Une semaine dans la peau d’une étudiante en marketing digital du luxe par Clara Dutter

par | Juil 29, 2026 | Actualité | 0 commentaires

Il y a un peu plus d’un an, je ne connaissais rien au marketing digital. J’arrivais d’un diplôme d’ingénieure en data science : cinq années de chiffres, de code et de modèles. Et puis j’ai choisi de me réorienter, tout simplement parce que je voulais étudier ce qui me plaisait vraiment. C’est comme ça que je me suis retrouvée à l’EFAP dans ce master spécialisé en marketing digital et business du luxe. Autant dire un grand écart.

Créatrice de contenus sur mes réseaux sociaux. à côté de mes études, j’ai eu envie de filmer ma deuxième semaine de cours. L’idée n’était pas de faire un vlog étudiant de plus, mais de montrer concrètement à quoi ressemblait mon nouveau quotidien. En cinq jours : une introduction à l’intelligence artificielle, du blog management, du storytelling et de l’infographie, du personal branding, de la méthodologie de thèse, et même une session de team intégration. 

Autrement dit, un condensé assez fidèle de ce qu’on attend aujourd’hui d’un profil digital : savoir manier les outils, raconter une histoire, et construire sa propre voix. Je vous laisse découvrir tout ça en images.

L’IA, dès le premier jour

Commencer une semaine de cours par une introduction à l’intelligence artificielle, ça n’a rien d’anodin. Il y a encore deux ans, ce module n’existait probablement pas sous cette forme. Aujourd’hui, il ouvre le programme: parce qu’aucun métier du digital n’y échappe plus.

Ce qui m’a frappée, c’est le décalage entre la fascination générale pour ces outils et le peu de temps qu’on passe à apprendre à s’en servir correctement. Générer un texte en trois secondes, tout le monde sait faire. Savoir quoi lui demander, comment enchaîner les instructions, quand se méfier du résultat et surtout quand ne pas l’utiliser du tout : c’est ça, la vraie compétence. Venant de la data, j’avais l’habitude des outils techniques – mais pas de cette façon de dialoguer avec eux.

Raconter : blog management, storytelling et infographie

Le reste de la semaine bascule complètement de l’autre côté du cerveau. Blog management, storytelling, infographie : trois manières différentes de répondre à la même question — comment faire passer une idée à quelqu’un qui n’a aucune raison de vous accorder son attention ?

C’est probablement le domaine où j’étais la moins à l’aise en arrivant, et celui qui m’a le plus appris. Dans la data, une information juste se suffit à elle-même : le chiffre parle. En marketing, un chiffre juste mais mal raconté ne parle à personne. Passer d’une logique de preuve à une logique de narration, c’est un vrai changement de posture et l’infographie en est l’exercice le plus révélateur : il faut tout dire, sans texte, en un seul coup d’œil.

Se construire une voix : le personal branding

Puis vient le module qui met le plus mal à l’aise au début : le personal branding. Parler de soi, définir sa ligne éditoriale, assumer une expertise qu’on est encore en train de construire.

L’exercice paraît présomptueux quand on est étudiante. Il ne l’est pas. Ce qu’on apprend, ce n’est pas à se survendre, c’est à savoir ce qu’on a à dire et à qui. Et pour un profil hybride comme le mien, c’était particulièrement utile : longtemps, j’ai vu mon parcours data comme un détour à justifier. Ces cours m’ont fait comprendre que c’était exactement l’inverse: c’est la combinaison qui a de la valeur, pas chaque morceau pris séparément.

Le cadre et le collectif

La semaine se termine sur deux choses très différentes, et pourtant complémentaires. La méthodologie de thèse, d’abord : la partie la plus austère du programme, celle qui pose le cadre rigoureux sans lequel un an de travail part dans tous les sens. Sur le moment, on soupire un peu. Quelques mois plus tard, quand on est en pleine rédaction, on comprend.

Et la team intégration, ensuite. Sur le papier, ça ressemble à du bonus. Dans les faits, c’est ce qui fait qu’on a envie de revenir en cours chaque mois. Une promo où on s’entraide et où on rit, ça change la qualité de tout le reste – et ça, aucun syllabus ne le mentionne.

Ce que j’en retiens

Avec le recul, je suis vraiment reconnaissante d’avoir pu suivre ce master en complément de mon diplôme d’ingénieure. Il m’a offert ce que je cherchais: une double casquette, technique et marketeur, et c’est précisément à l’intersection des deux que je me sens le plus utile aujourd’hui. 

La note méthodologique détaillant l’usage de l’intelligence artificielle dans la réalisation de cet article est disponible ici.

Si vous voulez un aperçu de mon activité sur les réseaux sociaux, voici mon profil.