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Beauté & Big Data

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Beauté & Big Data

La 4ème révolution industrielle est marquée par une digitalisation accélérée par la pandémie. Elle est également caractérisée par l’adoption croissante de technologies. L’industrie cosmétique ne fait pas exception, notamment avec le Big Data et l’intelligence artificielle en tête de lice.

Qu’est-ce que le Big Data? Quels sont ses défis? Quid de ses applications dans l’industrie cosmétique? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans la suite de cet article.

par MEITE Mazéguéla | Le 15 septembre 2021



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Fiche de lecture : Luxe & Résilience – Eric Briones

Fiche de lecture : Luxe & Résilience 

Luxe & Résilience : Les clés pour rebondir face aux crises.

En 2020, le monde a été frappé par une crise sanitaire, économique, politique et écologique. Le Covid-19 a bousculé les comportements de chacun. Face à cette crise, nous avons dû nous adapter, nous réinventer et nous renforcer. Nous avons dû être Résilient.

Eric Briones, auteur du livre Luxe & Résilience, aussi co-fondateur de la Paris School of Luxury, directeur du journal du luxe et curateur du salon du luxe Paris a lui aussi dû faire preuve de résilience. Son école a fermé pour cause Covid. Dans l’urgence, il a fallu préparer et proposer à ses 200 étudiants un programme en distanciel. Il a aussi fait preuve de résilience dans la préparation et l’organisation du salon du Luxe Paris. L’édition 2020 est 100% digitale : Une réussite. En quelques jours, le box-office des entrées digitales dépasse les entrées de l’édition physique de 2019.

Confronté au Covid-19, Eric fait preuve de résilience. C’est sa propre résilience dans son quotidien qui lui inspire l’idée de ce livre : Luxe & Résilience, les clés pour rebondir face aux crises.

Avec ce livre, Eric Briones et des experts du luxe tentent de comprendre les capacités de résilience des entreprises du luxe et de proposer des facteurs de résilience nouveaux pour s’adapter aux challenges actuels et ceux qui arriveront.

Le livre délivre 13 clés de résilience pour rebondir aux crises :

  • Clé n°1 : On ne naît pas résilient, on le devient.
  • Clé n°2 : Dans un monde d’incertitude business, apprendre la résilience est vital. Elle est fille d’un processus d’introspection, d’écoute et de prise de risque, jamais achevé.
  • Clé n°3 : Le manageur résilient n’a pas de dogme, opportuniste, dans la tempête, il a le talent pour la réinvention express tout en suivant un cap intelligible.
  • Clé n°4 : Le luxe à l’âge des désirs humains, il est historiquement résilient. L’objet du Luxe n’est pas jetable, il est réparable et donc intrinsèquement durable.
  • Clé n°5 : Le destin d’une maison de luxe épouse celui d’un phoenix, secoué par une série miraculeuse d’héritage réanimé.
  • Clé n°6 : L’objet de luxe porte un sortilège ; il est tuteur de résilience pour son processeur dernière forme de transcendance admise par le narcisse contemporain obsédé par son rapport entre soi et soi-même.
  • Clé n°7 : Le marché du luxe est à l’image du monde, il est constitué d’un archipel de clients aux désirs antagonistes. Pour être résilient, il faudra s’adapter à cette altérité sans renier sa promesse ontologique : délivré l’exceptionnel.
  • Clé n°8 : Le marketing de luxe sera résilient s’il prend pour centre de gravité la Chine et pour condition de survie sa souveraineté data.
  • Clé n°9 : La maison de luxe sera résiliente si elle devient univers (matériel et de plus en plus immatériel) dont les seules limites seront les désirs de ces clients et son talent pour l’hybridation des cultures.
  • Clé n°10 : l’objet de luxe sera résilient s’il est conçu comme manifeste des convictions de ses clients et de miroir sans teint de ses fabricants.
  • Clé n°11 : L’objet de luxe ne sera pas dangereux à porter s’il cesse d’être le symbole de l’invivable montée des inégalités.
  • Clé n°12 : Le magasin de luxe sera résilient s’il perd son complexe de supériorité face à l’e-commerce et s’il se transforme en cortex de la connaissance client.
  • Clé n°13 : Le luxe et l’humanité seront résilients, s’ils n’assassinent pas le grand fournisseur : la Nature.

La clé n°8 : Le marketing de luxe sera résilient s’il prend pour centre de gravité la Chine et pour condition de survie sa souveraineté data m’interpelle.

Cette clé peut selon moi également être l’une des clés du Social Commerce. Phénomène chinois, le Social Commerce permet aux marques d’offrir une expérience hyper-personnalisée sur des médias sociaux par la collecte et l’exploitation des datas. Le Social Commerce est un impératif pour les marques occidentales qui souhaitent s’implanter et prospérer sur cet archipel. Les entreprises occidentales doivent aussi se tourner vers la Chine, pour s’inspirer et occidentaliser ce modèle, encore nouveau chez nous.

Comme le mentionne Thomas Jamet : « La résilience peut être définie comme la capacité à surmonter les choses traumatiques, mais elle se mesure avant tout dans l’accélération des tendances existantes. » 

Au cours de ces dernières années est né en Chine le Social Commerce. Le Social Commerce y est même une méthode déjà bien implanté. Selon l’étude BCG & Tercent de 2018, 77% des millennials chinois achetaient déjà sur mobile et sur les réseaux sociaux. En occident, les entreprises (Facebook, Instagram, Snapchat…) se lancent timidement. L’année 2020 a permis l’accélération de cette tendance. Le paysage média a considérablement évolué imposant de nouvelles obligations aux marques souhaitant prospérer à l’international.

Pourquoi les marques de luxe se tournent vers le marché chinois ? Car les consommateurs chinois sont à l’origine de plus de 35% des ventes mondiales de produits de luxe. Et représentera d’ici 2025, 45% des parts du marché du Luxe.

Le consommateur Chinois est différent. ses motivations d’achat et son parcours d’achat sont différents. L’attitude d’un consommateur est fortement influencée par sa culture. Les Chinois sont patriotiques, nationalistes, traditionnels, communautaires… Leurs habitudes de consommation sont liées à l’histoire du pays et son évolution. Leurs façons de consommer et leurs désirs sont donc différents d’un consommateur occidental.

Yuan Zou, directrice du développement Europe Luxe et mode pour Hylink, évoque dans le chapitre : Comprendre la résilience du désir luxe chinois, les moteurs de consommations suivants :

  • L’instinct de survie par la conformité
  • Le besoin d’appartenance
  • Le soulagement de la souffrance
  • Le désir d’être connecté
  • La peur de l’échec
  • La peur de ne pas être pertinent
  • La psychologie de la comparaison

Au-delà des particularités du pays, le consommateur chinois évolue dans un écosystème technologique dynamique où la multiplication des plateformes est vertigineuse. En Chine, le parcours d’achat est multi-touch point. Le consommateur chinois ne suit pas un schéma linéaire. 

Il découvre de nouvelles marques et de nouveaux produits au travers de multiples canaux : les marketplaces comme Taobao, Little Red Book ou les plateformes de média sociaux comme Wechat, Weibo, Douyin… Ces plateformes dites « intégrées » (intégration de fonctions sociales ou shopping) décloisonnent le commerce en ligne des réseaux sociaux. Elles permettent l’hyper-personnalisation de l’expérience et du parcours d’achat « no-channel ».

Les marques de Luxe créent pour leurs clients des expériences hédonistes et enchantées quel que soit le point de contact, physique ou en ligne. Le marketing content et le storytelling sont importants pour allier ces deux mondes et proposer ces expériences. L’hyper-personnalisation est permise par la collecte et l’utilisation de la data. Comme le dit David Klingbeil, entrepreneur de luxe et de tech, la créativité et la data ne s’opposent pas, au contraire, elle se complètent.

La technologie, utilisée à bon escient, permet de sublimer la créa. Et à l’heure de l’intelligence artificielle et autre adTechs, nous vivons l’époque idéal pour être un créatif. – David Klingbeil

Connaître sa cible : ses désirs et ses attentes est vitale afin de proposer une expérience unique. La personnalisation est la clé. Des études démontrent que les campagnes marketings personnalisées ou augmentées par la data génèrent de meilleures performances. 

Nicolas André et Yan Claeyssen évoque le « clienteling 2.0 » dans le chapitre Luxe : 24 mois pour gagner la bataille de la souveraineté client et passer à l’ère du clienteling de luxe 2.0. Selon eux, le clienteling 2.0 n’est pas uniquement la digitalisation du secteur et des entreprises, mais l’acquisition des datas dans un objectif stratégique de personnalisation et fidélisation.

Et aussi, bien sûr dans un objectif de résilience. Connaître son client au travers de la data permet de s’adapter et de réagir dans un événement incertain. La preuve, pendant cette crise Covid-19, les nouvelles attentes sociétales, économique et écologique ont amené à une nouvelle consommation. Les consommateurs sont de plus en plus exigeants. Adopter le Social Commerce et l’hyper-personnalisation est la clé du commerce de demain.

Nos données sont probablement le capital immatériel le plus convoité de tous. – Anne Sophie Duthion

En Chine, la collecte des datas est acceptée. Les chinois acceptent de partager leurs données avec les marques si cela leur permet d’avoir accès à une expérience personnalisée, un parcours d’achat fluide et simple. L’expérience justifie la collecte et l’exploitation des données. Aujourd’hui, en Occident, de nombreux consommateurs sont encore méfiants. Les marques doivent mettre en avant la pertinence des bénéfices de l’exploitation des données clients pour bâtir une stratégie data drive qui place le client et ses attentes au centre !

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Les Dark Patterns, le côté obscur de l’UX Design

Les Dark Patterns, le côté obscur de l’UX Design

Les Dark Patterns en UX Design

S’il vous est déjà arrivé de cliquer sur une publicité sans le vouloir, de vous abonner à une newsletter sans vous rappeler avoir donné votre consentement, de lire une vidéo sans l’avoir demandé, vous avez probablement vécu un « dark pattern ».

Qu’est-ce qu’un dark pattern ?

Depuis l’émergence du e-commerce, les interfaces web sont de véritables leviers pour développer le chiffre d’affaires et récolter des données sur les internautes. Les sites internet ou les applications web sont conçus par des webdesigners, experts de l’expérience utilisateurs.

Malheureusement, l’UX design présente aujourd’hui un côté obscur appelé le Dark UX, Dark Pattern ou en français les pièges à utilisateurs. L’objectif est de manipuler les internautes et les inciter à réaliser une action sans qu’il ne s’en rende compte. Cette pratique est rendue possible grâce à une expérience utilisateur trompeuse, confuse et considérée comme non éthique. Par exemple, provoquer un achat, ajouter un service additionnel, souscrire à une newsletter ou cliquer sur une publicité.

Pourquoi certains sites web développent des dark patterns au sein de leur parcours utilisateur ?

–       Pour récolter de la data comme une adresse mail

–       Faire augmenter le panier moyen

–       Générer davantage de trafic

–       Générer davantage de clics 

 

Les différents types de dark patterns 

Forced continuity

 Quand nous souhaitons tester une plateforme avec abonnement payant, il existe souvent une période gratuite de quelques jours. Même si cette période ne doit engager aucun frais pour l’utilisateur, il arrive qu’on lui demande de renseigner ses données de carte bancaire. La « forced continuity » ou perpétuation d’abonnement est une pratique selon laquelle l’utilisateur est débité dès la fin de sa période d’essai sans être averti. 

Dark Pattern - Forced continuity

Roach Motel

Cette expression provient d’une marque américaine de piège à cafard. En effet, cette pratique consister à piéger l’utilisateur. Lorsque celui-ci tente d’ouvrir un compte par exemple, l’action est réalisée en deux-trois clics seulement. C’est très rapide car il suffit de remplir une ou deux informations comme l’adresse mail. L’utilisateur rentre dans le piège avec une grande facilité.

 Toutefois, pour en sortir, l’affaire se complique. La pratique de « roach motel » cherche à rendre le processus de désinscription compliqué, long et fastidieux dans l’espoir de le décourager. Vous êtes face à ce phénomène quand il vous est presque impossible de trouver le chemin pour supprimer votre compte et qe vous deviez fouiller le site de A à Z. L’excellent exemple est Amazon, essayez de supprimer votre compte. 

Privacy Zuckering

 Autrement appelée, la technique Zuckerberg, cette pratique joue sur le fait que les utilisateurs ne lisent jamais les conditions générales ou les politiques de confidentialité d’un site. Nous acceptons tous machinalement sans prendre le temps de les consulter. En agissant ainsi, les utilisateurs acceptent sans le savoir que leurs données personnelles soient utilisées ou même vendues par le réseau social qui les hébergent. 

Dark Pattern - Privacy Zuckering

Misdirection

 Très utilisé par les compagnies aériennes ou les sites de comparateurs, le détournement d’attention consiste à attirer l’attention de l’utilisateur vers l’option la plus chère ou la plus avantageuse pour le site internet. Des techniques graphiques sont utilisées pour tromper et inciter l’utilisateur à faire un choix, souvent contre son grès : inverser la couleur des boutons, encadrer une option plutôt qu’une autre etc.

Dark Pattern - Misdirection

Hidden costs

 En français, ils sont appelés les coûts cachés car on les découvre généralement à la fin du processus d’achat. Il s’agit souvent de frais de livraison ou de taxes. Airbnb n’hésite pas à utiliser cette pratique en affichant les tarifs par nuit mais nous apprend à la fin qu’il y a aussi des frais de ménage à prendre en compte par exemple.

Dark Pattern - Hidden costs

Bait and switch

 Certains sites attirent les utilisateurs avec un contenu qui peut être considéré comme un appât. Dans le cas où le contenu est un article, les utilisateurs cliquent dans le but de lire ce dernier. Pendant leur lecture, ils rencontrent un message leur expliquant que ce contenu est réservé aux membres et qu’il faut renseigner son adresse mail pour continuer. Certains remplissent le champ sans réaliser qu’ils sont entrain d’ouvrir un compte ou de s’inscrire à une newsletter. Le tour est joué !

dark pattern - bait and switch

Confirmshaming

 C’est le fait de culpabiliser l’utilisateur quand il entreprend une action qui va à l’encontre des objectifs du site. Par exemple, supprimer un compte, refuser de passer à l’abonnement premium etc. Le site joue sur les mots pour pointer du doigts la « mauvaise » action réalisée par l’internaute.

dark pattern - confirmshaming

*Non je préfère me vider de mon sang.

Disguised ads

 Les publicités déguisées sont celles qui apparaissent sur notre écran indépendamment de notre volonté. Elles sont très fréquentes sur les sites de streaming ou de téléchargements et sont cachées derrière des faux boutons comme « regarder en HD » ou « télécharger gratuitement ». En cliquant sur ces boutons, une nouvelle fenêtre publicitaire s’ouvre et perturbe la navigation initiale. 

Friends spam

 Lorsqu’un site nous demande de synchroniser nos contacts avec nos amis Facebook ou notre réseau LinkedIn pour « faciliter » notre expérience, il s’agit d’un stratagème pour avoir accès à une nouvelle liste de personnes à spammer. De même lorsqu’un site vous propose de vous créer un compte en utilisant votre compte Facebook, LinkedIn, Twitter ou Google. Ces sites profitent de votre réseau pour les toucher à leur tour.

En tant qu’utilisateur, comment éviter les dark patterns ? 

La bonne nouvelle est que nous nous ne faisons pas avoir deux fois. Une fois qu’une personne a rencontré un dark pattern sur un site internet, elle revient rarement. L’expérience utilisateur a souvent été très mauvaise. De plus, tous les webdesigners ne sont pas tombés dans le côté obscur de la force. Certains même développent de nouvelles techniques pour tendre vers ce qu’on appelle le Green UX. Nous voilà rassurés !

Néanmoins, il existe des réflexes à adopter pour contourner les pièges à utilisateurs qui peuvent se trouver sur les nouveaux sites visités comme :

–       Faire attention aux cases cochées par défaut

–       Ne pas cliquer trop vite au risque de cliquer sur une publicité qui apparaît au dernier moment

–       Bien observer les boutons qui sont parfois inversés, le bouton « valider » ou « s’inscrire » est à droite en gras encadré en vert et « refuser » est à peine lisible dans un coin

–       Préférer votre propre bouton « retour » sur votre navigateur plutôt que celui du site qui pourrait ouvrir une pop-in publicitaire ou vous rediriger vers une nouvelle page non désirée

–       Utiliser des bloqueurs de publicités comme Adblock quand vous allez sur des sites e-commerce douteux

–       Essayer la touche « échap » quand une publicité apparaît soudainement et vous ne trouvez pas la petite croix pour fermer la fenêtre

–       Informer votre entourage quand vous avez identifié un site au design trompeur et mal intentionné

En bref, comme le disaient sûrement vos parents quand vous avez reçu votre premier ordinateur, restez vigilent sur internet ! 

Sources :

https://youtu.be/kxkrdLI6e6M

https://www.google.fr/amp/s/www.axellescom.com/blog/le-dark-pattern-la-bete-noire-de-lexperience-utilisateur-ux/amp/

https://www.adimeo.com/blog/dark-patterns-ou-comment-gacher-l-experience-utilisateur

https://www.definitions-marketing.com/definition/dark-ux/ 

https://www.novaway.fr/blog/ui-ux-design/dark-pattern-experience-utilisateur

https://graphism.fr/mieux-comprendre-et-eviter-les-dark-patterns/

https://www.sharing.agency/dark-patterns/

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A la découverte du Cloud

Qui n’a jamais entendu parler du Cloud ? Aujourd’hui, le Cloud est disponible sur tout type de support digital : ordinateurs, tablettes et smartphones… Mais finalement, que se cache-t-il vraiment derrière ce terme ? Comment et quand le Cloud est-il né ? D’où vient son appellation ? Quels en sont les principaux usages ? Découvrez le top 5 des points à savoir sur le Cloud.

  1. Le Cloud, définition

Le terme Cloud nous vient de l’anglais. Traduit littéralement en français, il signifie « nuage ». En terme informatique, il fait référence au réseau de serveurs hébergé sur internet. Il permet la dématérialisation d’une partie ou de l’ensemble des données d’un serveur local ou d’un ordinateur personnel.

Concrètement, grâce au Cloud, l’utilisateur peut accéder à ses données partout et à tout moment. Il fonctionne sur la plupart des navigateurs Internet, et cela quel que soit l’appareil utilisé pour se connecter. Plus besoin de multiplier les disques durs pour conserver ses fichiers ! De plus, le Cloud est un outil de partage simple et efficace, souvent utilisé pour transmettre des documents et des photos.

Le Cloud se décline en 3 options. Le Cloud privé permet d’héberger votre propre centre de données ou intranet. Le Cloud public est l’espace que vous donne le fournisseur pour accéder à l’infrastructure de son centre de données. Le Cloud hybride est un mélange de solutions de Cloud public et privé.

En 3 mots, le Cloud c’est : la connectivité, la flexibilité et la légèreté. Il constitue un concept révolutionnaire, dont on pourrait difficilement se passer aujourd’hui. Pendant le confinement et la crise sanitaire liée au COVID-19, c’est lui qui a permis de maintenir l’économie du pays. Dans les entreprises, il est un outil de travail indispensable pour le partage de fichiers et la coordination des équipes.

  1. Rapide historique du Cloud

L’idée du Cloud est née en 1991, peu de temps après l’arrivée d’Internet. La mise sur le marché du CERN, premier logiciel accessible sur le Web, a précipité sa création. Au fil des années, l’idée du Cloud a progressé, tandis que de nouvelles solutions IT faisaient leur apparition sur le marché. En 1995, le processus s’accélère avec la découverte d’EBay et d’Amazon. 1996 donne une nouvelle impulsion à l’arrivée du Cloud, avec le lancement de l’assistant Palm PDA.

Si le concept de Cloud a vraiment émergé dans les années 1990, de nombreux informaticiens avaient en réalité commencé le travail bien avant. C’est notamment le cas de deux pionniers de l’informatique.

J.C.R. Liclkider, qui a participé au développement d’ARPANET, un réseau informatique créé sur demande du département de la Défense des États-Unis. En 1962, il mène des discussions sur le concept de « Réseau informatique intergalactique », un réseau informatique mondial et partagé.

John McCarthy, l’inventeur du terme « Intelligence Artificielle ». Visionnaire, McCarthy déclare « L’informatique sera un jour organisée comme un service public, comme l’électricité ou l’eau. »

  1. Le Cloud, quels avantages et quels inconvénients ?

En terme d’avantages, le Cloud est d’abord économique. Il ne demande que peu de frais à l’acquisition et un engagement de capital dérisoire par la suite. Simple d’utilisation, il ne nécessite aucune qualification pour un particulier. De plus, il est entièrement personnalisable et s’adapte au besoin de chaque utilisateur.

En revanche, le Cloud nécessite une connexion internet stable et puissante. Généralement, son coût moindre incite à réserver plus d’espace que nécessaire. Attention à bien prendre en compte vos besoins réels. Le Cloud peut également poser problème en terme de sécurité, pendant le transfert de données et concernant la protection des données personnelles. Enfin, l’utilisateur est plus ou moins dépendant vis-à-vis de son fournisseur.

  1. Le Cloud en trois principaux services

Modulable selon l’utilisateur (particulier, entreprise) et ses besoins (stockage, partage, analyse de données…), le Cloud se décline en trois services :

  • IaaS (Infrastructure en Tant que Service) : le fournisseur fournit un accès à la demande aux ressources informatiques (réseau, stockage et serveurs). En revanche, vous utilisez vos propres plateformes et application. Vous disposez d’une ressource matérielle évolutive en fonction de votre besoin de stockage.
  • PaaS (Plateforme en Tant que Service) : le fournisseur donne accès à un environnement « en nuage » qui vous permet de développer, gérer et héberger des applications. L’infrastructure sous-jacente, la sécurité, les systèmes d’exploitation et les sauvegardes sont sous la responsabilité du fournisseur.
  • SaaS (Logiciel en Tant que Service) : le fournisseur donne accès à son logiciel basé sur le Cloud. Grâce à l’application, vous stockez et analysez vos propres données. Vous n’avez pas besoin d’investir du temps dans l’installation, la gestion ou la mise à jour du logiciel, tout cela est pris en charge par le fournisseur.

A vous de choisir l’option qui s’adapte à votre cas particulier !

  1. Le marché du Cloud

Parmi les fournisseurs de Cloud les plus populaires, on distingue notamment AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, Alibaba Cloud, Google Drive, Apple iCloud, Dropbox, Microsoft OneDrive…

Le Cloud occupe une part grandissante du marché de l’IT. Pour l’année 2020, les dépenses totales en services d’infrastructures Cloud ont augmenté de 33 % pour atteindre 142 milliards de dollars, contre 107 milliards de dollars en 2019.

Markess estime à 13,5 milliards d’euros la taille du marché français du Cloud (SaaS, PaaS, IaaS) et des services associés en 2020, contre 11,5 milliards en 2019.

D’après une étude menée par Vanson Bourne – Nutanix, « 85 % des entreprises françaises considèrent le Cloud hybride comme le modèle informatique idéal ».

Enfin, il est prévu que 38 % des DSI, au niveau mondial, augmenteront leurs investissements dans le cloud en 2021, selon Aruba. 45 % les maintiendront au même niveau et 15 % les réduiront.

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Repenser l’utilisation de la donnée à l’ère de la Big Data et de la RGPD

Repenser l’utilisation de la donnée à l’ère de la Big Data et de la RGPD

Avec l’explosion du Big Data et la RGPD, le monde de la data évolue rapidement et les entreprises doivent en plus anticiper des changements futurs avec la disparition programmée des cookies annoncée par Google.

Menace ou opportunité de repenser l’utilisation de la data ? Comment faire face à ces changements et à quoi ressemblera le monde « cookieless » ?

RDV sur LinkedIn

Bonne lecture !

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Sous le regard de l’iris digitale

Sous le regard de l’iris digitale

Quelle est la différence entre reconnaissance faciale et vérification faciale ?

Utiliser son visage pour déverrouiller son portable ou marcher sous les caméras de surveillance est devenu tout à fait banal. La reconnaissance faciale et la vérification faciale se sont installées au cœur de notre quotidien.

La ressemblance des termes et le manque de connaissances approfondies concernant l’usage de ces technologies provoquent de grands débats.

 Découvrez les détails avec mon article LinkedIn.

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Vivatech 2021 : repenser un monde d’après meilleur qu’avant ?

Vivatech 2021 : repenser un monde d’après meilleur qu’avant ?

Créé en 2016 avec une volonté initiale de donner de la visibilité aux start-ups, Vivatech est devenu en cinq ans une des grandes messes internationales de la tech. Chaque année, le salon présente des multiples innovations technologiques. À la différence près qu’en 2021, les innovations semblaient être plus « au service de ». Au service de l’environnement, de la santé, de la créativité et de l’inclusion notamment.

Repenser n’importe quelle industrie grâce à une solution propre #Greentech

La tech au service de l’environnement a été la thématique phare de Vivatech cette année. Parmi les 1020 start-ups présentes, 230 traitaient de thèmes environnementaux. Parmi cette vague greentech, plusieurs catégories d’innovations se sont illustrées tels que le végétal connecté, le zéro déchet sous toutes ses formes et la transformation d’énergie en électricité propre.

Un végétal qui nous promet désormais le stockage de nos données informatiques dans des plantes plutôt que dans des datacenters énergivores.

 

Le projet scientifique « Grow Your Own Cloud ».

C’est l’ambition vraiment éco-responsable pour le stockage de la donnée développée par le projet Grow Your Own Cloud, codant les informations dans un data garden en utilisant les 4 bases azotées composant l’ADN (A,T,C,G) plutôt que dans des datacenters traditionnels avec 2 valeurs (0 et 1).

Un zéro-dechet assuré lors de l’envoi et de la réception de colis.

Hipli propose des colis réutilisables.

Face aux 550 millions de colis envoyés par le e-commerce chaque année générant plus de 137 000 tonnes de déchets, une jeune start-up havraise nommée Hipli a effet décidé de créer des emballages réutilisables plus de 100 fois.

Et enfin une énergie transformée en électricité propre.

 

BeFC utilise la bioinformatique pour créer de l’électricité à faible puissante.

97% des piles miniatures finissent dans des décharges ou sont incinérées. Pour remédier à cette pollution, la start-up BeFC a réussi à créer de l’électricité à l’aide de papiers et d’enzymes, offrant ainsi une solution énergétique durable pour l’électronique à faible puissance.

Explorée cette année, la bioinformatique, une science au croisement « des disciplines numériques (informatique, mathématiques) et des sciences de la vie (biochimie, biologie, microbiologie, écologie, épidémiologie) » selon la définition de l’Université de Montréal pourrait gagner du terrain à l’occasion des prochaines éditions.

Proposer un diagnostic de santé rapide et précis à tout moment #Healthtech

Cette année, marquée par un contexte sanitaire de la Covid-19, ne pouvait pas omettre les innovations en matière de santé et de bien-être.

Dans le domaine de la healthtech c’est la start-up Bodyo qui a notamment capté l’œil des visiteurs avec ses cabines blanches. Le concept ? D’abord rentrer dans une de ces cabines, puis se connecter aux différents capteurs, attendre et recevoir en 6 minutes un diagnostic de santé précis quant à un problème cardiaque, de vision, d’audition ou de peau.

Un vrai gain de temps, à la fois pour les patient.e.s et les praticien·nes, déjà testé aux Emirats arabes unis et peut-être bientôt lancé en France.

Surprendre et émerveiller grâce au shopping expérientiel #Creativetech

L’édition de 2021 a également été marquée par l’essor de la creative tech. Là aussi, la crise sanitaire y a laissé son empreinte. Les lieux culturels, économiques et sportifs ouvrant successivement, les start-ups présentes ont imaginé des dispositifs qui émerveillent et surprennent les sens des visiteurs.

Et c’est ce défi qu’a remporté haut la main Levita, une start-up belge visant à transformer l’expérience client des marques dès la vitrine. Sa solution ? Une fenêtre de gravité magique permettant de faire léviter un objet de moins de 1 kg à 360 degrés.

Faciliter le quotidien de celles et ceux qui ont une différence #Inclusivetech

Une des dernières thématiques fortes du salon a été l’inclusion. Dans cette catégorie, la start-up Lexilife a été applaudie pour sa lampe d’aide à la lecture pour les personnes dyslexiques. Grâce à sa lumière pulsée et modulée, elle améliore leurs capacités de lecture tout en effaçant l’image miroir qu’ils ou elles peuvent voir.

Et des débats nécessaires pour plus de diversité dans la Tech

Terminer sur cette thématique d’inclusion nous permet de conclure sur différents débats liés à la diversité dans la tech tenus lors de cette édition.

Premier constat ; l’idée d’une « start-up nation » est encore lointaine, en particulier pour les personnes issues de la diversité. Selon la présidente du Think Tank Egalitech, Loubnaâ Al-Haddad, c’est la politique de l’entre-soi qui règne toujours avec « 80 % des start-ups françaises peinant à mettre en place une politique pour gérer la diversité ».

Et pourtant la tech, « c’est aussi un domaine où l’on retrouve de la diversité, jusqu’à un certain point avec une problématique de plafond de verre » selon Amriouche Laïdi, président du club Averroès. Selon lui, ce plafond de verre est particulièrement résistant dans l’entreprenariat, les conseils d’administration, les postes de décisions. 

Mais c’est aussi le cas dans la recherche scientifique où la représentativité hommes/femmes est peu présente dans les publications prestigieuses. Un constat dressé par Olivia Breysse, à la tête du département Innovation de l’institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (INRIA).

 

« Sur 3 millions d’articles écrits dans les sciences du numérique, il y aura une représentativité à part égale d’ici 2100. »

Entre sessions de conférences et stands, Vivatech et ses participant.e.s n’ont eu de cesse de parler des acteur·rice·s qui innovent pour le monde d’après. La pandémie semble avoir renforcé cette vision d’un monde orienté vers le futur, avec de nombreuses innovations se focalisant sur l’écologie, la santé, la création, et l’inclusion. Enfin, Vivatech c’était aussi l’occasion de penser à un meilleur accès des personnes issues de la diversité aux différents métiers de la tech. Un accès qui se doit d’être encore plus fluide et généralisé. À tous les niveaux de décision.

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Les tendances de la beauty-tech dans le marché de parfums

Les tendances de la beauty-tech dans le marché de la parfums

C’est quoi, la beauty-tech? Est-ce que ce phenomene present dans le secteur de parfums ? Aujourd’hui, à l’ère du digital, la beauty-tech est un mot à la mode.  Le phénomène de beauty-tech fait référence à l’arrivée des nouvelles technologies dans l’industrie de la cosmétique. Le concept de la beauty-tech s’agisse du big data, de l’intelligence artificielle, de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée et de la blockchain. Grâce a ces technologies le marché de toutes les catégories de la cosmétique a employé de nouveaux outils et a apporté une touche de high-tech à l’expérience traditionnelle du consommateur. Dans cet article je voudrais regarder aux tendances de beauty-tech dans la parfumerie. Ce secteur de l’industrie de la cosmétique qui est le plus traditionnel, le plus sensuel, et le plus émotionnel.

En fait, malgré un contexte très traditionnel, le marché des parfums a récemment introduit de nombreux éléments de la technologie dans l’expérience du consommateur. Du coup, ces éléments ont renforcé certaines tendances que nous observons aujourd’hui dans le secteur de la parfumerie. Parmi ces tendances on peut noter particulièrement les suivants :

  1. AI travaillant comme un nez
  2. Les données
  3. Personnalisation
  4. DIY (do it yourself)
  5. Démocratisation de haute parfumerie
  6. Appareils
  7. l’authenticité et l’origine des ingrédients
  8. NFT
  9. Gamification
  10. Social commerce

AI travaillant comme un nez

D’aboard, il y a beaucoup de discussions autour le fait que les marques utilisent l’intelligence artificiel comme un nez. Plusieurs parfumeurs croient que l’IA peut aider au nez in création de la formule, mais ils ont douts sur l’autosuffisance d’IA. Néanmoins en 2019 l’entreprise brasilienne O Boticário a lancé 2 parfums, appelés Egeo on You et Egeo on Me, créés par l’intelligence artificiel. Si l’on en juge par le nombre de vloggers brésiliens qui en parlent sur YouTube, les parfums ont eu du succès.

L’autre exemple de progrès grâce à l’IA peut être trouvé chez Firmenich. Son programme d’IA, Muse, peut réorganiser une formule pour la rendre plus écologique. Si, par exemple, une formule nécessite une forte dose d’huile de bois de santal, qui est actuellement menacée dans de nombreux pays, les données de l’outil peuvent suggérer de la remplacer par DreamWood, un composé naturel breveté génétiquement modifié pour avoir une odeur similaire.

Les données

Ensuite, l’innovation basée sur les données est en vogue dans le secteur de la parfumerie. En 2019, le développeur suisse de parfums et d’arômes Givaudan a lancé un système appelé Carto, Un parfumeur sélectionne des arômes dans la base de données de Givaudan, ils apparaissent sur un grand écran tactile sous forme de cercles colorés qu’il peut arranger et redimensionner.

Après, le logiciel fait le calcul, en ajustant les quantités de chaque note pour que la puissance soit équilibrée. Pour l’instant, Carto ne dispose pas d’une boucle de rétroaction pour apprendre et se développer, comme le font certains algorithmes d’IA, mais ce qui lui manque en termes de sensibilité est compensé par son efficacité. L’écran tactile est relié à une machine de préparation robotisée qui peut préparer des échantillons en quelques secondes.  Avant Carto, il fallait au parfumeur peut-être une centaine d’essais pour créer une note de muguet. Par contre maintenant, avec Carto, cela ne prend qu’un seul essai.

Personnalisation

En plus de ça, plusieurs marques de parfum utilisent les tests qui aident aux clients choisir le parfum correspondant à leur personnalité. Par exemple Bastille propose un test sur le gouts et personnalité. La marque utilise un test simple pour identifier quel produit de gamme existante vous plaira plus. L’autre exemple est Heretic Parfum.

Maison 21 G ne vende pas des parfums, mais propose de créer votre propre parfum sur mesure, votre signature olfactive selon vos goûts, votre personnalité ou votre parfum préféré. Après le test vous pouvez choisir les 2 essences (bases d’ingrédients), créer votre parfum et personnaliser le flacon.

DYI (do it yourself)

Plusieurs marques aujourd’hui proposent créer votre propre parfum chez vous. Pour devenir un nez vous avez besoins un kit de création qui contienne les ingrédients, et en plus vous pouvez acheter un cours de formation en-ligne qui va vous guider en création de votre parfum unique. Vous pouvez trouver ce type de service chez Experimental Perfume Club.

The Alchemist atelier est allé plus loin aient développé une solution high-tech. C’est une machine Scent Creator qui vous aide créer des parfums de cartouches de senteurs (des capsules similaires à Nespresso).

Démocratisation de haute parfumerie

Ainsi, grâce à la digitalisation et à l’introduction de la technologie dans le processus de la production et dans le parcours du consommateur, il est devenu beaucoup plus rapide et moins cher d’acheter un parfum personnalisé que dans le passé. En effet, chez Sillages Paris, qui utilise le concept de Haute Parfumerie 3.0, c’est possible d’acheter un flacon de 50 ml de parfum personnalisé par €85, et un flacon de 15 ml juste par €35 (la consultation de nez est incluse). C’est vraie démocratisation du marché, comme les pris est comparable avec l’offres de Sephora.

Appareils

J’ai montré déjà un exemple d’appareille quand je parlais de DYI (Scent Creator).

L’autre cas intéressant est l’entreprise Scentys. Elle utilise la technologie de diffusion sèche ou la technologie de micro-nébulisation dans les diffuseurs pour la maison, la voiture et les solutions industriels.

La technologie de diffusion sèche permet de parfumer un espace jusqu’à 35m. En plus, elle donne l’opportunité d’inventer de nouvelles gestuelles parfum et expériences interactives. La technologie brevetée du parfum en capsule rend possible une expérience du parfum inédite, saine et en toute sécurité:

  • La diffusion sèche et à froid libère le parfum dans l’espace, sans émettre d’autres particules.
  • Les concentrés de parfums sont purs, sans alcool ni solvant.
  • La diffusion est sans rémanence pour passer d’une capsule à l’autre sans mélange des fragrances.

La technologie de micro-nébulisation Scentys transforme le parfum liquide en nuages de particules extrêmement fines. Grâce à cette technologie, Sentys sont en mesure de créer des expériences sensorielles immersives de qualité, même à grande échelle.

Blockchain assure l’authenticité et l’origine des ingrédients

Il y aura toujours 2 questions sur la parfumerie – l’authenticité et l’origine des ingrédients. Aujourd’hui grâce à la technologie Blockchain c’est beaucoup plus facile trouver les réponses aux ces questions.

L’origine des ingrédients

C’est ainsi que les sociétés Estée Lauder (ELC), Aveda et LMR Naturals by IFF, et également le fournisseur local de vanille de Madagascar Biovanilla, le partenaire commercial durable mondial BSR et Wholechain se sont associés pour lancer un programme pilote visant à exploiter la technologie blockchain dans sa chaîne d’approvisionnement en vanille de Madagascar. La technologie blockchain rassemble les données des partenaires de la chaîne d’approvisionnement en temps réel via un système numérique sécurisé. Le programme a apporté une vanille traçable et compatible avec la blockchain. Cet ingredient va etre utilisé à plus de 125 produits Aveda au printemps 2021. La blockchain permet de partager des données et des attributs de produits à chaque étape de la chaîne logistique. À l’aide de téléphones mobiles et de codes QR, le blockchain a créé un enregistrement inviolable du parcours de chaque gousse de vanille.

Pour rester dans la tradition, le Fitomboka, un timbre unique utilisé pour tracer les gousses de vanille, a maintenant été numérisé sur une carte numérique. Les données sont capturées directement auprès de la coopérative d’agriculteurs à Madagascar. Ce passe à l’aide de téléphones mobiles et d’identifiants de code QR.

Authenticité

L’autre exemple est la solution blockchain de LVMH qui s’appelle AURA. AURA sera d’abord lancée avec les parfums LV et Christian Dior, puis s’étendra à plus de 60 marques de LVMH, et finalement soutiendra même les marques d’autres sociétés. On dit qu’un produit peut être retracé depuis les matières premières jusqu’au marché de l’occasion, en passant par le temps de négociation. Les clients n’ont pas besoin de télécharger l’application, mais y accèdent par le lien du site web du produit.

NFT

Look Labs inaugure la prochaine évolution des parfums grâce au pouvoir de la technologie blockchai. La societe offre aux consommateurs férus de technologie son Cyber Eau de Parfum sous forme de parfum numérique. Le parfum a été encodé dans dix pièces d’art NFT en édition limitée. NFT signifie « jeton non fongible ». C’est un type de crypto-monnaie qui représente un élément numérique unique, tel que l’art, l’audio ou la vidéo, sous la forme de données spectrales extraites par spectroscopie proche infrarouge. Cette technologie est visant à capturer l’avenir des produits de luxe pour la prochaine génération de consommateurs de beauté.

Inspiré par les films de science-fictio, et par le rôle croissant de la technologie, ainsi que de l’IA et des innovations scientifiques, le parfum unisexe présente des notes de tête énergisantes et un cœur d’encens. Ces notes se traduisent par une base de notes zen de bois et d’ambre. Chaque flacon est doté d’un bouton d’alimentation qui s’allume en rouge lorsque l’utilisateur appuie dessus. Les symboles universels de la Terre et du recyclage ont été inclus pour nous rappeler de protéger la planète et nous sensibiliser aux défis environnementaux actuels.

Gamification

Cette tendance est pertinente pour les consommateurs d’aujourd’hui. Le bon exemple est le virtuel townhouse propose par Jo Malon London comme une version numérique de leur concept traditionnelle. Grâce à cette création Jo Malon a créé intérêt parmi les clients dans la saison de cadeaux de Noël.

Social commerce

C’est vrai que le phénomène de social commerce est développé plus fortement en Chine qu’en Europe. Néanmoins la présence sur les réseaux sociaux pour les marques de la parfumerie est primordiale. Dans ce contexte, Instagram suivant est un moyen de la communication plus important. En plus, il est un endroit de la première encontre avec les clients. Je voudrais noter Bon Parfumeur (@bonparfumeur) et HERETIC PARFUM (@hereticparfum) comme les exemples des marques développant leurs stratégies marketing autour Instagram. Plusieurs parfumeurs niches utilise l’Instagram comme le principal canal commercial.


En conclusion, je voudrais dire qu’on va voir le développement de ces et d’autres technologies dans le monde de la parfumerie. Je ne pense pas que ce secteur transformera et automatisera complètement. En plus, je ne veux pas que l’intelligence artificiel remplacerai des nez. Néanmoins, le beauty-tech peut simplifier travail de parfumeurs et améliorer l’expérience consommateur.

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Un usage unique de la Data dans le sport

Depuis quelques années la Data est devenu incontournable dans bien des aspects de la vie, du business mais aussi du sport. Néanmoins c’est un usage tout à fait nouveau qui en a été fait par le milieu de terrain du club de football de Manchester City, Kévin De Bruyne, puisqu’il l’a utilisé pour renégocier son contrat.

La Data et le sport

La Data est omniprésente dans le sport, souvent sous l’appellation de statistiques. Les médias les utilisent pour commenter les performances, les entraineurs pour peaufiner leurs tactiques. La société Opta Sport en a même fait sa spécialité. Les britanniques ont fait des statistiques alambiquées une marque de fabrique. Le sport a toujours été une question de mesures et de performances. La Data est donc au cœur de la pratique.

L’innovation Data

Et pourtant, c’est en 2021 qu’un nouvel usage de la Data est apparu sous l’impulsion de Kévin De Bruyne, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de football à ce jour, dans le cadre de la renégociation de son contrat avec son club. En effet le joueur belge a prolongé avec le champion d’Angleterre en titre jusqu’en 2025, pour un deal de 83 millions de Livre sterling.

A contre-courant des us et coutumes du foot-business, le Mancunien n’a pas fait appel à un agent pour les tractations. Il a utilisé la Data pour mettre en avant son influence sur le terrain, les projections de ses performances futures, mais aussi des comparaisons avec d’autres milieux de terrain de son standing.

Pour ce faire Kévin De Bruyne a fait appel à une société spécialisée dans la Data et le football : Analytics FC. Cette entreprise collaborant déjà avec de nombreux clubs de football, fédérations et agences, propose des solutions Data-Driven via des logiciels et des plateformes dédiées à leur clients.

Un usage à développer

C’est donc un tout nouveau service qui a été proposé au belge et qui ,sans aucun doute, devrait être reproduit par de nombreux autres joueurs. Cette solution semble être promise à un avenir radieux tant les sports sont nombreux et les montants des contrats exponentiels. Cela semble être une vrai opportunité pour les sportifs professionnels souvent très dépendants des agents qui pourraient l’utiliser pour négocier des contrats avec leurs clubs, les fédérations mais aussi pourquoi pas des sponsors.

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Interview de Samuel Gaulay, tech-magicien et CEO de MagicTech

Samuel est le fondateur de MagicTech (start-up qui combine storytelling, technologie et magie lors de talks, conférences, happenings et animations) et de IT Social (média dédié aux enjeux tech et innovation).

 

Quelle est l’histoire de Magictech ? Comment est-ce qu’on devient « tech magician » ?

J’avais déjà une activité avant de lancer Magictech qui était le media ITsocial.fr : un média dédié aux nouvelles technologies, à l’innovation, à l’IT. Donc j’avais déjà une bonne culture des sujets cloud, cyber-securité, IA, digital et tech… Je suis également magicien depuis que j’ai 11 ou 12 ans. Au début, je faisais de la magie avec du digital, avec des écrans. Puis, j’ai travaillé sur des nouvelles technologies (robotique, IA, réalité augmentée…) et un jour, j’ai rencontré le directeur du lab innovation de Capgemini. On s’est revu plusieurs fois et finalement je ne les ai plus quitté. Je collabore maintenant beaucoup avec Capgemini. Je travaille avec des spécialistes de la réalité augmentée, de l’IA, de la robotique etc… On explore la technologie, on essaie de comprendre leur impact au niveau BtoB et BtoC, comment elle impacte aussi nos modes de vie, et on mélange ça dans des talks pour inspirer les gens en les surprenant avec les nouvelles technologies. 

Combien de temps mettent vos tours de tech-magie à être au point ?

On a choisit d’utiliser 6 technologies : l’intelligence artificielle, la robotique, l’impression 3D, la réalité étendue, les drones, le digital et l’IoT puis on travaille dessus pendant un ou deux ans pour comprendre leur impact au niveau BtoB sur nos entreprises et sur nos modes de vie au niveau BtoC. À partir de là, on travaille avec des partenaires dans la partie storytelling, écriture (interviews, recherche…). Ensuite, on met en scène la tech avec un partenaire technologique. On a donc travaillé sur de la réalité mixte avec Holoforge et Microsoft pour faire un show avec un Hololens 2, auquel on vient ajouter une couche de magie à la fin, qui vient sublimer la présentation en combinant la tech et la magie et en perdant le spectateur sur la limite entre la tech et le fantasme. Donc, ce n’est pas que de la magie, c’est aussi un vrai talk technologique avec une mise en scène. 

Comment va Sia ? Quelles technologies réunit-elle ?

Sia était le nom qu’on avait donné à Pepper au début pour s’amuser dans un talk (AI is magic), qui signifie “Système d’Intelligence Artificielle”. Mais elle n’est pas une vraie intelligence artificielle. On utilise cependant l’IA à plusieurs niveaux. On a développé une application qui s’appelle AI Motion avec Capgemini basée sur du computer vision, qu’on met en scène avec des techniques de magie pour faire du “mentalisme” (deviner ce que la personne pense). L’objectif est que l’audience ne sache pas où est la limite du computer vision dans cette capacité à réaliser un exploit de magie. Par exemple on demande à 4 personnes de prendre 4 objets différents que IA Motion va deviner. 

À propos d’IA, vous dites que le monde ne ressemblera pas à ce qu’on connait aujourd’hui, et que les métiers à venir émergeront autour de nos qualités humaines. 

Il faut remonter un peu dans le temps pour comprendre la relation entre l’homme et la machine. Pour synthétiser, la collaboration homme/machine a vraiment commencé pendant la guerre de 1939-1945, avec les sous-marins allemands qui bombardaient les navires américains qui arrivaient en Europe. Enigma cryptait les communications de ces sous-marins, et après avoir rajouté un 3e retord sur cette machine, on n’arrivait plus du tout à décrypter ces communications. On se faisait donc bombarder à cause de ça. Turing avait développé une machine qui permettait de décrypter ce code. C’est à ce moment-là qu’on a compris le potentiel qu’il pouvait y avoir entre l’homme et la machine. Donc, déjà à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale, la machine est venue augmenter l’homme. 

Il y a eu une grosse accélération lors de la conquête spatiale qui se jouait entre la Russie et les US, grâce à l’informatique et les hommes qui ont laissé leur vie entre les mains de la machine, leur permettant de réaliser notre plus grand rêve de l’époque: marcher sur la Lune. 

Puis la peur que la machine se retourne contre l’homme est apparue notamment avec le film 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Cette crainte s’est renforcée vers la fin des années 1990, après que l’ordinateur d’IBM, Deep Blue, ai battu Garry Kasparov aux échecs. Finalement, l’intelligence artificielle automatise des actions de l’homme, pour lesquelles sa singularité humaine, individuelle, n’est  pas sollicitée. 

Pour l’instant, les jobs automatisés ne sont pas des métiers qui ne nécessitent forcément des qualités propres à l’homme, singulières. Les métiers automatisés vont plutôt tendre vers des qualités individuelles et personnelles. C’est un peu un mal pour un bien. On peut voir qu’IBM, par exemple, a entraîné un programme d’intelligence artificielle à débattre comme les juristes. Pourtant, ces métiers d’argumentation nécessitent des qualités humaines. L’IA est meilleure qu’un médecin dans le diagnostique, et on verra que le métier de médecin ira plutôt vers un rôle d’accompagnement du patient dans l’adoption de ses traitements par exemple. La connaissance du médecin serait essentielle mais ses qualités humaines seraient plus essentielles que son diagnostique. 

Vous vous étiez intéressé à la place de la tech dans l’Éducation en échangeant avec les Directeurs des Systèmes d’Information d’HEC Paris et d’ESCP Europe.

Quel sentiment et quelle perspective d’avenir pour l’Éducation vous a procuré cet échange ?

Je trouve que dans l’Éducation il y a un retard sidérant entre la façon dont on éduque aujourd’hui et les capacités que l’on a pour mieux faire. On l’a vu pendant le confinement, les ¾ des enseignants n’étaient pas prêts du tout, et n’avaient pas pris le pendant du digital pour réinventer la transmission de connaissances. J’imagine l’école de demain avec des enseignants qui auraient un rôle de coach individuel. Il ne serait plus nécessaire que le professeur dicte la leçon ou qu’il recopie le cours au tableau. Je vois des enseignants avec une dashboard digital indiquant les progression de chaque élève et qui irait passer plus de temps avec l’élève pour l’aider à renflouer ses lacunes, en faisant de même avec tous les élèves. On enseigne aujourd’hui comme on a enseigné il y a 30 ans, 50 ans. Les méthodologies ont évolué, mais pas les outils pour augmenter le professeur. L’IA peut aider à mieux anticiper les problématiques, à mieux booster le traitement de la data, à mieux créer et diagnostiquer. Pour moi l’intelligence artificielle ne fera qu’augmenter l’homme, et pas le remplacer comme certaines personnes peuvent laisser entendre pour faire couler de l’encre. 

On aura plus de métiers qui feront appel à nos soft skills. Nous avons énormément de qualités humaines pour lesquelles nous ne sommes pas sollicités : leadership, empathie, écoute, persévérance, persuasion. Sur la cognition, en effet, l’IA fait mieux, mais de voir ça comme une guerre des intelligences ce n’est pas pour moi le bon angle de vue. Il y aura certainement une inégalité dans l’accès à l’IA, comme on peut le voir avec le vaccin entre les pays plus pauvres et les plus riches, et un retard, c’est sûr. 

Devrions-nous sensibiliser les enfants aux nouvelles technologies dès l’école ?

Définitivement. Cela fait partie du retard dont je parlais. C’est évident que ces technologies-là transforment nos modes de vie et seront à la base de nos emplois. J’ai des enfants et j’interviens chaque année dans leur école pour leur faire un petit atelier de magictech

Comment préparez-vous vos enfants aux enjeux que nous apportent les nouvelles technologies ?

Ils ont toujours un peu baigné dedans : à la maison j’ai un Nao (le robot humanoïde), une imprimante 3D et des Hololens par exemple. Après ce n’est pas une obligation, mais je pense que c’est bien de comprendre ces sujets-là pour savoir si on veut faire un métier en rapport au digital plus tard. C’est bien de leur amener une culture du digital assez tôt selon moi.

Quelle est votre définition de l’intelligence ?

L’intelligence selon moi c’est la capacité a résoudre une problématique, et cette intelligence elle peut avoir plusieurs formes en fonction de la problématique. La débrouillardise, par exemple, est aussi une forme d’intelligence.  

Camille Goirand

Si cette interview de Samuel Gaulay vous a plu, je vous encourage vivement à le suivre sur Twitter :  @samuelgaulay !