Comprendre la technologie blockchain

Tout le monde en parle, mais personne ne sait vraiment ce que c’est.

Blockchain France définie la blockchain comme « une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle ».

Plus précisément, il s’agit d’une base de données où les informations envoyées par les utilisateurs ainsi que les liens internes, sont vérifiés et groupés à intervalle de temps réguliers en blocs, formant ainsi une chaîne. Cette base de données contient notamment tout l’historique des échanges effectués entre chaque utilisateur. L’ensemble est sécurisé par cryptographie.

Les blockchains peuvent être publiques ou bien privées. Lorsqu’elles sont privées, leur accès est limité à un certain nombre d’utilisateur. En revanche, lorsqu’une blockchain est publique, n’importe qui peut y avoir accès. Historiquement, la blockchain est publique.

Il existe aussi la blockchain « de consortium ». C’est-à-dire que sur un nombre défini d’approbateurs, un certain nombre doivent approuver afin qu’un bloc soit validé dans la blockchain. Il s’agit ici de la règle de la majorité absolue.

Comment ça fonctionne ?

Le recours à la blockchain nécessite l’utilisation d’une monnaie ou d’un jeton (appelé token) programmable. Bitcoin et Ethereum sont par exemples les principales monnaies programmables utilisées dans une blockchain.

Une fois émises, les différentes transactions sont regroupées sous la forme d’un bloc. Ensuite, grâce à une méthode algorithmique, sécurisée par la cryptographie, les blocs sont validés par les nœuds du réseau. Une fois le bloc validé, il est ajouté à la chaîne de blocs ou blockchain, et devient alors visible par tous ses utilisateurs.

Historiquement

C’est en 1991 que la blockchain fait parler d’elle pour la toute première fois. En effet, c’est lors de cette année que l’architecture qui se trouve derrière la technologie blockchain, est décrite. Il s’agit des chercheurs Stuart Haber et W. Scott Stornetta qui ont créé un sytème sécurisé par la cryptographie, afin de stocker des documents horodatés. En 1992, le protocole dit « arbre de Merkle » fut introduit au système, le rendant plus efficace et permettant de rassembler plusieurs documents en un seul bloc.

Cette technologie tombera ensuite dans l’oubli, et le brevet expira en 2004, soit 4 ans avant la création du Bitcoin.

Fin 2008, un « livre blanc » est introduit dans un système de paiement électronique décentralisé de pair-à-pair (peer-to-peer), c’est à ce moment que le Bitcoin est apparu pour la première fois. La première transaction mondiale de Bitcoins a elle eue lieu le 12 janvier 2009, grâce au créateur de cette crypto-monnaie portant le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.

Ses champs d’application

Les champs d’applications de la blockchain peuvent se classer en trois catégories différentes :

Le transfert d’actifs : monnaie électroniques, titres, actions, obligations.

La tenue d’un registre : elle permet une meilleure traçabilité des produits et des actifs, et donc de garantir leur intégrité.

Les smart contracts, c’est-à-dire l’exécution automatique de programme, qui permettent l’exécution automatique des conditions et termes d’un contrat, sans intervention humaine.

Les domaines d’exploitation de la blockchain sont nombreux. Les premiers à s’y être intéressés sont bien évidemment les établissements bancaires et les compagnies d’assurance. Mais cette technologie pourrait bien s’étendre à d’autres secteurs, comme la santé, l’industrie pharmaceutique, l’industrie musicale, l’énergie, l’immobilier, ou encore la supply chain de beaucoup d’acteurs (agroalimentaire, luxe, vins, aéronautique, etc…).