Quand l'histoire se raconte en Stories Insta

Quand l’histoire se raconte en Stories Insta

Et si une adolescente avait eu Instagram pendant la Shoah ?

C’est la question que l’agence de communication Léo Burnett c’est posé.

C’est plus de 1,4 millions de de personnes qui suivent le compte @Eva Stories.

Une jeune adolescente Hongroise qui fête ses 13 ans. Eva Heyman laisse derrière elle un journal intime relatant l’invasion de sa ville natale par les nazis, sa déportation son quotidien dans le ghetto ainsi que sa déportation. Ce sont ses derniers mois de vie.

Leo Brunette, pour lui rendre hommage adapte son histoire en stories Instagram.

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Source : Daily News

Un journal intime 2.0

C’est 70 stories qui seront postées en 48h. La première est postée le 2 mai, jour de la commémoration de la Shoah en Israel. Le compte devient très vite virale.

Ce sont les 12 – 15 ans qui sont visés. Les boomerang, sondage, filtres et hashtag ritme les stories. Cela donne un sentiment d’appartenance, d’identification aux jeunes. Eva a les même habitudes et reflex qu’eux. Il devient plus facile de se mettre a sa place.

L’attention des adolescents est de plus en plus difficile à capter. Ce format leurs permet de regarder un reportage historique avec une charge émotionnel forte petit à petit.

Il est aussi plus simple de partager se témoignage, d’un simple clique on le partage à toute sa commutée.

Depuis peut, il est possible de retrouver le court métrage sous forme de petits épisodes Snapchat en s’abonnant à @Eva.stories. Une deuxième plateforme pour que le témoignage ne tombe pas dans l’oublie.

Teaser

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Source

Ilana, 16 ans nous donne son ressenti

J’ai été bouleversée en voyant les stories. J’avais déjà vu pas mal de témoignages mais la c’était différent. C’était bizarre… J’avais l’impression que ça pouvait être une de mes copines, on utilise toute les deux Insta, on fait des sondages on raconte notre vie… c’est déstabilisant. Le plus étrange dans ce format c’est de passer de la stories d’Eva à celle de mes amies, des personnes que je suis.

Il y a des milliers de façons de raconter l’histoire. Pour ce faire entendre, le plus important c’est de savoir à qui l’on s’adresse.