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Taxi de demain

Si comme nous vous avez eu la chance d’être invité à Vivatech de cette année, vous avez vu comme nous cet engin un peu bizarre, mais plutôt familier. C’est comme un drone, mais géant et automatisé. Voilà en quelques mots comment on vous décrirait le taxi de demain. Voici une petite vidéo vous montrant à quel point nous sommes plus proche du futur que du présent. 

En plus d’être 100% électrique et 100% autonome le Ehang 184 ne nécessite aucune compétence de pilotage, vous ne serez donc pas obligé de rater votre permis de drone 6 fois pour pouvoir vous procurer cet engin. Et pour nos confrères flemmard, c’est un gros point positif.

Nous ne sommes pas à l’abri que le drone taxi soit  le principal concurrent de nos chers ubers et taxis dans les années à venir. Une problématique persiste dans ce débat. Est-ce vraiment sécurisé ? 

Seul des spécialistes pourront vous le confirmer mais si cette nouvelle technologie est mise en activité au sein de notre société, nous esperons bien qu’une batterie de tests auront été effectué au préalable. 

 

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Le livre papier, inébranlable face au ebook

Le livre papier, inébranlable face au ebook

Ebook ou livre papier ? Alors que la transformation numérique est sur toutes les lèvres, la résistance du livre papier peut paraître étonnante. Néanmoins, la digitalisation ne touche pas tous les types de livres de la même façon.

L’impact de la digitalisation sur les différents types de livre

Les livres scientifiques sont toujours présents, mais leur format numérique offre beaucoup d’avantages (notamment l’open access pour les universités).

Les dictionnaires, les ouvrages de vulgarisation et une partie des livres pratiques enregistrent de moins en moins de ventes depuis l’apparition du web. Cela n’est pourtant pas forcément lié aux livres numériques, mais à la popularité de sites web comme Wikipédia.

Les romans, les essais et les bandes dessinées qui existent en version numérique sont loin d’avoir autant de succès que leur version papier. Comment expliquer cette préférence pour les livres brochés ?

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La fin du livre papier ?

L’ebook en quelques chiffres

En France, le livre numérique pèse moins de 5% des ventes totales de livres (contre 25% en Grande-Bretagne ou aux USA). Cependant, l’engouement pour les ebooks existe bien dans l’hexagone. En cinq ans, le pourcentage de lecteurs de livres numériques en France est passé de 5% en 2012 à 21% en 2017. Quant aux jeunes, 10% des lecteurs ne lisent déjà plus que sur tablette et smartphone. Malgré cette évolution, les revenus des ebooks ne décollent pas.

Les avantages du ebook

L’ebook permet entre autres de changer la taille des caractères ou de rechercher un mot. On peut également souligner des phrases et ajouter des commentaires sans abîmer le livre. Les vendeurs d’ebooks prônent aussi la possibilité de stocker dans un même appareil des centaines de titres.

Une autre motivation importante pour les lecteur.rice.s pourrait être le prix d’achat. Cependant, même si les livres numériques sont moins chers que les livres imprimés, la différence de prix reste modeste. Par exemple, le roman de Marc Lévy, Ghost in Love, paru en mai 2019, coûte 14,99€ en fichier format Kindle, contre 21,50€ pour le livre papier.

Les livres papiers

Malgré ses avantages, l’ebook peine à convaincre les lecteur.rice.s. Pour la plupart d’entre eux, le livre papier reste une valeur sûre : il n’a pas de problème de batterie, il est ergonomique grâce à sa table des matières, à la numérotation des pages et bien sûr, c’est un objet familier et rassurant. De plus, il peut être utilisé par tous, y compris les frileux du numérique. En effet, pas besoin de s’y connaître en formats d’ebooks disponibles (e-pub, PDF, Kindle). La plupart des lecteur.rice.s ne voient pas non plus l’intérêt de pouvoir promener toute une bibliothèque dans leur poche. Beaucoup préfèrent avoir une belle bibliothèque bien remplie dans leur salon. En outre, le gros défaut de l’ebook est qu’il ne peut pas être prêté, revendu ou donné.

Conclusion

Aujourd’hui, les ebooks n’ont pas encore véritablement percé en France. Il semblerait que les lecteur.rice.s préfèrent le livre papier pour son côté esthétique ou ils aiment le fait de pouvoir tourner les pages et sentir l’odeur de l’encre fraîche. Le livre en papier qui fait partie de notre histoire depuis des siècles, continue donc à résister à l’ère du digital. Mais ce sont peut-être les grand.e.s amoureux.ses de la lecture qui pourraient finir par manquer. Après tout, la lecture n’arrive qu’en 9e position (18 % des réponses) sur la liste des activités culturelles ou de loisirs pratiqués quotidiennement.

Sources

  • Lacôte-Gabrysiak, L. (2019, 11 juin). Pourquoi les livres papier n’ ont-ils pas disparu ? The Conversation. https://theconversation.com/pourquoi-les-livres-papier-nont-ils-pas-disparu-118617
  • Godart, N. (2018, 13 janvier). 6 chiffres qui expliquent pourquoi le e-book ne fait pas recette en France. BFM BUSINESS. https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/culture-loisirs/6-chiffres-qui-expliquent-pourquoi-le-e-book-ne-fait-pas-recette-en-france_AN-201801130078.html
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Interview de Samuel Gaulay, tech-magicien et CEO de MagicTech

Samuel est le fondateur de MagicTech (start-up qui combine storytelling, technologie et magie lors de talks, conférences, happenings et animations) et de IT Social (média dédié aux enjeux tech et innovation).

 

Quelle est l’histoire de Magictech ? Comment est-ce qu’on devient « tech magician » ?

J’avais déjà une activité avant de lancer Magictech qui était le media ITsocial.fr : un média dédié aux nouvelles technologies, à l’innovation, à l’IT. Donc j’avais déjà une bonne culture des sujets cloud, cyber-securité, IA, digital et tech… Je suis également magicien depuis que j’ai 11 ou 12 ans. Au début, je faisais de la magie avec du digital, avec des écrans. Puis, j’ai travaillé sur des nouvelles technologies (robotique, IA, réalité augmentée…) et un jour, j’ai rencontré le directeur du lab innovation de Capgemini. On s’est revu plusieurs fois et finalement je ne les ai plus quitté. Je collabore maintenant beaucoup avec Capgemini. Je travaille avec des spécialistes de la réalité augmentée, de l’IA, de la robotique etc… On explore la technologie, on essaie de comprendre leur impact au niveau BtoB et BtoC, comment elle impacte aussi nos modes de vie, et on mélange ça dans des talks pour inspirer les gens en les surprenant avec les nouvelles technologies. 

Combien de temps mettent vos tours de tech-magie à être au point ?

On a choisit d’utiliser 6 technologies : l’intelligence artificielle, la robotique, l’impression 3D, la réalité étendue, les drones, le digital et l’IoT puis on travaille dessus pendant un ou deux ans pour comprendre leur impact au niveau BtoB sur nos entreprises et sur nos modes de vie au niveau BtoC. À partir de là, on travaille avec des partenaires dans la partie storytelling, écriture (interviews, recherche…). Ensuite, on met en scène la tech avec un partenaire technologique. On a donc travaillé sur de la réalité mixte avec Holoforge et Microsoft pour faire un show avec un Hololens 2, auquel on vient ajouter une couche de magie à la fin, qui vient sublimer la présentation en combinant la tech et la magie et en perdant le spectateur sur la limite entre la tech et le fantasme. Donc, ce n’est pas que de la magie, c’est aussi un vrai talk technologique avec une mise en scène. 

Comment va Sia ? Quelles technologies réunit-elle ?

Sia était le nom qu’on avait donné à Pepper au début pour s’amuser dans un talk (AI is magic), qui signifie “Système d’Intelligence Artificielle”. Mais elle n’est pas une vraie intelligence artificielle. On utilise cependant l’IA à plusieurs niveaux. On a développé une application qui s’appelle AI Motion avec Capgemini basée sur du computer vision, qu’on met en scène avec des techniques de magie pour faire du “mentalisme” (deviner ce que la personne pense). L’objectif est que l’audience ne sache pas où est la limite du computer vision dans cette capacité à réaliser un exploit de magie. Par exemple on demande à 4 personnes de prendre 4 objets différents que IA Motion va deviner. 

À propos d’IA, vous dites que le monde ne ressemblera pas à ce qu’on connait aujourd’hui, et que les métiers à venir émergeront autour de nos qualités humaines. 

Il faut remonter un peu dans le temps pour comprendre la relation entre l’homme et la machine. Pour synthétiser, la collaboration homme/machine a vraiment commencé pendant la guerre de 1939-1945, avec les sous-marins allemands qui bombardaient les navires américains qui arrivaient en Europe. Enigma cryptait les communications de ces sous-marins, et après avoir rajouté un 3e retord sur cette machine, on n’arrivait plus du tout à décrypter ces communications. On se faisait donc bombarder à cause de ça. Turing avait développé une machine qui permettait de décrypter ce code. C’est à ce moment-là qu’on a compris le potentiel qu’il pouvait y avoir entre l’homme et la machine. Donc, déjà à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale, la machine est venue augmenter l’homme. 

Il y a eu une grosse accélération lors de la conquête spatiale qui se jouait entre la Russie et les US, grâce à l’informatique et les hommes qui ont laissé leur vie entre les mains de la machine, leur permettant de réaliser notre plus grand rêve de l’époque: marcher sur la Lune. 

Puis la peur que la machine se retourne contre l’homme est apparue notamment avec le film 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Cette crainte s’est renforcée vers la fin des années 1990, après que l’ordinateur d’IBM, Deep Blue, ai battu Garry Kasparov aux échecs. Finalement, l’intelligence artificielle automatise des actions de l’homme, pour lesquelles sa singularité humaine, individuelle, n’est  pas sollicitée. 

Pour l’instant, les jobs automatisés ne sont pas des métiers qui ne nécessitent forcément des qualités propres à l’homme, singulières. Les métiers automatisés vont plutôt tendre vers des qualités individuelles et personnelles. C’est un peu un mal pour un bien. On peut voir qu’IBM, par exemple, a entraîné un programme d’intelligence artificielle à débattre comme les juristes. Pourtant, ces métiers d’argumentation nécessitent des qualités humaines. L’IA est meilleure qu’un médecin dans le diagnostique, et on verra que le métier de médecin ira plutôt vers un rôle d’accompagnement du patient dans l’adoption de ses traitements par exemple. La connaissance du médecin serait essentielle mais ses qualités humaines seraient plus essentielles que son diagnostique. 

Vous vous étiez intéressé à la place de la tech dans l’Éducation en échangeant avec les Directeurs des Systèmes d’Information d’HEC Paris et d’ESCP Europe.

Quel sentiment et quelle perspective d’avenir pour l’Éducation vous a procuré cet échange ?

Je trouve que dans l’Éducation il y a un retard sidérant entre la façon dont on éduque aujourd’hui et les capacités que l’on a pour mieux faire. On l’a vu pendant le confinement, les ¾ des enseignants n’étaient pas prêts du tout, et n’avaient pas pris le pendant du digital pour réinventer la transmission de connaissances. J’imagine l’école de demain avec des enseignants qui auraient un rôle de coach individuel. Il ne serait plus nécessaire que le professeur dicte la leçon ou qu’il recopie le cours au tableau. Je vois des enseignants avec une dashboard digital indiquant les progression de chaque élève et qui irait passer plus de temps avec l’élève pour l’aider à renflouer ses lacunes, en faisant de même avec tous les élèves. On enseigne aujourd’hui comme on a enseigné il y a 30 ans, 50 ans. Les méthodologies ont évolué, mais pas les outils pour augmenter le professeur. L’IA peut aider à mieux anticiper les problématiques, à mieux booster le traitement de la data, à mieux créer et diagnostiquer. Pour moi l’intelligence artificielle ne fera qu’augmenter l’homme, et pas le remplacer comme certaines personnes peuvent laisser entendre pour faire couler de l’encre. 

On aura plus de métiers qui feront appel à nos soft skills. Nous avons énormément de qualités humaines pour lesquelles nous ne sommes pas sollicités : leadership, empathie, écoute, persévérance, persuasion. Sur la cognition, en effet, l’IA fait mieux, mais de voir ça comme une guerre des intelligences ce n’est pas pour moi le bon angle de vue. Il y aura certainement une inégalité dans l’accès à l’IA, comme on peut le voir avec le vaccin entre les pays plus pauvres et les plus riches, et un retard, c’est sûr. 

Devrions-nous sensibiliser les enfants aux nouvelles technologies dès l’école ?

Définitivement. Cela fait partie du retard dont je parlais. C’est évident que ces technologies-là transforment nos modes de vie et seront à la base de nos emplois. J’ai des enfants et j’interviens chaque année dans leur école pour leur faire un petit atelier de magictech

Comment préparez-vous vos enfants aux enjeux que nous apportent les nouvelles technologies ?

Ils ont toujours un peu baigné dedans : à la maison j’ai un Nao (le robot humanoïde), une imprimante 3D et des Hololens par exemple. Après ce n’est pas une obligation, mais je pense que c’est bien de comprendre ces sujets-là pour savoir si on veut faire un métier en rapport au digital plus tard. C’est bien de leur amener une culture du digital assez tôt selon moi.

Quelle est votre définition de l’intelligence ?

L’intelligence selon moi c’est la capacité a résoudre une problématique, et cette intelligence elle peut avoir plusieurs formes en fonction de la problématique. La débrouillardise, par exemple, est aussi une forme d’intelligence.  

Camille Goirand

Si cette interview de Samuel Gaulay vous a plu, je vous encourage vivement à le suivre sur Twitter :  @samuelgaulay !

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[Innovation] AI to reinvent freight

Venez découvrir mon article publié le 12 mars dernier !

Einride is a Swedish startup being the first actor to test an autonomous electric truck on public roads.

♻️ The highway vehicle’s industry is becoming automative and sustainable.

Voici le lien : https://www.linkedin.com/pulse/innovation-ai-reinvent-freight-valentine-griffon-/?trackingId=%2BbpKjIOiE1xPEoIRIlXzTA%3D%3D

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Ce qu’il faut savoir sur l’hyperconnexion en 2021

Ce qu’il faut savoir sur l’hyperconnexion en 2021

L'hyperconnexion en France

Ressentez-vous le besoin de consulter votre téléphone plusieurs fois par jour et de l’avoir continuellement sur vous ? Eprouvez-vous un certain stress à l’arrivée d’un nouveau mail, un nouveau message ou une nouvelle notification ? Avez-vous le besoin absolu d’ouvrir immédiatement le nouveau mail reçu et d’y répondre aussi rapidement ? Si notre activité en ligne cause des impacts environnementaux réels, la pollution numérique ne s’arrête pas là. L’accélération de notre usage du numérique nous met face à un nouveau phénomène. Il s’agit de « l’hyperconnexion », que nous pouvons considérer comme une nouvelle forme de pollution : la pollution numérique intellectuelle. Si une partie des français estime que l’exposition aux écrans n’a aucune conséquence sur la santé, la réalité est tout autre.

L’hyperconnexion : de quoi s’agit-il et quel est le constat ?

Les chiffres de l’hyperconnexion en France

L’hyperconnexion désigne l’utilisation massive et continuelle d’appareils numériques ou, d’après Doctissimo, le fait d’être connecté à Internet plus de 3 heures par jour. Nous pouvons considérer le Français comme un individu hyperconnecté avec une moyenne quotidienne de 4h22 passées devant un écran. Les chiffres décollent concernant les 18-34 ans (6h28) et les cadres (7h13). En effet, plus de 7 Français sur 10 se disent incapables de se passer d’outils connectés pendant une journée. En parallèle, le même nombre pense qu’il serait bénéfique pour leur santé de limiter leur temps de connexion.

Prise de conscience

Les Français ont conscience que l’hyperconnexion peut engendrer des conséquences négatives sur leur vision (76%), leur activité physique (57%) et leur sommeil (56%). Ils affirment d’ailleurs qu’ils profiteraient de leur temps déconnecté pour lire (54%), se promener (43%), passer du temps avec leurs proches (41%) et faire du sport (36%).

L’esprit de contradiction

Pourtant, le temps d’écran par personne a augmenté de 8 minutes depuis 2018. De plus, 1 Français sur 4 possède 3 écrans (ordinateurs, tablettes, téléphones…) par personne et n’hésite pas à passer facilement de l’un à l’autre ou de les utiliser en même temps. Les Français sont ainsi hyperconnectés et suréquipés.

L’impact de l’hyperconnexion dans notre quotidien personnel et professionnel

La qualité du sommeil

Tout d’abord, l’hyperconnexion a des conséquences sur la qualité de notre sommeil. S’exposer à la lumière bleue des écrans avant de se coucher envoie une mauvaise information au cerveau. Le soir, face à notre smartphone, cette lumière vive nous stimule et dérègle notre horloge biologique interne. Cette exposition nocturne sollicite notre cerveau, qui ne comprend pas qu’il est l’heure de dormir, et perturbe ainsi notre cycle de sommeil.

Des changements sur l’alimentation

En outre, le développement massif des appareils numériques a engendré de nouveaux modes d’alimentation : les repas sur le pouce, les repas debout avec son smartphone à la main, les repas à son bureau devant son ordinateur… En mangeant devant un écran, nous portons finalement notre attention sur le contenu visuel de notre appareil plutôt que sur le contenu de notre assiette. Le cerveau est alors de nouveau sur-sollicité par les informations qu’il reçoit en ligne et n’est pas concentré sur nos aliments. Cette déconcentration nous empêche de ressentir la satiété ou, du moins, retarde ce sentiment. Nous continuons à manger plus que ce que nous devrions ce qui contribue à l’augmentation de l’obésité.

La baisse d’activité physique

Comme mentionné plus haut, plus de la moitié des Français profiterait de leur temps déconnecté pour faire du sport. Avec en moyenne 3 écrans en notre possession, nous sommes plus souvent statiques devant notre ordinateur qu’à l’extérieur à pratiquer une activité physique. En ce qui concerne les enfants, le constat est alarmant : une étude a démontré qu’un enfant de 12 ans en 1975 mettait 4 minutes pour courir 1km. Aujourd’hui, les enfants de 12 ans prennent 1 minute de plus pour parcourir la même distance. Par conséquent, l’hyperconnexion contribue au développement de la sédentarité de notre société.

De nouveaux comportements au travail

Cette obsession numérique a des impacts sur notre façon de travailler et sur notre organisation au quotidien.
Dans un premier temps, nous adoptons un comportement de « multi-tâcheurs », pensant pouvoir gérer tout en même temps : lire et répondre à un e-mail, finir une présentation PowerPoint, participer à une réunion en visio-conférence, répondre à un SMS etc. Toutes ces tâches peuvent aujourd’hui être réalisées de façon simultanée. Malheureusement, cette attitude favorise la distraction ce qui a des effets sur nos performances au travail. En effectuant toutes ces mini-tâches en même temps, nous devenons incapables de bien filtrer et de prioriser. La perte de mémoire est d’ailleurs l’une des conséquences du multitasking.
En conséquence, ces distractions répétées nous poussent à abandonner la proactivité pour la réactivité. Nous réagissons à chaque nouvelle notification ou information ce qui entraîne une baisse de l’attention, de la déconcentration, des oublis, des retards et finalement une mauvaise organisation.
En multipliant les sources d’information, nous finissons par faire face à une multitude de possibilités et d’alternatives pour un problème ou une situation donnée. De ce fait, la quantité de choix qui s’offre à nous perturbe notre capacité à prendre des décisions réfléchies.
Victimes de nos outils numériques, le besoin absolu d’instantanéité s’est exacerbé. Si autrefois l’e-mail était un moyen de communication asynchrone, aujourd’hui il est devenu synchrone dans notre esprit. Il existe d’ailleurs des messageries comme Teams, Slack ou Whatsapp qui, implicitement, nous incitent à donner une réponse plus rapidement voire dans l’immédiat. De plus, ces échanges virtuels peuvent impacter les interactions sociales et favoriser le conflit en raison de mauvaises interprétations et de l’absence du non-verbal.

De nouveaux phénomènes érigent notre quotidien

Sans même nous en rendre compte, nous avons adopté de nouveaux comportements et de nouvelles habitudes en ligne. Nous avons également accepté l’idée de ressentir de nouvelles formes de stress liées au numérique. En réponse à notre surconsommation digitale, de nouveaux phénomènes sont apparus :

  • L’infobésité : l’excès d’informations reçues par une personne qu’elle ne peut traiter ou supporter sans porter préjudice à elle-même ou à son activité.
  • La nomophobie : la peur excessive de ne pas pouvoir consulter son téléphone.
  • L’hypovibrochondrie : sentir son téléphone vibrer alors que ce n’est pas le cas.
  • Le phubbing : la combinaison de « phone » et « snubbing » (snober en français) ou le fait d’être concentré sur son téléphone plutôt que sur les personnes en face de soi.
  • Le blurring : la frontière, de plus en plus floue, entre la vie professionnelle et personnelle.
  • FOMO : « The Fear of Missing Out » ou la crainte de manquer une information importante.
  • Le stress de l’email : le besoin compulsif de regarder ses e-mails jusqu’à 40 fois par heure.

10 astuces pour apprendre à lutter contre l’hyperconnexion

  1. Désactiver les notifications (visuelles ou sonores) non essentielles.
  2. Activer la fonction « Night Shift » ou paramétrer une luminosité plus jaune sur vos écrans pour limiter votre exposition à la lumière bleue, surtout le soir.
  3. Essayer de changer vos habitudes en laissant votre téléphone dans une autre pièce au lieu de l’avoir toujours sur soi. Si vous passez l’après-midi entre amis, penser à l’éteindre, le mettre en mode avion ou en « Ne pas déranger » par exemple.
  4. Régler la fonctionnalité « Temps d’écran » pour vous avertir lorsque vous avez dépassé le temps d’exposition que vous vous êtiez fixé.
  5. Désactiver la lecture automatique sur vos comptes de streaming pour ne pas qu’une nouvelle vidéo se déclenche automatiquement à la fin de votre visionnement initial.
  6. Essayer de cesser la multiplication des écrans en simultané pour vous concentrer sur un seul uniquement.
  7. Se poser les bonnes questions quand vous vous apprêtez à regarder votre téléphone : est-ce vraiment important ? est-ce que ça peut attendre ? Ce mécanisme permettra d’utiliser son téléphone de façon plus consciente et non comme un automatisme.
  8. Accorder des temps dédiés à la consultation de vos e-mails dans la journée, 2 à 3 fois par jour maximum. Dans ce temps imparti, penser à trier et prioriser vos e-mails pour identifier ceux qui doivent être traités immédiatement et ceux qui peuvent attendre quelques heures voire une journée.
  9. Apprendre de nouveau à se concentrer : quand vous vous lancez dans une tâche, optimisez votre temps en désactivant toutes les notifications (couper ses e-mails, se mettre en « Ne pas déranger » sur Teams pour ne plus recevoir les notifications de vos conversations…). Sans ces distractions, vous serez beaucoup plus efficace.
  10. Lister les nouveaux loisirs que vous souhaiteriez davantage pratiquer et profiter de ce temps gagné pour vous divertir et vous reposer !

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Le #sport 3.0 : innovation sur le marché sportif grâce au digital

Le #sport 3.0 : innovation sur le marché sportif grâce au digital

La baisse d’activité de la filière sport en 2020 est estimée par les économistes de BPCE à 30 %, et son chiffre d’affaires pourrait chuter à 54 Md€ (contre 78 Md€ en 2019). Un fort rebond est toutefois attendu l’année prochaine.

En revanche, les plateformes numériques sportives et le e-sport ont été largement plébiscités pendant le confinement et pourraient s’imposer dans le quotidien des Français. L’évolution de ces pratiques pourrait d’ailleurs s’accélérer et stimuler le développement des SporTech.
A moyen-long terme, l’économie du sport devrait bénéficier de la prévalence des enjeux de santé publique et de la montée des préoccupations individuelles pour la préservation du capital santé.

Découvrez les principaux chiffres de l’évolution du e-fitness dans mon infographie ci-dessous :

Source : https://pepswork.com/

Infographie e-fitness 2020

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E-TOURISME: La réalité virtuelle pour promouvoir le tourisme

Depuis quelques années, la réalité virtuelle se désigne comme le média phare pour la promotion du territoire et l’attractivité touristique. Cette technologie est de plus en plus populaire et accessible au plus grand nombre. Une aubaine pour les acteurs du tourisme ; qui peuvent se tourner vers cette solution immersive (e-tourisme ) pour faire vivre des expériences hors du commun.

La réalité virtuelle est avant tout utilisée dans un objectif de séduction du futur touriste. A l’heure où le tourisme est « expérientiel », l’immersion interactive devient un véritable moteur dans le parcours d’achat.

Le tourisme virtuel ;  est une des attractions les plus populaires que nous offre la réalité virtuelle, et cela n’est pas prêt de s’arrêter.

C’est en effet un vecteur privilégié pour visiter des lieux hors de votre budget .C’est aussi un moyen unique de vivre des expériences que vous ne réaliseriez jamais en temps réel hors de votre portée.

Le voyage virtuel pourtant promis à un bel avenir : Un tourisme engagé

Quelques exemples de mise en œuvre :

  • L’Office du Tourisme de Fontainebleau propose depuis quelques mois des vidéos 360° pour présenter la région en mode immersif. L’OT s’est équipé d’un casque 3D. Un groupe de blogueurs asiatiques a aussi été convié à découvrir la destination Fontainebleau , dans le but de faire connaître la destination auprès d’une population très équipée en matériel de réalité virtuelle. 
    Site de l’Office du Tourisme de Fontainebleau
  • L’Office du Tourisme d’Ecosse a lancé en février dernier une application smartphone appelée Scotland VR permettant de visiter 26 lieux historiques écossais en vidéo 360°.
    Site de Scotland VR
  • L’Office du Tourisme de Nouvelle-Calédonie a créé une chaîne Youtube diffusant ses vidéos 360° créées pour découvrir différentes régions de l’île. Une application a été créée, ainsi que des lunettes 3D en carton, permettant de visionner les films en étant équipé d’un simple smartphone !
    Site de l’Office du Tourisme de Nouvelle-Calédonie

La chaîne Youtube de l’office du tourisme d’Australie propose un catalogue déjà intéressant de vidéos à 360° permettant de visiter les plus belles régions du pays, de nager avec les dauphins ou de survoler la baie de Sidney

Australia 360°

Quatre éléments peuvent plaider en la faveur d’une nouvelle forme de tourisme fondé sur les visites virtuelles.

  • La perception des risques liés à la visite mettra du temps à s’effacer de l’esprit des touristes. Plusieurs études ont montré que la résilience des touristes envers les destinations « sensibles » était longue. L’Égypte n’a par exemple jamais retrouvé son économie du tourisme d’avant les troubles géopolitiques. Désormais, le risque sanitaire, réel ou perçu, peut donc inciter à des visites virtuelles des sites, cette solution étant exempte de risques.
  • L’impact écologique du tourisme. Régulièrement décrié, l’impact écologique du tourisme s’est surtout concrétisé par l’absence de pollution durant le confinement. Nombre de sites touristiques, comme Venise, ont vu la nature reprendre sa place. Tout comme les archéologues utilisent la VR pour visiter des sites disparus, la sauvegarde des sites existants ne passe-t-elle pas, en partie, par des visites virtuelles ?
  • La réappropriation des lieux par les habitants. Le « surtourisme », mot créé pour dénoncer l’industrialisation massive de certains sites touristiques, apparaît comme un problème récurrent depuis 10 ans. Face à un choix drastique d’équilibre entre le tissu économique local et le flux incontrôlé de touristes, plusieurs municipalités (Venise, Split, Barcelone, Phuket, etc.) tentent de rebondir pour construire un nouveau modèle économique pour un tourisme moins dépendant de la masse de visiteurs, donc moins sujet à de futurs problèmes de déplacement, moins impactant pour l’environnement et mieux accepté par les riverains.
  • Enfin, la visite virtuelle a le pouvoir de démocratiser un luxe jusqu’alors réservé à une minorité ; la visite privative d’un lieu. Qui n’a jamais eu envie de passer un peu de temps à saisir le regard de la Joconde ou la perspective de la galerie des Glaces du château de Versailles ?

Quantas propose sur ses vols des vidéos immersives de leurs destinations à l’aide de casques de réalité virtuelle. Pour le moment réservée à la première classe, l’opération pourrait s’étendre à la classe business. https://www.qantas.com/fr/fr/about-us.html

L’agence Matoke Tours propose de partir à la rencontre des gorilles à l’aide d’une application Android en utilisant un casque compatible comme le carboard VR de Google.

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#1 Qu’est-ce que l’entomophagie ?

Article #1

À la Loupe 🔎

À travers cette série d’article qui débute, je souhaite m’informer & informer sur l’alimentation durable et les solutions alternatives à la protéine animal qui existent.

Cette reflexion sur l’entomophagie à travers le monde sert d’introduction en la matière sur l’enjeu majeur de notre siècle, avec le doublement prévu des besoins alimentaires à l’horizon 2050 lié à la hausse démographique mondiale, dans un contexte de changement climatique et de réduction nécessaire de l’empreinte écologique humaine.

Mais d’ailleurs, savez-vous ce qu’est l’entomophagie ?

Regardez l’infographie pour indice…

Découvrez sa définition dans mon article publié sur Linkedin 👇

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Social Networks addicts

On ne va pas se mentir, cela fait déjà quelques heures que vous scrollez frénétiquement sur vos fils d’actualités et diverses applications à la recherche de quelque chose de palpitant. Ne vous en faites pas, vous y êtes enfin arrivés. Laissez-vous plonger dans les abysses du décor des réseaux sociaux. Dans cet article nous allons tenter de comprendre ensemble les mécanismes d’addiction que les grands géants d’applications et sites internet ont mis au point. À travers des anecdotes, des faits historiques et l’intervention de plusieurs spécialistes vous allez enfin pouvoir décrypter et mieux analyser vos comportements, en espérant sincèrement que vous allez y prendre autant de plaisir que moi-même. Rendez-vous ici pour en profiter!

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Quel avenir pour le stockage des données ?

Quel avenir pour le stockage des données ?

stockage données

Dans les années 2010, le boom des réseaux sociaux et du streaming nous a plongés dans l’ère du « big data ». La notion de « big data », introduite par le cabinet d’études Gartner en 2008, définit l’explosion du volume de données générées dans le monde entier. Cette production massive de données s’est intensifiée avec l’arrivée du « cloud » et a fait apparaitre de nombreux enjeux, notamment liés au stockage.

Dans mon article sur Linkedin, j’expose les différentes solutions envisagées pour résoudre ce problème de stockage, comme l’ADN synthétique.