Aujourd’hui, Loïc C. a accepté de nous partager son parcours et sa passion pour l’informatique qui lui ont permis d’acquérir une base solide de connaissances et compétences afin d’être polyvalent en tant qu’ingénieur d’études au sein d’une Entreprise des Services du Numérique.

 

 As-tu toujours eu une appétence pour l’informatique et les nouvelles technologies ?

 

« J’ai fait un baccalauréat scientifique avec pour spécialité ISN (Informatique et Sciences du Numérique). Cette spécialité est mon premier pas dans le monde de l’informatique avant même de commencer mes études supérieures. Dès la classe de terminale, j’ai écrit mes premiers programmes et le projet de fin d’année m’a même amené à reproduire le célèbre jeu de société Puissance 4. C’était une très bonne expérience, car au-delà de mettre en application la théorie apprise tout au long de l’année, j’ai également réalisé le design du plateau de jeu afin d’avoir une interface ludique pour l’utilisateur.

À la suite de mon baccalauréat, j’ai intégré le Cycle Universitaire Préparatoire aux Grandes Écoles (CUPGE). C’est une formation en deux ans très semblable aux classes préparatoires dites “classiques”, à la différence qu’elle se déroule à l’université et donc les cours sont dispensés par des enseignants-chercheurs, au même titre que pour une Licence ou un Master. L’autre spécificité de cette formation est la possibilité de prendre une spécialité Informatique, contrairement aux prépas scientifiques où on doit souvent choisir entre mathématiques, physique ou chimie. Ce sont deux années durant lesquelles nous sommes formés pour entrer dans des écoles d’ingénieurs sur dossier, et non sur concours. 

La spécialité en informatique que j’ai choisie a confirmé mon appétence pour ce domaine, c’est la raison pour laquelle j’ai postulé dans une seule école d’ingénieur : UPSSITECH. Cette école est étroitement liée au CUPGE de l’Université de Toulouse à la fois car les professeurs sont également intervenants dans d’autres Licences et Masters, mais également parce qu’elle constitue la “voie royale” entre les deux années de cycle préparatoire et l’école d’ingénieur pour beaucoup d’étudiants. Une classe préparatoire intégrée a d’ailleurs été mise en place à UPSSITECH depuis cette année scolaire. »

 

Peux-tu me parler un peu plus de ton parcours au sein d’UPSSITECH et ce que ça t’a apporté ?

UPSSITECH

École d’ingénieurs

« J’ai donc intégré UPSSITECH dans la formation Robotique et Systèmes Interactifs. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une formation bi-disciplinaire : d’un côté la robotique avec des cours plus axés industrie (automatique, informatique industrielle, mécanique, électronique…) et de l’autre, les systèmes interactifs avec des cours centrés sur le développement logiciel et l’aspect utilisateur (programmation, interface homme-machine, traitement d’images et du son…). À titre personnel, c’est le deuxième volet de la formation qui m’a attiré, car je souhaite depuis toujours créer des applications interactives toujours avec un attrait pour le graphisme qui constitue ces dernières.

Les trois années dans cette école ont été très riches tant en apprentissage théorique que pratique. La première année est très généraliste, son objectif est de mettre au même niveau des étudiants venant de diverses formations post-baccalauréat : licence, DUT, prépa… Le projet de l’année était le “Projet Fil Rouge” qui nous a amené à créer notre propre moteur de recherche en langage C et Java, par groupes de 3 à 5 personnes.

La deuxième année a été plus spécialisée, notamment avec nos premiers cours de traitement d’images et d’interface homme-machine. Le projet TER (Travaux d’Enseignements et de Recherche) nous a permis de travailler en collaboration avec la Brigade de Prévention et de Délinquance Juvénile afin de créer une application en réalité virtuelle ayant pour but la prévention des risques liés à l’alcool et aux drogues.

Enfin, la troisième année est une année cruciale pour la majorité des étudiants : avec la possibilité de la faire en alternance, et dans tous les cas en faisant un stage de fin d’études, c’est une opportunité en or pour entrer sur le marché du travail avant la fin de l’année scolaire. De mon côté, j’ai choisi l’alternance, car je voulais absolument avoir l’expérience en entreprise la plus longue possible, sans parler du COVID qui m’a contraint d’annuler un stage de 4 mois au Canada. J’ai intégré l’entreprise Virtual-IT, PME société spécialisée dans l’édition de logiciels. Cette année a été une expérience extraordinaire pour moi, tant sur le plan technique que personnel. J’ai énormément appris, notamment sur le moteur graphique Unity qui a été le principal sujet de mon travail durant l’année. J’ai été aidé, conseillé, accompagné malgré plusieurs mois de télétravail qui ont rendu mon quotidien parfois très monotone. »

 

À côté de ton travail, est-ce que tu as des passions qui touchent au monde du digital ?

 

« J’ai toujours adoré dessiner depuis mon plus jeune âge et cette passion s’est réellement concrétisée sur mes années post-baccalauréat où j’ai commencé à regarder des tutoriels de dessins d’architecture. J’ai réalisé une vingtaine de dessins durant mes deux années de cycle préparatoire, certains même en cours lorsque ceux-ci ne m’intéressaient pas… Jusqu’à cette période, je m’étais uniquement focalisé sur l’art graphique sur papier. Je me suis peu après intéressé au graphisme digital, où là aussi j’ai regardé de nombreux tutoriels sur YouTube pour apprendre à maîtriser des logiciels comme Photoshop et Illustrator. En 2020, en parallèle de mes études, je me suis lancé en tant que freelance dans le graphisme. J’ai notamment pu réaliser divers logos et affiches pour des professionnels et même créer le logo du semi-marathon de Toulouse. Le graphisme me suit encore aujourd’hui dans mon milieu professionnel où je suis amené à concevoir des interfaces graphiques répondant aux exigences de l’utilisateur. »

 

Quels sont tes projets futurs ?

 

« En attente de trouver une mission, je me forme sur des technologies transverses qui me seront utiles dans une future mission, que ce soit pour du développement logiciel ou de la gestion de projet. »