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Fiche de lecture – Petite Poucette – M.Serres

Fiche de (re)lecture de « Petite Poucette » par Michel Serres

Un ouvrage qui se dévore et mettant en avant des réalités inavouées.

Michel Serres met avant avec parcimonie les idéologies de la société d’aujourd’hui afin de démontrer une transformation des codes de consommation notamment numériques.

« Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer »

Pour en savoir plus sur l’auteur

Michel Serres est un philosophe historien des sciences et homme de lettres françaises, né en 1930.

Il fut membre de l’Académie française et de l’Académie européenne des sciences et des arts, ce qui lui a valu de publier ses œuvres comme enseignant-chercheur. Ce qui lui a permis également une renommée en tant que philosophe dans son domaine.

Par recommandation, j’ai eu l’opportunité de pouvoir découvrir son ouvrage « Petite Poucette », il y a deux ans. A ce jour, je me suis penchée à nouveau dans une re-lecture pour me remémorer des passages importants dans le cadre de l’ébauche de ma thèse professionnelle.

Ce qui me fait sourire, c’est que ce livre est un grand classique sur l’impact du numérique sur notre société, en seulement 5 pages, l’auteur vous emmène avec intelligence dans sa vision optimiste de l’usage du digital. Il m’a été recommandé à deux reprises, dans deux écoles différentes, ce qui prouve la nécessité des mots utilisés. A lire tel un roman au bord de l’eau.

A travers cette fiche de lecture, je vais vous partager les moments forts de cette œuvre, mais j’aimerai vous inviter à lire ce bouquin si réaliste que surprenant.

Bien que ce livre à été écrit en 2012, l’idéologie reste d’actualité. Avec bienveillance, Michel Serres dénonce les nouvelles générations accrochées à leurs outils numériques, « Petite Poucette » est cette nouvelle société qui a besoin de ses doigts autrement appelé ses pouces pour pouvoir utiliser son outil digital.

Mise en lumière sur une jeune génération

° Elle tient le monde à portée de pouce grâce à la vitesse à laquelle est frappé un SMS

° Révolution du partage engendré par la montée en puissance des réseaux sociaux : apprendre à communiquer virtuellement

° Petite Poucette réinvente un nouveau monde ou s’invente de nouvelles technologies

Michel Serres fait un tendre inventaire des adultes n’étant pas en mesure de comprendre la transition numérique qui s’est opérée. Les jeunes ont été plus en mesure de prendre en main cette nouvelle ère.

Finalement avec ironie et sympathie, le philosophe met en avant la peur du changement, la difficulté à suivre la société, ne pas savoir casser les codes et ses habitudes ; pour les anciennes générations.

Mais, nous sommes tous devenus des « Petites poucettes »

Michel Serres nous incite à avoir un sens critique engagé vers le partage entre les différentes générations.

J’espère vous avoir donné envie de vous évader à travers les 100 pages de cet ouvrage.

Découvrez un moment de partage avec Michel Serres datant de 2014

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Petite Poucette de Michel SERRES

Petite Poucette le livre de Michel Serres dans lequel il nous explique combien les nouvelles technologies ont impacté les nouvelles générations
Petite Poucette livre de Michel Serres aux éditions Le Pommier

Ou comment les nouvelles technologies ont engendré un nouvel humain ?

Lorsque l’on reprend des études à 50 ans et que vos camarades de classe ont moins de la moitié de votre âge, alors bien évidemment on se renseigne. C’est en cela que le livre de Michel SERRES, éminent philosophe et historien des sciences, a été un extraordinaire guide de ce voyage qui m’attendait au pays de « Petite Poucette ».

Mais qui es-tu Petite Poucette ?

Les évolutions du monde et de la société sont telles, selon Michel SERRES, qu’après une première et une deuxième révolution nous voici entrés de plain-pied dans la troisième. Si nous sommes d’abord passés de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé, nous sommes entrés dans une nouvelle aire de l’expression : « Petite Poucette » est cette étudiante qui utilise ses pouces pour surfer sur les réseaux sociaux.

C’est une génération habitant dans le virtuel, capable de passer d’une information à une autre sans savoir se concentrer. C’est une lignée qui a un accès au monde via son téléphone cellulaire et grâce à sa toile. Jadis nous appartenions à des groupes, dorénavant nous appartenons à l’humanité dans sa globalité : il n’y a plus de frontière.

Quid de ton rapport au savoir ?

Le savoir se transmet maintenant à tous par le biais de la toile. Et ces connaissances sont disponibles à tout moment, partout et pour tous. Notre tête, notre cerveau, sont entre nos mains dans cette boîte cranienne digitale et connectée autrement appelée smartphone.

Avant Gutenberg il fallait se souvenir de tout. Puis il fallut se souvenir de la place du volume dans le rayon de librairie et de la page qui renfermait la précieuse information. Maintenant, le moteur de recherche nous décharge de ces tâches en les prenant à son compte.

Et alors que le livre restait sur son étagère, le format de la page arrive dorénavant à nous dominer. Car il ne se retrouve plus seulement sous forme d’imprimé. Les affiches, les panneaux d’affichage ou de score dans les stades, les PowerPoint sont omniprésents.

Et l’enseignement dans tout cela ?

L’enseignant auparavant dans sa classe, pouvait délivrer un savoir qui reposait dans les livres. Il oralisait l’écrit, il faisait entendre sa voix. C’est maintenant impossible, puisque ce savoir est connu de tous. On le retrouve sur le Web via Wikipédia, sur son portable par n’importe quel portail.

Il n’y a plus de maître dans l’amphi, mais partout des professeurs qui s’activent sur leur téléphone pour partager leurs idées, le savoir commun appartient à chacun. Et sa propriété n’est plus l’apanage de certains.

Fini les agencements et classifications de bibliothèque, Petite Poucette se retrouve dans les magasins de Boucicaut où « l’intuition sérendipitine » bouleverse les classements mais rend féconde la créativité. Mais cela a un revers : le concept n’est plus. Car dorénavant l’idée abstraite est bien plus souvent illustrée par mille exemples plutôt que définie clairement.

Mais c’est pourtant l’avènement de la notation !

Avec Petite Poucette, nous sommes, en effet, entrés dans une société de la notation. Une notation réciproque où chacun peut sanctionner son prochain. C’est le concept du contrôle mutuel, et personne n’y échappe. Pas même le taxi Uber ou le loueur Airbnb qui en sont les illustrations parfaites.

Le rapport au travail a changé également : Petite Poucette s’ennuie au travail. Lorsqu’elle a trouvé un emploi elle en cherche toujours un autre sachant que du jour au lendemain elle peut perdre le sien. Ou s’en désintéresser.

Petite Poucette cherche un emploi avec une finalité, un sens, des valeurs. Elle ne parle plus de salaire, mais de bénéficiaire et souhaite œuvrer contre les pollutions de la planète et pour l’humain. Ce qui fait le succès d’un site comme Glassdoor.

Les réseaux sociaux ou le droit universel à la parole !

Tout le monde veut parler, tout le monde communique avec tout le monde. Ce grâce à d’innombrables réseaux. Cet entrelac de voix s’accorde à celui de la toile et c’est ce qui crée ce brouhaha permanent.

Depuis l’école jusqu’à l’université, mais aussi dans les hôpitaux ou chez les employés au travail, bref partout !

Par le biais des réseaux sociaux l’abstraction est faite des nations, de l’église, du peuple, de la classe, des marchés. Ces réseaux forment un tout et tout est en réseau.

Même la perception de l’espace et de l’habitat se transforme grâce aux réseaux routiers, ferroviaires, aéroportuaires. La planète est parcourue de toute part, et chacun réside dans une conurbation qui s’étend hors de sa nation.

Et si tout n’était qu’algorithme ?

La pensée algorithmique devient maintenant omniprésente et omnipotente. Elle comprend l’ordre des choses et sert nos pratiques quotidiennes quelles qu’elles soient.

Tout est maintenant codé, mon ADN par son nombre de brins, les confessions de Saint-Augustin par son nombre de signes, la Joconde par son nombre de pixels, le requiem de Fauré par son nombre de bits.

Voilà donc le monde de Petite Poucette. Celui dans lequel elle évolue, celui qui la définit, et celui qu’elle façonne. Et celui dans lequel je dois moi aussi m’inclure et m’adapter pour ne pas rester à la traîne avec mon index droit. Mais aussi celui dans lequel je tends une main bienveillante pour collaborer avec elle aux changements radicaux qui nous attendent.


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Covid-19 la grippe de l'économie touristique.

Covid-19 la grippe de l’économie touristique.

Alors que le Covid-19 continue de se propager et que le monde fait face a une situation de crise sanitaire mondiale, l’économie mondiale s’effondre et plus d’un secteur est affecté.

Le premier secteur touché a été l’événementiel qui tire la sonnette d’alarme avec 335 000 emplois touché en France. Le secteur qui suit, est celui du tourisme.

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Comprendre la technologie blockchain

Tout le monde en parle, mais personne ne sait vraiment ce que c’est.

Blockchain France définie la blockchain comme « une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle ».

Plus précisément, il s’agit d’une base de données où les informations envoyées par les utilisateurs ainsi que les liens internes, sont vérifiés et groupés à intervalle de temps réguliers en blocs, formant ainsi une chaîne. Cette base de données contient notamment tout l’historique des échanges effectués entre chaque utilisateur. L’ensemble est sécurisé par cryptographie.

Les blockchains peuvent être publiques ou bien privées. Lorsqu’elles sont privées, leur accès est limité à un certain nombre d’utilisateur. En revanche, lorsqu’une blockchain est publique, n’importe qui peut y avoir accès. Historiquement, la blockchain est publique.

Il existe aussi la blockchain « de consortium ». C’est-à-dire que sur un nombre défini d’approbateurs, un certain nombre doivent approuver afin qu’un bloc soit validé dans la blockchain. Il s’agit ici de la règle de la majorité absolue.

Comment ça fonctionne ?

Le recours à la blockchain nécessite l’utilisation d’une monnaie ou d’un jeton (appelé token) programmable. Bitcoin et Ethereum sont par exemples les principales monnaies programmables utilisées dans une blockchain.

Une fois émises, les différentes transactions sont regroupées sous la forme d’un bloc. Ensuite, grâce à une méthode algorithmique, sécurisée par la cryptographie, les blocs sont validés par les nœuds du réseau. Une fois le bloc validé, il est ajouté à la chaîne de blocs ou blockchain, et devient alors visible par tous ses utilisateurs.

Historiquement

C’est en 1991 que la blockchain fait parler d’elle pour la toute première fois. En effet, c’est lors de cette année que l’architecture qui se trouve derrière la technologie blockchain, est décrite. Il s’agit des chercheurs Stuart Haber et W. Scott Stornetta qui ont créé un sytème sécurisé par la cryptographie, afin de stocker des documents horodatés. En 1992, le protocole dit « arbre de Merkle » fut introduit au système, le rendant plus efficace et permettant de rassembler plusieurs documents en un seul bloc.

Cette technologie tombera ensuite dans l’oubli, et le brevet expira en 2004, soit 4 ans avant la création du Bitcoin.

Fin 2008, un « livre blanc » est introduit dans un système de paiement électronique décentralisé de pair-à-pair (peer-to-peer), c’est à ce moment que le Bitcoin est apparu pour la première fois. La première transaction mondiale de Bitcoins a elle eue lieu le 12 janvier 2009, grâce au créateur de cette crypto-monnaie portant le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.

Ses champs d’application

Les champs d’applications de la blockchain peuvent se classer en trois catégories différentes :

Le transfert d’actifs : monnaie électroniques, titres, actions, obligations.

La tenue d’un registre : elle permet une meilleure traçabilité des produits et des actifs, et donc de garantir leur intégrité.

Les smart contracts, c’est-à-dire l’exécution automatique de programme, qui permettent l’exécution automatique des conditions et termes d’un contrat, sans intervention humaine.

Les domaines d’exploitation de la blockchain sont nombreux. Les premiers à s’y être intéressés sont bien évidemment les établissements bancaires et les compagnies d’assurance. Mais cette technologie pourrait bien s’étendre à d’autres secteurs, comme la santé, l’industrie pharmaceutique, l’industrie musicale, l’énergie, l’immobilier, ou encore la supply chain de beaucoup d’acteurs (agroalimentaire, luxe, vins, aéronautique, etc…).

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Récapitulatif de l'histoire des émojis

Récapitulatif de l'histoire des émojis

Le saviez-vous ? Emoji signifie en japonais pictogramme : il est formé des mots e (dessin, image) et moji (lettre, caractère).

Ces petits pictogrammes, naïfs et colorés, voient le jour en 1999 par l’entreprise japonaise de télécommunications NTT DoCoMo, soit bien après les smileys qui eux remontent à 1982.

Pour plaire aux adolescents japonais qui s’envoient beaucoup d’images figuratives, mais aussi pour s’adapter aux petits écrans des téléphones et palier la limitation du nombre de caractères dans les messages, Shigetaka Kurita, membre de l’équipe de développement i-mode, a l’idée d’intégrer des pictogrammes dans le système. 

En 2010, 722 emojis sont diffusés. Mais ils sont réellement popularisés dans le monde entier qu’avec leur intégration dans un clavier standard sur l’iPhone en 2011 (iOS 5). Les smartphones Android suivent en 2013.

Ils sont dorénavant incontournables lorsqu’il s’agit d’écrire un sms et de publier un post sur les réseaux sociaux. Ces symboles évoluent en s’adaptant à l’air du temps et à l’évolution des mentalités, entre LGBTQ et inclusion. En effet, nous verrons prochainement apparaitre le drapeau arc en ciel ainsi que le symbole transgenre.

Récapitulatif de l'histoire des émojis

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Quand l'histoire se raconte en Stories Insta

Quand l’histoire se raconte en Stories Insta

Et si une adolescente avait eu Instagram pendant la Shoah ?

C’est la question que l’agence de communication Léo Burnett c’est posé.

C’est plus de 1,4 millions de de personnes qui suivent le compte @Eva Stories.

Une jeune adolescente Hongroise qui fête ses 13 ans. Eva Heyman laisse derrière elle un journal intime relatant l’invasion de sa ville natale par les nazis, sa déportation son quotidien dans le ghetto ainsi que sa déportation. Ce sont ses derniers mois de vie.

Leo Brunette, pour lui rendre hommage adapte son histoire en stories Instagram.

httsource : ps://www.tribpub.com/gdpr/nydailynews.com/
Source : Daily News

Un journal intime 2.0

C’est 70 stories qui seront postées en 48h. La première est postée le 2 mai, jour de la commémoration de la Shoah en Israel. Le compte devient très vite virale.

Ce sont les 12 – 15 ans qui sont visés. Les boomerang, sondage, filtres et hashtag ritme les stories. Cela donne un sentiment d’appartenance, d’identification aux jeunes. Eva a les même habitudes et reflex qu’eux. Il devient plus facile de se mettre a sa place.

L’attention des adolescents est de plus en plus difficile à capter. Ce format leurs permet de regarder un reportage historique avec une charge émotionnel forte petit à petit.

Il est aussi plus simple de partager se témoignage, d’un simple clique on le partage à toute sa commutée.

Depuis peut, il est possible de retrouver le court métrage sous forme de petits épisodes Snapchat en s’abonnant à @Eva.stories. Une deuxième plateforme pour que le témoignage ne tombe pas dans l’oublie.

Teaser

Ilana, 16 ans nous donne son ressenti

J’ai été bouleversée en voyant les stories. J’avais déjà vu pas mal de témoignages mais la c’était différent. C’était bizarre… J’avais l’impression que ça pouvait être une de mes copines, on utilise toute les deux Insta, on fait des sondages on raconte notre vie… c’est déstabilisant. Le plus étrange dans ce format c’est de passer de la stories d’Eva à celle de mes amies, des personnes que je suis.

Il y a des milliers de façons de raconter l’histoire. Pour ce faire entendre, le plus important c’est de savoir à qui l’on s’adresse.