Catégories
Actualité Blockchain Cybersécurité Data world Droit numérique E-transformation du monde Robots & IA Smart City Tech & Innovation Transformation digitale

Sous le regard de l’iris digitale

Sous le regard de l’iris digitale

Quelle est la différence entre reconnaissance faciale et vérification faciale ?

Utiliser son visage pour déverrouiller son portable ou marcher sous les caméras de surveillance est devenu tout à fait banal. La reconnaissance faciale et la vérification faciale se sont installées au cœur de notre quotidien.

La ressemblance des termes et le manque de connaissances approfondies concernant l’usage de ces technologies provoquent de grands débats.

 Découvrez les détails avec mon article LinkedIn.

Catégories
Actualité Ecologie Robots & IA Smart City Tech & Innovation Transformation digitale Vie 3.0

Taxi de demain

Si comme nous vous avez eu la chance d’être invité à Vivatech de cette année, vous avez vu comme nous cet engin un peu bizarre, mais plutôt familier. C’est comme un drone, mais géant et automatisé. Voilà en quelques mots comment on vous décrirait le taxi de demain. Voici une petite vidéo vous montrant à quel point nous sommes plus proche du futur que du présent. 

En plus d’être 100% électrique et 100% autonome le Ehang 184 ne nécessite aucune compétence de pilotage, vous ne serez donc pas obligé de rater votre permis de drone 6 fois pour pouvoir vous procurer cet engin. Et pour nos confrères flemmard, c’est un gros point positif.

Nous ne sommes pas à l’abri que le drone taxi soit  le principal concurrent de nos chers ubers et taxis dans les années à venir. Une problématique persiste dans ce débat. Est-ce vraiment sécurisé ? 

Seul des spécialistes pourront vous le confirmer mais si cette nouvelle technologie est mise en activité au sein de notre société, nous esperons bien qu’une batterie de tests auront été effectué au préalable. 

 

Catégories
Actualité Ecologie Economie collaborative Fin Tech Non classé Smart City Vie 3.0

[Innovation] AI to reinvent freight

Venez découvrir mon article publié le 12 mars dernier !

Einride is a Swedish startup being the first actor to test an autonomous electric truck on public roads.

♻️ The highway vehicle’s industry is becoming automative and sustainable.

Voici le lien : https://www.linkedin.com/pulse/innovation-ai-reinvent-freight-valentine-griffon-/?trackingId=%2BbpKjIOiE1xPEoIRIlXzTA%3D%3D

Catégories
E-transformation du monde Non classé Réalité Virtuelle Smart City Tech & Innovation

Le digital dans le secteur de la promotion immobilière

Le digital dans le secteur de la promotion immobilière

Digital et promotion immobilière

Le digital: porte d’entrée du parcours d’achat et de la relation client

Aujourd’hui, et particulièrement depuis la crise du covid 19, tous les secteurs économiques ont opéré leur digitalisation et le secteur de la promotion immobilière ne fait pas exception.

En effet, avec la fermeture des commerces et la restriction des interactions sociales, 2020 aura été l’année de la transformation digitale pour tous les secteurs ou commerces qui n’avaient pas encore décidé de passer le cap. Elle aura aussi été l’année du rayonnement des entreprises déjà digitalisées.

Parallèlement, 2020 aura mis en valeur la priorisation de la relation client. Pour être réussie, toute la communication d’une entreprise doit aujourd’hui être tournée vers l’établissement d’une relation de confiance, de transparence et de proximité.

En 2015, Bertrand Girard, Industry Manager « Immobilier » chez Google, affirmait lors du salon du RENT (Real Estate New Technology) que 90% des projets immobiliers débutaient sur internet.

Avec un processus d’achat long et des investissement élevés, la prise de décision est complexe et entraine souvent de la part des acquéreurs une certaine anxiété. Il est donc primordial pour les promoteurs immobiliers de savoir donner à leurs clients toutes les informations nécessaires. Le but étant d’accompagner activement les clients au cours de leur parcours d’achat.

Aujourd’hui, le digital est la porte d’entrée de l’achat d’un bien immobilier et les promoteurs mettent ainsi leur stratégie digitale au coeur de leur communication et de leur relation client. Plus qu’un processus d’achat, il s’agit maintenant de fournir une véritable expérience utilisateur.

Plusieurs outils au service de la relation client

Le configurateur

Il est possible de modéliser entièrement son logement grâce à une technologie de modélisation 3D. Le configurateur peut être utilisé avant que le logement ait été construit, au moyen de plans réalisés en amont. Il permet ainsi aux futurs acquéreurs de pouvoir mieux se projeter dans la manière d’habiter leur bien et de visualiser plus concrètement le rendu final. Il permet également de laisser aux clients une plus grande marge de manoeuvre pour la personnalisation de leur bien.

La réalité virtuelle

On connait la réalité virtuelle grâce aux jeux vidéos. Les utilisateurs sont immergés, au moyen d’un casque, dans un univers 3D immersif. Les techniques de réalité virtuelle se sont maintenant démocratisées dans de nombreux secteurs. Et notamment dans l’immobilier. En effet, il est aujourd’hui possible de visiter un bien à distance, de manière virtuelle, directement depuis le site web du promoteur immobilier. Les futurs acquéreurs peuvent ainsi se plonger, comme s’ils y étaient, au milieu de leur futur bien. Cette technique est rendue possible par la modélisation du bien en 3D, soit à partir de plans traités par un logiciel, soit à partir d’un système de photos à 360°. Il est ainsi beaucoup plus facile pour les clients de se visualiser le bien et de faire leur choix.

La géolocalisation

La géolocalisation des biens est source de débats parmi les professionnels de l’immobilier et suscite plusieurs interrogations. Les agences immobilières ne tendent pas à donner facilement la géolocalisation d’un bien, de peur que les acquéreurs passent directement par le propriétaire, dans le but d’éviter les frais d’agence. Cependant, pour les promoteurs immobiliers, la géolocalisation des biens sur le site web est source d’une meilleure expérience client. En effet, on n’achète pas seulement un bien, mais aussi tout l’environnement qui va autour. Son emplacement apparait ainsi comme une question cruciale dans le parcours d’achat de l’acquéreur. La présence d’un outil de géolocalisation sur le site du promoteur se voit comme facteur d’une meilleure satisfaction de l’utilisateur.

Focus sur l’utilisation des réseaux sociaux

Réseaux sociaux et promotion immobilière

Les réseaux sociaux sont un moyen pour les promoteurs immobilier de contrôler leur image. Leur utilisation permet d’offrir une plus grande personnalisation de l’expérience client. L’enjeu social media pour les promoteurs immobilier est double. Il s’agit de s’adresser à une cible BtoB avec les élus, les architectes, les agences…etc. Mais aussi de s’adresser à une cible BtoC avec les acquéreurs des biens des différents projets immobiliers. Il est ainsi primordial pour le corps de métier de réfléchir à sa stratégie réseaux. Notamment, par le choix des réseaux utilisés afin de cibler les personnes adéquates, mais aussi par le type de discours choisi. Les réseaux sociaux permettent la promotion des biens, la gestion de l’e-réputation ainsi que la possibilité d’analyser les attentes des acquéreurs. Le but n’est pas d’attirer les likes mais l’engagement de sa communauté.

Une stratégie social media est également le moyen idéal pour les promoteurs immobilier de montrer leur personnalité unique et les nouvelles tendances qui animent le secteur: constructions écologiques, co-living…etc. Il s’agit ainsi d’une bonne opportunité de se positionner comme des acteurs influents de la mise en valeur de nouveaux modes de vie.

Catégories
E-Santé E-transformation du monde Interviews & Rencontres Smart City Transformation digitale

[Interview] Stéphanie Gateau fondatrice de la start-up Handiroad

Interview de Stéphanie Gateau la Fondatrice de Handiroad

La start-up Handiroad, la solution pour sécuriser les déplacements des Personnes à Mobilité Réduite.

J’ai rencontré Stéphanie il y a 8 ans, dans le cadre de ma Licence Pro Management des Projets Commerciaux à l’International à l’université de Bordeaux. A l’époque elle animait des cours sur la stratégie internationale. En effet elle est la fondatrice depuis 11 ans du Cabinet INTERNATIONAL STRATEGY SC, elle accompagne les entreprises françaises dans leur développement sur les marchés étrangers.

Elle est aussi la Fondatrice d’EXPORTUNITY – un incubateur dédié aux startups à l’international.

Depuis 2018 elle incarne la start-up HANDIROAD qui développe une application mobile pour les Personnes à Mobilité Réduite, c’est le sujet dont nous allons parler aujourd’hui !

START-UP HANDIROAD

Place à l’interview :

Bonjour Stéphanie, je vous ai rencontré dans le cadre de votre travail au sein de votre cabinet de conseil en stratégie internationale. Aujourd’hui nous allons surtout parler de digital et de #TechForGood avec votre start-up Handiroad et sa solution d’app mobile qui permet de faciliter et sécuriser le déplacement des personnes à mobilité réduite et de leurs aidants.  Il y a un grand écart entre les deux sujets. Comment est née Handiroad ?

Le lien entre le projet Handiroad et le reste de mon activité c’est d’abord l’international.

En plus de mon activité de conseil en stratégie à l’international, j’avais créé l’accélérateur de start-up EXPORTUNITY – dédié aux startups à l’international, qui permet de sécuriser les porteurs de projets et les projets sur les marchés étrangers.

Je me suis rendu compte que tous les jours, je donne les clés de réussite aux entreprises pour aller dans le monde entier sans avoir réalisé que la question de l’individu n’était jamais envisagée.

Or au quotidien j’ai besoin de 2 compagnons pour me déplacer : un fauteuil et un aidant.

Je me suis donc interrogée, comment rendre le monde accessible à tous ? C’est ainsi que le projet Handiroad a commencé.

Une fois le problème identifié, comment avez-vous développé le concept de la start-up Handiroad ?

Handiroad a pour vocation de porter des projets en faveur de l’inclusion des personnes en situation de mobilité réduite (PMR) au travers de la fédération d’une communauté de PMR et d’aidants bienveillant « Les Anges Gardiens ».

L’objectif est de sécuriser les parcours quotidiens des PMR en prenant en compte leur environnement et celui de leurs aidants au travers d’une application de type MaaS (Mobility As a Service). L’application permet la remontée d’alerte et d’information, la géolocalisation et la mise en relation avec la communauté d’aidants ou de services d’assistance et de secours en fonction des besoins;

La solution complète Handiroad c’est :

 

  • Une appli gratuite pour l’utilisateur,
  • Une communauté de PMR et d’aidants,
  • Un label avec l’afnor pour identifier les lieux bienveillants dès février,
  • D’ici à fin 2021, un relais avec des objets connectés à domicile ou à porter sur soi

L’idée avec venue avec la pression que j’avais de mon petit garçon qui m’aide beaucoup dans mes déplacements et me disait :

« Mais pourquoi tu ne créées pas le Waze pour les personnes handicapées ? ».

Comme si c’était super simple à faire (alors que le développement ce n’est pas mon métier) !

J’y ai réfléchis et il avait raison, l’application Waze fonctionne autour d’une communauté, chacun peut identifier des accidents sur son parcours et échanger avec les autres. L’idée d’avoir une appli m’a semblé pertinente.

J’ai donc testé la solution Handiroad pendant la start-up week-end : j’ai creusé le sujet de là est apparu l’idée d‘avoir un appli qui permet d’envoyer un seul message à tout mon répertoire de « favoris » en cas de besoin, de demande d’information sur les obstacles dans une destination ou simplement pour prévenir que l’on est bien arrivés. Il ne faut pas oublier que le rôle d’aidant n’est pas facile et génère une certaine forme de charge mentale.

De fait nous avons 2 cibles qui sont indissociables (ce qui est normalement interdit sur le modèle économique des start-ups) :

  • La Personne à Mobilité Réduite
  • L’aidant au quotidien

La start-up Handiroad c’est un projet d’entrepreneuriat autour de l’inclusion grâce à une technologie : le digital. En quoi le digital fait la différence dans votre projet ?

Pour moi c’est l’idée que les nouvelles technologies apportent un vrai sens comme utilisation d’outil face à des problématiques humaines.

Les outils évoluent vite, ils sont manipulés par tous et accessibles facilement.

Le digital c’est pertinent en fonction de ce que l’on en fait, ici on veut inclure l’humain, pour cela c’est un support extraordinaire.

Quelles compétences et métiers de la tech sont nécessaires au développement de la start-up Handiroad ?

Pour l’instant l’équipe est limitée car nous sommes encore à l’étape d’amorçage.

Mais évidemment dans l’équipe nous avons des développeurs qui sont sensibilisés au handicap, car il faut qu’en termes d’usages, l’app soit adaptée. Le point clé c’est la conception inclusive, l’inclusion digitale.

L’inclusion au quotidien, cela couvre l’univers du quotidien : aller chez le coiffeur, aller travailler, créer du lien social. Mais la partie inclusion technologique et digitale est très importante aussi !

J’ai découvert, en parlant avec Philipe Trotin, Directeur de l’inclusion et de l’accessibilité numérique chez Microsoft, que pour être inclusif un outil doit prendre en compte deux conditions :

  • La brique technologie d’origine qui doit être conçue pour être inclusive ;
  • L’interface visuelle qui doit l’être aussi,

Cela signifie que les interfaces ne doivent pas être conçues de manière égale pour tout le monde, mais essayer de permettre à tout le monde un accès équitable, et habiliter chacun de manière aussi équitable !

Nous avons identifié deux partenaires, Microsoft et Facil iti, qui répondent à cette problématique d’ergonomie d’utilisation et qui ont une réelle expertise sur ce sujet.

🙏 1 500 000 ! 💙 Vous avez été plus d'un million et demi à visionner et à partager notre initiative solidaire pour lutter...

Publiée par Handiroad sur Dimanche 15 novembre 2020

 Quelle est la prochaine étape pour la start-up Handiroad ?

Avoir plus de ressources !

Nous manquons de temps et de ressources et on ne peut pas tout faire. Actuellement nous sommes en pleine phase de levée de fonds et c’est forcement plus compliqué quand on fait partie du mouvement pour une économie bienveillante. L’idée c’est de réinvestir systématiquement pour améliorer l’outil, avec l’intégration de la reconnaissance vocale par exemple.

Donc il faut identifier des partenaires légitimes : les régions ou les mairies (en marque blanche), des entreprises intéressées par du covoiturage pour leurs salariés….

Jusqu’ici c’est dur de trouver des personnes qui souhaitent investir pour le bien commun, sans notion de profit. Il faut impliquer un maximum de gens.

Notre objectif c’est la commercialisation et la levée de fonds mais surtout c’est déployer et d’animer la communauté. On aimerait en créer à Paris, à Lyon, mais cela nécessite d’identifier des personnes sérieuses et de confiance pour les animer. On fonctionne sur beaucoup de bouche à oreille en ce moment.

Aussi on va lancer des podcasts par thématique pour bien planter l’univers d’Handiroad.

Avec la start-up Handiroad, vous venez de remporter un award WomenTech Network dans la catégorie « Disability Inclusion », félicitations ! On parle de plus en plus d’inclusion en entreprise. Que pensez-vous de l’inclusion au niveau sociétal ?

Il y a malheureusement encore un travail énorme à faire, on est vraiment à un stade uniquement de prise de conscience et de compréhension des problématiques.

Le passage à l’acte n’est pas fait.

Il y a peu d’actions, mais de plus en plus de personnes sont en train de s’approprier ces sujets (dans l’inclusion il y a tellement de problématiques à traiter !)

Par exemple en ce moment on parle beaucoup de Smart-city, on voit de nombreux projets sur « la ville connectée », « la ville post-covid ». Tout cela autour de l’idée d’avoir des villes qui permettent de se trouver à un quart d’heure de tout : l’école, le médecin, le travail…Sauf que ces projets sont pensés pour améliorer la mobilité des valides, mais généralement on oublie que 1/3 de la population est déjà en exclusion, rien n’a été prévu ces personnes là. (12 millions de personnes ont une forme de handicap en France d’après les chiffres de L’AFP pour Handicap.fr)

On est en train de construire des projets de nouvelle société supposément « plus inclusive » mais qui oublie toutes les personnes qui ont des problématiques de déplacement.

Donc avec Handiroad mon action c’est aussi d’interpeller les décideurs sur ces sujets de société !

En tous cas je suis hyper confiante en la nouvelle génération, vous (les jeunes adultes) êtes formés en prenant conscience de ces problématiques-là. Moi j’ai 52 ans, à mon époque quand j’ai commencé à travailler en entreprise, ce n’était pas un sujet de mettre l’humain au cœur de nos stratégies. On ne nous demandait plutôt de ne pas prendre position ou d’être engagé, désormais c’est le contraire !

Je suis très optimiste pour la suite, on va devoir s’appuyer sur les valeurs humaines pour remonter la pente, il va falloir se serrer les coudes.

D’ailleurs de plus en plus de personnes comprennent les problématiques, avec la pandémie de COVID et le confinement, beaucoup de personnes se sont rendu compte que l’isolement c’est compliqué, c’est le cas des PMR au quotidien, on est confinés toute l’année et on dépend des autres toute l’année.

Pour conclure, vous m’avez confirmé être à la recherche de profils pour vous aider sur la communication ou les partenariats de votre start-up Handiroad. Quel message souhaitez-vous passer aux lecteurs pour leur donner envie de rejoindre l’aventure ?

 

On a tous des talents différents, chacun à sa sensibilité sur des sujets différents. Je vous propose d’être coresponsable pour avancer sur le sujet du handicap et de l’inclusion.

Nous pouvons proposer un stage conventionné pour nous rejoindre sur des postes liés au à la communication et au digital.

Personnellement si je peux à travers cette startup faire avancer les choses alors ça vaut la peine !

Merci encore à Stéphanie Gateau Magy pour cette interview. J’espère qu’elle vous aura intéressé et fait découvrir une autre facette du digital avec la #TechForGood et le Design Inclusif. Enfin n’hésitez pas à tester la version d’essai de Handiraod.

Pour aller plus loin.

 Sur le design inclusif je vous invite à consulter :

Pour tous les sujets qui touchent à la TechForGood :

  • Le site web de TechForGood
  • Le Podcast de La cantine « Tech4good ou bullshit un numérique au service du bien commun est-il possible »
  • L’infographie de Sabine Dang étudiante au MBA DMB

Enfin vous pouvez revoir une interview vidéo de Stéphanie réalisée par Thomas Gouritin, pour Regards Connectés.

Je vous laisse avec le Podcast de La Cantine: Tech4good ou bullshit : un numérique au service du bien commun est-il possible ?

Catégories
Actualité Data world Smart City

La Google City abandonnée à cause du Covid-19 ?

La Google city abandonnée : le projet tombe à l’eau !

En octobre 2017, Sidewalk Labs (groupe Google) remporte l’appel d’offres lancé par Waterfront Toronto pour réhabiliter une friche industrielle de 5 hectares au sud de Toronto : Quayside. Il devait s’agir d’un quartier futuriste utilisant les technologies les plus avancées et les données numériques.

Projet Quayside

Comme en 2050, 70% de la population mondiale vivra en ville, de nombreuses villes cherchent à s’adapter et veulent devenir des « Smart cities« , c’est-à-dire des villes dans lesquelles on améliore la qualité de vie des habitants à l’aide des nouvelles technologies. Le projet de smart city le plus observé et le plus débattu de toute la planète était Quayside il y a encore quelques semaines puisque Sidewalk Labs avait imaginé sa visions de la smart city à petite échelle.

Mais après de nombreux rebondissements, l’entreprise a annoncé le 7 mai 2020 que le projet était abandonné. Elle a justifié cette nouvelle par la crise du Coronavirus. Mais certains doutent de cette explication…

Pour en savoir plus, cliquez-ici !

D’autres articles qui pourraient vous plaire :

Catégories
E-transformation du monde Smart City Tech & Innovation

Voiture et Mobilité du Futur

Infographie : Voiture et Mobilité du Futur

Depuis une dizaine d’années déjà, un tsunami technologique traverse l’industrie automobile. Une course contre la montre a été lancée entre les constructeurs et les GAFAM pour imaginer la voiture du futur. Et pour cause, les schémas traditionnels deviennent de plus en plus obsolètes et la révolution numérique amène à réinventer toute l’architecture matérielle et logicielle des automobiles en permanence. Ainsi, il est possible que le véhicule de demain ne ressemble point aux différents modèles qui ont le vent en poupe aujourd’hui.

De nombreux défis restent à relever pour la voiture de demain (technologiques, industriels, législatifs et écologique), quoique la transition ait été déjà amorcée. Et au vu des diverses caractéristiques attendues pour la voiture du futur, le moins que l’on puisse dire c’est que l’industrie automobile va devoir se réinventer en profondeur dans les années à venir.

Catégories
Economie collaborative Smart City

Le co-living, la tendance en immobilier

Le co-living, un nouveau mode de vie


Dans le cadre du MBA DMB, je rédige actuellement une
thèse professionnelle sur le co-living, la nouvelle tendance immobilière, et les solutions que celui-ci peut apporter aux difficultés de logement dans les métropoles.

Pour ce nouvel article, j’ai décidé de vous en dire un peu plus sur le sujet et de vous dévoiler quelques chiffres-clés.

Le coliving, mais qu’est-ce que c’est?

En anglais, le terme « co-living » signifie « vivre (living) ensemble (co) ».

Le concept du co-living consiste à vivre à plusieurs personnes dans un logement « nouvelle génération » conçu pour la vie en collectivité. En effet, ce dernier comporte des espaces communs et des espaces privatifs pour chacun des occupants.

Les espaces communs sont un salon, une cuisine, … mais il peut également y avoir un jardin, une terrasse, une salle de sport, une salle de cinéma, un potager, etc. Bref des espaces qui sont peu communs dans les grandes villes.

De nombreux avantages

Le co-living donne accès à de nombreux services qui varient selon les espaces. En plus d’être meublés et équipés en linge de maison, la plupart des espaces de co-living font profiter leurs habitants de services comme la Wi-Fi, un service de nettoyage, etc.

Mais certains vont encore plus loin et proposent aux colivers un abonnement Netflix/Spotify, une conciergerie, la mise à disposition de certaines courses du quotidien, de vélos, ou même la livraison d’un repas livré tous les 15 jours !

Le co-living a d’autres avantages pour les habitants :

  • Le premier d’entre eux est le prix du loyer ! Bien que la différence ne saute pas toujours aux yeux quand on compare aux loyers parisiens par exemple, il ne faut pas oublier que tout est compris dans ce loyer : charges, taxe d’habitation, assurance et tous les services évoqués plus haut !
  • Il permet aussi une grande flexibilité car le préavis est court.
  • Surtout, il permet de vivre dans un logement plus grand.

Différents types de co-living

Bien que le co-living s’adresse dans la plupart des cas à des jeunes actifs urbains (souvent Millennials), il existe plusieurs modèles de co-living, chacun s’adressant à des cibles différentes:

  • Le Lifestyle-oriented : centré sur l’expérience de vie avec des services et des espaces haut-de-gamme ;
  • Le Mobility-oriented : adapté aux personnes en transition qui n’ont besoin d’un logement qu’à court terme ;
  • Le Work-oriented : permet aux colivers de travailler ensemble, voire de travailler sur un projet commun grâce à la mise à disposition d’espaces de co-working ;
  • Le Community-oriented : l’expérience de groupe et notamment la communauté sont la raison d’être de l’expérience ;
  • Le Cost-oriented : adapté aux personnes avec peu de moyens financiers ayant des difficultés d’accès au marché traditionnel. Il s’agit des espaces de co-living d’entrée de gamme.

NB: Certains espaces allient plusieurs de ces caractéristiques.

Quelques chiffres (pour la France) :

Co-Living

Le digital au service du co-living

L’expérience de co-living est digitalisée de A à Z. En effet, la recherche du logement, la constitution du dossier, la signature du bail, le paiement du loyer ou même la gestion quotidienne au sein du logement se font en ligne (via une application pour le quotidien).

Ce processus correspond complètement aux attentes des Millennials qui sont des digital natives et recherchent le plus de simplicité possible. « Any time, anywhere, any device »! ».

Ça peut vous intéresser :

Catégories
Smart City Tech & Innovation

La mobilité de demain vu par Arnaud Le Roux

La mobilité de demain !

Découvrez mon interview d’Arnaud Le Roux, acteur incontournable du digital ayant accompagné l’équipe qui a développé le véhicule Link And Go développé par Akka Technologies pour illustrer la mobilité de demain et ses enjeux. Cette interview s’est déroulée dans le cadre de ma thèse portant sur le véhicule de demain et notre rapport à la mobilité du futur.

Notre discussion s’est établie autour de 5 points majeurs afin de démontrer quelle sera notre rapport à la mobilité de demain et comment cette dernière va évoluer dans les années à venir.
Accrochez-vous, c’est parti !

Le démonstrateur Link And Go :

• Le projet

C’est un projet initié par Akka Technologies qui a débuté en 2012 et s’est déroulé sur une durée de 14 mois. Akka Technologies n’a jamais eu vocation à vendre des voitures. Cependant, une grande partie de son business se fait dans le domaine automobile mais aussi aéronautique. Voyant le futur de la voiture autonome arriver, le groupe a désiré démontrer par un prototype sa capacité à travailler sur un véhicule autonome de bout en bout afin d’affirmer que c’est un acteur majeur des véhicules autonomes à venir.

Link And Go

• Le rôle d’Arnaud Le Roux

« J’ai travaillé sur les usages et la communication de la Link And Go. Nous devions réfléchir afin d’embarquer un certain nombre d’usages pour les clients. La promotion et la communication autour du véhicule et les relations presse 2.0 étaient des points primordiaux afin d’aller chercher de nouveaux partenariats ».

• Les spécificités du véhicule

La Link And Go est un véhicule 100% autonome (de niveau 5) et électrique proposant aux utilisateurs de se faire conduire d’un point A à un point B mais aussi de conduire soit même : c’est ce que l’on appelle le « bi-mode ». « Il fallait qu’on puisse retrouver le contrôle sur cette voiture à tout moment. Si une technologie tombe en panne, tu as toujours moyen de dire à la voiture d’avancer ou de reculer grâce à ce bi-mode ». Ce bi-mode est un usage sécuritaire, cet aspect étant très important et primordial dans les véhicules autonomes. Ce véhicule doit impérativement rassurer et occuper les passagers. D’où la présence de nombreux écrans à l’intérieur de l’habitacle de ce concept pour se divertir et interagir avec ce véhicule. « À partir du moment où l’habitacle devient l’équivalent d’un salon, d’une pièce, les gens peuvent partager des choses. Au 21e siècle, ils peuvent partager un écran ».

Les défis de la mobilité de demain :

• La Mobility As A Service

La mobilité de demain va s’inscrire dans un concept de MAAS : Mobility As A Service. C’est un ensemble de technologies et d’usages qui feront que la mobilité ne sera non plus considérée comme une obligation. Cette mobilité va devenir adaptative : elle s’adaptera au moment de vie et aux personnes. La MAAS de demain va permettre de nouvelles situations, de nouvelles mobilités, d’embarquer de nouvelles personnes (handicapées par exemple), et elle va surtout être situationnelle : le véhicule va devenir un réel service. Cependant, de nombreux défis restent à relever comme les situations particulières sur terrains particuliers (aller chercher quelqu’un au 2e étage par exemple). Le véhicule ultime du futur s’adapter en fonction des besoins de chacun.

• La genèse du véhicule volant

Les véhicules volants ont un avenir ! Nous sommes déjà en train de les concevoir. Ce développement va prendre du temps, il va falloir adapter les villes d’aujourd’hui afin de créer différents aérodromes. La conception des villes du futur devra prendre en considération cette important changement. Et cela ne s’arrête pas aux transports de particuliers ; les transports de marchandises vont aussi voir apparaître ce genre de véhicule. « À mon avis, le futur du véhicule autonome est plus volant que sur roue. Toute la mobilité que l’on connaît depuis un siècle est amenée à changer dans les 10-15 ans à venir et pas uniquement pour le secteur BtoC ».

La mobilité va devenir durable :

La mobilité durable est possible mais on est dans une aire pernicieuse car pour faire de l’écologique et du durable, on passe par des moyens de contournement. On reporte des problématiques sur d’autres. Il y a une volonté d’aller vers du plus vert car c’est dans l’intérêt de tous. « Je suis persuadé qu’on va y arriver ! Quand tu vois l’envers du décor des batteries au lithium, tu es choqué par cette production alors que cette technologie n’est pas figée, et on va réussir dans quelques années à faire encore mieux, mais il faut passer par des moments moins sympas et moins vertueux ».

Le voyage va devenir un moment de vie :

Au sein des habitacles, d’autres révolutions vont avoir lieu. La première tendance est l’apparition de l’aptique : la disparition progressive des boutons au profit du tactile et du gestuel. La voiture va également devenir voice first, par le biais de l’IA. « La voiture de demain pourra communiquée avec son environnement, elle sera intelligente et smart data ». La digitalisation des habitacles va aussi constituer une pierre angulaire dans la mobilité, afin d’occuper les passagers. Dès l’apparition de véhicule 100% autonome, l’habitacle va se transformer pour devenir une extension de notre salon. Ce dernier va devenir de plus en plus émotionnel et il va être augmenté, la vitre va envoyer de plus en plus d’informations pour s’adapter à note vision afin de devenir de plus en plus interactive avec le pilote. « L’interaction est un point central dans l’habitacle de la voiture de demain ».

Le développement du véhicule autonome :

« À mon avis, le véhicule autonome de niveau 5 pour moi c’est pour 2027 ». L’ensemble des briques technologiques mais aussi administratives, législatives, se rejoignent en 2027. « À vrai dire, c’est l’aspect législatif lié au véhicule autonome qui me fait le plus peur ». 4 grands sujets doivent encore être étudiés pour pouvoir accroître le développement de ce type de véhicule :

Les équipements, les lois, la question éthique et le coût. Dans des dizaines d’années à venir, les véhicules autonomes et « normaux » cohabiteront ensemble.

Le mot de la fin :

La mobilité de demain sera « As A Service ». Le plaisir de conduite va également disparaître, au profit de l’utilité. La mobilité va répondre à un réel besoin, et sera de plus en plus autonome, tout en ayant certaines limites qui restent encore à définir. Le véhicule en lui-même proposera de nouvelles mécaniques ; il sera interactif et ultra émotionnel. Le tactile et la voice seront des technologies incontournables dans le domaine. Enfin, cette mobilité de demain sera quasi transparente, car elle sera partout autour de nous !