L’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes 

Les réseaux sociaux sont apparus dans les années 2000. Depuis de nombreuses années, ils font partie intégrante de notre quotidien. 

Les adolescents sont de plus en plus addicts à leur téléphone. La crise du COVID 19 a entraîné une surconsommation des réseaux sociaux par les jeunes. Sans grande surprise et avec de nombreuses conséquences : la haine et le cyberharcèlement se sont développés de manière importante. 

Malgré tout, ces dernières années, ils ont été l’objet de nombreuses inquiétudes concernant leur impact sur la santé mentale des adolescents. 

Cependant, les chercheurs n’arrivent pas à se mettre d’accord sur l’impact réel sur les adolescents et chacun défend son opinion. 

Ainsi, durant cette lecture, vous retrouverez les points de vue les plus mis à l’appui. 

De nombreuses recherches scientifiques sur les effets des réseaux sociaux  

Selon les résultats d’une étude récente publiée dans Nature Communications, celle-ci montre qu’en fonction de l’âge, le cerveau ne réagit pas de la même manière aux effets des réseaux sociaux.

Deux moments clés ont été mis en avant : la puberté et lors du départ du foyer familial. Durant cette période, les adolescents sont jugés plus sensible et ont ainsi obtenu des résultats inférieurs aux mesures de la satisfaction de la vie un an plus tard. L’objectif de cette étude étant de montrer que les réseaux sociaux et notamment Instagram et TikTok ne sont pas forcément mauvais pour tous les adolescents. Ils peuvent évidemment causer de nombreux problèmes chez ces jeunes. Cependant, l’impact varie. 

Les réseaux sociaux apportent-ils uniquement un impact négatif ?

Certains estiment, études à l’appui, que l’utilisation des réseaux sociaux a un impact négatif indéniable sur la santé mentale et notamment sur les symptômes dépressifs et le suicide. La tendance des utilisateurs des réseaux sociaux à comparer leur vie avec celle qui est affichée (généralement embellie) par les autres aurait un impact négatif sur le moral et l’estime de soi de certaines personnes.

 

D’autres chercheurs font le lien entre l’augmentation des usages des médias sociaux et une augmentation des taux de dépression, d’idées suicidaires et d’automutilation observée chez les adolescents et les jeunes adultes. 

 

Quant à l’impact global du temps passé sur les réseaux sociaux sur la santé mentale, il ne faut pas négliger l’expérience de chacun.

Aussi, les médias sociaux peuvent être à l’origine de souffrances importantes chez certaines personnes, comme c’est le cas dans les situations de cyberharcèlement.

Instagram vs la réalité 

Ils peuvent également donner l’impression que notre vie est moins bien, que « l’herbe est plus fraîche ailleurs » lorsqu’ils comparent ce que les autres internautes affichent sur les réseaux sociaux. Poussant parfois certain à un sentiment d’isolement, de la dépression ou encore des troubles du comportement, de l’anorexie…

L’un des dangers est de considérer le contenu qui y est fourni comme une représentation fidèle de la réalité. . Or, le contenu publié sur les réseaux sociaux est  construit pour être flatteur, beau ou encore « instagrammable ». Sans grande surprise, cela favorise la comparaison sociale et ainsi la jalousie ou la dévalorisation de soi. Le contenu proposé nous ramène à notre propre situation. On peut alors se sentir moins heureux, moins accompli par rapport à ce que les autres mettent en avant.

Via l’effet de comparaison sociale que nous venons d’aborder, c’est aussi l’estime de soi qui peut être dégradée par l’utilisation des réseaux sociaux. Plusieurs études chez les adolescents et les adultes ont ainsi identifié une corrélation entre l’utilisation des réseaux sociaux et une faible estime de soi.

Ils favoriseraient les comparaisons sociales ascendantes , c’est-à-dire le fait de se comparer à des personnes qu’on perçoit comme supérieures à nous et cela  généreraient des émotions négatives. Comme dit précédemment, les posts partagés par les internautes sont  rarement une représentation sans filtres de la réalité. Par conséquent, les comparaisons sociales qui en résultent sont basées sur des mesures jugées inadéquates et inaccessibles.

Cependant, si cela se transforme en inspiration ou en admiration, cela peut alimenter la croissance personnelle. Il faut néanmoins avoir suffisamment de recul et s’inscrire dans une démarche proactive pour tirer de tels bénéfices. C’est pourquoi l’insatisfaction semble tout de même dominer dans les études.

Le volume d’utilisation des réseaux sociaux mis en cause ?

Une utilisation passive des réseaux sociaux serait liée négativement au bien-être parce que celui-ci favoriserait l’effet de comparaison et l’envie . A l’inverse, l’utilisation active d serait liée positivement au bien-être en augmentant le capital social et en stimulant les sentiments de connectivité sociale.

À la suite de certaines recherches, des chercheurs ont trouvé qu’une utilisation problématique des réseaux sociaux avait toutes les caractéristiques de la perte de contrôle comme une utilisation excessive, des efforts infructueux pour arrêter ou encore envie pressante d’utilisation. Il semblerait qu’on puisse aboutir à une certaine forme d’addiction.

D’autres travaux ont également souligné le fait que le volume d’utilisation des réseaux sociaux était un facteur prédictif des problèmes de santé mentale. Il y aurait ainsi un lien entre le nombre d’heures passées sur les réseaux sociaux et les symptômes dépressifs et anxieux. Néanmoins, d’autres études n’ont montré aucun lien direct entre ces deux facteurs.

Plus grossièrement,  c’est la manière dont chacun appréhende et fait l’expérience des réseaux sociaux qui peut, si leur utilisation atteint un certain seuil, provoquer des symptômes dépressifs. Par ailleurs, d’autres facteurs, comme l’impact des réseaux sociaux sur le sommeil, pourraient expliquer les effets malsains observés en terme de santé mentale. 

Pour conclure et comme vous avez ainsi pu le voir tout au long de cet article, les avis divergent sur le sujet de l’impact des réseaux sociaux sur  la santé mentale.

Qu’en pensez-vous ? 

Pour continuer votre lecture sur ce sujet, voici mes deux recommandations d’articles : 

Les effets des réseaux sociaux sur la santé mentale 

Infographie : L’impact des réseaux sociaux sur notre santé mentale 

 

Sources :Siècle Digital, Cresam, se réaliser