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Pourquoi se lancer dans un programme d’employee advocacy ?

Avec la révolution numérique, l’être humain est devenu le 1er media du 21ème siècle avec les réseaux sociaux.

Durant des siècles, les entreprises se contentaient de publicités basiques en diffusant des messages via des canaux traditionnels. Cependant, une étude de Nielsen montre que « les internautes sont de plus en plus tournés vers leurs réseaux sociaux et les recommandations de leurs réseaux que vers les publicités ».

L’employee advocacy s’est donc révélé comme une nouvelle solution depuis peu, que ce soit pour améliorer l’image d’une marque, pour développer ses ventes ou encore recruter de nouveaux collaborateurs.

Qu’est-ce qu’un programme d’employee advocacy ?

L’employee adocacy (employés ambassadeurs) consiste à promouvoir une entreprise et à faire sa publicité par le biais de ses employés. Elle peut être réalisée sous plusieurs formats et plusieurs canaux. De nos jours, le plus courant et le plus efficace est celui des réseaux sociaux. Les salariés deviennent alors les ambassadeurs de la marque au quotidien.

Cette stratégie permet à une entreprise d’améliorer la visibilité la portée de son contenu partagé sans augmenter ses moyens. Ainsi, les salariés sont invités à promouvoir la marque sur leur différents réseaux sociaux comme LinkedIn, Facebook, Twitter ou encore Instagram.

Connaissant bien l’activité et les valeurs  de son entreprise, le salarié est un excellent porte-parole pour la marque.

Les avantages de l’employee advocacy

Cette pratique apporte de nombreux avantages à une entreprise sur plusieurs aspects :

  • L’image de marque : La parole positive d’un employé permet d’améliorer la crédibilité et l’autorité de l’entreprise dans laquelle il travaille et dans son domaine de compétence.
  • Transparence : Cette pratique améliore la communication avec ses employés. Elle permet aussi un meilleur partage d’informations.
  • Marque employeur : Grâce à une bonne réputation apportée par ses salariés, l’employee advocacy favorise l’embauche.
  • Visibilité : L’employee advocacy améliore l’impact des publications de l’entreprise. Le contenu partagé par les employés touchera davantage de personnes. D’après le blog Hubspot, « les collaborateurs toucheraient en moyenne 6 fois plus de personnes qu’une simple diffusion sur les comptes sociaux de l’entreprise ».
  • Coût : Avec la portée naturelle des messages dans la pratique de l’employee advocacy, une marque peut approcher des clients et des prospects en réduisant drastiquement son budget publicitaire.
  • Crédibilité : Ce programme apporte également une dimension humaine à la relation commerciale. La crédibilité de la marque s’améliore grâce aux interactions qui peuvent être faites entre prospects et collaborateurs via leur comptes personnels
  • Engagement : En impliquant les collaborateurs dans la stratégie d’entreprise, ils se sentent davantage proche de celle-ci. Les liens sont ainsi renforcés et la productivité augmente.

L’employee advocacy est un vrai booster dans la communication des entreprise. Le déploiement d’une telle pratique place les collaborateurs volontaires en fervent défenseur de la marque.

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TikTok pour les marques : 5 conseils pour réussir sa stratégie social média

Vous êtes une marques ? Vous voulez gagner en notoriété ? Retrouvez mon infographie sur les 5 conseils pour réussir sa stratégie social média sur le célèbre réseau social TikToK !

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SHEIN, Zaful, Romwe: La fast fashion détruit tout sur son passage

Femme qui achète sur internet (crédit image: Unsplash image)

SHEIN, Zaful, Romwe: La fast fashion détruit tout sur son passage

Le constat

La situation sanitaire actuelle favorise la consommation de biens ou services via des plateformes digitales et des sites internet dans tous les domaines. Intéressons nous à celui de la mode, du prêt à porter. Ces dernières années ont vues le nombre d’applications de vente de vêtements bon marché exploser. Zaful, Romwe et encore SHEIN, ces sites de la fast fashion ont tout compris (ou pas).

Les grandes chaines européennes de boutiques de vêtements comme Zara font notre quotidien. Collections très régulières (environ 2 par mois avec du réassort de tailles et de nouveaux produits) et magasins omniprésents sur nos lieux de vie partout dans le monde.

Les applications chinoise de mode à bas prix cassent ces codes. Pas de boutique ! Elles se sont faites connaitre grâce aux réseaux sociaux, à leur pub et à celle de leurs utilisateurs. Sur ces derniers points, elles remettent en question la nécessité du contact humain. Les meilleurs conseillers sont les acheteurs. « Taille trop grand », « Identique à la photo », «Agréablement surpris », « Matière agreable »…

La fast fashion chinoise: le colosse aux pieds d’argile

Mais qui sont ces géants chinois qui prennent de plus en plus de place sur le marché de la fast fashion ?

En effet, leur manière de promouvoir leurs produits et le concept pousse à la consommation grâce à un cumul de points. Ces points permettent ensuite d’avoir des réductions. Plus on consomme, plus on a de points. Plus on a de points, plus on consomme.

Effectivement, on cumule des points quand on:

  • achète
  • donne son avis sur le produit reçu
  • publie une photo porté ou non
  • partage le site/produit commandé à un contact

Pourquoi ces sites chinois sont-ils attractifs ?

  • prix très bas
  • des réductions à chaque commande. On ne paye jamais le prix fort
  • un réassort constant des produits et donc on ne se lasse pas
  • des matières et coupes identiques aux chaines de vêtements européennes (Zara, groupe Inditex en général, H&M…) voire aux marques de luxe.
  • un bon rapport qualité/prix (on paye le juste prix et non plus cher)
  • Pas de désillusion. Le prix est bas, il ne faut pas s’attendre à une belle qualité mais on est souvent agréablement surpris (trop habitués à des vêtements chers pour leur qualité).

Et le respect de l’environnement ?

Nous ne sommes pas dupes. Pour les consommateurs, l’origine des articles, le fait que le producteur (dans ce cas travailleurs d’usine) soit rémunéré à son juste coût, la distance de transport et d’autres critères sont pris en compte. Ces derniers motivent, ou non, à l’achat. Les acheteurs veulent des sociétés, des marques éthiques soucieuses de leur Terre.

Et du coup l’environnement dans tout ça ? L’impact carbone est au maximum ! Toujours plus de vêtements à un prix toujours plus faible pour des distances géographiques d’envoi des ventes toujours plus longues. Bienvenue dans l’ère de la fast fashion. Ce sont des produits fabriqués en chine avec un coût de main d’oeuvre dérisoire. Le pire ? C’est l’exportation à l’international. Sans minimum d’articles par commande, le colis est acheminé à son destinataire et parcours tout le globe en long en large. On est bien loin du « consommer local » pour sauver la planète !

Pour découvrir mon infographie sur l’impact du Covid sur le E-commerce mode en 2020, cliquez ici.

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Comment réussir sa stratégie de marketing d’influence en 2021 ?

Qu’est-ce que le marketing d’influence ? Une stratégie qui permet à n’importe quelle marque de gagner en notoriété et en conversions grâce à la popularité d’une personnalité publique.

Retrouvez toutes les clés pour réussir votre stratégie d’influence dans mon dernier article pour le blog du MBA Spécialisé Digital Marketing & Business. Vous découvrirez pourquoi vous devriez faire appel à des influenceurs pour promouvoir votre marque. Je vous donne aussi des conseils pour bien choisir l’influenceur qui correspond à votre entreprise ainsi que les étapes à valider pour faire de votre stratégie d’influence une réussite.

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e-reputation Influence Non classé Social Media

Agent ou influenceur immobilier ?

La crise sanitaire a fortement accéléré la digitalisation du secteur de l’immobilier. Les agents immobiliers ne sont pas forcément formés au digital. Avec cette évolution, ils n’ont plus le choix. Ils doivent s’adapter et intégrer une stratégie digitale à leur profession. Mais attention, cela ne doit pas se faire au hazard. Le métier d’influenceur ne s’invente pas. Ils doivent à tout prix se former pour communiquer correctement.

Les réseaux sociaux deviennent alors une plateforme incontournable.

Découvrez, à travers mon article sur Linkedin, mes conseils pour devenir un agent immobilier 2.0.

Agent immobilier 2.0

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Employee advocacy, une révolution en marche

Employee advocacy, une révolution en marche

Les réseaux sociaux sont devenus des canaux indispensables pour les entreprises, pour augmenter leur notoriété, leur visibilité et leur e-reputation. Mais un dispositif venu d’outre-Atlantique, l’employee advocacy, permettrait de démultiplier leur présence digitale.

Appelé aussi « engagement collaborateur » en français, ce mécanisme consiste, pour une entreprise, à mobiliser ses collaborateurs à la construction de la réputation de l’entreprise, à son attractivité, voire à son développement commercial. Les salariés volontaires sont invités à parler de leur entreprise sur leurs propres réseaux sociaux pour la soutenir et promouvoir ses valeurs (…)

Pour lire la suite de mon article sur Linkedin cliquer ici.

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Social Media : quand la tendance est aux “Balance”

Pour tout comprendre sur cette tendance, remontons en octobre 2017. A l’initiative des femmes d’Hollywood, le mouvement #MeeToo s’empare très vite des médias et des réseaux sociaux, dévoilant des témoignages glaçants de harcèlement et d’agressions sexuelles dans le monde du  septième art. Quelques jours plus tard, la France s’empare de ce mouvement, le rebaptisant #BalanceTonPorc. Un phénomène de libération de la parole s’installe alors plus largement autour des discriminations rencontrées dans le monde professionnel, ne laissant aucun secteur à l’écart. Vous l’aurez compris : la tendance est aux “Balance”. 

Les comptes Instagram “Balance” : le même schéma d’actions

Tout commence par la création d’un compte Instagram anonyme, visant un secteur précis. Les créateurs/trices du compte relayent des témoignages anonymes de personnes ayant été victimes ou témoins de discrimination. La seule information non anonyme étant le nom de l’entreprise où se sont passés les faits. Pour n’en citer qu’un, on retrouve parmi les comptes les plus influents @balancetonagency, traitant des discriminations dans le monde de la publicité, suivi par plus de 61 milles personnes. 

Mais, si le compte a pour vocation de dénoncer les abus, l’objectif est clair. Faire évoluer les mentalités, et amener les entreprises à se remettre en question quant à l’avenir et le bien-être de leurs employé.es. Pour la nouvelle année, Balance ton Agency a de ce fait  souhaité les bons vœux à l’agence Mazarine, ciblée à de nombreuses reprises dans les témoignages, par ce message : Mazarine, 2021, année pluvieuse, 2021, année heureuse ? 

L’affaire Lou Yetu, le dernier buzz en date

scandale louyetu

Le 20 janvier dernier, des témoignages autour des conditions de travail assez douteuses de l’entreprise de bijoux Lou Yetu fait un buzz monumental. En effet, les propos relayés sur le récent compte Balance Ta Start Up ont fait perdre à l’entreprise plus de 25 milles abonné.e.s en moins de 48 heures. Coup de buzz pour ce nouveau compte Balance qui a gagné plus de 30 milles abonné.e.s  en moins de 24h. Ce qui est sûr, c’est que la community manager de l’Instagram Lou Yetu a dû mettre son téléphone en sourdine. Pour cause, plus de 4 milles commentaires de plaintes ont été générés sur leur dernier post. 

Faut-il distinguer le/la tortionnaire de l’entreprise ? 

A la question  “faut-il distinguer l’homme de l’artiste” je répondrai non. Mais que faire lorsqu’il s’agit d’une entreprise ? Est-elle responsable des propos déplacés d’un collaborateur ou d’une collaboratrice ? Était-elle au courant ? Doit-elle prendre la responsabilité des actes et propos émis au sein de ses murs ? C’est là que naît toute la nuance. En bref, ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, le poids de ses comptes “Balance” pèsent lourd pour certaines entreprises. Quoi qu’il en soit, espérons que nous trouvions un jour l’équilibre, pour que ces comptes n’aient même plus besoin d’exister. 

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Instagram et Facebook jugés trop tolérants sur des sujets sensibles?

Le mouvement #blackbusinessmatters né aux États-Unis en Mai 2020 sur les réseaux sociaux. D’autres mouvements aussi et c’est là que la tolérance des réseaux sociaux sur les contenus à été jugée trop faible. Notamment lorsque l’ancien président américain Donald Trump a tenu des propos encourageant à la violence.

Plusieurs organisations appellent les entreprises à bloquer les espaces publicitaires sur Facebook avec le #StopHateForProfit.

Instagram prends enfin des initiative sur ce sujet. Le réseau social souhaite que ses utilisateurs puissent parcourir leur fil de publications sans risquer de tomber sur des contenus jugés choquants. Désormais lorsqu’un utilisateur jugera un contenu « sensible », ce contenu sera flouté.

De plus Instagram lance une verification qui devrait juger la pertinence des signalements. À compter d’aujourd’hui, Instagram entend en effet plaire à tous ses utilisateurs en recourant à ce voile pudique qui encadre les publications jugées « dérangeantes ou repoussantes » par certains utilisateurs.

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Content Marketing e-reputation Non classé SEO

Écriture inclusive et SEO, quel niveau de compatibilité ?

À l’heure où l’inclusivité est une réelle valeur ajoutée au marketing, une question se pose.
La représentation dans les publicités et médias, les interfaces adaptées aux personnes rencontrant un handicap, mais qu’en est-il de l’écriture inclusive ?

Inclusivité, mais qu’est-ce que c’est ?

Cela signifie inclure tout le monde, tout simplement. Il s’agit donc de favoriser et défendre l’intégration et la représentation de toutes les minorités (qu’elles soient de genre, d’ethnies, sexuelles, religieuses, spirituelles…), pour que personne ne soit mis de côté.

Et l’écriture inclusive, alors ?

L’écriture inclusive est un système simple consistant, grâce à des points médians, à proposer les variantes d’accords masculins et féminins sur certains mots. De cette manière, une certaine neutralité est induite dans le discours, permettant à tout le monde de s’identifier – et donc d’élargir sa cible. (Ex. : Pour gérer le buffet de son mariage, Alex est à la recherche d’un·e chef·fe)

Mais quel rapport avec le SEO ?

Légitimement, nous pourrions donc nous interroger sur l’impact que cette écriture inclusive pourrait avoir sur le référencement naturel. La bonne nouvelle ? AUCUN !

Comme vous le savez probablement le SEO (Search Engine Optimization), autrement dit référencement naturel, est un procédé qui sert à mettre en avant son site internet. Grâce, notamment, à l’utilisation de mots-clefs vous pouvez améliorer la position de votre site sur les pages de résultats d’un moteur de recherche.

À présent, parlons de la combinaison des deux ; il ne semblerait pas judicieux d’utiliser l’écriture inclusive si l’on veut optimiser notre référencement naturel. Et pourtant. Vous remarquerez que dans notre exemple le mot « chef » apparait dans son intégralité, par conséquent l’algorithme du moteur de recherche comprendra l’information qui lui est donnée. Il convient cependant de concentrer sa vigilance sur les symboles à bannir pour le mariage de l’écriture inclusive et du SEO.

Quelques tips pour ne pas anéantir son référencement naturel :

  • Préférer un point médian à une parenthèse ou un tiret, qui eux ont un impact.
  • Utiliser des termes plus génériques : au lieu de dire « mes équipiers », dites « mon équipe »
  • Bonus : consultez le lexique de l’écriture inclusive

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Cybersécurité e-reputation E-Santé Personal Branding web

Identité numérique, carte vitale et télétravail

Identité numérique, carte vitale et télétravail

Le télétravail, ma carte vitale et l’identité numérique

En moyenne 1 français sur 7 a travaillé chez lui en 2020. Il a semblé que les hackers travaillent eux aussi à domicile. Le vol des données, la prise en otage d’un hôpital pour exiger une rançon, la paralysie des services d’urgences, les cyberattaques deviennent plus fréquentes, plus performantes, plus ciblées et leurs répercussions plus conséquentes. La pandémie de covid-19 a accentué le phénomène. Elle finit de convaincre que la sécurité de nos outils numériques est aussi indispensable que l’approvisionnement en électricité ou en eau. Il suffit de quelques secondes, d’un mail, d’une clé USB… pour que tout le réseau informatique d’un hôpital ou de toute autre structure soit anéanti.

Des attaques de plus en plus sophistiquées

Vigilances L’usage des suites de logiciels malveillants qui combinent différents types de logiciels tels que des enregistreurs de frappe, malwares voleur d’informations et des logiciels de rançon se réinventent sans cesse. Ils deviennent plus intelligents. Certains malwares sont en capacité de déterminer la situation financière d’une victime et ajuster les demandes de rançon relatives aux données cryptées. La simple présence d’une vaste collection de jeux PC, par exemple, peut servir d’indice possible de la situation financière de la victime. Les attaques sont de plus en plus sophistiquées. On peut perdre son identité numérique du jour au lendemain. Le fait de payer une rançon pour éviter la publication des donnés ne garantit plus que ces données ne seront pas malgré tout diffusées.

À l’aune du déploiement de la 5G, de l’avènement de l’internet des objets, les fuites de données, leur revente en masse ainsi que le vol d’identité ont continué à croître en 2020. Microsoft avait rendu public en début d’année 2020 les résultats de son enquête indiquant que plus de 250 millions de données liées à son service client et à l’assistance technique avaient fuité sur internet. Des données telles que les n° de dossier, les adresses e-mail, les IP, la localisation et des notes confidentielles étaient accessibles pendant près d’un mois, et ce par n’importe qui.
Plus de 8 millions de français ont été touchés par l’intrusion sur un serveur de KG Com, une entreprise française éditrice de plusieurs sites de voyance dont My Astro, qui n’était pas correctement protégé. Une base de données composée de plus de 350 000 comptes Spotify et leurs mots de passe ont été retrouvés sur Internet en libre accès. Parmi ces comptes, 50 000 appartenaient à des français. Des fuites de données ont touchés Booking, Expedia, Hotels.com et d’autres sites de voyages via leur plateforme technique Prestige Software…

La carte vitale convoitée

Le secteur de la santé n’est pas en reste. Il s’agit même d’une cible privilégiée pour les cyberattaques. La donnée de santé fait partie désormais de la stratégie de nombreux acteurs pour nourrir leurs algorithmes, leurs politiques de développement ou encore pour connaître l’état sanitaire d’un pays. Une des plus grandes cyberattaques de l’histoire a été lancée en 2020 pour déstabiliser le système de santé aux Etats-Unis. L’objectif des cyberpirates était de toucher 400 établissements pour verrouiller les systèmes d’informations des hôpitaux avec des rançongiciels (ransomwares) au moment où ses établissements étaient déjà saturés. En septembre 2020, une femme est décédée en Allemagne à cause d’une attaque par rançongiciel qui a obligé son transfert vers un autre établissement.
Depuis le début de la crise sanitaire, les tentatives de phishing augmentent, exploitant largement la thématique du contexte COVID. Elles utilisent différents leviers mêlant peur et soif d’information, avec une redoutable efficacité. Ces tentatives ont souvent démarré par la création de noms de domaines proches des domaines ciblés par exemple l’OMS. Près de 9 entreprises sur 10 ont spécifiquement travaillé sur la protection de leurs noms de domaines d’après une étude publiée par le Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique (CESIN).

Les données de santé semblent intéresser plus que les données bancaires. La carte vitale va-t-elle remplacer la carte bancaire ?

Le télétravail, un point de non retour?

télétravail D’ailleurs depuis 18 mois, le CESIN a lancé un dispositif d’enquête hebdomadaire, appelé « Question de la semaine ». Ces enquêtes flash apportent des informations intéressantes sur la façon dont leurs adhérents font face aux enjeux de la sécurité au quotidien. Il apparait clairement que la majorité des entreprises ont dû se mobiliser rapidement pour offrir des outils adaptés aux besoins urgents de travail à domicile, lors du premier épisode de confinement. Parmi elles, 30% étaient déjà prêtes pour un télétravail généralisé et 41% n’avaient qu’une couverture partielle mais ont réussi à passer à l’échelle. Toutefois 24% des entreprises admettent avoir réduit certaines exigences de sécurité dans cette nouvelle configuration. À noter que 5% entreprises ont déclaré avoir consenti à des écarts aux règles de sécurité usuelles, mais ont compensé cette régression par des moyens de surveillance et de détection renforcés.

La crise sanitaire a accéléré la digitalisation et le passage au travail à distance, augurant dans certains cas la transformation du poste de travail et de sa sécurisation. Le standard du poste de travail devient définitivement mobile. Le rôle d’interface centrale désormais joué par l’ordinateur portable est une tendance significative.
L’étude du CESIN indique que 34,6% des entreprises ont fait le choix, dans certaines situations, d’autoriser le BYOD (Bring Your Own Device), un choix fait sous la pression des besoins de continuité des activités. Comment éviter des attaques qui se latéralisent rapidement et comment protéger l’accès à la donnée, que celle-ci soit dans le cloud ou non, depuis un poste non maîtrisé ? Reste que cette pratique imposée par la pandémie de covid-19 a d’ores et déjà changé notre façon de travailler.
La maison est devenu le bureau ou l’inverse, parfois on ne sait plus. L’espace de travail est passé du bureau à la poche. Slack, Zoom, Teams, tout se passe en ligne ou presque entre collègues, pour l’école, en famille ou entre amis.

Le monde post-COVID-19 sera-t-il celui du travail à distance, de la dématérialisation des tâches et du 100 % numérique ? Même si cela ne concerne qu’une minorité de personnes dans le monde, cette évolution est très marquée à l’ère de la crise pandémique.

Les attaques se déplacent en masse vers les téléphones portables professionnels ou personnels des salariés car ils ne sont plus utilisés uniquement pour communiquer. Le travail à domicile a vu leurs usages se multiplier. Le portable rentre ainsi par la petite porte dans l’architecture de sécurité entre vie privée et vie professionnelle. La sécurité mobile est à repenser et devient un des enjeux majeurs des évolutions en cours.

N’est-il pas venu le moment de définir son identité numérique professionnelle ? Une des clefs de voûte qui pourra assurer une transformation numérique durable.

Même si on est encore loin d’une politique de sécurité globale, les usages imposés en quelques mois par cette pandémie ne sont pas prêts de disparaitre. Ils imposent des nouvelles approches entre identité numérique et cybersécurité. La maitrise de l’identité numérique professionnelle devient indispensable pour sécuriser les échanges.

Adopter les bons réflexes

Votre identité numérique est unique et elle vous définit.
  • Limitez au maximum les données personnelles que vous partagez.
  • Utilisez des mots de passe uniques pour chaque compte en ligne
  • Activez l’authentification à deux facteurs lorsqu’elle est disponible
  • Surveiller votre identité numérique et vos comptes en ligne,
  • Surveiller vos coordonnées bancaires et vos données personnelles.
  • N’oublier pas aussi la (e) carte vitale