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Fiche de lecture – Petite Poucette – M.Serres

Fiche de (re)lecture de « Petite Poucette » par Michel Serres

Un ouvrage qui se dévore et mettant en avant des réalités inavouées.

Michel Serres met avant avec parcimonie les idéologies de la société d’aujourd’hui afin de démontrer une transformation des codes de consommation notamment numériques.

« Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer »

Pour en savoir plus sur l’auteur

Michel Serres est un philosophe historien des sciences et homme de lettres françaises, né en 1930.

Il fut membre de l’Académie française et de l’Académie européenne des sciences et des arts, ce qui lui a valu de publier ses œuvres comme enseignant-chercheur. Ce qui lui a permis également une renommée en tant que philosophe dans son domaine.

Par recommandation, j’ai eu l’opportunité de pouvoir découvrir son ouvrage « Petite Poucette », il y a deux ans. A ce jour, je me suis penchée à nouveau dans une re-lecture pour me remémorer des passages importants dans le cadre de l’ébauche de ma thèse professionnelle.

Ce qui me fait sourire, c’est que ce livre est un grand classique sur l’impact du numérique sur notre société, en seulement 5 pages, l’auteur vous emmène avec intelligence dans sa vision optimiste de l’usage du digital. Il m’a été recommandé à deux reprises, dans deux écoles différentes, ce qui prouve la nécessité des mots utilisés. A lire tel un roman au bord de l’eau.

A travers cette fiche de lecture, je vais vous partager les moments forts de cette œuvre, mais j’aimerai vous inviter à lire ce bouquin si réaliste que surprenant.

Bien que ce livre à été écrit en 2012, l’idéologie reste d’actualité. Avec bienveillance, Michel Serres dénonce les nouvelles générations accrochées à leurs outils numériques, « Petite Poucette » est cette nouvelle société qui a besoin de ses doigts autrement appelé ses pouces pour pouvoir utiliser son outil digital.

Mise en lumière sur une jeune génération

° Elle tient le monde à portée de pouce grâce à la vitesse à laquelle est frappé un SMS

° Révolution du partage engendré par la montée en puissance des réseaux sociaux : apprendre à communiquer virtuellement

° Petite Poucette réinvente un nouveau monde ou s’invente de nouvelles technologies

Michel Serres fait un tendre inventaire des adultes n’étant pas en mesure de comprendre la transition numérique qui s’est opérée. Les jeunes ont été plus en mesure de prendre en main cette nouvelle ère.

Finalement avec ironie et sympathie, le philosophe met en avant la peur du changement, la difficulté à suivre la société, ne pas savoir casser les codes et ses habitudes ; pour les anciennes générations.

Mais, nous sommes tous devenus des « Petites poucettes »

Michel Serres nous incite à avoir un sens critique engagé vers le partage entre les différentes générations.

J’espère vous avoir donné envie de vous évader à travers les 100 pages de cet ouvrage.

Découvrez un moment de partage avec Michel Serres datant de 2014

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Le choc Z – fiche de lecture

Le choc Z, fiche de lecture

La génération Z, une révolution pour le luxe, la mode et la beauté

Le Choc Z a été écrit par Éric Briones (co-fondateur de la Paris School of Luxury) et Nicolas André (directeur du planning stratégique chez Publicis), dans un but de servir de « guide » aux entreprises afin de combler le fossé culturel. Il permet aux professionnels marketing d’adapter leur stratégie.

« Il existe une particularité française, celle d’appliquer à la Génération Z la même analyse que pour les Millennials. Cet amalgame a quelque chose d’humiliant, tant par rapport au pouvoir démographique de cette génération (ndlr. 32% de la population mondiale), que par son poids économique. Selon Euromonitor, la moitié des consommateurs de luxe aura moins de 30 ans, en 2020 ! Mais cette absence de distinguo est aussi totalement absurde tant les différences entre Z et Millennials sont grandes. » Eric Briones

Choc Z

Pour rappel, la génération Z est une génération des personnes nées entre 1995 et 2010. Elle succède à la génération Y et précède la génération Alpha. Elle est définie comme une génération née alors que le numérique était déjà bien installé dans la société.

De ce fait, elle est en permanence connectée à internet et même définie comme digital natives. 98% d’entre eux sont équipés d’un smartphone qu’ils utilisent pour réaliser des achats. Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux font donc en quelque sorte partis d’eux puisqu’ils ont grandi avec.

Influente, insoumise, hyperactive sur les réseaux sociaux, visuel native mais aussi « teenpreneurs » elle entend se dégager de certaines conventions, y compris dans le luxe. Les marques sont inquiètes : une étude de l’Ifop révèle que l’inquiétude n°1 des marques de luxe est le manque d’appétence des jeunes pour ce secteur.  

Pour répondre à cette préoccupation majeure, les auteurs, spécialistes des jeunes générations et du luxe, proposent une analyse concrète de cette génération Z notamment à travers ce livre.

Un archipel de plusieurs tribus

Cette génération y est définie comme un « archipel » de plusieurs tribus avec des fonctionnements divers que les marques doivent minutieusement étudier pour adapter leur communication.

La matrice des 9C

Ici, la matrice des 9C est vulgarisée, et attribue une note de 1 à 5 sur chacun des 9 chocs marketing : Choc archipel, Choc achat/prix, Choc business, Choc visuel, Choc émotionnel, Choc stimulation, Choc influence, Choc indignation, Choc stéréotype. Cette notation permet à l’entreprise d’évaluer ses performances selon les différents domaines.

Des tribus emblématiques

Dans ce livre, l’auteur nous présente notamment les 10 tribus emblématiques de l’archipel Z, en voici quelques-unes :

  • Les body positivist : majoritairement composée de femmes, elles ne se préoccupent pas des préjugés, s’acceptent se trouvent belles malgré la pression sociale existante.
  • Les hypebeasts : passionnés par la mode et le style « streetwear », ils portent ce qui est tendance et sont à la recherche permanente de « coolness ».
  • Les teenpreneurs : fondés autour du culte entreprenariat. Ce sont des esprits novateurs, qui redéfinissent les règles du jeu de l’entreprenariat en se battant pour un objectif.
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La vie choisie de Marc Simoncini

La vie choisie de Marc Simoncini

Fiche de lecture du livre « Ma vie choisie » de Marc Simoncini

Il le reconnait volontiers : j’ai trop d’idées, je vais trop vite, je ne suis pas concentré, pas efficace et pas organisé. Pourtant on est tout de suite bluffé par la quantité de travail abattue par un seul homme. Et même quand certain aurait pas penser qu’il était temps de s’arrêter, Marc Simoncini continue.

Voici comment il présente son livre :

« Je ne suis pas un très bon programmeur, j’ai trop d’idées, je vais trop vite, je ne suis pas concentré, pas efficace et pas organisé ». Ainsi se décrit celui qui a pourtant fondé le site de rencontres le plus célèbre d’Europe, Meetic, et que ses jeunes admirateurs surnomment le serial entrepreneur. Il est vrai que la réussite de Marc Simoncini n’est pas une success story traditionnelle : elle repose essentiellement sur son incroyable culot, sa liberté de ton et de jugement, son esprit visionnaire et son inconscience providentielle.

Des chantiers du BTP où il commence à travailler à la salle de billard où il installe ses premiers bureaux pour se lancer dans l’aventure Minitel, de 3615 GAY à Meetic en passant par la création de iFrance, de son enfance marseillaise au building new-yorkais où il rachètera son principal concurrent, il dit tout, et on peine à y croire. Comment il s’est construit en se fiant à son intuition, comment il a osé créer le premier site de rencontres payant alors qu’internet était encore le royaume du gratuit, la frénésie des roadshows pour lever des fonds et les nuits sans dormir pour boucler les négociations, les coups durs et les échecs sans lesquels il n’y a pas de succès, les victoires inespérées sans lesquelles il n’y a plus d’aventure.

A cent à l’heure, avec un humour décapant et un style personnel, il nous entraîne dans les couloirs du temps et les coulisses d’un parcours étonnant.

3 bonnes raisons de lire ce livre

  • Un discours humble sur les péripéties d’un entrepreneur
  • Une belle démonstration du pouvoir de la résilience
  • La preuve que l’on peut (qu’il faut?) être libre, culotté et hors des codes pour réussir

La citation

« On m’a souvent demandé « si l’on nait entrepreneur ou si on le devient ». Je n’en sais rien, au fond, et je ne fais jamais deux fois la même réponse. Je crois qu’on naît avec certaines qui peuvent aider à entreprendre, elles sont nécessaires mais pas suffisantes et de toute façon on ne sait par avance si on a ces qualités. 

Voilà, certains se lancent un jour, on ne sait pas bien pourquoi. Ils découvrent en marchant leurs qualités, chaque jour ils doivent espérer pouvoir découvrir celle qui leur permettra de tenir encore un peu, d’avancer un peu plus loins. Finalement ils sauront bien plus tard s’ils avaient la plus importante : la résilience. »

Qui est Marc Simoncini ?

Fondateur de iFrance, Meetic et Sensee, Marc Simoncini a également créé sa maison de production (Reborn Production) et développé une marque française de vélos très haut de gamme (Heroin) puis même le premier vélo connecté et intelligent : Angell Bike. Il soutient activement les jeunes à travers son fond d’investissement Jaïna et l’École européenne des métiers de l’Internet (EEMI) qu’il a ouverte en septembre 2011 avec Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com) et Xavier Niel (Free)

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Fiche de lecture : La civilisation du poisson rouge

« Les dernières tendances de recherche 2019 compilées par Google News Lab soulignent à quel point la capacité d’attention du public est courte, les médias passant d’un truc à un autre. Le sujet crucial de la dépendance à nos smartphones et de la perte de notre attention prend de plus en plus d’ampleur. La révolution de l’écran a définitivement changé nos vies.

Ce traité sur le marché de l’attention, complètement dans l’air du temps à attiré mon attention. Maman de 4 enfants, je me rends compte tous les jours à quel point mes enfants ont un temps d’attention et une capacité de concentration courte et je vois bien le rapprochement avec le poisson rouge. Et vous ?

Explication …..le poisson rouge « est incapable de fixer son attention au-delà d’un délai de 8 secondes » ; après, il se remet à zéro.

Et pour en revenir à nos enfants ultra connectés, vous peux-être « Le temps d’attention, la capacité de concentration de cette génération, est de 9 secondes ». Au-delà, son cerveau, notre cerveau décroche. J’ai pu constater à quel point nos/leurs attitudes et nos/leurs postures ont été modifiées ; dans la rue, dans les transports, dans les lieux publics et dans notre/leur intimité la plus privée depuis que les smartphones ont envahi nos/leurs vies.

Quel est le parcours de Bruno Patino ?

 

Bruno Patino est spécialiste du numérique dans les médias français depuis plus de 20 ans. Il a d’abord été le correspondant du journal français Le Monde au Chili. Puis en 1999, il est revenu au journal à Paris et s’’est occupé du numérique. A cette époque, plusieurs journaux ont choisi de réduire leur budget dans le numérique, mais au « Monde » ils ont décidé de faire le contraire. Ils ont opté pour une accélération du numérique à l’intérieur du journal. Ainsi, pendant dix ans, il a créé et dirigé « lemonde.fr ». Il a rencontré et travaillé avec des personnes qui aujourd’hui ne sont plus accessibles. C’était le début, l’ère de l’internet avec le modem et AOL. Google, les magnats des médias sociaux, et même les smartphones n’existaient pas encore. 

Lorsqu’il a quitté Le Monde en 2008, l’internet avait complètement changé avec la consommation du numérique. Il était devenu un média de masse et tout le monde était connecté en continu et dominé par les grandes plateformes numériques que nous connaissons tous aujourd’hui. Il a ensuite travaillé pour la radio à France Culture, puis il a été directeur des programmes et de la transition numérique à France Télévision. Lui et son équipe ont créé la chaîne France TV Info qui est maintenant France Info. Depuis 2015, il est le directeur éditorial d’Arte TV et par ailleurs, depuis 13 ans, le doyen de Sciences Po Paris, l’école de journalisme.

Quel est le sujet du livre « La civilisation du poisson rouge « ?

 

Ce livre est une alerte. Bruno Patino essaie d’expliquer dans son livre ce qui se passe actuellement avec les smartphones dans nos vies. Nous sommes complètement dépendants de nos téléphones et des médias sociaux. Ce n’est pas un accident, c’est le résultat du produit fabriqué par les géants d’Internet pour attirer notre attention « un modèle de servitude numérique volontaire ». Ce livre, qui est sorti en avril 2019 est arrivé au bon moment. Le sujet de l’addiction à nos smartphones est partout maintenant non seulement dans la Silicon Valley, mais bien sûr dans les gouvernements et les médias. Aujourd’hui, beaucoup de personnes sont nombreuses à comprendre leur addiction, et c’est pour cela que je vous conseille ce livre.

La civilisation du poisson rouge ?

C’est nous-mêmes. Notre temps est l’élément le plus précieux de notre vie, comment les géants de l’internet l’utilisent-ils pour s’immiscer de plus en plus dans notre vie privée ? Ils détruisent le temps dont nous disposons pour nous concentrer sur quelque chose de spécifique et d’important. Même si vous essayez de réduire le temps passé sur vos smartphones, les entreprises utilisent les meilleurs outils utilisant la captologie et les neurosciences pour attirer notre attention : nous avons donc toujours besoin de revenir aux écrans « la dépendance n’est pas un effet indésirable de nos usages connectés, elle est l’effet recherché par de nombreuses interfaces et services qui structurent notre consommation numérique ». À savoir la dopamine, molécule du plaisir.

Place à de nouvelles pathologies !

 

Depuis 2012, le temps passé sur nos smartphones a doublé dans la plupart des pays du monde et a déjà atteint un niveau très alarmant. En France, nous passons 1 heure et 32 minutes, 2 heures 37 aux États-Unis et 3 heures en Chine, pour n’en citer que quelques-uns.Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont établi un diagnostic sous recommandation à partir de 30 minutes sur les médias sociaux, notre santé mentale est déjà en danger. En plus de nos smartphones, les millénials et la jeune génération sont constamment connectés à jouer à des jeux vidéo et à regarder des films.

Plusieurs pathologies sont aujourd’hui bien connues :
la nomophobie comprise comme la phobie du no mobile phone (qui était le mot de l’année 2018 du Cambridge Dictionary) qui est la peur à l’idée d’être sans son téléphone portable.
le phnubbing, c’est l’habitude de snober quelqu’un au profit d’un téléphone portable.
l’athazagoraphobie qui est la peur d’être oublié qui devient très dangereuse et qui amène des dépressions chez les adolescents.

Comment ?

 

L’accélération générale a remplacé l’habitude par l’attention, et la satisfaction par l’addiction. Les algorithmes commandent tout, ce sont les machines-outils de cette économie : publicité, contenus….Ils renferment l’internaute dans une bulle où il ne voit que ce que les algorithmes lui disent de voir dans le but de rentabiliser toujours le temps et de le monnayer.« Les algorithmes emprisonnent un utilisateur dans une bulle d’informations, qui l’enferme dans sa propre vision du monde et l’endoctrine avec sa propre opinion ».

Une solution ? Non, mais à nous de jouer maintenant, pour que comme l’écrit l’auteur « notre société ne soit pas peuplée d’humains au regard hypnotique qui, enchaînés à leurs écrans, ne savent plus regarder vers le haut. »

A bon entendeur !

 

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Fiche de lecture : Le new deal vert mondial

Fiche de lecture : Le new deal vert mondial

 

Écrit en 2019, Le new deal vert mondial. Pourquoi la civilisation fossile va s’effondrer d’ici 2028 – Le plan économique pour sauver la vie sur terre, Rifkin nous parle du New Deal Vert comme solution pour lutter contre le dérèglement climatique. L’urgence climatique nécessite une transformation profonde de l’économie mondiale, de la société et des modes de vie.

Jeremy Rifkin nous parle d’une Troisième Révolution Industrielle. La Troisième Révolution Industrielle reposerait principalement sur Internet, l’électricité solaire et éolienne et des dispositifs et machines interconnectés via une plateforme IdO (Internet des Objets).

Comment s’articule cette transformation ? Qui sont les acteurs principaux ? D’où vient l’argent nécessaire pour réussir ce changement ?

Dans cette ouvrage passionnant, Jeremy Rifkin nous répond à toutes ces questions.

Découvrez la fiche de lecture qui vous donnera envie d’en savoir plus !

La transformation énergétique
Le new deal vert mondial
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Fiche de lecture : le bug humain

Le bug humain ou comprendre les raisons de notre inaction face aux problèmes environnementaux…

Découvrez l'essai Le bug humain de Sébastien Bohler

L’essai de Sébastien Bohler, paru en 2019, se lit comme un roman… un roman noir où le drame est l’état dans lequel notre planète va terminer si nous ne changeons pas de comportement. Quelles raisons ont poussé Sébastien Bohler à écrire cet essai ? Il revient sur l’anecdote qui l’a conduit à mener ses différentes recherches pour tenter d’expliquer le drame qui se joue. Ainsi un jour il entend, dans les media, parler de l’alarme lancée par les scientifiques sur l’état de la planète. Puis le lendemain, ces mêmes médias se félicitent d’un nouveau contrat gagné par Airbus… Ce paradoxe où l’être humain est capable de concevoir les technologies les plus brillantes tout en restant bras ballant devant les problèmes environnementaux.

Qu’est-ce qui peut justifier ce « bug » de notre société ?
La définition d’un bug est un défaut de conception d’un programme informatique à l’origine d’un dysfonctionnement. Le bug humain serait donc un dysfonctionnement… Sébastien Bohler, neuroscientifique, nous plonge dans une introspection physique et historique pour nous éclairer sur ce bug.

Mieux se connaître pour mieux comprendre : nos cinq motivations

Ainsi malgré nos connaissances, l’être humain semble incapable d’agir en cohérence avec ce qu’il sait. En remontant le temps à la naissance des hommes, Sébastien Bohler met en évidence nos envies internes ancestrales, celles qui nous ont permis de survivre, de nous développer.

Nous découvrons dans la 1ère partie du livre, les cinq motivations de notre cerveau. Pour être plus précis, le neuroscientifique nous fait découvrir le striatum, petit organe présent dans notre boite crânienne depuis plus d’un milliard et demi d’années. Il nous explique comment notre striatum nous dirige. Ce dernier libère de la dopamine, substance qui nous procure le sentiment de plaisir et qui permet de renforcer un comportement identifié comme un succès.
Fort de cet éclairage scientifique, Sébastien Bohler revient sur nos renforceurs primaires. Nous sommes poussés à toujours reproduire ces comportements, identifiés « à succès » par notre cerveau. Nos motivations profondes tournent donc autour de la nourriture, du sexe, de la position sociale, du besoin d’information, le tout sans effort !

Pourquoi l’obésité se développe dans nos sociétés ? Pourquoi le développement de la pornographie ? Pourquoi toujours plus ? Pourquoi être en possession des dernières informations ?

Autant de besoins à satisfaire, pour répondre à nos motivations ancestrales. Comportement qui, par le passé, a permis la survie de notre espèce, mais qui aujourd’hui devient destructeur. En effet Sébastien Bohler reprend le fil de notre évolution pour chacun de ses besoins. On comprend à quel point nous avons accès à trop, trop de nourriture, trop de sexe, trop d’information…
Il conclue la première partie de son essai en constatant que les humains sont aujourd’hui face à bien plus de réponses que de besoin. Nous ne savons pas nous arrêter car c’est toujours notre striatum qui nous commande. Il souligne, au travers de différentes études scientifiques, que nous sommes « programmés pour en vouloir toujours plus », même si nous constatons tous les jours les impacts sur nos vies et les problèmes environnementaux générés.

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Vue schématique du cerveau et de ses differentes structures
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La surconsommation, l'une des origines de nos problèmes environnementaux

Pourrons nous reprendre le contrôle et limiter les problèmes environnementaux ?

 

Après ce premier constat assez édifiant sur la nature humaine, Sébastien Bohler revient tout d’abord sur notre capacité à contrôler notre striatum. L’une des raisons à notre inaction est le lien avec notre difficulté à nous projeter, nous sommes « prisonniers du présent ». Cet état est relié à notre fonctionnement biologique et à nos connexions neurologiques. Elles ont été configurées depuis des dizaines de millions d’années pour préférer les récompenses immédiates, celles qui nous ont permis de survivre.

L’être humain a poursuivi son évolution, en développant des solutions, de nouvelles technologies. Comment a-t-il fait ?

Sébastien Bohler nous explique que nous avons plusieurs modules dans le cerveau, tout d’abord le striatum, qui gère les fonctions essentielles. Puis le cortex capable de se projeter, d’élaborer des représentations mentales, de planifier des actions, d’inventer des solutions, des technologies. Ces deux modules ont connu une cohabitation agitée. Le cortex inventant au fur et à mesure les matériaux puis les technologies capables de répondre aux ordres du striatum. Mais le cortex a avancé à son rythme, forçant le striatum à patienter pour être contenter.

Mais notre évolution nous a amené à inventer des technologies nous permettant d’aller toujours plus vite. Aujourd’hui nous sommes dans une ère d’immédiateté, le striatum n’a donc plus de raison d’attendre. Notre impatience a grandi et l’auteur nous en montre les conséquences. Il s’agit de la vision court terme et de la satisfaction immédiate de nos renforceurs primaires. Il nous interroge sur la capacité de l’humain a dépassé les objectifs imposés par le striatum et revient sur les différentes solutions.

Sobriété, conditionnement ou conscience

Dans la dernière partie, Sébastien Bohler envisage différentes pistes pour nous sortir de ce bug. Pourrait-on nous satisfaire de plus de sobriété ? Ce pari n’est pas gagné, notre envie de confort étant plus forte que notre liberté, selon lui.
Et si dès notre plus jeune âge, on nous inculquait de nouvelles valeurs ? il prend l’exemple de Mère Térésa qui n’a apriori pas laissé son striatum la diriger. Cette théorie reste fragile car il faut imaginer une échelle de temps très longue pour « reconditionner » notre striatum.

Il interroge le lecteur sur les solutions pour créer du plaisir en stimulant moins le striatum.

Dans cette conclusion il aborde comment après avoir développé notre intelligence, il est temps de développer notre conscience dans nos actes quotidiens. Il fait référence aux méthodologies de pleine conscience. Il cite l’expérience du « grain de raisin » qui doit nous amener à privilégier la qualité à la quantité.

Il complète en indiquant que cela devrait être lié à un développement des échanges de connaissances plus vastes, allié à la norme sociale. Il faudra que nos sociétés valorisent davantage les comportements responsables. Ainsi ils deviendront la nouvelle norme que l’humain voudra atteindre car elle sera attractive et valorisante.

Et alors ?

J’ai dévoré ce roman, qui m’a permis de découvrir une nouvelle vision de la situation dans laquelle nous errons. Il m’a apporté un éclairage scientifique, biologique sur notre inaction face aux problèmes environnementaux et in fine à la destruction de notre planète.

Comprendre que mon cerveau, avec le sentiment de plaisir éprouvé, n’est là que pour satisfaire des besoins ancestraux, pourtant déjà largement comblés dans nos sociétés développées.

Sans une reprise de contrôle de nos vies et de notre avenir en pleine conscience, l’humain continuera d’avancer vers sa perte. Les nouvelles générations devront changer, s’émanciper de nos éducations trop centrées sur nos besoins matériels et de reconnaissance, pour s’élever et finir par renoncer à la quantité et choisir la qualité. Pourront-ils y parvenir avec une société bâtie sur le choix de la croissance, donc sur le « toujours plus, tout de suite » ?

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Découvrez l'essai Le bug humain de Sébastien Bohler

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Fiche de lecture : La Petite Poucette de Michel Serres

Fiche de lecture : La Petite Poucette de Michel Serres

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Découvrez ma fiche de lecture : recommandé par le MBA DMB, La Petite Poucette de Michel Serres décrypte nos nouvelles habitudes de vie qui découlent du digital. « Petite Poucette » est donc un terme en référence à l’usage de notre pouce sur nos téléphones mobiles est devenu un geste quotidien banal.

Cet essai philosophique analyse l’évolution de notre génération, en conflit avec les traditions et les nouvelles technologies.

« Par téléphone cellulaire, ils accèdent à toutes personnes ; par GPS, en tous lieux ; par la Toile, à tout le savoir : ils hantent donc un espace topologique de voisinages, alors que nous vivions dans un espace métrique, référé par des distances.

Ils n’habitent plus le même espace. »

La jeunesse actuelle n’a pas connu les mêmes défis que les générations précédentes : tout est à portée de main, pas de famine, ni de guerre. Une pandémie qui nous rapproche tous désormais par l’explosion du digital, l’usage  démocratisé de nos ordinateurs & téléphones. Nous sommes tous désormais ultra connectés. Les nouvelles générations n’ont donc plus de frontières et plus de limites.

Un nouveau rapport au monde

Le rapport au monde de cette nouvelle génération a maintenant complètement changé. Notre rapport travail, l’accès à l’enseignement, l’espace est totalement bouleversé par les voyages dirigé par nos GPS, et où l’amour est éphémère. Effectivement, tout a changé : les rapports entre pays, les courbes démographiques, le rapport entre les sexes, les relations interpersonnelles…

Michel Serres tire un portrait peu flatteur des adultes : ils n’ont pas saisi l’ampleur des changements actuels. Les adultes ne font que des reproches sans essayer de comprendre le nouveau monde qui les entoure. Le savoir est devenu collectif, connecté, accessible mais malgré cela ils essaient toujours de nous éduquer sans connaître dans des cadres anachroniques (les écoles, campus, amphis).

Vers un monde meilleur ?

Pour l’auteur, l’apparition des nouvelles technologies n’est pas différente de l’apparition de l’écriture ou de l’imprimerie. En effet, de leur temps elles ont appliqué un changement drastique de nos sociétés. Il différencie les sciences dures et douces . Les outils, avancées industrielles permanentes, ont marqué l’Histoire. Les sciences douces, parmi lesquelles l’écriture et l’imprimerie, ont rassemblé les hommes et permis la création d’un monde plural et organisé.

« Le doux organise et fédère ceux qui utilisent le dur. »

Il y a donc une place positive pour les nouvelles technologies. Tout comme l’écriture et l’imprimerie ont permis des avancées politiques et sociales, Internet a le pouvoir de créer un monde nouveau et adapté.

Un regard neuf

Pour la première fois on ne tire pas un bilan désastreux sur notre génération. Le World Wide Web n’effraie pas mais impressionne. On l’admire comme le futur outil d’un changement majeur. L’individualisme, nouvelles technologies, sont analysés sans pessimisme et de manière objective. La description et l’analyse d’un monde en mouvance continue, mais pas forcément pour le pire.

En conclusion, Michel Serres nous invite à arrêter de juger, et engager une discussion générationnelle pour créer un nouveau lien social. Mais aussi innover avec les règles de ce nouveau monde. Un livre enrichissant que je conseille à tout le monde, qui amène à la réflexion et aborder notre monde actuel et ses enjeux.

Vous pouvez d’autres fiches de lecture du MBA DMB ici.

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[Fiche de Lecture] – Le Design Sprint En Pratique – Pauline Thomas

Fiche de Lecture : Le Design Sprint en Pratique par Pauline Thomas

Fiche de lecture

Design Sprint livre

 

« Le Design Sprint en Pratique » un livre vous donnant les clés pour réussir vos Sprints. 25 fiches pratiques, canvas, check-lists et déroulés méthodologiques détaillés !

Recommandé par le MBA Digital Marketing & Business de l’EFAP, le titre de ce livre m’a tout de suite interpellé. Très intéressée par l’UX Design j’ai souhaité en savoir davantage sur les méthodes à mettre en place afin de mener à bien un projet en Design Sprint.

Ayant eu l’occasion d’assister à la conférence de Pauline Thomas, l’auteure de ce livre lors de la Visionnary Day du MBA DMB, je me suis lancée dans la découverte de cet ouvrage.

Qu’est-ce que le Design Sprint ? Quelles sont ses étapes ? Il y a-t-il différents types de sprints ? Voici quelques points clés de l’ouvrage à retenir.

Mais d’abord qu’est-ce que le Design Sprint ?

« Le Design Sprint est un processus flexible de conception centrée utilisateur condensé en 5 jours maximum, visant l’élaboration d’un prototype présentant des solutions concrètes, testées et priorisées qui lance le départ des sprints de développement. Le design sprint s’applique à toute problématique de toute entreprise, de toute expérience utilisateur, qu’il soit humain (expérience client ou expérience employé) ou artificiel (bot, automatisation..), et qui puisse être prototypée. » Nous affirme Pauline Thomas, fondatrice du Laptop et pionnière de l’UX Design en France.

Le Design Sprint est une méthode rendue populaire par Google. Cette méthode est apparue comme une évolution puissante du Design Thinking en réponse au défi des entreprises en pleine transformation numérique.

Cette méthode se déroule sur le même modèle que celui du Design Thinking. On perçoit 2 grandes phases divergentes et convergentes. Le Design Thinking « s’ouvre par une phase de compréhension et de définition du problème à résoudre, prend de la vitesse avec des activités d’idéation et de décision pour aboutir au prototypage afin de tester les solutions retenues, et décélère avec la priorisation finale des équipes. » nous décrit Pauline Thomas.

C’est un outil qui contribue à créer une culture d’entreprise axée sur la créativité, l’ouverture d’esprit, l’autonomie, la conscience, l’égalité et l’empathie. C’est un état d’esprit complémentaire de la méthode de développement agile.

La méthode Agile ?

« Le Design Sprint est un mot-valise pour parler d’une combinaison d’ateliers de Design Thinking intégrés aux sprints de développement. » – DESIGN SPRINT = DESIGN + AGILE

« Le développement agile, appelé aussi développement adaptatif, se caractérise donc par un style de conduite de projet itératif incrémental, centré sur l’autonomie des ressources humaines impliquées dans la spécification, la production et la validation d’une application intégrée et testée en continu. »

La méthode agile a un objectif double : organiser la production informatique et répondre au besoin grandissant de réactivité des entreprises. Ce type de méthode a commencé à faire son apparition en 2001 aux États-Unis lorsque 17 spécialistes du développement de logiciels ont rédigé « Le Manifeste Agile ».


Les valeurs de la méthode agile ?

  1. Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils
  2. Des logiciels opérationnels plus qu’une documentation exhaustive
  3. La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle
  4. L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan (manifeste agile)

Cependant, la méthode Agile ne fait pas tout. « Les développeurs passent 50% de leur temps à résoudre des problèmes qui auraient pu être évités en conception », un chiffre particulièrement marquant présenté dans le manuel.

Comment se lancer dans un Design Sprint ?

Les 6 étapes du Design Sprint :

1. Vision
2. Idées
3. Solutions
4. Tests
5. Planning
6. Spike

Les différents types de Sprint :

 

Le Sprint In : Les Sprints In consistent à cadrer la problématique. Ils donnent un périmètre et préparent à la recherche utilisateur avec un but très précis.

Le Sprint O : Les Sprints O permettent de produire et tester. Ils assurent le lancement du projet en sécurité pour concevoir les solutions et les tester en reliant les Métiers avec l’équipe projets sur les objectifs et la connaissance des clients.

Le Sprint Out : Les Sprints Out servent à actionner le projet. Ce sont des Sprints plus courts qui permettent à l’équipe projet d’aller droit au but.


Ces Sprints In et Out fonctionnent autour de 8 principes :

1. Design : Toute l’équipe prend des décisions de design

2. Intensif : Le Design Sprint est un dispositif artificiel de culture intensive

3. Solidaire : Faciliter un Design Sprint, c’est enjoindre au groupe d’être solidaire du résultat et de sortir de sa zone de confort

4. Perspectives : Compléter la vision des métiers par la perspective des utilisateurs et des équipes

5. Adaptable : Un processus de design s’adapte par essence à son contexte

6. Transmission : Le Design Sprint, courroie de transmission de la culture d’entreprise

7. Continu : Le Design Sprint peut être le début, mais jamais une fin en soi

8. Hauteur : Le Design Sprint est un outil de réflexivité concret

La check list du succès à retenir pour un Design Sprint :

– Valider la nécessité d’un design sprint
– Comprendre le contexte
– Définir le challenge du design sprint
– Définir la durée du sprint
– Convaincre les participants
– Organiser la logistique

Toutes ces étapes sont détaillées dans le livre afin de mener à bien son Design Sprint.
Également, vous trouverez dans le Design Sprint en pratique des méthodes et de nombreux conseils à suivre pour gérer les projets et tenir votre rôle de facilitateur.

Plusieurs outils recommandés dans ce livre pour les facilitateurs et chefs de projets :

  • Communication : zoom, Jitsi, MS TEAMS, Discord
  • Collaboration & brainstorming : Mural, Miro, Google jamboard, Blackboard
  • Prototypage & wireframing en ligne : Figma
  • Quizz et jeux : Klaxoon, Mentimeter, Kahoot
  • Chat : Slack

Les raisons de lire ce livre

  • Des outils utilisables et adaptables à chaque entreprise
  • Des conseils pour réussir ses Sprints
  • Un point de vue d’expert avec Pauline Thomas, pionnière de l’UX Design en France

Et s’il fallait retenir une seule citation ?

« Quel que soit son nom, le Design Sprint est finalement une invitation à s’arrêter et à reprendre son souffle […] Se donner le temps de faire un design sprint, c’est optimiser ses efforts dans la course de fond vers l’amélioration continue. »

pauline thomasPauline Thomas, Auteure du Design Sprint en Pratique

En savoir plus sur Pauline Thomas ?

Pauline Thomas est la fondatrice du Laptop. Créé en 2012, le Laptop est un des premiers espaces de coworking français, désormais reconnu comme centre de formation à la pointe sur les métiers de l’UX Design. Pauline Thomas, pionnière de l’UX Design en France est Sprint Master certifiée par Google depuis 2015. Son expérience de 15 ans dans des start-up, grands groupes, agences, PME, en France et à l’international et ses 10 ans d’enseignement de l’UX lui ont permis de réaliser Le Design Sprint en Pratique.

pauline thomas

Mon feedback sur l’ouvrage

Un livre à lire absolument pour toutes les personnes intéressées par le Design Sprint et l’UX Design. Ce manuel est très complet, il permet de découvrir le développement du Desing Sprint, ses méthodes et son utilisation concrète au sein d’un projet. Après cette lecture, vous saurez comment organiser, faciliter et actionner les enseignements du Design Sprint quel que soit votre projet ou votre entreprise. Les fiches techniques peuvent être réutilisées et adaptées en fonction de vos différents projets.

Je recommande vivement ce livre qui, je suis certaine, me servira dans la gestion de différents projets !

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Ouvrages de référence Transformation digitale

Petite Poucette, un ouvrage de Michel Serres [Analyse]

Petite Poucette de Michel Serres

« Il ou elle écrit autrement. Pour l’observer, avec admiration, envoyer, plus rapidement que je ne saurai jamais le faire de mes doigts gourds […] des SMS avec les deux pouces, je les ai baptisés, avec la plus grande tendresse que puisse exprimer un grand-père, Petite Poucette et Petit Poucet. » p.16

En mars 2012,le nouvel ouvrage de Michel Serres, académicien et philosophe, été publié. Cet essai présente un nouveau concept que Michel Serres a façonné à force d’analyse, celui de « Petite Poucette ». Il interroge également notre génération, perdue entre les traditions éternelles du passé, le présent et le futur technologique, à se réinventer avec et grâce aux Petits Poucets.

Petite Poucette est une œuvre de 84 pages nous plongeant dans notre rapport aux choses et aux êtres qui nous entourent.

Michel Serres est né en 1930, que connaît-il vraiment des générations Y et Z ? Il a toujours été ce professeur attachant et attaché à ses élèves, et n’est jamais tombé dans une forme de condescendance de l’adulte qui regarde de haut l’adolescent. Doté d’un grand esprit critique et d’analyse, il a étudié et compris cette jeunesse troublée par le numérique et les nouvelles technologies mais l’a qualifie de plus en plus efficace.

Qui est Petite Poucette ?

Sans trop vous spoiler, vous l’aurez peut-être compris, Petite Poucette et Petit Poucet désignent tout individu ayant un rapport familier et de manière régulière avec le numérique, ainsi qu’une approche intuitive des nouveaux outils de communication. Michel Serres n’enferme pas ces individus dans une tranche d’âge mais nous donne simplement les caractéristiques permettant de les identifier.

Découvrez la suite de mon article sur LinkedIn, ici.

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Le bug humain : et si on commençait à méditer ?

D’abord soucieuse, puis intriguée, curieuse, et optimiste. C’est un véritable arc-en-ciel de sentiment que m’a procuré la lecture du livre « Le Bug humain ». Dans cette ouvrage, Sébastien Bohler nous explique avec beaucoup de pédagogie « pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher ? ». Il nous offre un nouveau regard sur la progression de la catastrophe écologique que nous vivons et nous invite, d’une façon, à reprogrammer nos cerveaux.

Avec un humour subtile, quelques termes savants et beaucoup d’expériences scientifiques, l’auteur dresse un bilan lourd de conséquence : l’Homme est programmé pour courir à sa perte. Tout cela s’explique par un élément bien plus puissant qu’il n’y paraît : notre striatum.

C’est sur cette partie de notre cerveau que se concentre la première partie du livre. Sébastien Bohler décortique alors avec nous le fonctionnement de cette structure nerveuse, notre « centre de la motivation ». En effet, dans cette petite partie de notre tête est crée la dopamine, notre molécule du plaisir. Pourquoi, alors que nous savons que l’industrie textile est l’un des plus polluant, nous prenons toujours autant de plaisir à faire du shopping ? Pourquoi sommes-nous attirés par les objets de luxure ? Pourquoi, bien qu’on sache qu’ils ne sont pas bon pour notre corps, nous nous obstinons à manger des aliments trop gras, trop sucré ou trop salé ? Pourquoi les hommes sont-ils plus attirés que les femmes par les sites pornographiques ? Pourquoi les femmes ont une tendance à être attiré par les hommes de pouvoir ? Pourquoi les vidéos de chats sont parmi les plus regardées sur le web ? Pourquoi voulons-nous toujours nous procurer les derniers nés des objets connectés ? L’essayiste répond à toutes ces questions et bien plus encore. La réponse est la même pour toute et elle est simple: notre striatum réagit à cinq objectifs fondamentaux: se nourrir, se reproduire, s’élever socialement, s’informer, et minimiser ses efforts pour cela.

Cliquer ici pour découvrir l’article dans son intégralité