Associations, augmentez votre collecte de dons à l'aide des Personas marketing !

D'humeur généreuse ?

Alors cette réflexion va vous intéresser ! Il traite d'une question primordiale pour les associations : Comment pourrions-nous proposer une expérience donateur exceptionnelle pour une collecte de dons réussie grâce aux Personas ?

Retrouvez l’intégralité de l'article sur LinkedIn et n'hésitez pas à échanger avec moi si le sujet vous intéresse.

https://www.linkedin.com/pulse/construire-les-personas-de-son-organisation-pour-une-exp%25C3%25A9rience

SILOS or not SILOS? Est-ce la bonne question?

Post COVID, partant du cas des silos, je vous propose de partager une réflexion sur l'impact de la digitalisation sur l'organisation des entreprises.

Retrouvez mon article sur LinkedIn et n'hésitez pas à y répondre ou à me proposer d'échanger.

https://www.linkedin.com/posts/fredericpawlak1_mbadmb-transfonum-management-activity-6681557354443501568-JkLb

S’il y en a qui regardent la crise économique qui arrive sans trembler, ce sont eux les GAFAM, dont la main mise sur nos vies devient difficile à nier. Plus on avance plus c’est une évidence, les GAFAM; tout puissant face à la crise ressortent comme les grands gagnants de la crise sanitaire actuelle comme économique à venir.

#STAYATHOME, les GAFAM incontournables.

Cela n’aura échappé à personne, dans un contexte ou la moitié de l’humanité a été confiné, les starlettes Californiennes ont été nos compagnes de chaque instant. Non pas qu’il faille en être surpris ou même effarouché, car cela fait désormais un temps certain que nous sommes tous perfusés aux services et autres produits d’Amazon, Google, Apple…

Néanmoins, cette période a fini d’asseoir leur caractère incontournable dans nos vies de confinés. Télétravail, enseignement à distance, divertissement, les tech-compagnies sont partout.

Pour l’ occasion, nous avons pu voir des services particulièrement dopés : ZOOM en est un belle exemple. Plateforme de visioconférence née en 2011 dont le nombre de connexions a connu un accroissement exponentiel à mesure que les déplacements d’affaires et autres RDV business s’atténués. Plateforme qui durant la crise a frôlé les 50 milliard de dollars de capitalisation boursière...

Vous me direz un service de plus aux côtés de Skype et autres services Google Hangout, oui mais accessible en 1 seul clic.

Otage de la facilité : et la privacy ?

Et c’est peut-être là, le début du problème. Surprise, cher utilisateur iOs ; Zoom fournissait automatiquement toutes vos données à Facebook et cela même si vous n’aviez pas de compte Facebook.

ZOOM, l'application de télétravail qui a décollé durant le confinement

On hausse un sourcil bien sûr, mais lorsque l’on a une réunion de travail le lendemain à 10h dessus ; alors tant pis ! Entre temps et pour faire suite aux violentes réactions des activistes Privacy Matters l’application a mis à jour son service.

Action-Réaction me direz-vous ; ce qui peux être salué ! Il ne faut cependant pas oublier le caractère récidiviste car l’application avait été déjà épinglé pour une faille de confidentialité lui permettant d’allumer la webcam d’un MAC sans aucune autorisation de son propriétaire.

Désagréable sensation, mais leur omniprésence durant la crise nous a condamné en otages consentants de ces facilitateurs du quotidien tout droit venu de la Silicon Valley.

Amazon, cette GAFAM pas comme les autres.

Jeff Bezos CEO Amazon

Pendant ce temps-là, Amazon montre à quel point elle n’est pas une entreprise comme les autres. Ainsi durant la crise, la firme américaine a employé plus de 100 000 personnes en un mois aux Etats-Unis, pour faire face à la demande.

Amazon a également profiter de ce petit moment « je créé de la croissance », pour virer les leaders de la grève new-yorkaise qui demandaient une sécurité minimum dans leurs entrepôts.

Lire aussi > Amazon attaqué en justice par des employés new-yorkais

Une agilité dans la gestion de ses ressources.

En France, le tribunal de Nanterre a rendu un jugement mardi 14 Avril pour contraindre Amazon à se restreindre aux commandes jugées essentielles et a condamné la firme de J.BEZOS à une amende de 1 millions d’euros/jours où ils ne respecteraient pas cette injonction. Mais Amazon a déjà fait appel, allant même jusqu’à reconsidérer ses intérêts en France si le terrain social n’est pas favorable…

Alors oui, ça fait quelques lignes dans les médias mais sûrement pas assez pour empêcher à des millions de désœuvrés de continuer à commander ce dont ils ont besoin ou pas…

Selon The Guardian, dans ces conditions les compteurs ont grimpés pour atteindre 11000 dollars de vente de produits et services par seconde à travers le monde. Amazon apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires de cette crise. Une dynamique qui devrait encore profiter au géant américain au-delà du contexte pandémique. D’ailleurs la firme de n’y trompe pas et prévoit aux Etats-Unis, 75000 embauches supplémentaires pour faire face à l’afflux de commande en ligne.

Philanthropie et parterre de stars.

Avec l’explosion des ventes en ligne, Jeff Bezos qui détient 11% des actions d’Amazon a vu sa fortune personnelle gagner 24 milliards de dollars depuis le début d’année. Avec un pactole estimé par Bloomberg à 138 Milliards de dollars, le patron du mammouth Américain a pu aisément se permettre de faire un don de 100 millions de dollars aux banques alimentaires américaines, confrontées elles aussi à une demande inédite outre-Atlantique.

La fondation GATES finance à Bâle, la recherche médicale pour enrayer la pandémie. Le couple Zuckerberg s’est lui largement impliqué à coup de millions dans cette cause et fait des cadeaux en pagaille à l’OMS.

L’OMS, dont D.Trump viens de couper les budgets américains.

Zuckerberg trauma hospital

Un vrai tapis rouge hollywoodien pour le bien être de nous tous bien entendu… Où, la philanthropie comme cheval de Troie pour investir de nouveaux marché et accroitre son pouvoir politique.

Immanquable, affaire à saisir: l'opportunisme face à la crise.  

Ce constat vertigineux du triomphe des tech compagnies laisse peu de doute sur la volonté de s’attribuer un super pouvoir ! Celui de la santé. Durant cette période de confinement, Amazon a vu sa stratégie de diversification au travers le cloud, le divertissement et l’e-commerce validé par le marché. Néanmoins, la firme à l’appétit de géant ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et souhaite désormais étendre son influence dans le lucratif secteur de la santé qui se retrouve évidemment au cœur de la crise du coronavirus.

Et puisque l’on est jamais mieux servi que par soi-même, Amazon a décidé de s’emparer de cette problématique sanitaire en créant son propre laboratoire , Amazon Care, permettant de tester ses employés américains. Ainsi, plutôt que de freiner ses entrepôts, Amazon veut dépister massivement ses salariés pour les rassurer certes, mais surtout éviter que l’un d’entre eux ne deviennent un cluster de contagions.

Amazon Care : le laboratoire

L’entreprise a donc mobilisé une partie de ses ressources pour se doter de solutions ad hoc, et cela en dépit de l’existant. En effet, on entrevoit là l’essentiel, qui est de détenir le savoir-faire en interne pour l’industrialiser sous la forme de produits et services à commercialiser ensuite. Stratégie déjà payante pour ses solutions d’hébergement (AWS) aujourd’hui véritable vache à lait de la firme.

Même si la démarche n’en est qu’à ses balbutiement, Amazon démontre une nouvelle fois sa capacité d’adaptation sur les marchés qu’elles convoitent.

Un effet d'aubaine.

Si le COVID-19 peut permettre à Amazon de développer de nouveaux produits notamment matière de dépistage, pour d’autre il fut également une aubaine pour investir ce marché.

Dans le cadre d’une initiative commune baptisée « Exposure Notification » Apple et Google ont proposé de créer un outil efficace pour tracer et isoler les malades du COVID.

Une structure qui aurait pu servir de base à STOP COVID que nous connaissons aujourd’hui en France. Pour rappel, STOP COVID est capable de vous prévenir si vous avez croisé un porteur du virus dans la journée ou pas en utilisant non pas votre géolocalisation mais votre bluetooth afin de préserver le peu qu'il vous reste de vie privée.

Google-Apple : API notification exposure

La France vers un FLOP COVID ?

Alors au début, quand Apple et Google propose … Le gouvernement français dit Oulà ! Non, et notre souveraineté numérique, il faut pas déconner avec ça. Et puis les gens revendique : j’en ai marre d’être tout le temps tout nu, un peu de décence. Et puis en y regardant de plus près, on se dit que peut-être l’une des seules manière de s’éviter un FLOP COVID, est de travailler avec Apple et Google.

Lire aussi : Pourquoi Google et Apple s’intéressent-ils tant aux applications de traçage numérique.

D’ailleurs, suite à la découverte de Gaëtan Laurent relayé par Mediapart, STOP COVID semble bel et bien en contradiction avec sa promesse initiale comme le précise clairement le décret et l'arrêté encadrant l'utilisation de l'application. Les français ne s’y sont pas trompés, l’application connaît des débuts décevants au point de poser question moins d’un moins après son lancement.

Bref une proposition d’Apple et Google qui, dans l'urgence ne peut presque pas être refuser.

Apple et Google vers un consensus européen.

D'ailleurs séduit, le service public de santé britannique le NHS a fait volte-face et s’est engagé dans cette voie pour suivre ses malades. Cette engagement britannique laissant entrevoir un consensus européen avec l’adhésion de la première heure de l’Allemagne. Bonnet d’âne pour la France et STOP COVID donc.

Lire aussi : Dr Google, gares aux effets secondaires.

Pour conclure, ce qui aurait pu paraître hier comme une forme de solidarité de prime abord de la part de Google et Apple a tout d’un cheval de Troie pour investir de nouveau marché. Celui de la santé.

NHS application britannique de traçing

Vers un dépendance toujours plus forte.

A un niveau basique de lecture chacune des initiatives de ces géants, dons pécuniaires, dons de matériels, collaboration dans le développement d’application de traçing... sont remarquables. Ces GAFAM peuvent s’enorgueillir d’avoir soulager du personnel soignants, mais également le quotidien de certains malades. Néanmoins, il faut garder en toile de fond que nous avons besoin de leur ressources pour limiter la casse. Et ce qui semble « gratuit » aujourd’hui… ne le sera surement plus demain.

La donne est simple et notre dépendance à leur savoir-faire autant qu’à leur charité semble évidente, tant nos systèmes de santé et nos économies sont à l’agonie.

Encore une fois, Google, Apple, Facebook, Amazon, les GAFAM comme on les appelle, ont su démontrer leur formidable agilité et capacité d’adaptation au plus fort de la crise. Cette même agilité qui présage une main mise encore plus forte avec la crise économique à venir.

Entre gloire & déboire ses géants font partie intégrantes de notre quotidien et se sont frayés un chemin vers des projets et failles de l'État : outil de traçage des malades, logistique des tests du COVID ou bien encore financement de la recherche médicale. Néanmoins peut-être devrions-nous arrêter de demander aux incendiaires d’un système d’en être les pompiers.

Et pendant ce temps-là, au Texas, des procès ont déjà lieu sur ZOOM.

Depuis le début de la crise sanitaire, un point d'honneur est donné à l'écoute des artistes français, car l'avenir et la vitalité de la filière musicale française repose avant tout sur son premier soutient: les auditeurs. Top 5 des raisons d'écouter français (avec quelques idées de disques en bonus) :

5 - Parce que le revenu des artistes dépend de leur diffusion

On le dit souvent et on ne le rappelle jamais assez : les compositeurs, producteurs, éditeurs, toutes celles et ceux vivant de la musique vivent avant tout des diffusions des titres auxquels ils ont contribué. Jouer un titre produit par des artistes français constitue donc le meilleur moyen de s'assurer de leur subsistance, ou comment lier l'utile à l'agréable.

4 - Parce que les concerts, pour l'instant, c'est compliqué

Depuis le 11 mai 2020, les commerces sont autorisés à opérer selon de stricts critères de distanciation sociale. Si ces règles permettent de contenir une hypothétique seconde vague de l'épidémie, elles ne permettent cependant plus les performances de musique dans les salles et festivals. Les artistes-interprètes ne sont donc plus en mesure de se produire, jusque nouvel ordre. On pourrait souligner ainsi le poids disproportionné qu'a pris le live dans les revenus de la filière ces dernières années, mais c'est un débat pour un autre jour. Une chose à retenir : écouter et diffuser les artistes français aujourd'hui, c'est aussi garantir de pouvoir les voir en concert demain.

3 - Pour faire émerger de nouveaux talents français

Pendant le confinement, une occasion inédite s'est présentée : voir plusieurs concerts le même soir, et ce sans investir un budget taxi de plusieurs centaines d'euros. On a donc pu découvrir les salons et le talent d'artistes sans avoir à se déplacer. On retiendra par exemple l'initiative audacieuse et rafraichissante de la Sacem (car il faut prêcher pour sa paroisse de temps en temps), qui pendant tout le confinement a diffusé une délicieuse brochette d'artistes émergents et soutenus par ses services d'Action Culturelle.

À découvrir sur le compte Facebook de la Sacem.

2 - Parce que la filière affronte sa pire crise économique depuis les 20 dernières années

Les chiffres publiés la semaine dernière par le cabinet Ernst & Young pour l'Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants (UPFI) et le Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP) sont sans appel. En 2020, la filière a perdu entre 15% et 20% de revenu, pire performance depuis la crise du disque. Il s'agit là de la pire performance de la filière musicale depuis la Crise du Disque.

Ajoutons à cela la fermeture de la plupart des commerces diffusant de la musique (coiffeurs, restaurants, bars...) pendant 3 mois, on obtient alors une recette fatale pour la musique enregistrée. Cela souligne dès lors le besoin impérieux de nos artistes à pouvoir continuer de vivre pour créer de nouvelles oeuvres propres à rendre nos existences faites de crises sanitaires et économiques un peu plus colorées...

1 - Parce que c'est de la bombe, en fait.

Mieux que d'expliquer pourquoi la Scène Française est luxuriante, pleine de regards et de sonorités qui ne méritent moins de rien que d'être écoutées, j'ai préféré vous recommander, et peut-être vous faire découvrir les artistes qui font vibrer ma chambre (et, malgré elle, celle de ma colocataire) :

Gabriel Auguste - Coups Bas

https://www.youtube.com/watch?v=6Z6JoDuHupE

Hervé - Coeur Poids Plume

https://www.youtube.com/watch?v=Aj8xNhNqOx4

Aline - Je bois et puis je danse

https://www.youtube.com/watch?v=sBjBXoCffxo

Biche - La Nébuleuse de Sienne

https://www.youtube.com/watch?v=227FZhUnoqk

Jumo - Et le vent ?

https://www.youtube.com/watch?v=lLiiHwYrEK0

Dernier point : n'oubliez pas de les écouter de préférence sur une plateforme d'écoute autre que Youtube, les plateformes de streaming de type Deezer ou Spotify rémunèrent en effet (un peu) plus les artistes.

Au bureau, fini le temps du trio Réseau intranet / Boite mail / Skype Entreprise ! Avec l'essor du télétravail pendant la crise sanitaire, la plateforme Teams Microsoft a vu passer son nombre d'utilisateurs quotidien de 20 à 44 millions en 3 mois. Dans toutes les entreprises, des outils collaboratifs ont été rapidement installés afin de faciliter le travail à distance et tenter d‘alléger nos boites mail désespéramment pleines ! Pourtant dans certains cas, les outils se sont multipliés, les process complexifiés et de nouveaux usages, mal adaptés, sont venus polluer l’activité… Alors comment faire redéfinir le bon mix d'outils à installer ?

Alors pour vous aider à faire le tri, petit tour d'horizon des outils existants et de leurs usages principaux

Pour en savoir plus, rendez-vous ici

Elle est apparue en premier en Corée du Sud, Singapour et en Chine dès les mois de février et mars. S'inscrivant dans le cadre de la pandémie de Covid-19, l’application StopCovid a été lancée en France le mardi 2 juin 2020.

Le fonctionnement de l’application

Celle-ci s’appuie sur le principe de traçage. C’est-à-dire que l’application mobile est capable d’informer les personnes ayant été en contact pendant un certain temps (ici plus de 15 mn), avec une personne testée positive au virus, qui est donc considérée comme potentiellement contagieuse.

Un contact est défini « comme la présence de deux smartphones dans un rayon de 1 mètre pendant plus de 15 minutes ». Pour chaque identifiant, un codé alphanumérique anonyme est généré pour chaque smartphone utilisant l’application. Un pseudonyme est aussi utilisé et modifié toutes les 15 minutes, construit à partir de l’identifiant.

Elle a notamment pour objectif de prévenir le risque d’un potentiel rebond de l’épidémie.

L’application StopCovid permet donc de détecter les smartphones proches, dotés de cette dernière, et enfin de déterminer s’il y a eu contact avec une personne contagieuse ou non. Ici, c’est à l’utilisateur de l’application, d’indiquer qu’il a été porteur du virus. Et cela, grâce au certificat numérique, qu’il se verra délivré par un médecin ou un laboratoire.

Des débuts très timides

Seulement voilà. Presque 3 semaines après son lancement, les chiffres ne sont pas ceux espérés. En effet, seul 2% de la population française a téléchargé l’application, selon le dernier pointage, c’est-à-dire 1,5 millions d’activation pour l’heure.

Ce scepticisme des utilisateurs n’est pas visible en dehors des frontières. Et c’est notamment le cas en Allemagne. L’application baptisée Corona-Warn-App, a été téléchargée 9,6 millions de fois par les allemands. Contrairement à l’appli française, Corona-Warn-App est basée sur un protocole défini par Apple et Google. Ce protocole est sensé assurer une meilleure confidentialité (des failles de sécurité ont déjà été décelée pour StopCovid), puisque les informations sont stockées dans le smartphone, et non sur serveur centralisé.

Un flop qui coûte cher

Pour couronner le tout, l’application qui au départ a été conçue gratuitement, grâce au soutien d’entreprises privées, a désormais un coût. Ce dernier s’élèverait entre 200 000 à 300 000€ par mois, comprenant les prestations d’hébergement et d’exploitation

Goncalves_Sophie

J'avais envie de partager avec vous l'interview de Sophie, camarade de promo qui va nous parler de son expérience au MBA DMB à l'EFAP Bordeaux.

Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaisse pas ?

Je m’appelle Sophie Gonçalves, j’ai 22 ans. Cette année, je fais fièrement partie de la famille MBA DMB. A côté de mes études, je tiens un compte food sur Instagram qui m’occupe une très grande partie de mon temps libre. Je m’amuse à créer des recettes, les prendre en photo et les partager auprès de ma communauté. Ça me permet d’allier ma passion pour la cuisine que j’ai depuis toute petite grâce à mes parents, et les réseaux sociaux dans lesquels je suis très à l’aise.

Quel a été ton parcours avant le MBA DMB ?

Avant d’intégrer la famille du MBA DMB, je suis entrée à l’EFAP sur le campus de Bordeaux en troisième année suite à un DUT Techniques de Commercialisation fait à Limoges, ma ville natale. Comme son nom l’indique, j’étais loin de devenir une communicante à proprement parler. Négociation, commerce international, logistique… J’ai finalement trouvé ma voie lors d’un cours de marketing numérique. J’ai su que c’était ce domaine qui m’était destiné, qui répondait à mes qualités et mes aspirations.

Pourquoi avoir choisi le MBA DMB ?

Le choix du MBA DMB s’est fait naturellement il y a maintenant quelques années, lors de ma deuxième année de DUT Techniques de Commercialisation suite à ma « révélation ». Je cherchais un diplôme professionnalisant et spécialisé dans le numérique, mais sans trop m’enfermer dans une branche en particulier comme peuvent proposer certaines écoles dès le BAC+3. Je souhaitais faire mes armes en communication 360° avant de me lancer dans la jungle digitale. C’est donc pour faire ce MBA que j’ai intégré l’EFAP. Et je n’ai absolument aucun regret, tant sur l’école que le DMB.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué pendant tes 6 mois de cours ?

Sans parler du confinement qui nous a tous marqué, je dirais le HUB Forum en octobre 2019. Avant même de commencer notre année de cours, nous avons été lancés dans le grand bain. Deux jours de conférences passionnantes avec des intervenants passionnés de renom. Une occasion unique de pouvoir se projeter dans la transformation numérique, puisque nous étions social media reporter. C’était aussi une opportunité de rencontrer toute la famille MBA DMB. En somme, deux jours passés à la capitale riche en moments et en échanges. De quoi annoncer la couleur de notre année !

La Covid-19 a eu un impact sur la poursuite de tes études. Peux-tu nous dire comment cela s'est passé et comment tu as vécu cette situation ?

Passer mes deux derniers mois de cours depuis mon canapé, je ne l’avais pas vu venir ! Ça peut paraître triste, c’est vrai. Et d’un côté ça l’est. Pas de contact avec l’équipe pédagogique, les intervenants, et mes camarades de #LaClique. Une sensation d’inachevé en ayant terminé ces 6 mois de cours sans toutes ces personnes, à distance, chacun de son côté. Mais d’un autre côté, cela nous a permis d’acquérir tant d’autres compétences. Grâce à notre dream team (l’équipe pédagogique), nous n’avons pas loupé une seule heure de cours. Tout le monde a su s’adapter à la situation et y mettre du sien. Je considère que nous avons tous été très bien entourés et cajolés grâce à des personnes à l’écoute, des challenges motivants et surtout du fun. Je pense qu’on en ressort tous avec plus de cordes à notre arc de soft skills : adaptabilité, flexibilité et organisation. En d’autres termes, avec une nouvelle façon de travailler qui, de plus en plus, est amenée à s’intensifier.

Tu as commencé ton stage il y a quelques semaines, peux-tu nous en parler ?

Malgré le contexte actuel, j’ai eu la chance de pouvoir commencer mon stage dès le 11 mai, date du déconfinement. Je suis actuellement chef de projet junior Média et Influence à Nutrikéo, une agence de conseil en stratégies nutrition et santé. Après (déjà) un mois passé aux côtés d’une équipe au top, je peux dire que je suis plus épanouie que jamais. J’allie ma passion pour le digital à la santé et à la nutrition, domaines qui m’intéressent de plus en plus. C’est passionnant de voir comment de gros industriels ou au contraire des petites entreprises se concentrent à faire évoluer notre alimentation pour répondre aux attentes consommateurs de plus en plus exigeantes en termes de santé et de durabilité. J’en apprends tous les jours auprès d’une équipe qui me fait confiance et qui me confie des missions aussi diverses que variées dans lesquelles je m’éclate. Rédaction de contenus (pour les clients et aussi pour notre média Culture Nutrition), social media, relations presse, e-RP, stratégie de positionnement, recommandations, SEO… Je suis intégrée à toutes les étapes. C’est très agréable de se sentir considérée comme un élément à part entière qui a des choses à apprendre, mais aussi à donner.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux futurs étudiants du MBA DMB ?

D’être accroché ! On rigolait tous quand l’équipe pédagogique et les alumnis DMB nous disaient que l’année allait passer à toute vitesse et qu’on allait devoir cravacher pour rendre tous nos projets. On s’est vite rendu compte que c’était vrai… Il faut savoir s’organiser en team pour pouvoir tout gérer à la fois. Personnellement, je ne considère pas cela comme un point négatif, au contraire. Au MBA DMB, on n’est plus réellement considérés comme des étudiants mais comme des professionnels. Comme en agence finalement, où on jongle entre x clients. Être accroché parce que c’est une année qui passe très (trop) vite, et qui demande de l’énergie. Mais au final, ce n’est que du positif ! On en ressort armés pour le marché du travail et plus particulièrement celui du numérique où tout change du jour au lendemain.

Merci à toi Sophie d'avoir partager ton expérience au MBA DMB.

N'hésitez pas à découvrir les articles de Sophie.

Stratégie Océan Bleu

Comment créer de nouveaux espaces stratégiques

de W. Chan Kim et Renée Mauborgne

Ce livre explore les moyens pour créer de « nouveaux espaces stratégiques inexplorés ». La stratégie qui y est développée repose sur la division du marché global en deux entités : les océans rouges et les océans bleus.

Les premiers représentent les activités déjà existantes, formant un gâteau dont il faut obtenir la plus grosse part. La pression concurrentielle y est forte pour un gain potentiel limité par de nombreuses règles. La lutte est acharnée et sanglante.

Les seconds représentent les activités à inventer et de fait, sans concurrence. C’est un espace vierge où il faut créer et développer une nouvelle demande, plutôt que de la conquérir. L’océan bleu représente un potentiel.

Toute la stratégie repose sur le concept d’innovation-valeur qui représente l’augmentation de la valeur pour le client et une réduction des coûts pour le producteur.

Vers l’innovation valeur

Nous vivons dans un monde mouvant. Combien d’entreprises ont disparu sans laisser de trace après avoir loupé une innovation technologique, ignoré une nouvelle tendance ou les nouveaux besoins de ses clients ? Kodak a disparu en 2012, Nokia en 2014 et Moulinex en 2001 pour la France.

Une entreprise attentive peut parvenir à créer un nouveau marché, mais elle doit permettre à ses clients un saut de valeur.

Les auteurs prennent pour exemple le Cirque du soleil et sa réussite éclatante. Le cirque n’attire plus autant, de nombreux acteurs se battent et l’image liée à la captivité des animaux peut rendre certains clients hostiles. Le cirque du soleil a contourné le problème avec une nouvelle chaine de valeur pour attirer un nouveau public adepte d’opéra ou de théâtre, en mettant intentionnellement de côté les enfants. Il a également exclu des éléments sans valeur pour les clients (doubles pistes, entretien des animaux) et renforcé des éléments moins exploités (mise en scène).

Il ne s’agit plus de se différencier à tout prix d’un côté ou de diminuer les coûts au maximum d’un autre au risque de transformer son offre en commodité. Il faut réaliser les deux simultanément en apportant de l’innovation-valeur.

L’innovation valeur est à la portée de tout le monde à condition de maitriser les bons outils

Développer son océan bleu ne s’improvise pas. Le livre propose différents outils opérationnels permettant d’avancer dans cette démarche de manière réfléchie.

Le canevas stratégique  est une courbe de valeur qui représente les critères qui sont les plus importants aux yeux des clients. Les nouveaux entrants s’alignent sur ce canevas et peuvent alors adopter une stratégie de différenciation en faisant mieux que les concurrents.

La grille des 4 actions ou grille ERAC permet d’affiner l’analyse des caractéristiques à « Renforcer, Exclure, Atténuer et/ou Créer » pour que les « clients non-actuels » soient intéressés par la nouvelle offre. Le but est que les critères renforcés et créés ne soient pas trop coûteux.

Développer son océan bleu nécessite de prendre un chemin différent des concurrents

En règle générale, les entreprises d’un même secteur s’adressent à un même public, ont des produits et services comparables et cela dans une même temporalité. Elles considèrent certains codes indépassables et s’imposent des restrictions. Par exemple, le milieu du luxe investit énormément sur le marketing, se paie des égéries etc…

Cet état de fait rend les acteurs relativement homogènes et impose une concurrence féroce,  notamment pour les nouveaux venus acceptant ces codes et faisant face à des acteurs établis.

L’océan bleu, c’est la découverte du nouveau monde. La concurrence n’existe pas encore et les règles sont celles que l’on est prêt à définir. Cela permet en plus des conditions de rentabilité plus aisées.

Il est important d’identifier le vrai besoin client

Il faut s’intéresser à son client, l’interroger, le rencontrer. Il faut découvrir ses réels besoins. Pour cela, il peut être utile d’envoyer vos employés sur le terrain. Vous pourrez ainsi connaitre la valeur stratégique de votre entreprise et la comparer à ses concurrents, tout en saisissant des opportunités grâce à la grille des 4 actions.

Le livre avance l’exemple de l’entreprise NovoNordisk qui fabrique de l’insuline. Un jour, ils se sont mis à la place de leur client et ont réalisé que leur vrai souci n’était pas la pureté du produit, mais la difficulté et la douleur pour s’injecter son traitement. L’entreprise a alors développé un stylo à insuline d’une grande simplicité  et fait maintenant partie des leaders de son secteur.

Attaquez-vous à vos non-clients

Il est important de pouvoir passer au-dessus des règles de segmentation classiques pour pouvoir toucher des clients insoupçonnés en premier lieu.

Il existe trois types de non-clients :

Il peut être intéressant d’étudier ces différents groupes et de faire apparaître un trait commun pour les rassembler avec une offre disruptante.

Trouvez un prix adapté à votre offre

Une entreprise a pour finalité de gagner de l’argent et d’être rentable. Des produits de rupture technologique n’ont parfois jamais trouvé leur cible à cause d’un prix trop élevé, d’un manque de maturité. Il faut réussir à trouver un prix stratégique permettant de s’adresser à une grande masse de clients et d’assurer un taux de marge acceptable tout en ayant une structure de coûts inégalable par la concurrence.

Il existe pour cela 3 leviers :

La stratégie océan bleu doit concerner tous les acteurs de l’entreprise

Il est primordial d’impliquer tous les membres de l’entreprise et même d’augmenter ce périmètre en ayant des relations de confiance avec ses différents partenaires, et pour finir, ses clients.

Les problèmes peuvent également venir de l’organisation en elle-même. Il faut mettre en place un management équitable. Il existe quatre obstacles majeurs à surpasser :

L’innovation comme moteur 

Rien n’est éternel. Un océan bleu deviendra tôt ou tard un océan rouge malgré toutes les barrières à l’entrée qui peuvent se présenter. Continuez votre développement autant que possible et n’ayez pas peur des imitateurs. L’océan est bel est bien rouge lorsque la somme de la demande dépasse l’offre.

Il peut alors être temps de partir à la découverte de nouveaux espaces vierges.

Il est également possible d’avoir une activité diversifiée pour être résilient et équilibré.

Apple en est un cas d’école. Ils ont réussi au cours de leur histoire à développer de nombreux océans bleus en ayant une vision et une avance technologique sur certains produits (Iphone, Ipod etc…) tout en finançant leur activité avec des produits plus établis et sources d’importants revenus financiers.

L’écosystème du commerce actuel, ainsi que les bouleversements récents que le monde a connus rendent plus que jamais cette stratégie intéressante.

Le monde réclame à corps et à cris des solutions novatrices et cela dans presque tous les domaines alors que les contraintes budgétaires sont importantes.

Les entreprises doivent se réinventer si elles veulent survivre. L’ère de l’information ne leur permet plus de se cacher et les entreprises sont comparées, disséquées par leurs clients qui n’hésitent pas à faire jouer la concurrence sur un marché mondial où tous les jours apparaissent de nouveaux acteurs ultra flexibles et inventifs, notamment sur les marchés émergents.

Pour aller plus loin :

En 2017, est paru Cap sur l’Océan Bleu qui poursuit le travail du premier ouvrage qui présente une méthode en 5 étapes pour développer ces nouveaux espaces.

Les auteurs

W.Chan Kim et Renée Mauborgne sont tous deux professeurs à l’INSEAD.

Professeur titulaire du BCG à l’INSEAD pour W.Chan Kim et en Stratégie pour Renée Mauborgne. Ils sont également co-directeur de l’INSEAD Blue Ocean Strategy Institute.

Ils sont tous deux des figures éminentes de la recherche, collectionnent prix et récompenses et sont publiés dans les plus grandes revues de stratégie dans le monde.

Ils ont été nommés #1 Management Thinker in the World par Thinkers50.

Enfin, ils sont reconnus pour être co-auteurs du best-seller mondial Blue Ocean Strategy (plus de 4 millions d'exemplaires).

Interview de Christophe Leblanc, Directeur des Ressources et de la Transformation Numérique du groupe Société Générale

La révolution numérique a transformé le secteur bancaire. Les banques sont « disruptées » dans leur cœur de métier depuis 2000 avec l’avènement des banques en ligne comme ING Direct ou Boursorama, elle-même, filiale d’ailleurs du groupe Société Générale avec des services à valeur ajoutée : gain de temps, disponibilité 24/24, tarifs plus bas, crédit en ligne, puis par l’arrivée des banques mobiles ou « néobanques » (Compte-Nickel, N26 proposant une meilleure expérience client, des services numériques très étendus, des tarifs ultras compétitifs), par les Fintechs (nouvelles plateformes de financement, ex : crowdfunding, mode de paiement numérique, nouvelle plateforme de paiement par la blockchain) et enfin par les GAFA (Google pay, Apple pay, la monnaie Libra de Facebook).

Société Générale qui a commencé sa transformation digitale en 2010 en préparant les briques de base techniques (APIs ouvertes, architecture de services, Cloud, Opensource) a su acquérir une certaine maturité digitale à la fois technologique, humaine et culturelle et est actuellement passée dans la phase d’industrialisation.

Bonjour Christophe et merci d’avoir accepté cette interview. Quels sont les enjeux de la transformation digitale pour le Groupe Société Générale ?

Le digital n’est pas nouveau pour les banques, elles ont toujours été de grands consommateurs de technologie, la partie Banque de Financement et Investissement (BFI) a même longtemps été précurseur (le digital était déjà présent avec la prise d’ordre automatique sur les listés).

La révolution technologique concerne tous les métiers du Groupe.

Chaque activité doit donc évaluer les impacts du digital que ce soit sur leur business model (relation client et services offerts) mais aussi sur les aspects opérationnels (automatisation pour l’analyse des risques, le suivi financier etc.).
Il y a des métiers qui sont plus touchés que d’autres : la banque de détail, les paiements, les activités de flux de marché. Par exemple, le métier de trade finance où la banque joue un rôle d’intermédiaire entre l’importateur et l’exportateur est remis en cause par des startups utilisant la blockchain comme garantie à la place des banques.

La banque est une activité extrêmement contrôlée par des autorités comme l’AMF, l’ACPR ou la Banque Centrale, cette « tutelle » est importante et amène une complexité sur les données et calculs demandés.
Parce que les clients sont plus confiants à donner leurs données aux banques plutôt qu’aux réseaux sociaux, nous sommes en effet très exigeants en termes de sécurité des données. Les banques ont un positionnement de « trust partner » qu’il nous faut exploiter.

L’enjeu pour le Groupe est de réussir cette transformation et réflexion stratégique métier en intégrant nos contraintes spécifiques (régulateur, sécurité) et en tirant partie de notre positionnement de tiers de confiance. L’innovation couplée à la responsabilité est aussi indispensable pour transformer nos métiers et inventer les business models de demain. Notre stratégie numérique responsable vise à maîtriser l’impact environnemental et social de notre IT. A ce titre, je suis fier d’avoir signé au nom du Groupe la Charte du numérique responsable en novembre 2019.

Où en êtes-vous dans cette transformation digitale et quelles sont les prochaines grandes étapes ?

La partie acculturation, le contact avec les startups, la mise en place de nouveaux modes de travail, la modularisation des services sont derrière nous.

Aujourd’hui la question est comment fait-on émerger des services plus transversaux au sein du Groupe et qui répondent aux besoins de la clientèle ?

Créer des nouvelles offres ou produits, en s’alliant éventuellement avec des partenaires, qui soient transverses au business classique. Dans le cas d’un crédit immobilier par exemple, une banque pourrait conseiller ses clients sur la pertinence de rester locataire ou non, l’aider dans la recherche d’un bien immobilier, le déménagement ou encore l’aménagement du futur bien, prenant un rôle plus large que celui d’un simple acteur financier.

Sur la partie business c’est donc de développer une offre client plus riche, avec plus de services connexes.
Sur la partie opérationnelle, on a encore quelques marges de manœuvre dans l’automatisation de nos processus. Par exemple, les process des Directions Centrales peuvent être encore améliorés. La revue des process métiers est par contre plus mature.

Notre atout est de disposer d’actifs technologiques qui sont à la pointe tels que le Cloud public, privé, les API, l’open source, une architecture moderne de données, qui nous donnent une capacité d’absorber une transformation métier plus importante qu’auparavant.

Quelles sont les conséquences de la crise Covid sur la transformation digitale et comment vois-tu la banque de demain (Retail et BFI) ?

Le Covid a été l’occasion pour la filière informatique et notamment la partie infrastructure de mettre en valeur ses compétences. On a rapidement mis en œuvre mondialement le télétravail avec le déploiement des laptops, l’ouverture de connexions hautement sécurisées pour accéder à des applications sensibles en mettant en place une surveillance automatique.

Le contexte des marchés (forte volatilité, suppression des dividendes) et la baisse d’activité pour le retail (sauf les prêts d’aide par l’Etat) prolongent les effets de taux bas.

Il y a donc moins de ressource disponible pour la transformation digitale.

Il va falloir choisir les batailles de demain : cela nécessite des priorisations plus claires dans les métiers et d’identifier les projets informatiques les plus transformants.

Pour le retail, on est sur un positionnement des marques : Boursorama versus banque classique : on va plus spécialiser nos forces de vente sur des thèmes ou des services et moins sur la banque au quotidien.
Pour la partie BFI, on va adapter nos activités de marché au nouveau contexte.

Comment allez-vous faire évoluer votre modèle économique avec l’open banking (rester producteur et distributeur de vos produits, distribuer d’autres produits, mettre vos infrastructures et vos services à disposition) ?

Société Générale veut jouer sur tous les tableaux.

On a déjà toutes les casquettes, on est producteur (ex : on fait les crédits conso de la banque postale), producteur et distributeur (ex: crédit conso via Franfinance.fr), distributeur d’autres services (ex : plateforme immobilière du Crédit du Nord, offre open banking en partenariat avec des sociétés de services). On réfléchit à de nouvelles offres : par exemple avec nos produits d’assurance vie, on pourrait se positionner sur le secteur de la santé.

Nous n’envisageons pas à ce stade de commercialiser nos infrastructures comme l’envisage BNP Paribas sur le Cloud.
On a, en revanche, des outils que l’on pourrait commercialiser : analyse des mails/conversations, outils de gestion des produits structurés.

Avez-vous une stratégie face aux Fintechs et GAFAM ?

Le groupe a une stratégie opportuniste et ponctuelle sur les Fintechs.

Société Générale regarde, incube, investit dans des fonds de fintech et a déjà effectué également des investissements directs.

La Société Générale a plusieurs types de relation avec les GAFAM.
On est tout d’abord client (par exemple de Microsoft et Amazon sur le cloud).
On a également une stratégie de partenariat sur des uses cases précis pour faire émerger d’autres types de business.

Les GAFAM sont intéressés par notre expertise, nous, par leurs technologies.

Comment utilisez-vous les nouvelles technologies (IA, blockchain, Iot) dans cette transformation ?

Nous disposons déjà de beaucoup de data scientists et les uses cases utilisant l’IA ne cessent d’augmenter.
On a également de l’IA utilisant la voix et la reconnaissance faciale, avec une expertise qui peut être à la pointe (ex : partenariat entre Google et Boursorama pour consulter comptes/ opérations et faire un virement via Google home).

Le Groupe est bien positionné en IA sur l’automatisation, les analyses prédictives, le langage et le traitement d’image.

La Société Générale utilise la Blockchain pour les paiements, le trade finance, le prêt/emprunt et la Cryptomonnaie avec la banque de France, mais il n’y a pas encore beaucoup de uses cases.

L’IOT est présent via nos filiales hors banque, par exemple au sein de notre filiale de location automobile, ALD mais cela reste ponctuel.

Merci encore Christophe pour le temps que tu m’as accordé pour cette interview, nous voyons donc que les banques sont très avancées dans leur transformation digitale et que l’open banking pourrait leur donner également l’opportunité de se réinventer et pourquoi pas de « disrupter » à leur tour d’autres marchés.

Pour allez plus loin sur la transformation digitale de la Société Générale :

Pour allez plus loin sur la transformation digitale des banques :

Télétravail : 3 conseils pour être plus efficace à la maison !

En France, la crise sanitaire du Covid-19 a eu de nombreuses répercussions sur nos modes de vie. Notre rapport au travail et à l’entreprise n’y ont pas échappé et ont été entièrement bouleversé.

Exit « la routine métro, boulot, dodo », cette fois le bureau s’installe à la maison !

Comme environ plus de 8 millions de personnes en France, le télétravail est devenu la règle ; largement plébiscité par le Gouvernement, de nombreuses entreprises y ont eu recours pendant la période de confinement. Le télétravail risque de s’étendre jusqu’au début de la période estivale.

Rêve pour certains, brusque réalité pour d’autres, le home-office se généralise après des semaines d’expérimentations nationale houleuse.

Cependant comment préserver un équilibre vie professionnelle et personnelle ? Comment rester pleinement efficace sans risquer le burn-out, lorsque le travail s’immisce à la maison ?

"Les Français ont non seulement pris l’habitude de travailler de chez eux et 62% des Français veulent poursuivre leur activité en télétravail après le confinement."

(Étude réalisée par l’opérateur de bureaux flexibles Deskeo).

Pas de panique, nous vous proposons 3 conseils pour être productif et bien réussir sa journée de télétravail.

1. Ton espace de travail, tu aménageras

Se sentir bien chez soi reste la meilleure façon de travailler avec succès.

L’idéal est d’installer son bureau dans une pièce dédiée.

Cependant si vous n’en disposez pas, faites le choix d’un lieu calme et bien éclairé (privilégié la lumière naturelle). Qu’il s’agisse de travailler sur le bureau de la chambre à coucher, de s’installer sur le plan de travail de la cuisine ou encore de profiter de la terrasse (au soleil !), organiser son espace de travail reste propre à chacun.

Ne faites pas l’impasse sur les outils nécessaires (ordinateur, imprimante éventuel, souris, écouteurs, casque, notes, stylos, bouteille d’eau et snacks) qui vous éviterons les déplacements intempestifs qui nuisent à la concentration !

Une fois que vous avez feng shuisé votre bureau et que vous disposez de tous les outils de travail indispensables, assurez-vous d’être confortablement assis afin de prévenir tout risque de douleurs dorsales chroniques intenses.

Vous l’avez compris, l’essentiel est de se créer un cocon favorable, confortable et bien au calme.

2. La communication, tu maintiendras

Qui a dit que le télétravail annonçait la fin des pots de départ, des pauses-café, thé matcha ou kombucha et des déjeuners d’équipe ?

Oui c’est vrai, on vous l’accorde : travailler de chez soi réduit considérablement les interactions sociales, mais uniquement les physiques, pas les virtuelles !

Vivons avec notre temps et gardons le contact grâce aux multiples outils collaboratifs mis à notre disposition :

Organiser son planning et fixer des appels réguliers via Microsoft Teams ou Zoom ; partager son emploi du temps (avec Google Agenda par exemple) et la progression de ses tâches avec Trello. Vous pouvez opter pour Slack afin de vous faire plaisir et échanger avec les collaborateurs, ou utiliser la plateforme de Rocket.Chat où le nombre d’utilisateurs et d’invités est illimité.

Une pluralité de choix s’offre à vous. Ces outils sont vos meilleurs alliés pour garder cette proximité avec le bureau et maintenir la bonne coordination avec l’ensemble de l’équipe.

Le synonyme d’un véritable travail collaboratif digital.

3. La discipline, tu respecteras

En plein confinement ; le travail s’invite à la maison et l’équilibre vie professionnelle - vie personnelle est mis à rude épreuve, faisant de nous des néo funambules, mais nulle crainte ! Michel Bouthot nous rappelle que « la discipline est la toile de fond de tous les exploits » !

Les règles citées ci-dessous nous apparaissent évidemment pleines de bon sens, encore faut-il savoir les utiliser pour optimiser notre productivité et notre efficacité !

Conserver les gestes du quotidien appose un cadre et structure la journée.

Il faut bien admettre qu’il est très tentant de s’installer sur le canapé en pyjama mais travailler à la maison n’est pas synonyme de laisser aller, bien au contraire.

On continue d’instaurer une routine « saine » et de prendre soin de soi. Après s’être levé.e, douché.e et habillé.e convenablement, comme pour se rendre au bureau ; rien de mieux que de faire le plein d’énergie avec un bon petit déjeuner. On s’installe ensuite à son espace de travail préalablement aménagé et on peut commencer sa journée de travail à la maison sereinement.

Des règles pour ton entourage, tu fixeras

Avant d’envisager d’enfermer parent(s), enfant(s), colocataires, ex(s) et chiens(s) ; prévenez vos proches et convenez tous ensemble de règles de vie. Cela reste le meilleur moyen d’éviter les interruptions intempestives.

Si le bruit se fait trop sentir, pensez à vous isoler (si possible). Un casque à réduction de bruit active reste une excellente alternative. Celui-ci vous permet de continuer à exercer votre activité tout en restant au calme.

Guerre nucléaire évitée, harmonie respectée, et bien être accentué.

Les maîtres-mots sont l’organisation et la communication.

Le droit à la déconnexion, tu appliqueras

Avez-vous pensé à intégrer des pauses dans votre planning ? Quelles soient virtuelles ou physiques, la pause reste un moment bénéfique pour couper avec le travail. Donc prenez du temps pour vous : des pauses de 10 minutes toutes les 2 heures. Soufflez et aérez-vous l’esprit afin de rester productif !

Pratiquer une activité sportive : un full work out abdos fessiers, des exercices de yoga et de respiration, un peu de méditation ? ; Youtube regorge de vidéos d’entrainement physiques en tout genre pour vous permettre de vous dépenser, rester dynamique et être en bonne santé.

Parce que la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle peut vite s’avérer être trouble, penser à maintenir des horaires de travail fixes. Pendant les heures de bureau, vous êtes pleinement concentré sur votre activité professionnelle. Le rituel du soir est tout aussi important que celui du matin : éteindre l’ordinateur, ranger ses dossiers et son bureau annoncent la fin de la journée de travail.

C’est le moment de profiter de sa soirée et de vous adonnez à vos activités préférées.

Alors prêt à appliquer ces conseils pour être plus efficace en télétravail ?

Vous l’avez compris, l’efficacité passe par l’adoption de petites habitudes et la gestion de son temps !

Donc plus d’excuses pour procrastiner et plus de retard pour la réunion d’équipe du lundi matin !

*https://blog.openclassrooms.com/blog/2020/03/16/comment-etre-efficace-en-teletravail/
**https://youmatter.world/fr/8-conseils-teletravail-efficace-confinement/
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