir ! 

Clé 3 : Se rendre compte du travail accompli

Ce sentiment de ne rien avoir accompli culpabilise plus d’une personne et pourtant ce n’est qu’une question de perception. Évidemment tout ne peut pas être maîtrisé et beaucoup de choses resteront indépendantes de la volonté. En revanche il est possible d’user de techniques pour se rendre compte du travail accompli : 

Dessin contenant une to do list et des exemples d'applications pour réaliser des listes d'objectifs.
Déterminer ses objectifs grâce à une application
  • Déterminer deux à trois objectifs atteignables chaque jour. Cela permet de commencer une journée sur de bonnes bases et de la terminer pleinement satisfait. 
  • Faire une liste de ses objectifs journaliers. Coucher sur le papier ou sur une application rend concret ceux-ci. Alors pourquoi s’en priver ?
  • En fin de semaine, visualiser tout ce qui a été accompli. Cela s’avère être une démarche très satisfaisante. 

Clé 4 : Échanger avec ses collègues, source de bien être

Le rythme est induit par une dynamique de Groupe. Il est pour beaucoup plus facile de trouver du sens à ce que l’on vit et ce que l’on fait en échangeant avec ses collègues. 

  • Organiser des pauses café ou encore des afterwork en visio
  • Penser à l’anniversaire de Marie, envoyer ses vœux à Antoine ou tout simplement prendre des nouvelles de Nadège ! 

Des petites attentions du quotidien qui font du bien et qui remettent les pieds sur terre. 

La productivité en télétravail 

Dessin sur lequel est inscrit "today is a new day" afin d'illustrer le bien-être au travail.
Le bien-être au travail permet la productivité

D’après un rapport sur le télétravail dans les entreprises françaises produit à l’intention du ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, le télétravail accroit en moyenne la productivité entre 5% et 30%.  Il permet une meilleure concentration car le salarié est soumis à moins de distraction et moins de perturbations sonores. De plus le syndrome de la réunionite en prend pour son grade et il est lui aussi en baisse en distanciel, un soulagement pour les collaborateurs et une très bonne nouvelle pour l’efficacité. Enfin, un sentiment de confiance nait chez les collaborateurs. Le constat est celui de la productivité mais l’analyse montre des changements bénéfiques influant positivement sur la vie professionnelle du salarié et sur son état d’esprit.

Repenser le rôle du manager 

Le télétravail réinvente les systèmes managériaux existants, il impose de nouveaux codes, de nouveaux usages. Continuer à fonctionner comme auparavant, en souhaitant contrôler, surveiller les collaborateurs est une hérésie, car le télétravail est hors du temps et des bureaux. En ce sens, le management à distance fait évoluer le rôle du manager et les stratégies managériales. Désormais faire confiance à ses collaborateurs et savoir déléguer sont au centre du métier de manager. Sa fonction est aussi de savoir garder la bonne distance et de choisir les bons moyens digitaux pour communiquer et échanger avec ses équipes. Cependant soutenir, souligner les succès, rassurer sont indispensables. Il devient le garant, le référant de la bonne poursuite de la stratégie de l’entreprise hors les murs et aussi et surtout le gardien de la santé mentale des salariés. 

Le CHO, interlocuteur clé du bien-être en télétravail

Ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant c’est l’atout du bien-être au travail en entreprise. Souvent réduit à celui qui a instauré le tournois de babyfoot du mardi et le déjeuner d’équipe du jeudi, Le Chief Happiness Officer est beaucoup plus que cela, il possède un véritable rôle social.

Concernant les origines de la naissance du CHO, il y a deux écoles, l’une pense qu’il serait apparu dans les années 2000 au sein des start-up de la Silicon Valley, l’autre raconte qu’il aurait vu le jour le jour en 1984 au sein de l’entreprise Boiron. 

Le CHO doit détecter les signaux faibles et l’état psychologique du salarié. A mi-chemin entre la communication interne, les ressources humaine et l’évènementiel le CHO est le véritable couteau suisse du bien-être.

« Mais au fond, il n’y a pas de CHO type. C’est un poste qui se construit autour d’un profil, et pas l’inverse. ».

Sophie Magnillat Responsable communication Interne & convivialité chez Boiron 

Une mission dans un contexte de télétravail et de crise qui demande plus que jamais adaptation et positivité. 

Télétravailler, maintenir le lien avec l’entreprise nécessite un cadre de travail bien défini. Il est vrai que la productivité a été supérieure cependant la situation est loin du bien-être.  Le manager doit savoir encadrer et déléguer, mais avant tout faire confiance aux collaborateurs en acceptant de perdre le contrôle. Cela implique de revoir complétement le modèle du management hexagonal, c’est l’un des défis majeurs du télétravail.