Depuis quelques mois, le terme de “slow-living” ou “slow-life” prend de l’ampleur dans les médias, particulièrement depuis la pandémie de covid 19. Considéré comme un véritable art de vivre, ce concept invite à prendre son temps et ralentir le rythme.

Retourner à l’essentiel et ralentir le rythme

Les confinements successifs nous ont obligés à rester plus longtemps chez nous et à freiner la cadence. On voit se développer sur les réseaux sociaux une multitude de contenus dédiés à ce lifestyle qui séduit de plus en plus de personnes. Comment définir plus précisément le slow-living ? Selon ce site spécialisé, c’est un mouvement qui “invite à ralentir en douceur pour apprécier les moments simples et prendre le temps de vivre. C’est une véritable philosophie de vie qui consiste à vivre en conscience, bien ancré dans le présent”. L’idée est donc simple : adopter un rythme de vie lent, profiter des choses simples, retourner à un mode de vie plus minimaliste et serein. Face à l’accélération de nos vies toujours plus stressantes, cet art de vivre serait le rempart face aux maux de nos sociétés modernes. 

Cependant, ce mouvement est loin d’être récent. Né dans les années 80 en Italie pour dénoncer la fast-food, cet élan de contestation est revenu sur le devant de la scène ces derniers mois en lien avec le contexte sanitaire. Selon cet article de ThinkwithGoogle, cette engouement pour le slow-living se remarque dans les contenus proposés et visionnés sur Youtube :

“Les vidéos incluant les mots “slow living” dans leur titre avaient été vues quatre fois plus en 2020 qu’en 2019”. Ces vidéos de slow-living sont devenues une véritable tendance, si bien que certaines ont même été visionnées plus d’un million de fois.”

Think With Google, Le “slow living” : une invitation à prendre son temps sur YouTube

Voici par exemple l’une de ces vidéos :

Dans cette vidéo qui cumule plus de 200 000 vues, on voit une jeune femme filmant son quotidien et s’adonnant à plusieurs activités dans une ambiance calme et relaxante. Les contenus mettant en avant ce style de vie sont souvent des vidéos longues, avec très peu de paroles et des images contemplatives. Le contenu est essentiellement centré autour d’activités simples et parfois même un peu désuètes (balades, peinture, jardinage, cuisine,…). Les appareils électroniques comme les téléphones portables, ordinateurs et télévisions semblent être oubliés au profit d’activités plus manuelles et intellectuelles.

Quel intérêt pour les marques ?

Quel enseignement peuvent tirer les marques de cette tendance grandissante ?

Tout d’abord, pour les marques proches de l’univers du slow living (par exemple des marques de jardinage ou de cuisine), il peut-être intéressant de se positionner cette tendance en proposant des contenus similaires.

C’est le cas par exemple de ce fabricant de peinture. Dans ce spot publicitaire, nous voyons un homme peindre une clôture en temps réel, sans musique et avec des bruits du quotidien en fond. Cette publicité est proche des contenus aspirationnels et lifestyle de slow-living que l’on peut trouver sur les réseaux sociaux.

Au-delà de la publicité, le mouvement du slow living dévoile une tendance profonde et des insights intéressants sur l’évolution des comportements des consommateurs que les marketeurs doivent prendre en compte. L’ère de la surconsommation est de plus en plus contestée et les consommateurs seraient plus apte à s’engager et consommer des marques défendant un style de vie proche du leur.