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Échange avec la DG d’EdTech France, Anne-Charlotte Monneret

Diplômée de Science Po, ancienne professeure de Lettres, membre de l’association “Le choix de l’école”, Anne-Charlotte Monneret est aussi animatrice du podcast « EdTech France », mais surtout déléguée générale de l’association éponyme, qui, comme indiqué sur son site internet, “fédère les entrepreneurs français qui ont décidé de rendre la technologie et l’innovation utiles à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la formation tout au long de la vie”.

Me questionnant sur l’accompagnement des enseignants par le numérique pour la rédaction de mon mémoire de fin d’études au MBADMB, c’est une évidence pour moi de recueillir l’expertise et l’avis d’Anne-Charlotte pour étoffer ma réflexion. C’est elle-même qui me le confirme : “Au sein d’EdTech France, nous sommes sur l’Education nationale, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, mais l’Éducation c’est le segment de marché que je connais le mieux, car je suis passée de l’autre côté de la barrière.”

Je suis ravie de vous partager notre échange dans cet article, qui viendra enrichir mon mémoire sur la place du numérique dans l’enseignement.

Le lien juste ici : https://www.linkedin.com/pulse/%25C3%25A9change-avec-la-dg-dedtech-france-anne-charlotte-monneret-goirand/?trackingId=1y8Z0b2%2BQ6yD5MGDJFV55g%3D%3D

 

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Interview de Samuel Gaulay, tech-magicien et CEO de MagicTech

Samuel est le fondateur de MagicTech (start-up qui combine storytelling, technologie et magie lors de talks, conférences, happenings et animations) et de IT Social (média dédié aux enjeux tech et innovation).

 

Quelle est l’histoire de Magictech ? Comment est-ce qu’on devient « tech magician » ?

J’avais déjà une activité avant de lancer Magictech qui était le media ITsocial.fr : un média dédié aux nouvelles technologies, à l’innovation, à l’IT. Donc j’avais déjà une bonne culture des sujets cloud, cyber-securité, IA, digital et tech… Je suis également magicien depuis que j’ai 11 ou 12 ans. Au début, je faisais de la magie avec du digital, avec des écrans. Puis, j’ai travaillé sur des nouvelles technologies (robotique, IA, réalité augmentée…) et un jour, j’ai rencontré le directeur du lab innovation de Capgemini. On s’est revu plusieurs fois et finalement je ne les ai plus quitté. Je collabore maintenant beaucoup avec Capgemini. Je travaille avec des spécialistes de la réalité augmentée, de l’IA, de la robotique etc… On explore la technologie, on essaie de comprendre leur impact au niveau BtoB et BtoC, comment elle impacte aussi nos modes de vie, et on mélange ça dans des talks pour inspirer les gens en les surprenant avec les nouvelles technologies. 

Combien de temps mettent vos tours de tech-magie à être au point ?

On a choisit d’utiliser 6 technologies : l’intelligence artificielle, la robotique, l’impression 3D, la réalité étendue, les drones, le digital et l’IoT puis on travaille dessus pendant un ou deux ans pour comprendre leur impact au niveau BtoB sur nos entreprises et sur nos modes de vie au niveau BtoC. À partir de là, on travaille avec des partenaires dans la partie storytelling, écriture (interviews, recherche…). Ensuite, on met en scène la tech avec un partenaire technologique. On a donc travaillé sur de la réalité mixte avec Holoforge et Microsoft pour faire un show avec un Hololens 2, auquel on vient ajouter une couche de magie à la fin, qui vient sublimer la présentation en combinant la tech et la magie et en perdant le spectateur sur la limite entre la tech et le fantasme. Donc, ce n’est pas que de la magie, c’est aussi un vrai talk technologique avec une mise en scène. 

Comment va Sia ? Quelles technologies réunit-elle ?

Sia était le nom qu’on avait donné à Pepper au début pour s’amuser dans un talk (AI is magic), qui signifie “Système d’Intelligence Artificielle”. Mais elle n’est pas une vraie intelligence artificielle. On utilise cependant l’IA à plusieurs niveaux. On a développé une application qui s’appelle AI Motion avec Capgemini basée sur du computer vision, qu’on met en scène avec des techniques de magie pour faire du “mentalisme” (deviner ce que la personne pense). L’objectif est que l’audience ne sache pas où est la limite du computer vision dans cette capacité à réaliser un exploit de magie. Par exemple on demande à 4 personnes de prendre 4 objets différents que IA Motion va deviner. 

À propos d’IA, vous dites que le monde ne ressemblera pas à ce qu’on connait aujourd’hui, et que les métiers à venir émergeront autour de nos qualités humaines. 

Il faut remonter un peu dans le temps pour comprendre la relation entre l’homme et la machine. Pour synthétiser, la collaboration homme/machine a vraiment commencé pendant la guerre de 1939-1945, avec les sous-marins allemands qui bombardaient les navires américains qui arrivaient en Europe. Enigma cryptait les communications de ces sous-marins, et après avoir rajouté un 3e retord sur cette machine, on n’arrivait plus du tout à décrypter ces communications. On se faisait donc bombarder à cause de ça. Turing avait développé une machine qui permettait de décrypter ce code. C’est à ce moment-là qu’on a compris le potentiel qu’il pouvait y avoir entre l’homme et la machine. Donc, déjà à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale, la machine est venue augmenter l’homme. 

Il y a eu une grosse accélération lors de la conquête spatiale qui se jouait entre la Russie et les US, grâce à l’informatique et les hommes qui ont laissé leur vie entre les mains de la machine, leur permettant de réaliser notre plus grand rêve de l’époque: marcher sur la Lune. 

Puis la peur que la machine se retourne contre l’homme est apparue notamment avec le film 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Cette crainte s’est renforcée vers la fin des années 1990, après que l’ordinateur d’IBM, Deep Blue, ai battu Garry Kasparov aux échecs. Finalement, l’intelligence artificielle automatise des actions de l’homme, pour lesquelles sa singularité humaine, individuelle, n’est  pas sollicitée. 

Pour l’instant, les jobs automatisés ne sont pas des métiers qui ne nécessitent forcément des qualités propres à l’homme, singulières. Les métiers automatisés vont plutôt tendre vers des qualités individuelles et personnelles. C’est un peu un mal pour un bien. On peut voir qu’IBM, par exemple, a entraîné un programme d’intelligence artificielle à débattre comme les juristes. Pourtant, ces métiers d’argumentation nécessitent des qualités humaines. L’IA est meilleure qu’un médecin dans le diagnostique, et on verra que le métier de médecin ira plutôt vers un rôle d’accompagnement du patient dans l’adoption de ses traitements par exemple. La connaissance du médecin serait essentielle mais ses qualités humaines seraient plus essentielles que son diagnostique. 

Vous vous étiez intéressé à la place de la tech dans l’Éducation en échangeant avec les Directeurs des Systèmes d’Information d’HEC Paris et d’ESCP Europe.

Quel sentiment et quelle perspective d’avenir pour l’Éducation vous a procuré cet échange ?

Je trouve que dans l’Éducation il y a un retard sidérant entre la façon dont on éduque aujourd’hui et les capacités que l’on a pour mieux faire. On l’a vu pendant le confinement, les ¾ des enseignants n’étaient pas prêts du tout, et n’avaient pas pris le pendant du digital pour réinventer la transmission de connaissances. J’imagine l’école de demain avec des enseignants qui auraient un rôle de coach individuel. Il ne serait plus nécessaire que le professeur dicte la leçon ou qu’il recopie le cours au tableau. Je vois des enseignants avec une dashboard digital indiquant les progression de chaque élève et qui irait passer plus de temps avec l’élève pour l’aider à renflouer ses lacunes, en faisant de même avec tous les élèves. On enseigne aujourd’hui comme on a enseigné il y a 30 ans, 50 ans. Les méthodologies ont évolué, mais pas les outils pour augmenter le professeur. L’IA peut aider à mieux anticiper les problématiques, à mieux booster le traitement de la data, à mieux créer et diagnostiquer. Pour moi l’intelligence artificielle ne fera qu’augmenter l’homme, et pas le remplacer comme certaines personnes peuvent laisser entendre pour faire couler de l’encre. 

On aura plus de métiers qui feront appel à nos soft skills. Nous avons énormément de qualités humaines pour lesquelles nous ne sommes pas sollicités : leadership, empathie, écoute, persévérance, persuasion. Sur la cognition, en effet, l’IA fait mieux, mais de voir ça comme une guerre des intelligences ce n’est pas pour moi le bon angle de vue. Il y aura certainement une inégalité dans l’accès à l’IA, comme on peut le voir avec le vaccin entre les pays plus pauvres et les plus riches, et un retard, c’est sûr. 

Devrions-nous sensibiliser les enfants aux nouvelles technologies dès l’école ?

Définitivement. Cela fait partie du retard dont je parlais. C’est évident que ces technologies-là transforment nos modes de vie et seront à la base de nos emplois. J’ai des enfants et j’interviens chaque année dans leur école pour leur faire un petit atelier de magictech

Comment préparez-vous vos enfants aux enjeux que nous apportent les nouvelles technologies ?

Ils ont toujours un peu baigné dedans : à la maison j’ai un Nao (le robot humanoïde), une imprimante 3D et des Hololens par exemple. Après ce n’est pas une obligation, mais je pense que c’est bien de comprendre ces sujets-là pour savoir si on veut faire un métier en rapport au digital plus tard. C’est bien de leur amener une culture du digital assez tôt selon moi.

Quelle est votre définition de l’intelligence ?

L’intelligence selon moi c’est la capacité a résoudre une problématique, et cette intelligence elle peut avoir plusieurs formes en fonction de la problématique. La débrouillardise, par exemple, est aussi une forme d’intelligence.  

Camille Goirand

Si cette interview de Samuel Gaulay vous a plu, je vous encourage vivement à le suivre sur Twitter :  @samuelgaulay !

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Actualité E-ducation E-transformation du monde Ed Tech Non classé

Quand le digital révolutionne l’éducation et la formation en ligne

Pendant la crise sanitaire, les cours en ligne ont explosé. Les entreprises françaises de l’EdTech (technologie de l’éducation) se mobilisent pour améliorer leur offre et inventer de nouvelles solutions numériques. C’est pourquoi, on parle de digitalisation de l’éducation et de la formation en ligne.

En effet, elle a conduit à une augmentation des cours en ligne, ce qui modifie notre perception de l’enseignement à distance. On assiste à un changement de paradigme qui attribue des vertus inattendues au numérique pour former étudiants et professionnels. Ces outils numériques vont, sans aucun doute, perdurer. Effectivement, ils peuvent s’adapter aux contraintes individuelles et sont accessibles à tout moment et en tout lieu. Une simple connexion Internet suffit.

Découvrez mon nouvel article montrant en quoi l’EdTech est le nouvel enjeu de l’éducation. Quelles sont ses forces et ses faiblesses ? Enfin, quelles sont les nouvelles exigences et pistes d’amélioration de l’EdTech ? 

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Création d'entreprise E-ducation Ed Tech Entreprendre French Tech Interviews & Rencontres Non classé Startup

Interview de Manon Oskian, CEO et co-fondatrice de Wiloki

La pandémie ayant révélé un décrochage scolaire au primaire de 7% selon le ministère et de 30% selon les instituteurs (source: letudiant.fr), Wiloki apparaît comme l’appli parfaite des 7-14 ans, qui vient compléter l’apprentissage en classe et/ou consolider les acquis avant la rentrée, en s’amusant bien sûr. 

 J’ai échangé avec Manon Oskian, co-fondatrice de Wiloki, autour des raisons qui l’ont poussé à se lancer dans ce projet edtech avec ses frères, mais surtout sur l’impact et la vision qu’elle souhaite atteindre grâce à cette plateforme de personnalisation du soutien scolaire en ligne. 

 À quoi ressemblera l’Éducation dans 20 ans ? Comment évoluera le métier d’enseignant ? Comment donner envie d’apprendre ? Jusqu’où iront les nouvelles technologies dans l’accompagnement des élèves ? Voilà les grands questionnements traités dans mon article réalisé dans le cadre de ma formation au MBADMB. Bonne lecture !

Quelle est ta définition de l’intelligence ?

Un des points clé de l’intelligence pour moi, c’est surtout la capacité à apprendre, à s’améliorer et à continuer d’apprendre. 

Comment est né Wiloki ? De qui est née cette idée ? 

On a lancé véritablement Wiloki il y a deux ans, mais cela fait des années qu’on en parle. On l’a lancé à trois avec mes frères Thibault et Hugo. Nous avons des profils très complémentaires : Thibault est réalisateur, Hugo freelance en effets spéciaux et moi j’ai le profil business. L’apprentissage vient avant tout d’un contenu audiovisuel de qualité, et nous tentons d’apporter ce contenu à travers des vidéos, des visuels, des podcasts…

L’éducation est un des enjeux clé pour pouvoir avoir un vrai impact sur la société aujourd’hui, et il y a énormément à faire. On sait que les nouvelles technologies peuvent devenir un vrai allié pour les professeurs et pour l’apprentissage. Donc on a voulu faire partie de ce gros chantier qui est l’Éducation, décrit comme la prochaine grande révolution de notre ère par deux visionnaires : Bill Gates et Steve Jobs, selon leurs échanges retranscrits dans la biographie de ce dernier. Nous nous sommes concentré sur cette tranche d’âge des 7-14 ans car c’est vraiment là qu’on acquiert les savoirs fondamentaux pour la suite et qu’on peut donner aux enfants le goût d’apprendre. 

Comment tu expliques le système scolaire en France aujourd’hui ?

Je schématise un peu mais, certes, on a tous des professeurs géniaux inspirants qui nous ont donné la passion pour un domaine. Pour certains élèves, le système fonctionne très bien. Nous avons aujourd’hui un système unique, centralisé qui convient à un certain nombre d’élèves, mais qui ne peut pas convenir à tous les élèves évidemment. C’est un peu : “Si tu rentres dedans tant mieux pour toi, mais si ça ne te convient pas, tant pis”. 

On ne peut pas blâmer le corps professoral. Un(e) enseignant(e) seul(e) devant une classe de 30 élèves, il/elle a un programme à remplir, des étapes clés à suivre, et tel que le système est fait aujourd’hui, la vraie question c’est plutôt de savoir si les enfants qui ne se sont pas adaptés au système,  s’adapteront à cet(tte) enseignant(e). 

Qu’est-ce qui ne va pas dans le système scolaire aujourd’hui en France ? 

Nous avons lancé Wiloki pas pour les écoles, mais pour les élèves, chez eux. Donc on voyait Wiloki vraiment comme une solution qui peut compléter ce que le système ne peut pas apporter. D’autre part, le vrai problème du système aujourd’hui comme on l’a évoqué, c’est ce manque de personnalisation. Il y a un problème de ressources et un problème de lenteur du changement qui font que ce sont plutôt les démarches individuelles qui font bouger les choses plutôt que le système lui-même. 

Y a-t-il d’autres modèles scolaires dans le monde qui vous inspirent chez Wiloki ?

Si tu parles des systèmes d’Europe du Nord, forcément on les a pas mal observé en effet. Mais au-delà de ça, on s’est plutôt demandé : “À quoi va ressembler l’école dans 20 ans?”. Ce en quoi on croit très fort, et ce qu’on voudrait apporter via Wiloki à l’École, c’est des nouvelles technologies qui apportent tout un apprentissage personnalisé qui s’adapte entièrement aux besoins de l’enfant (expérience personnalisée, apprentissage immersif, beaucoup plus concret et de l’accompagnement aussi). En se concentrant sur des classes plus restreintes autour de la pratique du coaching. Cela ne peut que valoriser l’enseignant(e), car il/elle ira chercher une passion chez l’élève, et c’est aussi en ça qu’il/elle ne sera jamais remplaçable par une machine. 

Comment travaillez-vous avec les professeurs ? 

Aujourd’hui il y a des professeurs qui nous contactent pro activement et qui voient Wiloki comme quelque chose qui vient en complément de ce qu’ils font. Donc  nous travaillons vraiment sur cette remontée d’informations vers les professeurs pour qu’eux-mêmes puissent adapter leur apprentissage aux enfants. 

Vers où évolue le rôle de ces professeurs ?

Ce qui est important pour nous, c’est que les enseignant(e)s garde une réelle compétence active, comme apprendre à apprendre aux élèves. C’est de les accompagner, à travers du coaching ou de l’expertise, c’est une vraie valeur ajoutée avec laquelle ils peuvent inspirer de la passion et du savoir faire. Mais ça c’est si on se projette loin. 

Comment exporte-t-on une solution éducative d’un pays à un autre, d’une culture à une autre ?

On a pensé Wiloki dès le début comme une solution universelle, qu’on’ allait pouvoir facilement transporter. C’est aussi pour cela qu’on a choisi cette tranche d’âge, car elle arrive avant la spécialisation dans les études, on s’est donc concentré sur les savoirs fondamentaux qu’un enfant doit connaître. Mis à part quelques ajustements, partout dans le monde on apprend à peu près la même chose entre 7 et 14 ans. Ensuite, nous avons une vraie vocation à personnaliser l’enseignement, à s’adapter à l’enfant, donc qu’on soit français, anglais ou espagnol, l’adaptation est notre force, l’objectif étant de s’adapter à l’enfant quelque soit sa culture. Enfin, notamment sur les podcasts, Wiloki fait attention à traiter des sujets universels et pas seulement franco-français. 

Qu’est-ce que votre dernière levée de fonds de 1 million va apporter à Wiloki ? 

Surtout de l’investissement produit. Nous sommes en train d’améliorer tout ce qu’on a mis en place dans l’application : enrichissement du contenu, enrichissement  des techniques de productions, de la partie recherche et développement etc.. Toute la partie algorithme également, qui doit passer des caps, mais on doit aussi accélérer d’un point de vue marketing, pour avoir un produit stable, complet et facile à exporter. 

Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de votre algorithme ?

Pour l’instant, nous sommes à un premier niveau d’algorithme et d’apprentissage adaptatif. Nous avons hiérarchisé au maximum nos contenus et modularisé nos contenus. Nous avons développé en interne des matrices de compétence pédagogique, qui s’appuient sur ces fameux savoirs fondamentaux que les enfants doivent apprendre,  et qui nous permettent d’aller très loin dans la granularité d’apprentissage. Une matière est divisée en thèmes, qu’on a divisé en compétences, divisées en notions auxquelles on attribue un âge, avec différents niveaux de difficultés dans les vidéos et exercices. 

Tous les contenus que l’on produit s’imbriquent dans cette hiérarchisation, ce qui nous permet d’avoir des contenus extrêmement modulaires qu’on peut aller chercher et envoyer de manière fluide. Ce premier point nous permet de bâtir un parcours d’apprentissage le plus personnalisé possible pour un premier niveau comme le nôtre.

Le deuxième point c’est l’analyse de données. Aujourd’hui, nous avons des centaines de millions de données et, au-delà de la partie pédagogique, on peut voir si l’enfant est allé dans les fonctionnalités de sociabilisation de Wiloki, ou celles de gamification, de compétition, d’encouragement etc.. Donc nous savons même comment bien le motiver à apprendre.

Et pour le dernier point, c’est plus une méthode en laquelle nous croyons : nous avons conçu un parcours “type”, grâce auquel on peut démarrer dans l’application. Enfin, nous croyons dans la régularité du travail des élèves, qui guide aussi nos algorithmes.

Les centaines de millions de données que l’on a collecté vont entraîner encore plus les algorithmes pour aller plus loin dans la personnalisation, et aussi peut-être nous faire découvrir des choses auxquelles on aurait pas pensé instinctivement. 

Plus loin dans la personnalisation cela veut dire aussi élargir la cible vers les enfants qui ont des difficultés par exemple ?

Nous nous adaptons à chaque enfant, mais nous n’avons pas fait travailler des experts pour des enfants avec des problèmes comme la dyslexie par exemple, dans le but de répondre en particulier à ces problèmes. En revanche, en Belgique par exemple, un professeur qui a des enfants à difficultés, nous a dit que ses élèves ne sont jamais découragés d’apprendre, grâce à Wiloki qui s’adapte à leur niveau et qui leur permet d’avancer pas à pas. 

Selon Ken Robinsons, l’école tue la créativité. Est-ce que Wiloki a le potentiel de conserver et stimuler la créativité de ses utilisateurs ?

Nous avons des artistes dans la famille *rires*, donc on essaie de mettre la créativité dans un maximum d’aspects de Wiloki : par exemple lors des lives hebdomadaires sur nos réseaux où l’on communique ces valeurs, mais également dans les fonctionnalités de user generated content qui permet aux utilisateurs de participer à la création de contenu. La créativité fait vraiment partie des discussions qu’on a en ce moment. 

Votre papa, co-créateur d’Adibou est lui aussi un entrepreneur aguerri. Qu’est-ce que vous avez pu tirer de bon de son parcours ?

On a pu observer son quotidien, à l’opposé du « métro, boulot, dodo”. Un quotidien extrêmement chargé au niveau du volume de travail, mais on l’a vu aussi passionné par son job. Il nous a toujours dit : “Si tu fais quelque chose, fais-le à fond”. Concernant ce qu’il apporté au projet, il nous a enseigné à rester opérationnel dans le quotidien et jamais perdre de vue la stratégie, mais aussi à avoir de vrais moments d’échange entre nous trois pour garder cette hauteur. 

Dans un milieu tech encore très testostéroné, a quels obstacles on fait encore face en tant que femme CEO/cofounder ? 

Quand on regarde les statistiques, apparemment c’est plus difficile d’être entrepreneure, et il y a beaucoup moins de femmes qui lèvent des fonds par exemple. Dans les faits, quand je me rend à des rendez-vous investisseurs ou tech, je suis très souvent la seule femme. Mais je ne l’ai jamais perçu comme un obstacle. J’ai peu de mauvaises expériences à ce niveau-là, j’ai plutôt l’impression d’avoir eu des discussions concentrées sur le business que sur mon genre. Je vois plutôt des opportunités à saisir, car nous sommes quand même dans une période où les choses changent, où tout le monde a intérêt à voir venir des projets portés par des femmes. Après, 100% de nos contacts investisseurs sont des hommes, mais c ‘est aussi à nous de faire bouger les choses et pas qu’aux hommes.

Camille Goirand

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E-ducation Ed Tech

Ce que la EdTech peut nous apprendre sur le rôle de la technologie dans l’éducation ?

Ce que la EdTech peut nous apprendre sur le rôle de la technologie dans l’éducation ?

Le monde de l’éducation a été plongé dans le besoin de se réinventer dans une société ultra-numérique et impactée par le confinement. Pour s’adapter à ces nouvelles exigences sociétales, la EdTech fait de grandes promesses pour l’avenir de l’éducation.

Qu’est que la EdTech ?

« EdTech » est un nom donné aux technologies liées au domaine de l’éducation et de l’enseignement, elle aide spécifiquement à créer un meilleur environnement d’apprentissage pour les étudiants.La EdTech ne remplace pas simplement l’expérience de classe, sèche et ennuyeuse par l’expérience interactive, collaborative, multi-sensorielle et engageante que les étudiants attendent maintenant. Ces technologies sont destinées à créer des environnements d’apprentissage afin de stimuler l’intellect, la créativité, la productivité et les compétences interpersonnelles d’un individu. Elle propose des outils de transformation qui favorisent la collaboration, la personnalisation de l’apprentissage et de la découverte, à travers différents groupes d’âge et de capacités et points de vue.

Les solutions de la EdTech sont utilisées pour mettre en œuvre l’approche globale de l’apprentissage fondé sur des preuves, dans laquelle toutes les connaissances, informations et compétences sont couvertes, évaluées et apprises. Cette approche de l’apprentissage aide les individus à devenir plus forts, plus heureux et mieux équipés pour le milieu de travail. La EdTech soutient également les enseignants et les étudiants de diverses manières.

Les défis de la EdTech face à l’éducation?

Apprendre grâce à des outils technologiques attrayants est encourageant, mais il y a deux défis majeurs pour la EdTech. Le premier concerne le coût associé aux solutions EdTech. La deuxième consiste à trouver les bonnes personnes pour le poste. Le coût des solutions de la EdTech a diminué régulièrement au fil des ans, grâce à la demande croissante d’enseignement et d’apprentissage de meilleure qualité et à la demande croissante de fourniture à la demande de matériel pédagogique. Les fournisseurs d’EdTech offrent des plates-formes et des services uniques et innovants pour améliorer la qualité de l’apprentissage des étudiants et des enseignants. De plus, il permet aux enseignants de collaborer à l’ère numérique et d’aider les apprenants à améliorer leur façon de s’engager, d’apprendre et de communiquer. Avec les solutions EdTech, les organisations profitent de nouvelles perspectives infinie d’apprentissage

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E-ducation Ed Tech infographie Non classé Robots & IA Tech & Innovation Transformation digitale

10 façons dont l’IA contribue à l’Enseignement

10 façons dont l’IA contribue à l’Enseignement

🎓 « Les Français espèrent voir leurs formations se réinventer: 80% des Français sont favorables à une évolution du système d’enseignement supérieur, notamment digitale. L’adoption des nouvelles technologies dans les écoles est considérée comme bénéfique par 87% des sondés de l’hexagone. » Selon une enquête Le Figaro Etudiant.

💻 Pour se faire une vision globale des bienfaits que peuvent avoir les outils basés sur l’ IA dans l’Enseignement, voici une infographie des 10 manières dont l’intelligence artificielle contribue à l’Education. 

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E-ducation Ed Tech Non classé Robots & IA Transformation digitale

L’Intelligence Artificielle dans la Formation

L’intelligence artificielle dans la formation

Ce blog fait partie de la préparation pour le Masterclass « Transformation Digitale dans la Formation Professionnelle » #TransFormaPro #MBADMB #EFAP, que nous présenterons le 1er avril 2021 à 17h30 en ligne. Voici le lien vers l’invitation à la Masterclass – @TransFormaPro

Le sujet de l’ Intelligence Artificielle dans la Formation sera abordé lors de Masterclass. Donc, j’ai décidé d’entrer un peu plus dans les détails dans ce blog. D’abord, l’ IA est un sujet qui attire beaucoup d’attention et de controverse parmi tout ce qui entoure la transformation numérique. Pour l’enseignement professionnel, cette controverse est particulièrement vive.

Pour notre Masterclass, nous nous sommes posé la question résultante de ces controverses. Comment les professionnels européens d’un avenir proche obtiendront-ils des qualifications et des connaissances, étant en concurrence féroce avec l’IA, l’automatisation et en même temps la mondialisation de travail ?

S’inscrire pour le Masterclass ici !

Rôles de l’IA dans l’éducation

L’ intelligence artificielle n’est pas seulement un concurrent des humains pour le travail rémunéré à effectuer. C’est un outil puissant qui nous permet d’améliorer la façon dont nous apprenons et travaillons avec l’information. Malgré les peurs et controverses, elle fera partie du nouveau paradigme de civilisation. Dans le nouveau monde qui vient, les personnes et les machines coexisteront harmonieusement. Espérons que les humains agissent comme les agents pour toutes les créatures vivantes en leur biodiversité. Et que les robots et l’AI les aident multipliant la vitesse à laquelle on puisse faire de cette planète un meilleur endroit pour un maximum d’habitants.

L’ intelligence artificielle disruptive et omniprésente

L’adoption mondiale de l’ intelligence artificielle dans l’ éducation transforme la façon dont nous apprenons et dont on enseigne. C’est l’une des technologies disruptives. Elle devient tranquillement omniprésente dans de nombreux autres aspects de notre vie quotidienne. Des assistants personnels des smartphones aux capteurs intelligents qui nous aident à prendre des photos parfaites, l’ intelligence artificielle prend de la place autour de nous, tout le temps. L’utilisation intelligente et souvent significative de l’ IA dans un large éventail d’applications n’est pas encore époustouflante. Mais elle change tout de même notre quotidien.

Jusqu’à présent, l’ IA n’a pas fait de grandes vagues dans la formation. Le voyage de l’ IA n’y fait que commencer. La formation professionnelle est un domaine où l’ intelligence artificielle est sur le point d’apporter de grands changements. Il se pourrait bien que ce soit une des domaines de la vie où elle aura le plus grand impact. Elle permet de personnaliser l’expérience des différents groupes d’apprentissage, enseignants et tuteurs.

Modifier le rôle des enseignants et accroître la qualité de l’enseignement

AI flow of light and student

L’enseignement est un métier difficile.  Il devient de moins en moins populaire auprès des jeunes. La motivation s’évapore facilement dans la routine quotidienne. Bien que les enseignants ne soient pas évolutifs, ils sont l’élément critique, sous-estimé et pourtant chers, surchargés de paperasse. Étant humains, les enseignants sont variables et émotifs. Ce cercle diminue progressivement la qualité de l’apprentissage.

L’enseignement par l’ IA peut-il rivaliser en offrant une expérience d’apprentissage nettement supérieure à celle que les étudiants obtiennent des enseignants humains ? Dans quelques décennies, nous pourrions considérer cette période comme les dernières années de la préhistoire de la formation.  En particulière, on attend la prochaine génération d’ intelligence artificielle et la gamification du processus d’apprentissage avec la Réalité Virtuelle et Augmente.  En suite, on verra des apprenants qui s’enseignent mutuellement et apprennent les uns des autres.

Les systèmes d’ Intelligence Artificielle dans la Formation pourraient être programmés pour fournir d’expertise afin que les étudiants puissent poser des questions et trouver des informations. Ils pourraient même prendre la place des enseignants pour les supports de cours. Cependant, dans la plupart des cas l’ IA transformera le rôle de l’enseignant en celui d’un facilitateur.

Les Robo-Profs ?

robots star wars

L’ IA peut prendre en charge des tâches répétitives et routinières comme la notation. Elle peut aider les étudiants à comprendre un sujet.  Elle peut réexpliquer le contenu d’une manière optimale pour la personnalité de chaque étudiant. Par exemple, le concept de l’ IA même peut avoir les facettes différents pour un homme des métiers mécaniques que pour une femme qui fait de commerce.

La réflexion de haut niveau et la créativité resteront probablement des domaines que les enseignants du monde réel devront faciliter. Pourtant, on considère la victoire de l’ IA sur les champions du monde dans des jeux très stratégiques et créatifs comme le Go. Les tuteurs IA pourraient aussi être capables de stratégie et créativité à l’avenir. L’ Intelligence Artificielle dans la Formation a des chances de jouer un rôle de premier plan dans le processus d’apprentissage.  Les enseignants humains serviront d’appoint à l’étudiant pour qu’il tire le meilleur parti de l’apprentissage de l’ IA et pour maintenir l’équilibre psychologique. Ce ne sera pas facile d’être toujours optimiste face à la source d’intelligence supérieure et sans visage, millions de fois plus forte de la connaissance et de la sagesse.

Mais verrons-nous des robots humanoïdes faire office de professeurs ? Peut-être, mais pas dans la prochaine décennie.

big robot and small robot

Progrès individuel dans l’apprentissage

Les enseignants complèteront les leçons d’ IA et aideront les élèves qui ont des difficultés. Ils fourniront une interaction humaine et des expériences pratiques aux élèves.  La technologie est déjà à l’origine de certains de ces changements.

L’ IA peut également fournir d’information à l’étudiant et à l’enseignant sur la réussite du cours. Certaines écoles ont commencé à utiliser des systèmes de l’ IA pour suivre les progrès des étudiants. L’ IA peut alerter les professeurs lorsqu’il y a un problème avec les performances des étudiants. Elle trouve des domaines où ils peuvent améliorer l’enseignement pour les étudiants qui peuvent avoir des difficultés avec la matière. La qualité de l’interaction dans l’enseignement va progresser.

Les enseignants ne sont pas toujours conscients des lacunes de leurs cours et de leur matériel pédagogique. En effet, ils peuvent laisser les élèves perplexes quant à certains concepts. L’ Intelligence Artificielle dans la Formation offre un moyen de résoudre ce problème. Coursera, un fournisseur de cours en ligne ouverts et massifs (MOOCs), met déjà cela en pratique. Lorsqu’il s’avère qu’un grand nombre d’étudiants soumettent une mauvaise réponse à un devoir, le système basé sur l’ IA alerte l’enseignant. Donc, elle envoie aux futurs étudiants un message personnalisé qui donne des indices sur la bonne réponse.

Libération de la routine administrative ?

L’intelligence artificielle va changer l’endroit où les étudiants apprennent, qui leur enseigne et comment ils acquièrent les compétences de base.  L’objectif principal de l’IA est d’optimiser les processus de routine,  leur vitesse et leur efficacité.  De nombreux projets utilisent déjà l’ Intelligence Artificielle dans la Formation pour aider les étudiants et les enseignants à tirer le meilleur parti de l’expérience éducative.

Grâce aux systèmes, aux logiciels et à l’assistance de l’IA, les étudiants peuvent apprendre de n’importe où dans le monde et à tout moment.  Les programmes éducatifs alimentés par l’IA aident déjà les étudiants à acquérir des compétences de base. A mesure que ces programmes se développent et que les développeurs en apprennent davantage, ils offriront probablement aux étudiants une gamme de services beaucoup plus large.

learn with eyes shut

Expérience d’apprentissage : moins de pression et un meilleur engagement

Les essais et les erreurs sont un élément essentiel de l’apprentissage. Mais pour de nombreux élèves, la peur d’échouer est paralysante. Certains n’aiment tout simplement pas se retrouver face à leurs pairs ou à des figures d’autorité comme un enseignant. Un système d’ IA, conçu pour aider les étudiants à apprendre, est un moyen beaucoup moins stressant. C’est l’outil de gérer les essais et les erreurs. L’ intelligence artificielle pourrait offrir aux étudiants un moyen d’expérimenter. Ils peuvent apprendre mieux dans un environnement relativement exempt de jugement. En particulier lorsque les tuteurs de l’ IA peuvent proposer des solutions d’amélioration. En fait, l’ IA est un bon format pour soutenir cette forme d’apprentissage sans stress.

Les horaires individualisés, les tâches personnalisées, l’interaction avec les technologies numériques et les recommandations personnelles font partie de l’approche personnelle. Chaque étudiant reçoit un traitement individuel grâce à l’ Intelligence Artificielle dans la Formation . Une approche personnelle aiderait les étudiants à se sentir spéciaux, ce qui accroîtrait leur engagement et leur intérêt pour les études.

Ces possibilités offertes par les outils d’ IA permettent de mettre en avant les progrès personnels. Elles réduiront la pression en classe. Moins de pression signifie plus d’enthousiasme pour étudier.

running over barriers

Changer les choix de programmes et l’organisation de la formation

La collecte intelligente de données, alimentée par des systèmes informatiques intelligents, modifie déjà la manière dont les établissements d’enseignement supérieur interagissent avec les étudiants actuels et potentiels. Grâce à des programmes, des jeux et des logiciels d’apprentissage adaptatifs, l’organisation de la formation sera plus efficace.

Le processus de sélection des études pourrait ressembler à celui d’Amazon ou de Netflix. En effet, le système recommandera les meilleures écoles et les meilleurs programmes en fonction des intérêts des étudiants.

Aussi, la simplification des tâches administratives pourrait être attendu. Noter, évaluer et répondre aux élèves est une activité chronophage qui pourrait être optimisée par l’enseignant grâce à l’ IA. Confier les tâches routinières à l’intelligence artificielle permet aux enseignants de se libérer pour quelque chose de plus important. Ils pourraient se concentrer sur les devoirs impossibles à déléguer à l’intelligence artificielle. Grâce à l’ Intelligence Artificielle dans la Formation ils peuvent progresser dans l’auto-éducation et dans l’amélioration de la qualité des cours.

Adaptation au profil de chaque individu

L’ intelligence artificielle aura un impact sur l’éducation en augmentant le niveau d’apprentissage individualisé.  Ces systèmes répondent aux besoins de l’élève, en mettant davantage l’accent sur certains sujets et en aidant les élèves à travailler à leur propre rythme. Si un élevé a besoin de 12 mois pour atteindre le top niveau de compétence dans une spécialisation choisie, pendant que l’autre a besoin de 24 mois, c’est mieux pour tous de adapter la vitesse à chacun de deux et obtenir 2 spécialistes sur le marché. L’ IA peut faciliter cette adaptation au lieu de générer le stresse permanent pour l’élevé plus lent qui risque quitter la formation si elle est orientée sur la vitesse moyenne ou haute d’apprentissage.

L’ intelligence artificielle aide à découvrir ce qu’un étudiant sait et ne sait pas. Donc, elle élaborera un programme d’étude personnalisé pour chaque apprenant. Bien sur elle ternira compte de lacunes individuelles. De cette manière, Intelligence Artificielle dans la Formation ( IA ) augmentera l’efficacité de l’apprentissage.

Qu’il s’agisse de recruter ou d’aider les étudiants à choisir les meilleurs cours, les systèmes informatiques intelligents contribuent à rendre chaque partie de l’expérience universitaire plus adaptée aux besoins et aux objectifs des étudiants.

Produire du contenu pour la VR et AR en éducation

Leçons et les interfaces d’apprentissage numériques avec des options de personnalisation, des manuels numériques, des guides d’étude, des leçons de taille réduite, et bien plus encore, peuvent être générés à l’aide de l’IA.

L’IA alimente des nouvelles façons de percevoir l’information, telles que la visualisation, la simulation et les environnements virtuels d’étude en ligne.  Elle permettra également aux technologies connexes de la réalité virtuelle et augmentée de réaliser leur potentiel éducatif. Paradoxalement, dans cette progression de simulations, l’IA pourrait rendre l’éducation plus naturelle, ainsi que plus efficace et même plus amusante. Parler est plus naturel pour les humains que d’écrire, et une technologie avancée de traitement du langage naturel peut nous rendre un dialogue sans friction.

En outre, l’IA aide à générer et à mettre à jour le contenu des leçons.  Elle peut les adapter aux différentes courbes d’apprentissage.

man wired in VR learning

En résume, l’éducation pourrait être très différente dans quelques décennies grâce à l’intelligence artificielle. Dans notre Masterclass en ligne « Transformation Digitale de la Formation Professionnelle » 1.Avril 2021 17h30, nous regarderons la formation professionnelle de sa naissance et l’évolution du secteur en France. On parlera du marché Français de la formation professionnelle, sa structure complexe, les acteurs et les enjeux du secteur, les chiffres et les chaines de valeur. On va présenter quelques modèles de business disruptives de point de vue des acteurs traditionnels attaquées par les challengers et les nouveaux intermédiaires. Bien sûr, car le Masterclass est dans le cadre de notre programme MBA Spécialisé Digital Marketing & Business, on va considérer les aspects spécifiques de positionnement et E-marketing dans le secteur de la formation professionnelle. 

Et l’ Intelligence Artificielle dans la Formation va faire parti d’ observation des perspectives et développements des prochaines années et décennies.

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Quel rôle l’intelligence artificielle joue-t-elle dans l’Enseignement aujourd’hui ?

Groupe d'enfants souriants, Namu Keeling, Indonesia

“Si nous n’avons pas les moyens de réduire les inégalités intellectuelles, nous allons avoir d’énormes inégalités sociales, professionnelles et économiques” selon le docteur Laurent Alexandre dans une interview Thinkerview de novembre 2017. Le fondateur de doctissimo, gourou de l’ia en France et figure emblématique du mouvement transhumaniste, plaide pour une éducation visant à permettre à « nos cerveaux biologiques […] d’être le plus complémentaires possible » de l’intelligence artificielle. Une étude IPSOS de cette même année montre que 95% des parents sont favorables à une réforme de notre système éducatif. 

Ces deux dernières décennies, les MOOC (Massiv Open Online Courses, cours proposés par des écoles ou des université accessibles à tous et gratuitement sur internet) ont permis de démocratiser la connaissance, en offrant des cours et formations sur internet. L’intelligence artificielle représente elle aussi une grande opportunité pour l’éducation, notamment grâce à ses facultés de personnalisation : personnalisation des parcours de formation en fonction des besoins, des lacunes ou des difficultés, mais également correction automatisée des exercices et création d’exercices personnalisés. L’association Edtech France a recensé toutes les startups françaises de l’EdTech qui pouvaient aider à assurer la continuité pédagogique pendant la crise du coronavirus.

L’éducation nationale ne dispose pas de ressources humaines suffisantes pour proposer cet accompagnement personnalisé aux élèves alors qu’il leur serait extrêmement bénéfique. L’idée n’est pas de supprimer totalement le besoin de professeurs mais de les doter de nouveaux outils. Les technologies de l’éducation (Edtech en anglais, pour Educational technology) désignent cet ensemble des nouvelles technologies permettant de faciliter l’enseignement et l’apprentissage, dont je tente de vous offrir le panorama dans ce bref article. 

Quelles solutions l’IA et les EdTechs peuvent apporter à l’enseignement ? L’IA peut-elle révolutionner l’éducation ?

Pour lire l’article, rendez-vous sur ma page Linkedin : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6760267536752766976/

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Civic Tech E-ducation Inside Digital Revolution Tech & Innovation

Femmes dans le numérique : où sont-elles ?

La semaine dernière, je découvrais lors d’une compétition au MBA DMB, l’association Digital Ladies & Allies. A travers différentes actions, cette association lutte en faveur de la mixité dans le numérique. Jusque-là, je n’avais encore jamais pris conscience d’un problème : le numérique manque sérieusement de femmes. A l’heure où la transformation digitale prend de plus en plus d’ampleur pour la société et ses entreprises, comment se fait-il que les femmes n’en fassent toujours pas parties ? Des chiffres alarmants aux différents projets menés pour la mixité, voici pourquoi il y a si peu de femmes dans la tech et quelles sont les mesures requises pour y remédier.

Le constat : il n’y a pas assez de femmes dans le numérique

Avant de rentrer sérieusement dans le sujet, observons ces chiffres clés à propos des femmes et de la tech.

Les femmes et le numérique, les chiffres clés

Pourquoi il y a si peu de femmes dans le numérique ?

Le manque de profils féminins dans le secteur des technologies provient de différents facteurs. Mais il y en a deux principaux qui ont tendance à sortir du lot.

L’éducation des jeunes femmes

Le premier point qui n’incite pas les jeunes femmes à se diriger vers le numérique, c’est l’éducation. Selon Capital, à 11 ans, 72% des jeunes filles souhaitent exercer un métier dans les technologies. Pourtant, seulement 19% s’engage vraiment dans des études numériques à 18 ans. Il y a donc un premier manquement à l’adolescence. Aussi, il existe clairement un manque d’accès à l’information vis-à-vis des métiers et formations existants dans le secteur. Pourtant, l’adolescence est un moment clé pour ces jeunes filles à l’école, puisque c’est la période durant laquelle elles doivent déterminer le métier qu’elles souhaitent faire plus tard et donc faire leurs choix de formation après le bac.

Les stéréotypes du numérique

Un cliché qui perdure, ancré dans les esprits dès le plus jeune âge, c’est l’image du geek dans l’informatique. Le geek, c’est ce garçon qui se nourrit exclusivement de pizza et qui vit jour et nuit assis sur sa chaise de bureau, planté devant son ordinateur, à jouer aux jeux vidéo. Aussi, depuis les années 80 et l’apparition de l’ordinateur, on associe les métiers techniques aux hommes. Ainsi, certains pensent que les technologies et le numérique nécessitent des compétences pointues et se réservent donc aux hommes. Et ces croyances perdurent, à tel point qu’en 2020, elles sont encore ancrées dans l’esprit des femmes. Enfin, 7 femmes sur 10 déclarent avoir été victimes d’agissements sexistes. Ainsi, il n’est pas très surprenant que ces dernières excluent de nombreuses orientations dans la technologie.

Pourquoi le numérique a tant besoin de femmes ?

D’une part, parce que n’importe quelle entreprise qui commercialise des produits ou services à besoin de diversité au sein de son équipe, pour offrir une expérience client optimale. Sinon, cela voudrait dire qu’on envisage une société de consommation avec des produits uniquement pensés par des hommes alors que plus de la moitié des consommateurs sont des femmes selon le Journal du Net.

La diversité doit aussi être présente dans lintelligence artificielle. Et pour cause, seulement 12% des personnes travaillant dans ce secteur sont des femmes. Or, le but de l’IA est de coder des programmes ou des algorithmes qui remplacent le travail humain. Mais comment ce dernier ne peut-il pas être biaisé s’il est réalisé par plus de 80% d’hommes ?

Enfin, au sein des entreprises, une équipe mixte est bien plus performante et innovante puisqu’elle utilise sa diversité en termes de compétences, d’expériences, d’âge et de genre.

Quelles sont les actions à mettre en place pour que les femmes souhaitent exercer dans le numérique ?

Si l’on reprend le deuxième point avec les raisons pour lesquelles les femmes ne choisissent pas la voie du numérique, on retrouve l’éducation. Et c’est là tout l’enjeu de départ. On le sait, les clichés et préjugés apparaissent dès les plus jeunes âges chez les enfants. Le but est d’éduquer et de briser ces clichés le plus tôt possible chez les filles mais aussi chez les garçons. Ainsi, ils grandiront avec belle ouverture d’esprit au sujet du numérique et de la parité.

Ensuite, il faut mettre en places des programmes d’éducation dans toutes les écoles pour que les jeunes adolescentes, au moment de choisir leur carrière professionnelle, sachent que ce secteur passionnant existe et qu’elles ont toutes leurs chances d’y exercer leur futur métier.

Aussi, des campagnes de sensibilisation doivent être réalisées auprès des jeunes certes, mais aussi auprès des entreprises et des recruteurs. De cette manière, chaque entreprise peut s’engager à plus de parité dans son équipe et donc obtenir une image positive mais surtout, disposer d’une équipe performante et innovante.

Enfin, il existe de nombreux événements centrés sur le digital. Mais au cours de ces derniers, ce sont souvent des personnalités masculines qui interviennent pour évoquer leurs expériences. Des profils féminins doivent aussi être mis en valeur afin que les jeunes filles puissent s’identifier à certaines histoires et/ou situations. De cette manière, elles auront plus de faciliter à s’intéresser au secteur.

Vous l’aurez compris, on ne parle pas seulement de mixité dans le numérique, mais aussi de droit des femmes et d’égalité des genres. Aujourd’hui, de nombreuses associations s’engagent pour ces causes et de plus en plus de projets voient le jour. Selon une étude il faudrait encore 12 ans pour que l’égalité homme femme soit bien présente dans le numérique. Et si on réduisait ce chiffre ?

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E-ducation E-transformation du monde Inside Digital Revolution Interviews & Rencontres

Making-Off d’un UX Sprint à distance

Le confinement. Si nous autres, les #puissance13 (ma promo, ndlr), nous nous sommes finalement plutôt bien adaptés à cette transformation digitale de nos cours et de nos apéros, je me suis intéressée à nos profs. Ces « pro du digital » qui nous impressionnent et nous inspirent, comment ont-ils vécu ce basculement soudain des cours ? Comment se sont-ils adaptés ?

Pour le savoir, je me suis adressée à Nathalie Rilcy et Alexandre Simon, d’ANATOLE 42 COLLECTIVE, experts de l’UX design, qui nous ont fait vivre notre premier UX Sprint à distance, et qui, vous le verrez, ont géré… comme des pros !

Ci-dessous leur interview, réalisée en vidéo-conférence.

Au préalable, quelques définitions. L’UX design ou expérience utilisateur en français, désigne la qualité de l’expérience vécue par l’utilisateur dans une situation. L’UX Sprint est une méthode inventée par Google Venture de co-création accélérée pour la résolution de problèmes, validation de concept et de test de prototype.

Nathalie, Alexandre, comment avez-vous géré vos cours pendant le confinement ?

ALEXANDRE : Vincent (Montet, directeur du MBA DMB, ndlr) m’a appelé pendant le confinement pour m’annoncer que le cours aurait lieu en « remote » et me demander si je me sentais capable de tenir 3 jours à distance. Ma première réaction a été « wahoo, c’est chaud ! » … mais j’ai rapidement accepté.

NATHALIE : il fallait préparer cette séance en enquêtant sur le contexte et comment les étudiants vivaient leurs cours depuis le début du confinement. J’ai donc contacté Elodie (Gaydu, assistante pédagogique du MBA, ndlr) pour savoir où les étudiants en étaient dans leur parcours, comment ça se passait, s’ils avaient déjà pu se rencontrer, … je voulais savoir comment on pouvait s’inscrire dans le groupe, qu’est-ce qu’on pouvait proposer comme dynamique. Voilà, j’ai mené ma petite enquête avant de commencer la réflexion.

ALEXANDRE : c’était bien, parce que c’est un cours que je donne depuis 5 ans et qui évolue, mais du coup, je suis quand même un peu biaisé par mon propre flow donc ça m’a permis de prendre du recul. C’était une super initiative de Nathalie.

Donc assez naturel pour des pros du digital de donner leur cours à distance?

NATHALIE : ce n’était pas naturel mais je me suis dit que l’on pouvait tout adapter… qu’il fallait que l’on soit mieux renseigné de ce qui était attendu de l’expérience pour la gérer au mieux. Je n’avais pas trop peur, j’étais vraiment dans la réflexion de comment faire pour que l’expérience soit positive et retranscrire ça au mieux.

ALEXANDRE : moi j’étais un peu inquiet, parce que j’avais déjà fait des ateliers à distance mais pas plus de 2 heures, j’étais donc un peu inquiet de savoir comment les étudiants allaient vivre une journée entière à distance… et 3 journées de suite ! En sachant que le Sprint c’est déjà quelque chose d’hyper fatiguant ! Je ne savais pas si j’allais réussir à garder les étudiants attentifs. Aussi pendant que Nathalie lançait son étude avec Elodie, je me suis renseigné, j’ai regardé notamment un webinar du Laptop où plusieurs facilitateurs intervenaient pour donner leur retour d’expérience d’atelier à distance. Ça m’a rassuré sur le fait que c’était quand même possible, même si de ce que j’entendais ils n’étaient pas non plus sur des ateliers de 3 jours.

Après, je me suis bien pris la tête sur l’outil et sur ce à quoi le board devait ressembler. Parce que le Design Sprint propose un board tout fait mais ça ne rentrait pas du tout en 3 jours. Et puis, j’avais envie de vraiment réfléchir à ce que serait le flow parfait pour moi et pour Nathalie, compte tenu de ce que l’on savait.

Donc on a pris notre mur (chez eux, ndlr), et on fait un atelier où on a noté jour 1, jour 2, jour 3, avec les objectifs de chaque jour et les activités. Nathalie me challengeait sur les différences entre le cours en présentiel et le cours à distance et à chaque étape on essayait de trouver des astuces.

NATHALIE : on a essayé de penser à ce qui était utilisable, mobilisable pour les étudiants parce qu’il y a beaucoup de choses à voir dans un Sprint, même en présentiel c’est déjà compliqué de transmettre autant de contenu, de faire autant d’exercices … donc on a essayé de filtrer au max et de ne garder que ce qui est pertinent et réutilisable.

ALEXANDRE : du coup, le mail d’intro (mail de préparation à la formation reçu quelques jours avant, ndlr), est venu de cette discussion. On s’est dit qu’il fallait bien « on-boarder » les étudiants avant. On a aussi eu cette réflexion sur Mural (outil utilisé pendant la formation, ndlr) qui n’est pas facile à prendre en main, alors on a eu l’idée de faire faire aux étudiants un exercice en amont avec des cartes de présentation… après on réalise que ce n’est peut-être pas suffisant mais ça permettait de monter a minima en compétence sur l’outil.

NATHALIE : il y a aussi ce à quoi on a pensé au fur et à mesure, notamment tout l’aspect rituel des retrouvailles. On y avait pensé mais on était hésitant et on ne l’a pas creusé autant que l’on aurait dû. Faire ces 3 jours nous a permis de voir que c’était nécessaire. Je sentais qu’il y avait un besoin de ce côté-là parce que j’ai fait une formation comme ça il y a 10 ans. Je sais très bien l’ambiance qu’il y a dans la classe, je sais comment ça se passe quand on travaille et que l’on se voit pas pendant plusieurs semaines, je sais bien qu’on a envie de se retrouver… et que c’est différent à distance. La prochaine fois il faut penser à un vrai espace de retrouvaille pour les étudiants.

ALEXANDRE : oui, on s’est dit que la prochaine fois on rajouterait une « room pause » où les étudiants pourraient se retrouver le matin, pour déjeuner, etc.

Voilà, c’était un gros jeu avec Nathalie d’essayer de comprendre comment à chaque étape on pouvait remettre de la proximité, comment on pouvait « designer » en fait…

Avec le recul, s’il y avait une seule chose que vous qualifieriez de clé, laquelle serait-elle ?

NATHALIE : … garder les groupes et créer des « rooms » pour chaque groupe sur Zoom (outil de vidéo conférence, ndlr) !

ALEXANDRE : oui, des discussions à 4, ça change tout !

Alors, si vous deviez ne garder qu’une seule des deux solutions, présentiel ou à distance, laquelle choisissiez-vous ?

ALEXANDRE : il y a des choses en présentiel où l’on profite plus de la synergie globale. Normalement à la fin d’un Sprint, on est tous hyper contents, complètement crevés, mais en même temps on a vécu un truc fort ensemble, et en présentiel on termine par un petit apéro. On a pas mal réfléchi avec Nathalie sur comment refermer l’atelier…

NATHALIE : … oui, et ça nous a ouvert des pistes de réflexion pour les prochaines fois. Déjà le tour de table à la fin, cette fois-ci, c’est quelque chose que l’on a ajouté en cours de route.

Sinon, en présentiel, le côté post-it est quand même bien plus fluide ; pour les questions-réponses quand on passe dans les groupes, les échanges sont plus rapides ; les présentations finales sont plus faciles aussi, parce que le groupe est debout ensemble pour présenter son produit…

Par contre, les groupes c’est aussi plus fatiguant parce qu’il y a beaucoup de bruit, les étudiants ont moins d’espace, c’est finalement peut-être moins confortable les groupes en présentiel… oui !

ALEXANDRE : un truc positif du cours à distance, mais c’est clairement personnel, c’est qu’à la maison, c’était marrant en fait !

J’étais dans le couloir, Nathalie était là (dans le bureau, ndlr), et à un moment je mets les groupes dans les « rooms », je reviens et je me mets à couper les concombres… alors que Nathalie s’occupe de notre fille ! (rires)

NATHALIE : (rires)… oui, on cuisinait en même temps !

ALEXANDRE : … et paf ! On se reconnecte tous les 2 mais moi avec le couteau dans le dos ! (rires)

NATHALIE : c’était assez marrant ! C’est la première fois que l’on a travaillé dans un environnement aussi « mélangé ».

ALEXANDRE : il y a avait une bonne ambiance ! A la fin, on a « checké » , il y avait un truc bizarre, les espaces changeaient de fonction tout le temps ! (rires) C’était très intéressant et ça m’a donné plein d’idées de nouvelles façons de travailler à distance !


Nathalie, Alexandre, merci pour ces 3 journées de Sprint, pour le temps que vous m’avez accordé pour cet entretien, votre bonne humeur et votre bienveillance.