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Mes meilleurs outils collaboratifs

Pendant que certains profitent encore des vacances, en période hors saison, la majorité d’entre nous ont fait leur rentrée depuis plus d’un mois maintenant.

Nous sommes tous conscients que dans une organisation, le digital prend de plus en sa place. Face à la pandémie – crise Covid.19 -, la façon de travailler a été complètement revue. Alors que vous soyez en présentiel, en hydride (présentiel & télétravail), en télétravail indéterminé, ou comme moi en full remote ; il devient important de miser sur les meilleurs canaux de travail.

De la gestion de projet aux échanges avec équipe, il est essentiel d’avoir à sa portée de bons outils collaboratifs.

L’occasion pour moi de vous présenter, mes meilleurs outils collaboratifs dans le cadre du travail à distance.

Pour rappel, le full remote est une variante du télétravail qui permet de travailler quand il veut, bien évidemment en respectant le cadre horaire de son contrat, et où il veut.

Découvrez sans plus attendre ma sélection des outils collaboratifs pour communiquer

Microsoft Teams

Bien connu au sein du MBADMB, puisqu’il a été notre meilleur allié de l’année.
Comme vous le savez tous, cette plateforme est une solution multi-fonction qui vous permet d’échanger de façon instantanée avec la messagerie interne, de stocker des fichiers, de planifier et participer à des visioconférences. Il s’agit tout simplement d’une suite Office pour travailler ensemble et à distance.

Des salons de discussion peuvent être crées en fonction d’équipes. L’avantage majeur est qu’il est possible d’inviter des participants externes à notre réseau, ainsi tout le monde peut participer à l’échange. C’est une fonctionnalité très appréciée pour les réunions avec des clients, partenaires ou fournisseurs.

Cette suite est majoritairement utilisée à titre payant pour avoir recours à toutes les meilleures fonctionnalités mais elle peut se présenter de façon gratuite de façon limitée dans ses usages.

SLACK

Outil le plus utilisé en entreprise pour communiquer rapidement avec efficacité. Il est disponible sur mobile et desktop.

L’outil fonctionne sous forme de canaux qui permettent de hiérarchiser les projets et/ou sujets ainsi que de partager des fichiers. Les membres du Slack peuvent également échanger par messagerie privée, s’appeler et organiser des visioconférences. L’automatisation permet d’attribuer des tâches comme des rappels de rendez-vous, deadline ou tout simplement pour souhaiter un bon anniversaire sur le canal général ! 

Slack peut également intégrer des outils externes comme ceux de Google, Trello et plus encore pour faciliter le travail collaboratif. Disponible sur tous les systèmes informatiques.

Tout comme Microsoft teams, une version gratuite est disponible mais elle est limitée dans ses fonctionnalités. Le freemium reste une bonne occasion de pouvoir la tester.

WHAT’S APP

Application principalement utilisée sur mobile, elle reste très appréciée également sur Desktop. Elle a été récemment rachetée par Facebook, bien qu’ils aient leur propre plateforme collaborative professionnelle : workplace.

What’s app reste l’incontournable messagerie instantanée à travers le monde avec une utilisation quotidienne partagée entre le privée et le professionnel.

Avec un parcours simplifié, l’application permet de créer des groupes de discussion, passer des appels et organiser des visios.

HANGOUTS

Hangouts est le service de messagerie instantanée propre à Google qui permet d’envoyer des messages instantanés à ses contacts, de créer des groupes de discussion ou encore, d’organiser des visio. Pour en profiter, il faut avoir un compte Gmail. 

GOOGLE MEET

Google Meet quant à lui vous permet de réaliser vos visioconférences avec des personnes internes ou externes en partageant l’URL de votre room. Il faut être néanmoins connecté à Meet pour créer une “room”, mais un utilisateur externe peut se connecter grâce au lien de partage. Il faut évidemment posséder une adresse mail rattachée à Google pour être admis sur Google Meet.

DISCORD

Vous pouvez créer des salons vocaux pour échanger avec vos collègues tout en ayant la possibilité de partager votre écran. Des rôles peuvent être donnés aux membres. 

Les personnes du pôle marketing de votre équipe peuvent avoir le rôle “market” et être mentionnées lorsque vous utilisez la fonction @marketing.

L’ajout de bots et d’applications externes sont autorisés pour automatiser certaines tâches (annoncer un nouveau post sur les réseaux sociaux par exemple) et collaborer plus facilement. 

D’autres serveurs externes à votre entreprise peuvent être créés vous offrant la possibilité de réunir sur un seul outil, un serveur commun, avec votre équipe et ceux avec vos clients, partenaires et fournisseurs. Les membres de l’équipe concernés par tels ou tels projets peuvent être ajoutés aux autres serveurs. 

Discord est disponible gratuitement et est disponible via navigateur, IOS et Android. La version payante Nitro vous permet d’aller plus loin dans son utilisation.

C’est au tour des outils utilisés dans la gestion de projet désormais :

GOOGLE DRIVE

Google Drive reste un incontournable, il est normalement utilisé de tous, il fait intégralement partie du monde Google et propose à ses utilisateurs de pouvoir stocker tout type de fichier, de créer des dossiers et de pouvoir les partager avec d’autres membres.

Google Drive nous permet de profiter des outils suivants :

  • Google Docs équivalent à Word
  • Google Sheets équivalent à Excel
  • Google Slides équivalent à Powerpoint

Les membres de l’équipe peuvent interagir en temps réel et à plusieurs sur ses différents outils, évitant ainsi les envois de fichiers. Un gain de productivité lorsque l’on travaille à plusieurs sur une présentation par exemple. Il reste aussi un gain de temps car il est une véritable armoire à dossier virtuelle, donc il est très facile de retrouver « ses affaires » ou une information quelconque.

L’outil peut être utilisé gratuitement par quiconque dispose d’un compte Gmail. Néanmoins sa capacité de stockage est limitée à 15 GO.

MICROSOFT ONE DRIVE

Concurrent de Google Drive, il est utilisé par les utilisateurs d’Outlook. Son cloud permet aux collaborateurs de créer des dossiers, de les partager afin de profiter de la suite Office via Word, Excel, PowerPoint, SlideShare et d’autres.

TRELLO

Très connue et sollicitée en organisation type agence, il est la star des outils dans la gestion de projet. En effet, il reprend la méthode Kanban qui se présente sous la forme de tableau avec différentes cartes qui représentent les actions et des colonnes symbolisant les différentes étapes du projet. Ces cartes peuvent ensuite être attribuées aux membres d’une équipe, qui ont la possibilité de commenter, déplacer, ou bien archiver la carte. Cette hiérarchisation permet via un code couleur d’organiser des priorités.

Vous l’aurez compris cet outil est simple d’utilisation pour organiser au mieux ses tâches au sein d’un groupe, ou même à titre personnel.

L’avantage est qu’il est possible de connecter d’autres outils à la plateforme comme notamment Dropbox, Google Drive ou bien Slack, par exemple.

C’est un outil gratuit disponible pour tous.

TEAMSMART

Plateforme collaborative française qui regroupe un bon nombre d’outils pour permettre à vos équipes de travailler ensemble tout en étant à distance.

Elle regroupe un réseau social interne d’entreprise, un écosystème dédié à la gestion de projet dans lesquels peuvent intervenir des outils semblables à Trello vu précédemment, un calendrier virtuel, des salles de conférences virtuelles pour les meeting.

Afin de se distinguer des autres outils présents sur le marché, la plateforme mise le bien-être professionnel qui offre la possibilité de partager via un baromètre ses humeurs, une boîte à question, des sondages internes ou encore une boîte à idée pour toujours garder cet esprit d’évolution du plaisir et du confort.

Il s’agit d’une solution payante.

A vous de jouer !

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Ecologie Economie collaborative

La loi anti-gaspillage, un acteur de changement pour les marques ?

La loi anti-gaspillage, un acteur de changement pour les marques ?

En 2022, l’interdiction de détruire les produits non alimentaires neufs invendus s’appliquera aux articles non alimentaires. Cela signifie que les producteurs, importateurs et distributeurs devront désormais « donner, réutiliser ou recycler ».

On y est.

Et c’est très concret.

En France chaque année, 630 millions de produits sont détruits ; entre 10 000 et 20 000 tonnes de produits textiles connaissent le même sort ; l’équivalent de 180 millions d’euros de produits d’hygiène et de beauté finissent eux aussi à la benne.

Chaque famille française accumule 30 kg d’imprimés publicitaires ; chaque hypermarché utilise 10 600 rouleaux de papier pour l’impression des tickets de caisse qui finssent bien souvent à la poubelle sitôt passées les portes des grandes surfaces… Pourvus qu’ils soient jetés.

gouvernement.fr

Ces chiffres sont vertigineux, c’est bien plus que les dons de ces mêmes produits qui sont cinq fois supérieur et s’élève à 140 millions d’euros, selon la dernière étude de l’Agence du don en nature (ADN) qui collecte les invendus non-alimentaires et les redistribue aux plus démunis.

Certaines des mesures issues de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire va permettre de les faire diminuer pour, à terme, les faire disparaitre selon différentes échéances. (voir infographie plus bas).

En 2020, le Premier ministre Édouard Philippe, a promis l’interdiction de la destruction des produits non alimentaires neufs invendus : « Ce sera une première mondiale. Le but n’est pas d’imposer ou de contraindre, mais d’accompagner les entreprises dans la gestion de leurs stocks, dans le recyclage de leurs produits et ainsi d’économiser les matières premières et d’éviter ce gaspillage insupportable. »

Cette mesure figure, parmi bien d’autres, dans le projet de loi sur l’économie circulaire et la lutte contre le gaspillage, préparé par la secrétaire d’État Brune Poirson. Avec ce texte, présenté en Conseil des ministres le 10 juillet, le Gouvernement entend marquer l’accélération du changement des modèles de production et de consommation afin de limiter les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat.

Selon l’étude Ipsos réalisée pour Comerso, « 13 % des grandes surfaces spécialisées interrogées déclarent détruire leurs invendus, quand 58 % ont recours au déstockage. » Il est effectivement regrettable que chaque établissement soit libre de se débarrasser de ses invendus comme bon lui semble. Cela signifie souvent que les produits sont gaspillés faute des attentes de notre société.

Notre société est-elle la source de tous ces maux ?

De nombreux d’entre nous estiment que le gaspillage existe à cause de la société de consommation. Et plus particulièrement des industriels, supermarchés et magasins. Selon une étude, l’ADEME indique que généralement le gaspillage concerne « les autres » autres que nous-même.

Pour les personnes interrogées de l’enquête, le gaspillage et action de jeter vont souvent de pair. Une conception qui peut s’avérer erronée et qui s’explique notamment par le fait que la pensée commune associe gaspillage à alimentation. Mais voilà, pour ces personnes interrogées, les objets peuvent être inutilisés et rester dans un placard sans qu’ils ne soient jetés à la poubelle, comme des millions de smartphones en France par exemple ou encore, des objets achetés sans en avoir pour autant besoin.

L’objectif de la loi AGEC est de contraindre les entreprises à changer leur modèle de production. Il ne suffit plus de justifier la destruction des invendus, mais bien de l’interdire et de la sanctionner. En effet, il est nécessaire que les marques reviennent à la source du problème universel : la surproduction engendrée par notre demande excessive de biens pas toujours essentiels. De ce fait, cette loi vient mettre un coup de pied dans la fourmilière des marques de mode, habituées à détruire ce qui leurs reste. Depuis 2019, nous entendions parler du projet de loi Anti-Gaspillage pour l’Économie Circulaire (AGEC). Enfin votée à l’Assemblée Nationale et au Sénat, la loi va accélérer le changement de modèle de production et de consommation des entreprises et des consommateurs afin de limiter les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat.

Plusieurs solutions d’éco-conception sont actuellement déjà disponibles, telles que le démantèlement facile des produits en fin de vie, la production sur commande plutôt qu’en vrac, et la revalorisation des produits existants en les intégrant dans des plateformes ou au sein même d’une marque. S’attaquer à la cause est certainement plus complexe et plus long que de trouver des excuses aux conséquences, mais c’est néanmoins la seule solution éthique.

Le gaspillage est souvent associer à l’acte de jeter, et si dans l’imaginaire ne pas jeter équivaut à ne pas gaspiller ?

Garder les objets pour ne pas les jeter est souvent évoqué. Ceux-ci seront souvent accumulés en pensant qu’ils pourront un jour être réparés ou utilisés. mais voilà, de nombreuses solutions existent dans le but d’éviter à ces objets de s’entasser et ainsi éviter le gaspillage des solutions existent : les dons, la remise en circulation des objets par des associations, le réemploi, ainsi que la transformation en donnant une seconde vie à ses objets ou vêtements.

Chacun d’entre nous doit faire sa part pour faire ralentir à titre collectif notre façon de consommer…

Les produits qui ne se vendent pas sont considérés comme une perte par les détaillants. Le coût d’élimination de ces produits s’élève à environ 1 milliard de dollars par an aux États-Unis, où les détaillants paient des transporteurs pour enlever les invendus des produits qui pourraient être portés ou réparés/upcyclés/recyclés. La seule façon de ralentir le rythme est de changer l’obsession de notre société pour la nouveauté. Il y a trop de produits créés, trop de choses produites et trop de choses jetées. Ce rythme n’est pas viable.

En 2000, la production de vêtements a doublé. Parallèlement, en 20 ans, notre façon de consommer la mode a changé : nous achetons deux fois plus de vêtements et les gardons deux fois moins longtemps. Un piège qui se referme sur la planète comme sur nous !

Les méthodes de H&M sous le feu des critiques. Selon des journalistes danois qui ont mené l’enquête, l’enseigne suédoise de prêt-à-porter aurait brûlé au Danemark 60 tonnes de vêtements invendus depuis 2013. Soit 12 tonnes par an. MAis, L’entreprise l’assure : ses invendus, quand ils ne sont pas dangereux pour le consommateur, sont donnés à des oeuvres de charité ou bien recyclés, lorsqu’ils ne sont pas soldés. Une promesse environnementale et marketing sur laquelle H&M, qui a fait de la mode durable un credo, n’entend pas être attaquée.

Enfin, la loi pose un objectif de 100% de plastique recyclé d’ici 2025 ainsi que la fin de la mise sur le marché d’emballages en plastique à usage unique d’ici à 2040. Des objectifs de réduction, de réutilisation, de réemploi et de recyclage de ces emballages sont fixés par décret pour la période 2021-2025, puis tous les cinq ans jusqu’en 2040. Parallèlement, plusieurs mesures pour réduire le plastique à usage unique sont instaurées : 

La loi a été promulguée le 10 février 2020

Elle a été publiée au Journal officiel du 11 février 2020

Pour en savoir plus, voici un infographie réalisée par le gouvernement français récapitulant différents piliers de cette loi et leurs échéances.

Sources.

https://www.thegoodgoods.fr/societe/destruction-invendus-marques-mode-luxe-sera-interdite-2022/

https://www.ecologie.gouv.fr/loi-anti-gaspillage-economie-circulaire-1

https://www.vie-publique.fr/loi/268681-loi-10-fevrier-2020-lutte-contre-le-gaspillage-et-economie-circulaire

https://www.leparisien.fr/economie/l-enseigne-h-amp-m-accusee-de-bruler-des-tonnes-de-vetements-invendus-31-10-2017-7365513.php

https://www.gouvernement.fr/gaspillage-il-sera-bientot-interdit-de-jeter-les-invendus

https://www.lsa-conso.fr/non-alimentaire-la-chasseau-gaspillage-est-ouverte,322876

https://www.gouvernement.fr/vetements-aliments-medicaments-evitez-le-gaspillage-au-quotidien#:~:text=L’interdiction%20de%20la%20destruction,incin%C3%A9r%C3%A9s%20mais%20donner%20ou%20recycler.

https://www.lsa-conso.fr/non-alimentaire-la-chasseau-gaspillage-est-ouverte,322876

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E-transformation du monde Economie collaborative Entreprendre Non classé Tech & Innovation

Lutter pour une transformation numérique plus inclusive

Lutter pour une transformation numérique plus inclusive 

Dans le contexte d’une société de la communication basée sur le savoir et l’information, le numérique redistribue les cartes dans l’accès au savoir généralisé. Les populations situées en zones blanches, les étudiants (notamment issus de milieux défavorisés ou étrangers), les bas diplômés, les familles à bas revenus et les plus de 70 ans ont largement subi ces deux ans de transformation numérique accélérée. La démocratisation de l’accès à ces technologies et les nouveaux enjeux qui en découlent laissent penser que l’ère de la société de la communication est avant tout un vecteur de transformation sociale

Si la transformation numérique exclu, elle est aussi un puissant levier pour lutter contre les inégalités et elle est capable de changer profondément les fondements de la société. Quels sont les nouveaux enjeux de le transformation numérique et sociale du paysage de l’information ? Comment peut-on lutter pour une transition numérique plus inclusive ?
 
Découvrez l’article juste ici : bit.ly/3ei8j7u 

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Actualité Ecologie Economie collaborative Fin Tech Non classé Smart City Vie 3.0

[Innovation] AI to reinvent freight

Venez découvrir mon article publié le 12 mars dernier !

Einride is a Swedish startup being the first actor to test an autonomous electric truck on public roads.

♻️ The highway vehicle’s industry is becoming automative and sustainable.

Voici le lien : https://www.linkedin.com/pulse/innovation-ai-reinvent-freight-valentine-griffon-/?trackingId=%2BbpKjIOiE1xPEoIRIlXzTA%3D%3D

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Ecologie Economie collaborative Non classé Transformation digitale

Le greenwashing, nouvelle bête noire des consommateurs naïfs.

Je vous propose de découvrir mon article du 3 mai au sujet du greenwashing.

Il s’agit d’un article explicatif.

Résumé.

Il est vrai que possédez une raison d’être est tendance aujourd’hui surtout lorsque la sortie de crise est pour bientôt.
L’envie de plaire à ses consommateurs qui ont changé leurs habitudes de consommation est tentant pour les marques.

Avis aux consommateurs avertis ….

https://www.linkedin.com/pulse/le-green-washing-nouvelle-b%25C3%25AAte-noire-des-na%25C3%25AFfs-valentine-griffon-/?trackingId=K3qymnc8RCKFoQLkvLp4Ow%3D%3D

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Economie collaborative Retail Transformation digitale

La transformation du marché de la seconde main

La transformation digitale de la seconde main

La transformation de la chaine de valeur du marché de la Seconde Main

A l’origine marché de niche, dont la motivation est économique, en raison de prix avantageux, ou phénomène de mode lié à des comportements d’achats plus responsables, le marché de la seconde main, ou plus communément le marché de l’occasion, a vu sa chaine de valeur se faire disrupter avec l’arrivée des acteurs du digital.

Nous allons voir comment, en à peine, une décennie, des Marketplaces ont réussi à lever un grand nombre de frein dans l’expérience d’achat, à tel point que les acteurs du neuf, s’intéressent désormais à ce marché.

Une chaine de valeur historiquement axée sur la logistique d’approvisionnement …

Avec les brocanteurs, les Antiquaires, mais aussi les dépôts-vente et autres magasins d’achat-vente, les activités de la chaine de valeur étaient essentiellement axées sur la logistique d’approvisionnement.

La chaine de valeur des brocanteurs et anticaires

Le brocanteur et l’antiquaire achètent et revendent leurs trouvailles, dans leur état, sur les marchés aux puces ou les vide-greniers… voir même chez les particuliers.

La recherche d’objet est une activité importante, qui prend beaucoup de temps sur leur activité, alors que les activités de commercialisation, de marketing et de services sont très peu développées.

Ils travaillent essentiellement seuls, dans leur magasin, et leur sens relationnel dans leur stratégie de vente est essentielle. Ils doivent établir une relation confiance avec le client, tout en le renseignant et en le documentant sur les caractéristiques de l’objet pour réaliser sa vente.

Leur création de valeur réside, donc, dans leur expertise et la connaissance de la valeur des biens.

Si les brocanteurs et les antiquaires sont focalisés sur des belles pièces, les magasins de dépôts ventes et les magasins d’achat vente, le sont sur la reprise des biens usuels.

Pour ces 2 acteurs phares du marché de la seconde main, Leur différence réside, plus, dans leur business model et dans leur système de rémunération. Mais la chaine de valeur est semblable.

Toutefois, la logistique d’approvisionnement est en complète rupture avec celle des brocanteurs et antiquaires.

Leur promesse est claire : « Vous déposez en quelques minutes, on estime la valeur de la marchandise et vous repartez directement avec votre argent en liquide ».

La chaine de valeur des dépôts ventes et Achat vente

D’un point de vue expérience vendeur, cela vous demande moins de temps et d’énergie, que si vous deviez vendre dans un vide grenier ou sur une brocante. Encore faut-il que les objets vendus correspondent à leur logique commerciale et aux besoins clients du moment.

Ces magasins sont gérés comme des vrais supermarchés de l’occasion. L’objet est directement mis en vente sur la surface commerciale, car le circuit est ultra-court entre l’approvisionnement et la commercialisation (sur le même lieu). Ils sont localisés dans de grandes zones commerciales avec un fort trafic, ou pour certains, dans les centres villes. Ils achalandent leurs produits avec un vrai merchandising, contrairement aux brocanteurs et antiquaires, et bénéficient du plan de communication du franchiseur !

Cette chaine de valeur met donc en avant le profit du tiers et celui du consommateur final, au détriment du « fournisseur/vendeur ».

Pour ces 2 acteurs historiques, la création de valeur réside dans la facilité de reprise des biens usuels en mettant en avant la bonne affaire pour le consommateur final, en utilisant les techniques de commercialisation de la grande distribution et en industrialisant la logistique d’approvisionnement.

En 1995, eBay, va venir court-circuiter la profession, et disrupter la chaine de valeur !

Alors qu’historiquement la chaine de valeur était axée sur la logistique d’approvisionnement, l’entreprise va tout miser sur la logistique de commercialisation en laissant les vendeurs et les acheteurs négocier entre eux, en leur mettant à disposition un service de plateforme électronique, qui servira de mise en relation entre les parties prenantes !

C’est la version 2.0 des vides greniers et des petites annonces !

Dans les vides greniers ou brocantes, la vente se fait entre particulier, grâce à un intermédiaire organisateur. La mairie ou un organisateur tiers, comme une association, organise l’événement moyennant une participation financière pour l’emplacement.

Pour les petites annonces, la vente se fait, là aussi, entre particuliers, avec un intermédiaire qui met à disposition son média, en l’occurrence un journal papier, moyennant une participation financière pour le vendeur.

Le principe d’eBay est le même, sauf que la relation va se faire virtuellement, en misant sur la facilité d’achat et de vente.

Vers une chaine de valeur axée sur la logistique de commercialisation & les services !

Les plateformes digitales vont donc faciliter le contact entre les vendeurs et les acheteurs.

Fini de se déplacer pour vendre un article, fini d’être à la merci de tiers qui rachetaient au plus bas, fini de passer des dimanches entiers à faire des vides greniers.

La chaine de valeur n’est plus axée sur le produit, mais sur la mise en relation entre les individus, grâce à des algorithmes qui permettent une correspondance efficace entre les besoins des utilisateurs.

Ce sont désormais les utilisateurs, qui sont à l’origine de la création de valeur, car ils mènent entre eux, les opérations. La plateforme est juste là pour leur apporter un soutien technique, un service de mise en relation, en termes de commercialisation.

Enfin dans la chaine valeur, qu’elles proposent, les plates-formes ne sont pas de simples catalogues en ligne, elles vont animer les relations entre les utilisateurs en leur fournissant des services pour réduire ou gérer les risques impliqués dans les transactions pour créer encore plus de valeur pour les utilisateurs. Elles vont se positionner en tiers de confiance, pour sécuriser les transactions.

Le premier à avoir mis en avant cet avantage concurrentiel c’est « Price Minister » en proposant une garantie pour l’acheteur comme pour le vendeur en cas de livraison non conforme ou de produits perdus.

Cette notion de tiers de confiance est importante ! Ces plateformes sont des intermédiaires donc, elles ne sont pas juridiquement responsables du risque lié à une mauvaise réalisation du service. Par contre si la vente se passe mal que ce soit pour le vendeur ou l’acheteur, cela va avoir un impact sur la réputation de la plateforme ! et donc de perdre des utilisateurs. Or c’est l’utilisateur qui créé la valeur, donc la taille de sa communauté est sa valeur ajoutée.

Cela a donné naissance, entre autre :

–          A la sécurisation du paiement

–          Des utilisateurs certifiés

–          Des messageries internes

–          La notation des utilisateurs …. etc.

Ce sont ces services développés par les plateformes, qui ont contribué à lever les freins aux transactions entre particuliers, établir une relation de confiance, à grande échelle, entre des personnes qui ne se connaissent pas, et par conséquent, ont permis la croissance importante du marché de l’occasion en ligne au détriment des acteurs historiques.

La chaine de valeur des Marketplaces

De sites web « Multi-produits » vers une segmentation de marché de produits

Cependant, pendant de nombreuses années le marché de l’occasion sur le net a été dominé par de gros acteurs comme « Le bon coin », eBay, Price Minister, qui sont multi-produits.

Mais depuis quelques années, le marché en ligne de l’occasion est, en effet, marqué par la multiplication des sites d’occasion spécialisés par marché de produit. Parmi les segments les plus prisés : la mode haut de gamme et de luxe (Vestiaire Collectives) et les produits Tech comme les téléphones avec Back Market.

Ces opérateurs se battent davantage sur le terrain de l’offre que sur celui des business models. Ces plateformes cherchent à se différencier avec une promesse de valeur forte, qui ne soit pas uniquement centrée sur le prix.

Leur stratégie de différenciation se base une promesse/proposition de valeur liée à 3 freins importants sur le marché en ligne de l’occasion :

L'état de la marchandise

Quel a été l’impact sur la chaine de valeur des acteurs historiques face à cette concurrence ?

.

Clairement, ils bénéficient des avantages des plateformes digitales qui sont à la recherche de fournisseurs de qualité et en se positionnant sur le côté vintage, l’authenticité, la déco … et pas forcément le prix !

Les brocanteurs, par exemple, vont ainsi développer leur logistique de commercialisation pour augmenter leur chiffre d’affaires et améliorer leur accessibilité.

Quant à nos dépôts-vente et magasins de l’Achat-Vente, ils vont chercher à se différentier sur les services à travers le conseil. Pour cela ils investissent sur leur relation client pour améliorer l’expérience utilisateur dans leurs magasins.

Ils se positionnent en tiers de confiance et non plus uniquement en tiers qui va permettre aux acheteurs et vendeurs de faire une bonne affaire financière.

Mais ils vont, surtout, développer l’accessibilité en développant une stratégie multicanale, aussi bien en termes de canaux de vente et d’achat mais aussi de canaux de distribution.

C’est le cas de Cash Converters, qui s’est allié avec Carrefour, en créant des « corners » directement dans ses hypermarchés, pour toucher, encore un plus grand nombre de consommateurs !

Cash Converters va encore plus loin, dans le déploiement de sa stratégie d’accessibilité, en commercialisant directement avec des Marketplaces partenaires comme Back Market, Rakuten et désormais C Discount !

L’objectif est simple. Il s’agit de maximiser les canaux de ventes des franchisés du réseau.

Quelles sont les réponses apportées par les acteurs du marché du neuf, face à l’engouement des consommateurs pour l’occasion ?

On peut dire qu’elle s’est fait attendre !!! Alors, certes, certains n’ont pas attendu la fin des années 2010, pour surfer sur ce phénomène. Décathlon était le précurseur avec son trocathlon, qui date de 1986, et qui a permis aux vendeurs et acheteurs de se rencontrer sur le parking des magasins sous de grandes tentes.

Alors, ce business de l’occasion peut sembler à l’opposé de la proposition de valeur historique des marques. En effet, elles conçoivent ou achètent des produits conçus, les commercialisent et ne s’intéressent pas à ce qui peut se passer par la suite.

Cela remet en cause toute leur chaine de valeur qui est linéaire.

Or à l’heure, où en met en exerbe l’expérience client et la notion de Customer Centricity, il est essentiel de tenir compte de ce marché pour des consommateurs, qui sont de plus en plus sensibles à une consommation responsable.

Ces enseignes commencent à bien comprendre leur intérêt en terme de business lorsqu’elles constatent tout le flux financier qui leur échappe au profit des professionnels de l’occasion (plateformes en ligne ou distributeurs spécialisés).

Economie circulaire

Certaines vont donc intégrer à leur chaine de valeur linéaire, une boucle, en intégrant, en plus de leur offre de produit neuf, une offre d’occasion, s’alimentant du « recyclage » opérés par les clients eux-même !

Ces enseignes vont intégrer à leur chaine de valeur linéaire, c’est à dire dans leur écosystème qui leur ai propre, la notion d’économie circulaire !

Plutôt que de se laisser disrupter par des tiers, elles commencent à intégrer l’occasion à leur offre pour en faire un levier de croissance additionnelle. Cela va leur permettre de fidéliser et conquérir une nouvelle clientèle.

Elles vont à la fois, allonger la durée de vie de leurs produits en se positionnant sur des valeurs responsables, mais aussi allonger le cycle de vie de leur client. Le marché de l’occasion devient, pour elles, un vrai levier marketing !

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Urgence sanitaire et urgence numérique

Déjà un peu plus d’une année s’est passé depuis l’annonce du premier confinement du à la crise sanitaire.  Cette mesure, inédite en France, impactera bien évidemment tout les Français. Masques, limitation des contacts physiques, distance de sécurité, enseignement à distance, télé-travail, apéro en visio-conférence… nos habitudes se voient déjà bouleversées. Le numérique nous a permis à tous d’atténuer le manque de liens sociaux. Pour les personnes exclues de cette technologies, cette épisode est d’autant plus traumatique. 

Face à cette urgence et ses enjeux se lance alors l’opération #ConneciondUrgence, lancée par Emmaüs Connect. L’objectif est de collecter des équipements et des moyens de connexion afin de les redistribuer à des publics en grande précarité. Notamment, pour lutter contre le décrochage scolaire, aux familles avec enfants n’ayant pas d’accès à un ordinateur. Depuis 12 mois, l’association est restée mobilisée et continue son combat.

Concrètement, ce sont près de mille deux cents structures publiques, qu’elles soient des écoles, des associations ou encore des collectivités, qui ont transmis leurs besoins à Emmaüs Connect. Ces établissements, venant de toute la France, se sont vu offrir par l’association du matériel et des recharges d’accès, grâce à la participation de plusieurs partenaires clés (SFR, Break Poverty, ARES, Collectif Mentorat…)

Envie d’en savoir plus sur le sujet ? C’est ici !

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Allo, voisin?

Allo, voisins?

Interview d’Edouard Dumortier

Bonjour Edouard, tu es co-fondateur de allovoisins, peux-tu nous expliquer ce que c’est ?

Allovoisins est une marketplace de prestation de services et de location de matériel, géolocalisée. Nous recréons du lien social et facilitons les échanges de proximité à l’échelle des quartiers et même des villes, en mettant en relations les voisins, qu’ils soient des particuliers ou des professionnels.

Nous sommes un modèle de demande contrairement au Bon Coin qui est un modèle d’offre. C’est-à-dire que, chez allovoisins ce sont les gens qui ont un besoin qui mettent en ligne une annonce.

Nous sommes aussi généraliste avec 120 catégories d’objets et services répertoriés.

Allovoisins est le premier réseau social dédié à la consommation collaborative. On est leader des services de mise en relation entre particuliers avec 3,7 millions d’utilisateurs, de tous les âges, présents sur l’ensemble du territoire français, en ligne et via l’app.

Comment t’est venue l’idée de ce réseau social?

C’était en 2007, j’habitais déjà Nantes, j’étais dans ma voiture et j’écoutais sur France Info l’interview d’une jeune femme qui venait de créer la plateforme Zilok (plateforme de location pour tout le monde). Et là, je me dis, « c’est une idée géniale, qui a du sens ! ». Mais je me dis aussi « ça ne marchera jamais ». Ça ne marchera pas, parce que c’est un modèle d’offre, d’annonces de personnes qui proposent leurs affaires à la location. D’abord, ce n’est pas possible de mettre une annonce pour tout ce que j’ai chez moi, ensuite, tes annonces se retrouvent rapidement en page 2, 3… tu deviens vite froid ! Et dans un an, si quelqu’un me contacte pour me louer ma tondeuse, et bien, j’aurai oublié mon annonce, voire je n’aurai plus ma tondeuse…

Donc j’avais trouvé l’idée top mais pas l’exécution. J’étais persuadé qu’il fallait passer par la demande, surtout pour les services à la personne. Et puis à force de me dire qu’il fallait le faire, je me suis lancé !

C’était en 2013, avec mes deux associés : Charles Cabillic et Ronal Le Moal.

Quel est votre modèle économique ?

On fonctionne à l’abonnement.

L’inscription est gratuite, donne la possibilité d’enregistrer un nombre illimité de demandes, et de répondre à 4 demandes de services par mois. Au-delà, il faut souscrire à un abonnement.

Les professionnels, eux, doivent souscrire l’abonnement dès l’inscription.

Nous avons une belle communauté, que nous animons au quotidien, et de belles histoires de voisins (allez voir le blog des histoires d’allovoisins, c’est révélateur de la bienveillance ambiante : https://blog.allovoisins.com/). D’ailleurs elle s’enrichit de presque 3 000 nouveaux inscrits par jour en temps normal !

Qu’est-ce que la crise sanitaire actuelle a changé ?

J’ai l’habitude de dire que les crises sont des révélateurs, qu’elles accentuent les phénomènes en cours.

L’impact de la crise pour allovoisins est paradoxal. Comme nous avons une activité de mise en relation et que les gens se sont confinés, qu’ils avaient peur et qu’ils ont réduit leurs interactions sociales, on a clairement vu une basse d’activité. D’autre part, notre chiffre d’affaire n’a pas été trop impacté puisque nous fonctionnons grâce aux abonnements.

Quelles sont les perspectives pour allovoisins ?

Notre objectif est de nous imposer définitivement comme la marketplace de référence pour tous les besoins, qu’il s’agisse de besoins quotidiens comme de projets plus larges. Le contexte actuel est illisible, on manque de visibilité donc il faut jongler, rester focus sur notre feuille de route et changer de cap en fonction des annonces gouvernementales.

Cela dit, je suis confiant pour l’avenir ; nous vivons une mutation sociétale avec une forte appétence pour les nouveaux modes de consommation…  et c’est le crédo d’allovoisins !

Merci beaucoup pour le temps que tu m’as consacré Edouard !

A propos… ta tondeuse est-elle toujours dispo le week-end prochain ? 😉

Amélie

#MBADMB #puissance13 #transfonum #nantes #nantesdigital

#economiecollaborative #tech4good #tech4better

Plus de détails sur le livre d’Edouard :

« Économie collaborative. Voilà deux mots qui, mis ensemble, sonnent comme un concept abstrait. Pourtant, l’économie collaborative est tout ce qu’il y a de plus concret  : achats d’occasion, location, troc, services, covoiturage, abonnements en tous genres… Autant de nouvelles pratiques qui se sont répandues comme une trainée de poudre au cours des dix dernières années, au point qu’elles se posent désormais ouvertement en alternatives aux modes de consommation traditionnels.
Expliquer ce phénomène en mettant en avant la fatalité d’un contexte économique éternellement morose, propice à l’essor du système D, est certes tentant, mais réducteur. Car l’économie collaborative s’inscrit dans une tendance de fond, à l’heure où l’Humanité est confrontée à un changement d’ère civilisationnelle qui ébranle notre monde occidental. Percevant les bouleversements qui l’entourent, le consommateur d’aujourd’hui, qui ne se dissocie plus du citoyen engagé, entend donner un sens à sa consommation. Décomplexé, il revendique ses choix et s’émancipe des marques toutes puissantes, condamnées à se réinventer pour ne pas disparaître.
Le développement de l’économie collaborative va ainsi avoir des impacts considérables sur le plan économique, fiscal, social, sociétal, mais également sur le monde du travail. Autant de défis qui nous imposent de faire évoluer nos modèles de société. Et autant de sujets sur lesquels l’auteur – en tant que fondateur d’AlloVoisins – pose un regard d’observateur privilégié, tout en suggérant des pistes pour accompagner l’avènement inéluctable d’un monde nouveau. »

https://livre.fnac.com/a14103509/Edouard-Dumortier-Le-futur-de-l-economie-collaborative

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La Chine, application numérique des banques à l’ère du big data!

Le concept de big data, ou mégadonnées en français a été mis en avant en 1980, par Alvin Toffler dans son livre « The Third Wave », mais il n’en fit pas de développement théorique substantiel. Avec le progrès des technologies de l’information à l’ère d’Internet et l’augmentation de la quantité des données, les mégadonnées sont progressivement devenues familières au public, et elles sont devenues un enjeu national et ont été largement utilisées dans tous les domaines. Alors que le gouvernement chinois vient d’empêcher la plus vaste IPO de l’Histoire en refusant l’introduction en bourse de Ant, un géant financier affilié au groupe Alibaba, la question du big data en finance se pose aussi dans l’empire du milieu.

Les applications Big Data présentent des avantages uniques en finance en raison des caractéristiques industrielles propres au secteur. Ces dernières années, la quantité de données et leur portée dans le secteur financier a augmenté de façon exponentielle. On y trouve principalement des données structurées telles que les enregistrements de transactions et les identités des acteurs, et plus rarement des données non structurées comme les archives d’appels vocaux. Les données massives sont devenues une ressource de grande valeur. Grâce à l’effet moteur des nouvelles technologies, les mégadonnées financières constituent une opportunité exceptionnelle. Poussées par le big data, les banques commerciales ont fondé un nouveau paradigme, pour explorer de nouveaux modèles de croissance en exploitant au mieux l’information.

1. Scénarios d’application des mégadonnées bancaires

À l’heure actuelle, l’application des mégadonnées a pénétré tous les principaux secteurs d’activité des banques, y compris les dépôts et les prêts, les transactions bancaires, la gestion de portefeuille, l’analyse technique et les cartes de crédit. Le Big Data est principalement utilisé dans ces domaines:

(1)Big data, marchés et internet.

Dans les années 80, et jusqu’au début des années 90, le trading, c’était la criée. Les spéculateurs, scalpeurs et arbitrageurs du monde entier se réunissaient dans les bourses pour crier leurs ordres aux courtiers. La Chine ne fait pas exception bien que la plus grande bourse du Pays, celle de Pudong à Shanghai, ouverte en 1990 n’ai pas connu ce phénomène. Dès la digitalisation des bourses et du trading, se développent progressivement des modèles d’intelligences artificielles prenant en entrée : les fameuses mégadonnées. à partir de l’analyse technique, les algorithmes de big data permettent la reconnaissance de pattern particuliers, observés très loin dans le temps et auquel un humain serait bien incapable de faire référence. Du point de vue de l’analyse fondamentale, le big data et les algorithmes permettent une rapidité d’exécution impossible à reproduire pour l’homme. Dès la publication d’une nouvelle information, des méga processeurs reliés à des terminaux de données comme ceux de Bloomberg passent des ordres de commandes avec une vitesse d’exécution se mesurant en millisecondes. Néanmoins, le 6 mai 2010, les algorithmes dégénèrent et entrainent en quelques minutes la chute du Dow-Jones dont l’indice perd une valeur de près de 1000 milliards, dans ce qu’on a appelé le flash-crash. Très fortement critiqués, ces algorithmes basés sur le big data relancent la vieille peur du Terminator, censé aider l’homme et le menant finalement à l’effondrement.

(2). Gestion des clients existants

Le développement d’Internet repousse les limites du temps et de l’espace, et impacte les ressources des clients, les canaux de service et les modèles commerciaux des banques traditionnelles, et les pousse à réformer leur offre de services.

Une caractéristique propre à la Chine est l’immense épargne individuelle des ménages. Selon la banque mondiale, en 2016 la Chine épargne l’équivalent de 44.47% de son PIB, contre seulement 22% pour la France ou 18.7% aux Etats-Unis. Attirer de nouveaux clients est donc un enjeu clé pour les banques commerciales chinoises. Le Big Data utilise des sources de données telles que le commerce électronique, les médias sociaux et les terminaux mobiles pour obtenir des informations client de base, des informations comportementales, des informations financières, géographiques etc., pour construire une vue complète des profils clients, identifier et prévoir avec précision leur comportement et les fluctuations de la demande.

(3). Aider la gestion des risques

L’enjeu de la finance a toujours été de fixer des prix : dans le cas d’un prêt il s’agit de fixer un taux d’intérêt en fonction du risque de crédit. Le problème est que les bilans des petites entreprises et des particuliers n’est pas solide et la transparence est très faible, ce qui heurte la fixation d’un taux d’intérêt. Les banques commerciales ne peuvent pas effectuer une évaluation et un contrôle précis et quantitatifs des risques sur la base des méthodes traditionnelles d’analyse statistique. La maîtrise des risques basée sur les données est devenue une méthode révolutionnaire pour répondre à l’asymétrie d’information entre les banques et les entreprises. Les modèles actuariels existant depuis le début du XXe siècle sont perfectionnés grâce à la quantité de donnée offerte aujourd’hui. Utiliser les mégadonnées pour collecter des informations financières sur le profil-client, incluant les flux bancaires, les heures de crédit historiques, les factures d’eau et d’électricité, les pénalités administratives, etc., combinées à des données externes telles que la taille du marché de l’industrie et les perspectives de développement pour saisir la vraie nature de l’entreprise Conditions de fonctionnement, quantification du crédit aux entreprises et exécution plus efficace des prêts. L’an dernier la jeune entreprise chinoise Ping An, s’est démarquée par une levée de fond dépassant les 700 millions de dollars. Son but : utiliser l’intelligence artificielle dans la finance consommateur, pour la gestion du risque, des crédits, du service client et l’innovation produit, et tout ça grâce à la technologie Blockchain. En bref, le big data et la digitalisation permettent d’établir un cadre de référence précis, et de comparer au mieux dans l’offre de prêt pour parvenir à un couple risque-rentabilité adéquat.

(4). Application de produits innovants

Outre l’amélioration le contrôle des risques, les banques utilisent également les mégadonnées et d’autres nouvelles technologies pour transformer les produits bancaires traditionnels et innover.

La China Construction Bank utilise la technologie blockchain et big data pour innover et lancer la plate-forme «Migrant Workers Benefit», au service de plus de 4 millions de clients. Bank of China utilise Internet et la technologie Big Data pour lancer son produit phare «Bank of China E-Loan» et maintient Croissance plus rapide: Bank of Communications a lancé un produit complet de «financement fiscal» basé sur la technologie du big data pour les petits et micro clients inclusifs.

2. La tendance des applications des mégadonnées bancaires

Après avoir connu un développement rapide, le big data bancaire a traversé une période critique de transition.

(1). Ressource: de la grande échelle à la haute qualité

Des quantités massives de données et des sources de données en constante expansion sont devenues des ressources stratégiques importantes pour les banques, mais le contrôle de la qualité des données doit encore être amélioré. Des problèmes tels que des erreurs de données, des données manquantes, des doubles emplois, des formats incohérents, des calibres statistiques incohérents et des difficultés à retrouver les sources de données persistent. à résoudre. Bien que les banques aient activement répondu aux exigences réglementaires et mis en place une gouvernance des données, selon le « Small and Medium Bank Financial Technology Development Research Report (2019) » , la gouvernance des données des petites et moyennes banques est fondamentalement au stade embryonnaire, et l’importance de la gouvernance des données doit encore être approfondie compréhension. Comment établir une norme de données unifiée, un contrôle de qualité efficace et un système de gouvernance des données parfait sont des questions que les banques doivent examiner de toute urgence.

(2). Capitalisation: de la fragmentation à la gestion intégrée

Il existe différents types de données bancaires, mais la plupart d’entre elles sont encore gérées par différents départements. Traditionnellement l’échange de données repose sur une transmission spontanée ou manuelle, sur des îlots de données internes. Les données sont séparées et un système de gestion des données centralisé fait généralement défaut. Le «Small and Medium Bank Financial Technology Development Research Report (2019)» montre que 45% des petites et moyennes banques ont initialement établi une norme de base de données au niveau de l’entreprise. Malgré cela, le degré d’interopérabilité des données dans les services commerciaux et banquaires n’est toujours pas idéal. Comment gérer efficacement les données, réaliser une collecte ascendante et créer une vue unifiée des actifs de données est la base pour les banques pour réaliser la transformation numérique.

Dans le processus de transformation numérique du secteur bancaire, des concepts tels que la banque numérique, la banque ouverte et la banque intelligente sont nés, qui sont essentiellement l’application de technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, la blockchain, le cloud computing et le big data dans le domaine des affaires. Elles deviendront des banques. La principale force motrice de la transformation du modèle commercial et du modèle de développement, la banque légère «centrée sur le client», «efficace et précise», peut être attendue à l’avenir.

La banque en ligne générera davantage de données. La prolifération de données structurées de nature financières, et de plus en plus extra-financière dépasse déjà la portée du traitement manuel et les faiblesses humaines. Or, le taux d’erreurs dans la prise de décision reste élevé. En plus de sa super puissance de calcul, l’intelligence artificielle doit également prendre des décisions relativement objectives en temps voulu sur la base d’une grande quantité de données d’entraînement. Cela suppose encore qu’il n’y ai pas de biais d’algorithme. La finance intelligente chinoise, sera celle qui combine efficacement les données, les algorithmes leur puissance de calcul, et malgré tout l’esprit humain.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur la numérisation du secteur bancaire, je vous propose à lire ci-dessous,

1.https://banque.meilleurtaux.com/banque-en-ligne/actualites/2018-janvier/le-numerique-cree-de-multiples-enjeux-pour-les-banques.html

2.https://www.ciefa.com/transformation-numerique-banque/

3.https://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-revolution-numerique-oblige-les-banques-a-reinventer-le-metier-de-conseiller-506454.html

Je vous invite également à lire cet article, si vous voulez découvrir plus de l’information sur la transformation numérique.

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Les bonnes résolutions pour réduire sa pollution digitale.

Bonjour planète, mes bonnes résolutions digitales

Je vous propose un top 5 des bonnes pratiques à mettre en place pour réduire votre pollution digitale. Cet article sonne comme une liste de bonnes résolutions à adopter en 2021 pour faire du bien à notre terre.

Attention, je ne suis ni militante écologique, ni une fana des technologies. Je suis juste une étudiante qui cherche à trouver un peu de sens à ce qu’elle fait en apportant un peu réconfort à sa terre.

Alors oui, j’étudie le numérique et mon monde est digital. Mais j’aime penser que celui-ci est un moyen de réduire notre empreinte écologique! Utopie? Pensez aux plateformes de 2nd main qui permettent de diminuer nos déchets, à la domotique pour gérer sa consommation d’énergie et bien d’autres domaines… Le numérique à toute sa place en tant qu’acteur écologique !

Outre cette pollution matérielle que produit le numérique, aujourd’hui, je veux m’attarder sur une pollution plus discrète un peu oubliée et souvent ignorée, celle d’Internet.

Regarder un film, envoyer un mail, faire une recherche sur Google, utiliser des applications… Ce sont toutes ces petites actions qu’on pourrait penser anodines qui demandent en fait beaucoup d’énergie et émettent des gaz à effet de serre.

Voici quelques chiffres-clé qui font prendre conscience de cette pollution cachée :

Infographie pollution digitale

Pour réduire cet impact écologique du digital, des solutions existes. Je vous ai sélectionné 5 idées faciles à mettre en place dans votre quotidien pour agir à votre échelle.

Le top 5 des bonnes résolutions pour réduire sa pollution digitale

Solution pollution digitale

Pour finir, n’oublions pas que le numérique n’est pas l’ennemi de l’environnement : les opposer serait naïf, voire médiocre.