Catégories
Food Tech / Agroalimentaire Inside Digital Revolution interview Interviews & Rencontres Non classé

Rencontre avec Jeremy Lazimi, fondateur de l’agence Yuzü

Agence créative, qui aide ses clients à construire leur  identité de marque et à la déployer en utilisant les meilleurs outils et supports de communication en cohérence avec leurs besoins. Chez Yuzü, conception et réalisation, riment avec créativité et dynamisme. Vous avez besoin de mettre en place une stratégie digital, de créer un site internet ou de réaliser de belles photos pour un de vos projets, Yuzü est là pour vous !

Hello Jeremy, peux-tu te présenter brièvement ? 

Je m’appelle Jeremy Lazimi, j’ai 27 ans et je suis actuellement co-gérant et fondateur d’une agence de communication sur Paris qui s’appelle Yuzü.

Parle nous un peu plus de l’agence !

Yuzü, qui a aujourd’hui 5 ans et compte 4 employés, a été créé pendant ma dernière année de Master avec mon associé Kevin Chamois. Nous l’avons petit à petit orienté vers le culinaire mais nous proposons un panel de services assez variés avec un accompagnement à 360° pour nos clients. Cela va passer par de la production de contenu (photos, vidéos..etc), l’utilisation de ce contenu sur des supports digitaux (création de sites Internet, gestion des réseaux sociaux..etc) et pour finir, l’application d’une stratégie digitale pour atteindre des objectifs business à travers des leviers marketing bien identifiés comme la publicité digitale, le référencement local ou encore du marketing direct avec une partie print que l’on peut réaliser avec les compétences graphiques que nous avons à l’agence.

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ton métier ?

La qualité personnelle la plus importante quand tu es gérant et entrepreneur est la curiosité. C’est quelque chose d’obligatoire, car la curiosité te drive dans la vie de tous les jours pour aller chercher plus, découvrir des nouvelles façons de faire, te remettre en question, t’intéresser à différents sujets..etc

Ensuite c’est la persévérance car rien n’arrive gratuitement, fonder son entreprise demande énormément de travail. Parfois, les ambitions et les rêves contrastent un peu avec la réalité, c’est pour cela qu’aujourd’hui 1 startup sur 500 est pérenne après 3 ans d’existence. Cela n’est pas un mythe, c’est pour cela qu’il faut beaucoup de persévérance pour pouvoir continuer à travailler pour soi.

Du coté des compétences métier, je dirais qu’il faut être un bon gestionnaire, il faut une vision de plusieurs sujets, administratif, juridique ou du management assez poussé pour pouvoir gérer les différents pôles de l’entreprise et pouvoir déléguer par la suite. 

Et enfin, au niveau opérationnel, les compétences nécessaires dans une agence de communication sont la créativité, la maitrise des outils et se tenir au courant des dernières tendances digitales afin de pouvoir gérer au mieux les projets et répondre aux besoins de nos clients.

Que préfères-tu dans ton rôle de gérant ?

Ce que je préfère est la partie management, la partie transmission. Je me suis rendu compte au fil des années que la partie opérationnelle commençait à me lasser. Faire des photos, des vidéos et des montages sont des choses que j’apprécie mais c’est assez répétitif même si chaque client et chaque projet est différent.  J’aime de plus en plus manager des équipes, entreprendre, structurer un pôle, mettre en place des stratégies de A à Z afin de créer de la valeur. 

Avoir géré Yuzü pendant 5 ans m’a permis d’avoir à gérer de nombreuses situations et je suis aujourd’hui capable de prendre du recul sur le métier et de ne plus avoir trop cette partie opérationnelle mais plutôt délégative.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de lancer ta propre entreprise, et est-ce que ça a été compliqué ? 

Contrairement à plein de startupeurs qui ont envie de devenir millionnaire et qui ont eu une idée de génie pendant la nuit, pour ma part cela a plus été une question d’opportunité. J’ai rencontré mon associé à l’école, nous étions tous les deux passionnés de photographie et nous allions photographier les circuits de moto les week-ends pour se faire de l’argent de poche et notre travail a plu. Nous avons rapidement dû créer une entreprise légalement. 

Cela a été assez compliqué car nous ne savions pas réellement ce que nous faisions, nous nous sommes heurtés à des tonnes de problématiques administratives et budgétaires. Il a fallu se poser les questions de la valorisation de notre travail, la structure de nos offres, comment trouver des clients, notre positionnement..etc

Les premières années de la création d’une entreprise sont également compliquées car nous étions dans une logique d’investissement donc ne récoltions pas grand-chose. Nous avons fait quelques erreurs, nous nous sommes beaucoup de fois remis en question jusqu’a trouver le filon d’or et les choses qui fonctionnaient pour Yuzü. Les premiers temps sont des périodes de tests et de découvertes, il a donc été compliqué d’être rentable dès les premières années. C’est un travail de tous les jours mais c’est une belle expérience ! 

Pour toi quelle place prend le digital dans le secteur du culinaire ?

Notre agence est en effet spécialisée dans le culinaire et ces dernières années nous avons eu l’occasion de travailler avec différents types de clients comme des traiteurs, des industries agroalimentaires, des chefs, des restaurants…etc et nous remarquons qu’il y a une réelle digitalisation du secteur food. Que ce soit par des critères de visibilité ou de notoriété mais également dans des logiques de développement business. Il y a encore quelque temps, les industries agroalimentaires qui n’étaient absolument pas ouvertes au B TO C, ouvrent aujourd’hui des sites e-commerce pour développer leurs offres. 

Les méthodes de consommation sont complètement différentes de nos jours, nous consommons sur notre téléphone, sur internet, nous choisissons un prestataire ou un produit parce que l’image est belle ou que l’expérience digitale nous plaît. Il y a quelques années nous n’avions pas autant de choix. 

Le digital prend une grosse place dans la stratégie des entreprises dans le secteur food de par la notoriété, la crédibilité, l’atteinte d’objectifs business, le développement d’offres, la découverte de nouveaux produits, de développement de la cible. Ce qui est intéressant avec le digital est qu’il existe des metrics qui permettent de mesurer et de rassurer tous les chefs d’entreprises dans ce secteur là, là où la communication classique est peut-être plus desuète. 

Pour résumer, la place que prend le digital dans le secteur de l’alimentaire et de la restauration est énorme et primordiale. Même au niveau de l’essence du business, avec par exemple les platerformes de livraison, elle semble même indispensable.

A ce sujet, je vous conseille de lire cet article qui traite de la place du digital dans l’alimentaire.

Un mot pour finir ? 

L’agence Yuzü est en pleine phase de développement pour les prochaines années ! N’hésitez pas à nous contacter pour discuter de vos projets.

⬇️ Rejoignez Yuzu sur les réseaux sociaux ⬇️

Ou contactez les via leur site internet 🍋

Catégories
Alumni MBADMB Interviews & Rencontres

Carla Inacio, social media account manager chez Ogilvy

Interview de l’alumni du MBA DMB, Carla Inacio.

Carla Inacio

Je vous invite à lire l’interview que j’ai réalisée avec Carla Inacio pour découvrir son parcours scolaire et professionnel.

Hello Carla, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Carla Inacio, j’ai 24 ans et je suis actuellement Social Media Account Manager chez Ogilvy Paris (ex. Social Lab) depuis quasiment 2 ans. Auparavant, j’ai vécu 2 ans en Chine et plus particulièrement à Shanghai où j’ai intégré le MBA DMB de l’Essca puis y ai effectué mon stage de fin d’études. Une expérience hautement enrichissante que je recommanderais à n’importe quel expert digital en devenir.

Quel est ton parcours académique avant d’intégrer le MBA Digital & marketing Business ?

J’ai effectué un baccalauréat littéraire spécialité Art Plastiques qui m’a permis d’acquérir de belles références et inspirations artistiques, utiles dans mon métier au quotidien. J’ai à la suite du lycée intégré l’EFAP (école des nouveaux métiers de la communication) pendant 4 ans et enfin choisi de faire le double cursus Efap/Essca Shanghai avec le MBA DMB.

Avant d’intégrer Ogilvy, quelles ont été tes expériences ?

J’ai eu la chance d’effectuer plusieurs stages avant d’obtenir mon premier CDI.

Dans un premier temps, j’ai débuté dans le secteur de la communication chez Air France au sein du service de Presse international de la compagnie avec une mission d’assistante attachée de presse et de community manager.

Ensuite, j’ai eu l’opportunité de réaliser un autre stage chez Ogilvy Paris avec des missions de PR et de Social Media.

Une fois un pied dans le monde des agences, il est très facile de se créer un réseau : ce qui m’a permis d’intégrer Fred & Farid en tant qu’assistante Social Media Stratégiste.

J‘ai intégré le MBA DMB à Shanghai où nous avions chacun une mission de Junior Consultant dans une entreprise dédiée.

Enfin, pour mon stage de fin d’études, j’ai eu la chance d’intégrer KAWO, une petite startup intégrée dans une agence de pub chinoise avec pour business modèle de proposer une solution de publishing, benchmarking et reporting social media (Wechat, Weibo, TikTok).

As-tu une journée type ?

On ne peut pas dire qu’il y ait vraiment de journée type quand on est Account Manager. Cela dépend réellement de l’activité de nos clients. Notre mission principale est d’orchestrer un projet de campagne de A à Z et de résoudre tous les problèmes ou autres « sorties de brief » du quotidien.

Un bon Account doit sans cesse chercher des alternatives. Il est également le vrai point de chute de toutes les parties : direction artistique, conception rédaction, média et garant de la stratégie.

Quelles sont tes missions actuelles ?

Account Management : point de contact privilégié des équipes internes, clients & prestataires

Recommandations stratégiques Social Media pour les clients du groupe Social Lab France et Ogilvy Paris

Lead et review des livrables pour s’assurer de la qualité des propositions et du bon respect des attentes clients

Consulting en Social Media sur les clients du groupe et new business

Gestion des opérations Social Média en collaboration avec la création et les équipes média

Management des Community Managers

Mise en place des KPIs et suivi des campagnes en collaboration avec le paid media (équipe intégrée)

Suivi des performances (paid & organic)

Suivi de la rentabilité des projets et budgets

Quels souvenirs gardes-tu du MBA DMB ?

De très bons souvenirs. Une expérience très enrichissante et surtout des professionnels et experts en leur sujet. Le tout dans la ville du futur : Shanghai.

Des conseils pour les étudiants de cette rentrée 2021-2022 ?

Le meilleur conseil que je puisse donner est d’aller à l’étranger : « Soyez curieux et sortez de votre zone de confort ! »

Merci Carla pour cet échange !

Catégories
Alumni MBADMB Interviews & Rencontres

Interview Sabine DANG, cheffe de projet évènementiel au sein de la Fondation Yves Rocher (ex-MBA DMB).

Interview Sabine DANG, cheffe de projet évènementiel au sein de la Fondation Yves Rocher (ex-MBA DMB).

Cher réseau, je vous invite à découvrir mon dernier échange avec Sabine DANG, cheffe de projet évènementiel au sein de la Fondation Yves Rocher (ex-MBA DMB).

Bonjour Sabine. Pourrais-tu te présenter ?

Je m’appelle Sabine DANG, j’ai 24 ans et je travaille actuellement au sein de la Fondation Yves Rocher en tant que cheffe de projet évènementiel. J’ai intégré la Fondation lors de mon stage de fin d’études, dans le cadre de mon MBA Digital Marketing & E-business (EFAP).

Lors de cette expérience, mon poste était orienté vers des missions de communication digitale (animation des réseaux sociaux, gestion du site, la mise en place de stratégies SEO/SEA, conception de newsletters). À la suite de ce stage, j’ai été embauché en CDD pour des missions d’évènementiel.

Pourrais-tu nous en dire plus sur ton parcours académique ?

À la suite de mon baccalauréat, j’ai intégré une classe préparatoire. Je l’ai rapidement arrêté afin de partir en mission humanitaire au Vietnam. Une fois rentrée en France, j’ai suivi une licence en droit international-européen à la Sorbonne pour ensuite intégrer l’EFAP à Lille en 4ème année. J’ai ainsi conclu mon projet académique avec le MBA DMB. À mon avis, ce MBA est une excellente formation pour comprendre les enjeux liés à la transformation digitale.

Avant d’intégrer la Fondation Yves Rocher, quelles ont été tes expériences ?

Dans le cadre de ma licence de droit, j’ai pu réaliser des stages en qualité d’assistante juridique.

Lorsque j’ai choisi de m’orienter vers le marketing digital, j’ai eu l’opportunité de réaliser des stages chez Société Générale (Responsable Junior partenariats) et Ma French Bank (Consultante Junior).

Au sein de Société Générale, j’ai pu contribuer au développement des partenariats, à la gestion d’évènements ou encore à des missions de communication.

J’ai également eu l’opportunité d’accompagner l’entreprise Ma French Bank dans la résolution de certaines problématiques business, telles que la proposition d’axes de communication auprès des jeunes. J’ai ainsi participé à la conception de recommandations stratégiques autour de produits et services spécifiques (comme le parcours UX de l’application et du site internet, le développement d’une offre Premium …).

Personnellement, j’ai aussi accompagné différentes associations dans leur stratégie de communication.

Plus précisément, quelles sont tes missions au sein de la Fondation Yves Rocher à ce jour ?

Je m’occupe de l’organisation du festival (octobre 2021) pour les 30 ans de la Fondation en Bretagne (Gacilly).

La Fondation est indépendante de la marque. Elle a été quand même créée par la même personne. Cependant, nous sommes bien une partie intégrante du groupe.

Je travaille au sein d’une petite équipe. L’organisation d’un événement de cette ampleur me donne quotidiennement l’occasion d’en apprendre davantage et de développer des nouvelles compétences.  

Dans un premier temps, l’évènement sera destiné aux équipes internes afin de célébrer les 30 ans de la Fondation. Nous allons ensuite organiser une journée dédiée aux enfants afin de leur faire découvrir la nature. Pour conclure, nous allons proposer des activités ludiques au grand public.

As-tu une journée-type ?

Pas vraiment … entre le télétravail et le présentiel c’est difficile d’avoir des journées qui se ressemblent. Je me déplace régulièrement en Bretagne. Lorsque je suis au bureau, mes journées sont rythmées par des réunions. Cela m’incite également à bien définir mes priorités et les sujets à aborder rapidement.

Ces derniers jours sont assez intenses, notamment depuis le lancement de notre activation avec Microsoft sur Minecraft, en France !

Qu’est-ce que t’aimes le plus en ce que tu fais quotidiennement ?

Avant tout, la cause pour laquelle je milite ! Aujourd’hui, grâce à la Fondation Yves Rocher, j’ai la chance de relier mon projet professionnel à ce qui m’anime quotidiennement. Je suis heureuse de me réveiller le matin et de savoir que je fais quelque chose d’utile.

Mon expérience actuelle m’aide quotidiennement à renforcer mes soft skills, comme le travail d’équipe, le sens de l’organisation ou encore la capacité d’être flexible.

En termes de compétences, j’ai eu l’occasion d’exploiter tout ce que j’ai appris lors de mon année au sein de MBA DMB, notamment en termes de communication et marketing digital. C’est grâce au MBA DMB que j’ai pu être opérationnelle dès le début. Je le recommande vivement !

Merci Sabine pour cet échange !

Catégories
Apps Blog Création d'entreprise E-ducation Ed Tech Entreprendre Fin Tech French Tech Inside Digital Revolution Robots & IA Startup Tech & Innovation

Échange avec la DG d’EdTech France, Anne-Charlotte Monneret

Diplômée de Science Po, ancienne professeure de Lettres, membre de l’association “Le choix de l’école”, Anne-Charlotte Monneret est aussi animatrice du podcast « EdTech France », mais surtout déléguée générale de l’association éponyme, qui, comme indiqué sur son site internet, “fédère les entrepreneurs français qui ont décidé de rendre la technologie et l’innovation utiles à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la formation tout au long de la vie”.

Me questionnant sur l’accompagnement des enseignants par le numérique pour la rédaction de mon mémoire de fin d’études au MBADMB, c’est une évidence pour moi de recueillir l’expertise et l’avis d’Anne-Charlotte pour étoffer ma réflexion. C’est elle-même qui me le confirme : “Au sein d’EdTech France, nous sommes sur l’Education nationale, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, mais l’Éducation c’est le segment de marché que je connais le mieux, car je suis passée de l’autre côté de la barrière.”

Je suis ravie de vous partager notre échange dans cet article, qui viendra enrichir mon mémoire sur la place du numérique dans l’enseignement.

Le lien juste ici : https://www.linkedin.com/pulse/%25C3%25A9change-avec-la-dg-dedtech-france-anne-charlotte-monneret-goirand/?trackingId=1y8Z0b2%2BQ6yD5MGDJFV55g%3D%3D

 

Catégories
E-Santé Inside Digital Revolution Non classé Robots & IA Santé Tech & Innovation

Le knowledge graph ou l’art de rendre l’information intelligible

Le knowledge graph ou l’art de rendre l’information intelligible

 

 

 

 

Knowledge_graph_1

 

 

 

« Ce serait merveilleux que Google comprenne que vos termes de recherche ne sont pas que des mots, mais qu’ils correspondent à des choses concrètes, comme un bâtiment ou un animal, et pas simplement à des chaînes de caractères ».

 C’est ce qu’avait dit Jack Menzel, le Directeur des produits pour Google Search, et c’est ce qui arriva en 2012, quand Google fut un des premiers à lancer et développer sa nouvelle extension connue sous le nom de knowledge graph ou littéralement : le graphe de connaissances.

 

Mais qu’est-ce que le knowledge graph exactement ?

Le Knowledge Graph est une compilation d’informations sémantiques provenant de nombreuses sources, dont Wikidata (base de données interne à Google), Wikipédia, ou le World Factbook de la CIA. En plus des informations textuelles, celui-ci condense de nombreuses autres données structurées, incluant des hyperliens vers d’autres sites. Il s’agit d’une base de connaissances compilée par Google à partir d’un ensemble de ressources qui sont pour la plupart accessibles sur internet. Elle résulte des fonctionnalités intelligentes du moteur de recherche pour mettre en relation les résultats de la SERP et les requêtes.

Aujourd’hui, le Knowledge Graph permet de donner des informations sur des personnalités publiques, des entreprises, des dates historiques, des lieux présents sur Google Maps, des adresses emblématiques, la météo, les résultats sportifs, des recettes, des images provenant de Google Images, etc.

 

 

Pour tout utilisateur, le Knowledge Graph de Google est représenté par le bloc d’informations directement visible sur la page de recherche qui apparaît du côté droit, en même temps que les résultats affichés lors d’une requête. Ce bloc possède un nom : le Knowledge Panel. Il contient un maximum d’informations pertinentes et essentielles sur le sujet recherché par l’utilisateur, toutes étant tirées du Knowledge Graph.

 

Pour Google, comme pour les utilisateurs, le Knowledge Graph est un outil à la fois simple et puissant. Les utilisateurs accèdent aux informations essentielles de leurs requêtes sans avoir à se rediriger vers d’autres services que Google.

En plus de ces informations, il propose des liens pour en savoir plus sur des sujets proches de celui recherché et opère également quand cela est nécessaire, une désambiguation de la requête demandée. Par exemple, pour la requête « avocat », cherchez-vous des informations sur le métier ou sur le fruit ?

Le knowledge graph de Google contient plus de 500 millions d’objets, ainsi que plus de 3,5 milliards de faits sur ces différents objets et les relations entre eux. 

Il améliore la recherche Google de trois manières principales :


– Trouver le bon résultat
 : une recherche non seulement basée sur des mots-clés mais aussi sur leur signification.

– Obtenir le meilleur résumé : recueillir les informations les plus pertinentes à partir de diverses sources en fonction de l’intention de l’utilisateur.

– Approfondir et élargir la recherche : découvrez plus que ce que vous attendiez grâce à des suggestions pertinentes.

 

 

 

Un exemple ?

Si vous recherchez une personnalité sur Google, comme Elon Musk, le Knowledge Graph affichera un résumé de son profil : son nom, son métier, une courte biographie, les dates importantes de sa vie, ses œuvres majeures et les recherches généralement associées à cette requête. La recherche d’un film qui vient de sortir au cinéma donnera son affiche, des critiques, et des horaires de projection pour votre cinéma local (si la localisation est activée sur l’appareil) sous la forme d’un carrousel interactif situé en haut des résultats de recherche.

 

 

Bien que cette représentation graphique de la connaissance ne soit pas récente, elle a gagné en popularité et est aujourd’hui un élément clé pour des applications d’intelligence artificielle liées à la recherche rapide et contextuelle d’informations ainsi qu’à la prise de décision, et qui nécessitent de comprendre le langage humain en leur apportant une dimension sémantique :

 

  • La recherche d’information contextualisée, l’analyse de textes (text analytics). Cela permet d’avoir une vue holistique de l’information concernant un sujet donné en enrichissant les résultats.
  • Les systèmes de recommandation proactifs (quel produit ou quel film proposer mais aussi quel document lire, quel collègue contacter…).
  • Les systèmes de « question answering ». Les graphes de connaissance sont utilisés pour répondre aux questions exprimées en langage naturel.
  • Les robots conversationnels ou chabots. On utilise un graphe de connaissance pour lier des mots et des concepts afin d’apporter la réponse la plus pertinente à la question de l’utilisateur.

Les Knowledge Graphs affrontent des défis majeurs, tels que la gouvernance des données, mais peuvent aussi tout à fait servir de substrat numérique pour unifier la philosophie de l’acquisition et de l’organisation des connaissances à la pratique de la gestion des données à l’ère numérique.

En somme, le Knowledge Graph offre la possibilité à d’autres technologies d’accélérer leur croissance et permet à l’Homme de prendre la mesure de ses propres connaissances.

Les graphiques de Google, Microsoft, Amazon, Facebook ou encore LindedIn sont certainement les plus connus. 

 

Et dans la santé alors ?

 

Comment, par exemple, les données peuvent-elles aider à percer les secrets d’une maladie ou repousser les limites de la science pour découvrir et développer de nouveaux médicaments ?

 

« Chez AstraZeneca, nous exploitons les données et la technologie pour maximiser le temps nécessaire à la découverte et à la livraison de nouveaux médicaments potentiels. À l’heure actuelle, nous intégrons la science des données et l’intelligence artificielle (IA) dans notre R&D pour permettre à nos scientifiques de repousser les limites de la science pour fournir des médicaments qui changent la vie.

La science des données et l’IA ont le potentiel de transformer la façon dont nous découvrons et développons de nouveaux médicaments – en transformant la science-fiction d’hier en réalité d’aujourd’hui dans le but de permettre la traduction de la science innovante en médicaments qui changent la vie. »

Jim Weatherall, Vice-président, Science des données et IA, R&D

 

Il apparait ainsi aujourd’hui que les knowledge graphs ou graphiques de connaissances peuvent aider à la compréhension d’une maladie en rassemblant, analysant les différentes données et informations et en repérant les connexions entre des milliers de sources différentes pour trouver LA réponse.

 

L’utilisation des knowledge graphs et plus largement cette culture axée sur les données, aide aujourd’hui les plus grands acteurs de la santé à mieux comprendre la maladie, à identifier les cibles médicamenteuses avec une probabilité de succès plus élevée, à recruter et à concevoir de meilleurs essais cliniques et, nous l’espérons, à accélérer la façon dont ils conçoivent, développent et fabriquent de nouveaux médicaments car chaque année, la quantité d’informations et de données scientifiques disponibles pour les chercheurs augmente et cela devient très compliqué de décider si telle molécule candidate vaut la peine d’être développée.

 

Ainsi, Chez AstraZeneca, ils commencent maintenant grâce à l’intelligence artificielle et à ces graphs, à exploiter ces vastes réseaux de données scientifiques pour donner à leurs scientifiques les informations dont ils ont besoin sur les gènes, les protéines, les maladies et les médicaments, et leurs relations – comment ils interagissent, travaillent ensemble ou s’opposent, espérant ainsi tirer des conclusions meilleures et plus rapides que s’ils analysent toutes ces données à la main.  Les graphiques de connaissances permettent alors aux chercheurs de poser des questions clés sur les gènes, les maladies, les médicaments et les informations sur l’innocuité afin d’identifier et de hiérarchiser les cibles médicamenteuses. Et, à mesure que les données et les connaissances continuent d’évoluer, les graphiques évolueront également, ce qui signifie que chaque nouvelle expérience bénéficiera de tout ce qu’ils ont appris auparavant.

 

A l’instar de Google ou Amazon, ils cherchent même à développer des graphiques de connaissances personnalisés qui apportent la bonne information au bon scientifique, au bon moment afin que chacun puisse jouer son rôle dans l’avancement de notre compréhension et répondre aux défis suivants :

 

  • Faire progresser la recherche en génomique avec les mégadonnées et l’IA pour pouvoir espérer identifier les variantes, gènes, voies ou autres parties du génome susceptibles de provoquer une maladie, prédire sa progression et sa réponse au traitement.  Cette richesse de données génomiques couplée à l’application experte permet de se concentrer sur l’analyse et l’interprétation des données pour faire avancer la science.

 

  • Utiliser l’IA pour tirer le meilleur parti de chaque expérience avec la construction de modèles d’apprentissage automatique (machine learning) et d’apprentissage en profondeur (deep learning).

 

  • Au-delà de la compréhension de la maladie, permettre aux scientifiques d’en savoir plus sur les données d’imagerie et d’accélérer la conception des essais cliniques.

 

Knowledge_graph_4

 

Par exemple, toujours dans le cas d’AstraZeneca, une raison courante pour laquelle un nouveau médicament potentiel échoue au cours de son développement est qu’il cause des dommages au foie. Mais il est difficile de prédire la toxicité hépatique de manière préclinique. Pour résoudre ce problème, ils ont créé des modèles qui adoptent une approche bayésienne de l’apprentissage automatique, c’est-à-dire qui adoptent une approche probabiliste de l’inférence. Les modèles analysent les données de nombreuses expériences d’innocuité pour prédire si un nouveau médicament potentiel est susceptible de causer des lésions hépatiques, et capturent de manière cruciale l’incertitude de chaque estimation dans une soi-disant distribution prédictive postérieure. Cela améliore la prise de décision, aidant à garantir que seuls les médicaments ayant des effets secondaires acceptables progressent.

 

Ceci et de nombreuses autres applications passionnantes pour l’IA signifient que nous apprenons où nous pouvons mieux exploiter ces nouvelles technologies et automatiser davantage les processus, libérant ainsi plus de temps pour que les scientifiques fassent ce qu’ils font le mieux – repousser les limites de la science pour fournir des médicaments qui changent la vie. 

 

Catégories
Alumni MBADMB Digital Marketing Entreprendre interview Interviews & Rencontres

Rencontre avec un alumni : Antoine Voland-Logerais

10 questions à Antoine Voland-Logerais.

Rencontre avec Antoine Voland-Logerais, ex-dmbien (promo 2016-2017) aujourd’hui très investi dans les alumnis.
Associé fondateur de Puzzle, agence de marketing et de design digital, il nous présente son parcours atypique et nous confie ses meilleurs moments du MBADMB : la semaine d’intégration, la première compétition…
Une année riche en rencontres, qui s’est révélée déterminante pour son avenir professionnel.
Antoine nous parle aussi de l’agence qu’il a co-fondée et des valeurs qu’il véhicule.
L’occasion de donner quelques conseils aux futurs diplômés du DMB et de partager ses lectures incontournables.

Catégories
histoire Ouvrages de référence Transformation digitale

Fiche de lecture – Petite Poucette – M.Serres

Fiche de (re)lecture de « Petite Poucette » par Michel Serres

Un ouvrage qui se dévore et mettant en avant des réalités inavouées.

Michel Serres met avant avec parcimonie les idéologies de la société d’aujourd’hui afin de démontrer une transformation des codes de consommation notamment numériques.

« Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer »

Pour en savoir plus sur l’auteur

Michel Serres est un philosophe historien des sciences et homme de lettres françaises, né en 1930.

Il fut membre de l’Académie française et de l’Académie européenne des sciences et des arts, ce qui lui a valu de publier ses œuvres comme enseignant-chercheur. Ce qui lui a permis également une renommée en tant que philosophe dans son domaine.

Par recommandation, j’ai eu l’opportunité de pouvoir découvrir son ouvrage « Petite Poucette », il y a deux ans. A ce jour, je me suis penchée à nouveau dans une re-lecture pour me remémorer des passages importants dans le cadre de l’ébauche de ma thèse professionnelle.

Ce qui me fait sourire, c’est que ce livre est un grand classique sur l’impact du numérique sur notre société, en seulement 5 pages, l’auteur vous emmène avec intelligence dans sa vision optimiste de l’usage du digital. Il m’a été recommandé à deux reprises, dans deux écoles différentes, ce qui prouve la nécessité des mots utilisés. A lire tel un roman au bord de l’eau.

A travers cette fiche de lecture, je vais vous partager les moments forts de cette œuvre, mais j’aimerai vous inviter à lire ce bouquin si réaliste que surprenant.

Bien que ce livre à été écrit en 2012, l’idéologie reste d’actualité. Avec bienveillance, Michel Serres dénonce les nouvelles générations accrochées à leurs outils numériques, « Petite Poucette » est cette nouvelle société qui a besoin de ses doigts autrement appelé ses pouces pour pouvoir utiliser son outil digital.

Mise en lumière sur une jeune génération

° Elle tient le monde à portée de pouce grâce à la vitesse à laquelle est frappé un SMS

° Révolution du partage engendré par la montée en puissance des réseaux sociaux : apprendre à communiquer virtuellement

° Petite Poucette réinvente un nouveau monde ou s’invente de nouvelles technologies

Michel Serres fait un tendre inventaire des adultes n’étant pas en mesure de comprendre la transition numérique qui s’est opérée. Les jeunes ont été plus en mesure de prendre en main cette nouvelle ère.

Finalement avec ironie et sympathie, le philosophe met en avant la peur du changement, la difficulté à suivre la société, ne pas savoir casser les codes et ses habitudes ; pour les anciennes générations.

Mais, nous sommes tous devenus des « Petites poucettes »

Michel Serres nous incite à avoir un sens critique engagé vers le partage entre les différentes générations.

J’espère vous avoir donné envie de vous évader à travers les 100 pages de cet ouvrage.

Découvrez un moment de partage avec Michel Serres datant de 2014

Catégories
interview Interviews & Rencontres Robots & IA Tech & Innovation UX Voix

8 questions à Amina Esselimani, Head of design chez Speak UX!

8 questions à Amina Esselimani, Head of design chez Speak UX!

Rencontre avec Amina Esselimani, la fondatrice de l’agence Speak UX! spécialisée dans le design conversationnel.
Elle accompagne les entreprises dans l’exploitation des nouvelles technologies de type chatbots ou voicebots, pour transformer les expériences de leurs clients.

 

1) Bonjour Amina, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis designer d’expérience utilisateur de formation. Je suis passée par l’école de design de Nantes, j’ai un master en design d’interaction. Cela concerne tout ce qui est interaction homme-machine… Après mon diplôme, j’ai travaillé en agences de design, pour des grands groupes, des start-ups puis je me suis lancée en freelance en 2016. J’y ai rencontré l’expertise du design conversationnel qui consiste à concevoir des expériences de discussions avec des robots, à travers des produits de chatbot ou de voicebot.

Voyant un fort intérêt dans ce mode d’interaction, utilisant les technologies de compréhension du langage naturel, j’ai fondé en 2019 l’agence de design Speak UX!, qui est spécialisée sur le Design conversationnel.

 

 

2) Comment est né Speak UX ?

En 2016 j’étais en freelance et j’avais commencé par une mission chez Oui sncf où finalement je suis restée trois ans. Pendant cette période une équipe conversationnelle a été créée, j’ai eu l’opportunité  de la rejoindre, de là a commencé mon aventure sur le Design conversationnel.

A côté de ça, j’avais pas mal de demandes d’accompagnement de la part des grands groupes sur ces sujets-là, et pour ne pas décliner ces demandes-là, j’ai décidé de former des designers et donc de créer une équipe… C’est comme ça qu’est née l’agence Speak UX!

Nous avons travaillé ensuite sur plusieurs typologies de bot différentes, et divers secteurs d’activité à travers nos clients (Air france, Accor, Schneider electric, VALEO, etc.) Nous avons évolué dans différents domaines e-commerce, divertissement, pédagogie et nous nous sommes forgé une expertise pointue dans le domaine de la relation client.

 

3) Pourquoi un tel engouement pour l’UX conversationnel ?

 

Côté utilisateur, je pense qu’il y a deux raisons à cela. Il y a cette fameuse promesse du système, de comprendre le langage naturel de l’utilisateur à travers un canal d’interaction simple qui ne nécessite pas d’apprentissage : on a des chatbots qui comprennent des phrases qui ont été naturellement exprimées  par les utilisateurs (et je ne parle bien évidemment pas des boutons qui sont prédéfinis où l’on joue juste un arbre de décision)

La seconde raison est probablement la promesse d’apporter une réponse en temps réel, une facilité d’accès au produit et le fait de ne pas devoir rentrer dans l’architecture métier du produit.

L’engouement côté entreprise, à mon avis, s’explique d’une part par la  performance grandissante  des technologies de reconnaissance de la parole et de compréhension du langage naturel : 

D’autre part,  par la recherche de performance, en automatisant au maximum toutes les petites tâches à faible valeur ajoutée  que pouvait faire un agent ou un télé-conseiller et qui n’apportent pas beaucoup de valeur pour lui. L’objectif est de lui permettre de se dégager du temps pour traiter des sujets un peu plus un peu plus élaborés, un peu plus complexes et souvent plus commerciaux.

 

4) Qu’est-ce qui fait une expérience réussie ?

Chez Speak UX!, nous avons trois piliers pour assurer qu’une expérience sur un bot soit adoptée.

Premièrement il faut que le use-case soit pertinent, qu’on apporte vraiment un service avec de la valeur ajoutée via ce canal. S’il s’agit simplement de traduire une expérience site en conversationnel, il est possible que l’expérience via le chatbot soit même plus dégradée.

La deuxième chose c’est une expérience personnalisée : si on ne prend pas en compte le contexte de l’utilisateur, le fait qu’il pose telle question au bot parce qu’il a déjà contacté le bot ou a fait ce type d’expérience, du coup son besoin n’est pas général, c’est un besoin très spécifique qui est propre à sa situation. La force de cette expérience ‘tunnel’ c’est que l’on répond à un besoin bien spécifique et bien détecté.

La détection du problème ou de la préoccupation du client, pour bien comprendre sa situation, passe par une importante recherche utilisateur. Des connaissances clients que l’on va mettre au service du conversationnel

Ce qui m’intéresse, sur le vocal, c’est non seulement de proposer une expérience personnalisée, mais que le bot soit pro-actif. L’aspect personnalisé de l’expérience se traduit idéalement par la pro-activité du bot et non pas un niveau de personnalisation tel que ‘Bonjour Amina’.

Et le troisième pilier c’est ce qu’on appelle dans notre jargon, une NLU (Naturel Language Understanding) performante donc c’est le niveau de compréhension du langage naturel. On ne lance un produit que si l’on a au moins 80% de compréhension du vocabulaire (intentions). En effet, l’utilisateur passera plus de temps à se faire comprendre par le bot qu’à obtenir s réponse, il faudra attendre la maturité du bot ou  alors je déconseille  d’imaginer une expérience basée sur la NLU ou sur un canal qui invite à l’expression en langage naturel.

 

5) Quelles sont les particularités de la rédaction conversationnelle ? 

La partie rédaction est le métier de l’UX writer. Par exemple, je travaille toujours en binôme avec Samuel Marc, le lead UX writer cher Speak UX! Son challenge : créer une âme et une personnalité au bot afin qu’il s’exprime de manière homogène et cohérente (en accord avec les valeurs de la marque) sur l’ensemble des interactions utilisateur-bot. Cela passe par la création du persona du bot mais également des guidelines conversationnelles qui ont pour but de promettre une expérience simple cohérente, plaisante et efficace.

Parmi ses responsabilités, il est garant de l’ergonomie de la conversation. Il met en application plusieurs maximes et principes pour réussir l’interaction entre les deux locuteurs (bot et utilisateur)

L’UX writer maîtrise plusieurs enjeux de ce mode de communication comme l’aspect naturel de l’interaction : le robot doit adopter les codes d’interaction naturels mais ce n’est pas pour autant qu’il doit se faire passer pour un humain. Les gens préfèrent la transparence, ils préfèrent savoir quand c’est un robot. Et dès que le robot essaie d’avoir des mimiques d’humain c’est très mal perçu. Donc il faut trouver le juste équilibre.

Et dans le vocal ça paraît simple mais c’est très compliqué de formuler des réponses qui sont proches de l’oral, c’est un petit challenge. On a du mal à dire « on », on a du mal à dire « ça », parce qu’on n’a pas l’habitude d’écrire « ça » mais à l’oral c’est ce qui fonctionne… 

Donc l’UX writing c’est à la fois dans l’architecture de la conversation, mais aussi beaucoup dans sa mise en forme. 

En amont, on travaille donc sur la phase créative du « persona de bot » parce qu’on a besoin de définir effectivement le « tone of voice ». On a besoin de savoir comment positionner le bot : est-ce que c’est l’assistant du client ? Est-ce que c’est l’assistant de la marque ?  Est-ce qu’il incarne la marque ? Est ce qu’il est corporate ? Est-ce qu’il est familier ? Est-ce qu’il dit « on, nous, je ? » Est-ce qu’il parle de la marque ? Comment le positionner ?


6) Pourquoi vient-on vous consulter chez Speak UX! ? 

Speak UX! est la première agence de design française spécialisée en Design conversationnel. On vient nous consulter en tant qu’expert sur l’aspect design, mais également pour le développement de POC (Proof of Concept). Nous mettons toute notre expertise au service du client pour l’accompagner sur les dimensions design, produit, stratégique et opérationnel de leur service.

Si je schématise, on vient nous voir pour deux choses : 

– soit les clients veulent explorer le vocal et ils se tournent vers nous parce qu’on on a une expertise sur le vocal. Ils nous confient leur volonté de trouver le bon cas d’usage et le développement du POC.

– soit le client a déjà développé un chatbot ou souhaite le faire, il nous sollicite pour un audit (optimisation des parcours), la mise en place  d’une stratégie, d’une équipe ou d’une process d’industrialisation du bot.

Par exemple un  UX designer  conversationnel de l’équipe design Speak UX! design ou développeur NLU de l’équipe technique intervient en régie chez le client à travers des missions de prestation de service ou sous forme de prestation en forfait.

Nous avons également un troisième volet en pleine expansion qui est celui de la formation au Design conversationnel.  Référencé DATADOCK, nous proposons en tant qu’organisme de formation 3 formations sur le Design conversation (Stratégie, Gestion et Design), des design sprint conversationnels et une formation sur l’UX writing conversationnel. Ces formations s’adressent aux entreprises, professionnels freelance et école de design et école d’ingénieur avec qui nous avons des partenariats.

 

7) Sur quels projets travaillez-vous ?

La chance d’être une agence nous permet de travailler sur différentes typologies de projet et différents domaines d’activité. Nous avons eu la chance d’explorer le vocal dans le médical, automatiser une partie de la relation dans le secteur du tourisme avec les principaux acteurs du marché français, dans l’hotellerie notamment, l’industrie de l’electricité, du luxe, celui de l’automobile, des télécom, de l’enseignement, de l’architecture, etc. Cela nous a permis de monter en compétences métier dans ces domaines.

Les types de projets sont divers et variés, cela concerne pour la plupart de l’automatisation dans la relation client, projets plutôt industriels, mais nous faisons aussi beaucoup d’exploration tel que, le vocal dans l’automobile, le conversationnel dans la réalité virtuelle, le Nos activités s’inscrivent principalement dans un modèle de Recherche et Innovation.

Nous intervenons et accompagnons nos clients à tous les moments du projet si ce n’est la mise en production d’un bot, cela peut être sur de l’opérationnel à travers des missions d’UX design conversationnel, d’UX writing, de développement NLU, de gestion de produit, UI design, Motion design, Sound design, développement d’application de jeu vidéo. Nous ne développons pas exclusivement du conversationnel. Ou alors cela peut être sur des sujets plus stratégiques, pour mettre en place des process, une équipe, réaliser du coaching pour donner de l’autonomie à une équipe de développer son produit. Nous avons également accompagné un grand compte de l’ingénieurisation de leur offre chatbot.

Pour en revenir au marché du conversationnel, concrètement, certains clients nous consultent pour mettre en place des expériences avec des chatbot parce qu’ils souhaitent automatiser certaines questions dans le domaine de la relation client, donc tout ce qui est service après-vente, dépannage, des questions où ça n’exige pas d’appeler le service clients et d’avoir d’attendre vingt minutes, pour juste avoir un « oui » ou un « non » de la part de l’agent.

Généralement on travaille avec nos clients pour voir quels sont les cas où il est pertinent d’automatiser et quels moyens déployer. Aujourd’hui chaque entreprise du domaine de la relation client, travaille sur une automatisation d’une partie de l’expérience client. Et c’est à nous de mettre le curseur pour ne pas dégrader l’expérience client.

Parmi les sujets qui nous excitent on a par exemple travaillé pour une start-up dans le domaine médical où l’on a co-défini l’expérience d’un assistant vocal qui assiste le chirurgien dans le bloc opératoire . Ce type de projet-là, souvent c’est soit des start-ups, soit des grands comptes et leur département innovation qui vient nous solliciter pour voir ce qu’on peut faire avec de la voix ou comment on peut régler une certaine problématique par la voix car ils ont des convictions qu’ils souhaitent tester. Nous avons grand plaisir à les accompagner sur des problématiques souvent passionnantes.

 

8) C’est quoi l’avenir de l’UX conversationnel ?

L’UX conversationnel est un mode d’interaction, sur la forme,  basé sur la reconnaissance et la compréhension des mots. Ce mode d’interaction se retrouve sur des canaux particuliers, des messageries instantanées, applications vocales, objets connectés accueillant des IA… etc.
Les canaux vont évoluer, donc les modes d’interactions associés également.
A mon sens , l’UX conversationnel ne va pas disparaître car c’est le moyen humain le plus naturel pour exprimer un besoin, un désir, auprès d’un système.

L’UX conversationnel ce n’est pas forcément la conversation, un système qui dit des phrases et un utilisateur qui dit des phrases. Pour moi c’est une conversation au sens large avec une marque ou au sein d’un service. Et la conversation, elle peut se faire par des mots, par du clic, par du touch… la réponse n’est pas forcément verbalisée. Des fois le bot va afficher une image et ce sera beaucoup plus clair que s’il verbalisait.  Si ce n’est pas le bot qui converse c’est probablement un système qui réagit. Ça peut être des modules qui changent, le contenu d’une page qui va se transformer, en environnement virtuel ou réel qui va réagir, s’adapter… Pour moi le futur de ce type d’expérience-là, cela ça va être des expériences multi-modales : ça veut dire un coup je vais parler, un coup je vais cliquer, un coup je vais sélectionner, et peut-être même ressentir etc… et la réponse on ne va pas être dans du pur texte. On peut être dans du moitié conversationnel, moitié applicatif. Il faut que ce soit intuitif et naturel.  

 

Exemples de bots :

Ouibot : https://www.youtube.com/watch?v=7egj2eo_ss0

Assistant Google x Oui sncf : https://www.youtube.com/watch?v=d86fABNLG7g

Alexa x Air France : https://www.youtube.com/watch?v=LYC0nHDudqA

Catégories
fiche de lecture Ouvrages de référence

Le choc Z – fiche de lecture

Le choc Z, fiche de lecture

La génération Z, une révolution pour le luxe, la mode et la beauté

Le Choc Z a été écrit par Éric Briones (co-fondateur de la Paris School of Luxury) et Nicolas André (directeur du planning stratégique chez Publicis), dans un but de servir de « guide » aux entreprises afin de combler le fossé culturel. Il permet aux professionnels marketing d’adapter leur stratégie.

« Il existe une particularité française, celle d’appliquer à la Génération Z la même analyse que pour les Millennials. Cet amalgame a quelque chose d’humiliant, tant par rapport au pouvoir démographique de cette génération (ndlr. 32% de la population mondiale), que par son poids économique. Selon Euromonitor, la moitié des consommateurs de luxe aura moins de 30 ans, en 2020 ! Mais cette absence de distinguo est aussi totalement absurde tant les différences entre Z et Millennials sont grandes. » Eric Briones

Choc Z

Pour rappel, la génération Z est une génération des personnes nées entre 1995 et 2010. Elle succède à la génération Y et précède la génération Alpha. Elle est définie comme une génération née alors que le numérique était déjà bien installé dans la société.

De ce fait, elle est en permanence connectée à internet et même définie comme digital natives. 98% d’entre eux sont équipés d’un smartphone qu’ils utilisent pour réaliser des achats. Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux font donc en quelque sorte partis d’eux puisqu’ils ont grandi avec.

Influente, insoumise, hyperactive sur les réseaux sociaux, visuel native mais aussi « teenpreneurs » elle entend se dégager de certaines conventions, y compris dans le luxe. Les marques sont inquiètes : une étude de l’Ifop révèle que l’inquiétude n°1 des marques de luxe est le manque d’appétence des jeunes pour ce secteur.  

Pour répondre à cette préoccupation majeure, les auteurs, spécialistes des jeunes générations et du luxe, proposent une analyse concrète de cette génération Z notamment à travers ce livre.

Un archipel de plusieurs tribus

Cette génération y est définie comme un « archipel » de plusieurs tribus avec des fonctionnements divers que les marques doivent minutieusement étudier pour adapter leur communication.

La matrice des 9C

Ici, la matrice des 9C est vulgarisée, et attribue une note de 1 à 5 sur chacun des 9 chocs marketing : Choc archipel, Choc achat/prix, Choc business, Choc visuel, Choc émotionnel, Choc stimulation, Choc influence, Choc indignation, Choc stéréotype. Cette notation permet à l’entreprise d’évaluer ses performances selon les différents domaines.

Des tribus emblématiques

Dans ce livre, l’auteur nous présente notamment les 10 tribus emblématiques de l’archipel Z, en voici quelques-unes :

  • Les body positivist : majoritairement composée de femmes, elles ne se préoccupent pas des préjugés, s’acceptent se trouvent belles malgré la pression sociale existante.
  • Les hypebeasts : passionnés par la mode et le style « streetwear », ils portent ce qui est tendance et sont à la recherche permanente de « coolness ».
  • Les teenpreneurs : fondés autour du culte entreprenariat. Ce sont des esprits novateurs, qui redéfinissent les règles du jeu de l’entreprenariat en se battant pour un objectif.
Catégories
e/m Commerce Inside Digital Revolution Interviews & Rencontres Social Media Transformation digitale

Le Social Commerce par Anthony Rochand

Le Social Commerce par Anthony Rochand,

CEO Les Experts du Web 

Social Commerce, la tendance 2021 ? 

Anthony Rochand est le CEO et co-fondateur de Les Experts Du Web fondé en 2016 avec son épouse Maud Rochand. Les Experts Du Web est une structure de formation et conseil en communication digitale et influence marketing. Anthony Rochand accompagne les professionnels sur les problématiques liées à la communication digitale, notamment le social media et le social listening. 

Décryptage du Social Commerce avec Anthony Rochand :

Le Social Commerce est un modèle qui consiste à vendre et acheter des biens, des services, des produits directement sur les médias sociaux.

Quelle est votre définition du Social Commerce ?

Le Social Commerce est un modèle qui consiste à vendre et acheter des biens, des services, des produits directement sur les médias sociaux. Ce modèle va permettre aux médias sociaux de dépasser leurs utilisations « classiques » vers une utilisation davantage commerciale. Désormais, on encourage les utilisateurs à y effectuer des transactions. C’est d’ailleurs possible dans certains pays depuis le lancement de Facebook Pay et Instagram Checkout. Ces nouvelles fonctionnalités offrent la possibilité de payer sans quitter la plateforme. C’est un parcours sans couture.

Selon vous les plateformes e-commerce qui soutiennent les interactions sociales s’inscrivent-elles dans le modèle du Social Commerce ?

Il y une convergence entre ce qu’on a pu connaître jusqu’à maintenant du e-commerce et des réseaux sociaux. Les réseaux sociaux deviennent une extension des plateformes e-commerce. Les plateformes qui soutiennent les interactions sociales s’inscrivent également dans le modèle du Social Commerce. Selon moi, c’est même la seconde étape du Social Commerce, à savoir le commerce connecté où tout converge et toutes les plateformes deviennent une extension de la plateforme initiale de commerce.

Quelles sont les formes de Social Commerce ?  

L’objectif du Social Commerce est d’interconnecter les canaux, dans une logique d’omnicanalité. 

Il y a une dominante du Live streaming qui va certainement s’accentuer par sa démocratisation. Je pense aussi à toutes ces rooms qui apparaissent, d’abord sur Clubhouse, maintenant sur Twitter, Facebook… Toutes les plateformes sont en train de copier ce nouveau canal. Je pense que ces rooms peuvent être une forme de marketing entrant pour favoriser le commerce en live sur les plateformes sociales. 

L’influence marketing aussi fait selon moi partie intégrante de ce modèle. Pas mal de records ont été battus sur le nombre de ventes effectuées lors d’un Live. Il faut impérativement considérer les influenceurs dans la stratégie de social commerce.

Est-ce que le Social Commerce est la tendance 2021 ?

Oui, enfin c’est l’une des tendances.

Le Social Commerce est une tendance de fond qui est en train de se développer. Les consommateurs évoluent. Notamment pendant la crise du COVID19 qui a eu un retentissement sur les habitudes d’achats et a favorisé le Social Commerce. Les médias sociaux par l’ajout des fonctionnalités shopping, des leviers de paiement in-app ont ouvert une porte. Au cours de cette année 2021 et même au-delà, il y aura de plus en plus de nouvelles fonctionnalités qui iront dans ce sens.

Pensez-vous que le Social Commerce est une tendance pérenne ?

Oui je pense que c’est un modèle péren. 

Effectivement la pandémie du Covid19 a accéléré son intégration.

C’est un modèle qui a pris une vraie ampleur pendant cette crise. Il a permis aux entreprises pendant les confinements de maintenir un chiffre d’affaires, voire même accroître  celui-ci. Face à ce constat : le modèle est dupliqué sur les plateformes et de plus en plus de marques souhaitent se lancer.  Intégrer les plateformes social media à leurs stratégies d’omnicanalité va très bientôt devenir une nécessité. 

Dans une interview pour IA4Marketing vous avez dit : « Ecoutez la voix du client pour mieux comprendre son client » Pouvez-vous m’en dire plus ?

Cela signifie qu’il faut replacer le client au centre des stratégies. Le client drive l’innovation concernant le Social Commerce, et le futur du commerce. Il faut l’écouter, prendre en considération ses remarques, ses désirs et ses attentes pour mettre en place une expérience client optimale. Il faut rendre un service au client, pas lui vendre un produit. Aujourd’hui, les entreprises doivent offrir aux consommateurs une expérience hyper fluide et mémorable.

On dit que les consommateurs ne veulent pas de produits et de services, ils veulent une expérience, qu’en pensez-vous ?

Je suis tout à fait d’accord !

D’après une étude, 3/4 des clients pensent que l’expérience client est plus importante que la tarification. Une marque doit soigner son expérience sur tous ses différents points de contact avec le client, en ligne, en boutique… Elle doit parvenir à offrir à son consommateur une expérience sans couture à travers une stratégie d’omnicanalité. C’est le gros point faible de certaines marques. Une expérience client optimale permet à une marque de se démarquer d’une autre. Sans cette expérience, impossible de recruter ou de fidéliser. C’est d’autant plus vrai pendant la crise sanitaire puisque qu’il y a une grande volatilité des consommateurs.

Quel est le rôle de l’intelligence artificielle pour le nouveau modèle qu’est le social commerce ?

L’intelligence artificielle atteint un point névralgique sur certains domaines. 

Sur le social commerce, l’IA a un rôle de facilitateur de décision. 

Elle permet l’analyse des tendances, l’analyse des campagnes et la prise de décision. Il y a un duo IA/DATA incontournable à une stratégie de Social Commerce. L’IA par l’analyse des datas peut identifier le visuel au plus fort potentiel de conversion. Malgré tout, il faut garder une intervention humaine pour décrypter et éviter quelques biais.

Les consommateurs en 2021 utilisent de plus en plus le digital dans leurs interactions avec une marque.

Pourtant, ils demandent l’humanisation de ces interactions. N’est-ce pas un peu contradictoire ?

Oui, il y a un paradoxe. Nous sommes à l’ère du conversationnel où le discours unilatéral des marques n’existe plus. Les consommateurs veulent interagir avec les marques, avoir un échange. 

Les bots et les chatbots ont atteint une certaine maturité. Mais effectivement les interactions humaines restent indispensables. La machine et l’homme doivent travailler en équipe. 

Les bots sont super utiles pour renseigner le client sur des questions d’ordre générale (Horaires des boutiques, store locator…) et faire tampon en dehors des horaires d’ouverture du Customer Service. Sur certaines requêtes, plus complexes, l’ homme doit intervenir.

Pensez-vous que l’intégration du Social Commerce permet l’émergence des parcours dits « phygitaux » ?

Oui, bien sûr, pour arriver à développer le digital et le physique, il faut être dans une logique sociale. Les réseaux sociaux permettent de partager l’expérience vécue en magasin et la prolonger chez soi. Et prolonger l’expérience chez le consommateur au travers des réseaux sociaux permet de créer une communauté de promoteurs de marque. 

Rien de tel aujourd’hui que de transformer son consommateur en ambassadeur sur les réseaux sociaux. Ça signifie améliorer la notoriété de la marque et par extension vendre des produits et des services.

Le Social Commerce est un modèle déjà bien implanté en Asie.

Comment le Social Commerce Asiatique va-t-il influencer le shopping en Occident ?

Effectivement l’Asie, notamment la Chine a une longueur d’avance, comme souvent. Le Social Commerce existe en Chine depuis plusieurs années. Les applications chinoises ont leurs propres écosystèmes commerciaux. Elles permettent de vivre des expériences innovantes et réaliser des achats sans quitter la plateforme. On peut le dire, la Chine est un modèle. Le Social Commerce chinois tend à être dupliqué et matérialisé en Occident. Et ça se passe maintenant !

WeChat est l’application numéro 1 de Social Commerce en Chine.

Pensez-vous qu’une application occidentale puisse devenir comme WeChat une super app ?

WeChat est un modèle de Social Commerce. Au départ, c’est une application de messaging, qui a évolué pour devenir un réseau social. Ensuite, elle est devenue une plateforme commerciale. Aujourd’hui les chinois utilisent WeChat pour tout, c’est une plateforme tout en un. 

En occident, on a pas de plateforme équivalente. Snapchat est la plateforme qui a le plus innové depuis 2016, on leur doit quand même les stories. Ils sont également les précurseurs de la réalité augmentée, qu’ils déploient  justement dans une logique de Social Commerce. Je pense que Snapchat est une plateforme qui peut sortir du lot et devenir une application all-in-one de manière un peu différente. TikTok se place également en concurrent sérieux, mais c’est la version occidentale de « Douyin », la version chinoise. 

Pour l’instant en occident, nous sommes encore loin des expériences proposées  sur WeChat. Le modèle évolue, je pense qu’il y a encore de belles innovations à venir !