La transformation durable, suite logique de la transformation digitale ? Depuis plusieurs années et surtout depuis la crise sanitaire, la transformation digitale est sur toutes les lèvres. Culture du changement, outils, terminaux et management, elle a révolutionné nos vies et nos usages. Seulement, ses impacts ont été peu mesurés et ignorés pendant des années. Aujourd’hui, il n’est plus possible de détourner le regard. Le denier rapport au GIEC est alarmant : la transition écologique est urgente. On parle désormais de transformation durable, qui liera innovation et objectifs de développement durable. Après la transformation digitale, la transformation durable est en marche.

La transformation digitale, toujours plus d’innovation

Après des années d’utilisation, il est clair que le digital et les technologies qui en découlent se sont propagées en bouleversant les sociétés. Tous les secteurs sont touchés : la finance, la connectivité, l’accès aux services publics et commerciaux ou encore l’éducation.

Dans le domaine de la santé, elle a permis, notamment grâce à l’intelligence artificielle de faciliter les diagnostics et d’allonger l’espérance de vie. Dans l’enseignement, la possibilité d’apprentissage à distance a permis d’augmenter l’accès aux formations à diverses populations.

Aussi, le secteur de l’emploi connaît une véritable révolution, dans ses usages, mais aussi la diversité des métiers. L’automatisation et la robotisation sont au coeur de cette transformation et promettent de créer des millions d’emploi. 

Les impacts du numérique sur les sociétés 

Pensé au départ comme un réducteur d’inégalités et source d’émancipation, il a parfois eu l’effet inverse.

Ainsi les laissés pour compte sont en majorité les femmes, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Ce phénomène a un nom : illectronisme. Ce terme désigne “la difficulté, voire l’incapacité, à utiliser les appareils numériques et les outils informatiques en raison d’un manque ou d’une absence totale de connaissances à propos de leur fonctionnement.”

D’ailleurs, en 2019 en France près de 17% de la population France était concernée. Les personnes les plus touchées sont les moins diplômées, aux revenus les plus modestes, ou celles qui résident dans les DOM.

De plus, les algorithmes utilisés dans des solutions implémentant de l’intelligence artificielle. En effet, ces logiciels, étant créés par être humains, ont tendance à reproduire les préjugés et biais cognitifs qui nous animent. 

Les impacts du numérique sur l’environnement 

 

On ne peut plus nier les impacts nocifs du numérique sur l’environnement. Pendant des années, le développement des technologies s’est réalisé sans prise en compte des conséquences sur l’environnement.

Aujourd’hui, la pollution numérique a dépassé celle de l’avion, comprenant 4% de la pollution mondiale, c’est énorme. 

On compte trois centres de pollution principaux :

  • la fabrication des terminaux, qui concentre 75% de l’empreinte environnementale du numérique
  •  les data centers : qui consomment énormément d’énergie, notamment de l’électricité. Dans certains pays, ils tournent au charbon, inutile d’expliquer pourquoi ce matériaux est nocif pour l’environnement.
  • les infrastructures réseaux : gros consommateurs, la question de la 5G et l’IoT est aujourd’hui cruciale.

 

L'impact environnemental du numérique
Objectifs de développement durable de l'ONU

La transformation durable, nouvelle disruption

La transformation durable est la clé de voute du développement durable. Il est question de mesurer les effets du numérique et de les diminuer, tant sur le plan écologique, que social et économique.

 

Oeuvrer pour plus d’égalité, plus d’inclusion et moins de pollution, voilà trois points de départ pour les entreprises qui voudraient prendre part à cette démarche.

L’Organisation des Nations Unies a déterminé 17 objectifs de développement durable, qui pourraient permettre de rendre le monde meilleur. En plus d’avoir un impact positif sur le monde, l’argument business est de taille : ce marché représente 30 trillions de dollars. L’économie verte permettrait également de créer 24 millions d’emploi d’ici 10 ans (OIT). 

     

    Pour conclure, dans un tel contexte, la transformation durable est nécessaire et urgente. Lier développement durable et croissance économique doit devenir la règle pour toutes les entreprises de la planète. Si les États n’ont pas pris de décisions règlementaires en ce sens, il n’en demeure que beaucoup d’entreprises ont déjà pris les devants.