Les réseaux sociaux et l’image qu’ont les jeunes de leur corps

J’ai choisi de rebondir sur l’article intitulé « L’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes. » En effet, nous savons que les réseaux sociaux préoccupent de plus en plus de monde à cause de l’impact qu’ils ont sur la santé mentale mais aussi sur l’image qu’ont les gens de leur corps.

En plus de cet impact important sur la santé mentale notamment sur la dépression et l’anxiété, les réseaux sociaux peuvent avoir un impact bien plus négatif sur la manière dont nous percevons notre corps, l’estime de soi. Tout utilisateur est, de plus en plus, exposé à du contenu axé sur la perfection physique, qui est un idéal corporel « humainement impossible » d’atteindre. 

Ce contenu prend progressivement une place plus importante dans nos feed d’actualités, des photos montrant des “corps parfaits”, sans rides, sans poils, sans taches, sans boutons, sans cellulite etc.. des corps qui entrent facilement dans les standards de beauté actuels. Ils nous donnent l’impression que tout le monde est parfait, heureux, vit une vie remplie de belles choses et de bons moments, ce qui peut nous amener à nous sentir seuls et nous focaliser sur nos “défauts”.

La comparaison et son impact

Nous avons une tendance naturelle à nous comparer aux autres, parfois même sans trop nous en rendre compte. Une comparaison constante avec les autres peut affecter la santé mentale, provoquer une insatisfaction de soi et au pire des cas, de la jalousie envers autrui. Cependant, la comparaison peut parfois être productive si celle-ci nous pousse à nous améliorer, donner le meilleur de nous pour atteindre nos objectifs tant que nous ne sommes pas en compétition avec d’autres personnes. 

 

Les réseaux sociaux nous poussent donc plus facilement à nous comparer à tout ce que nous pouvons voir apparaître ou même nous comparer aux personnes que nous suivons. L’impact qu’ont ces comparaisons à ce que nous voyons sur les réseaux sociaux est qu’un mal-être peut commencer à apparaître chez certaines personnes, de l’insécurité, de la frustration ou encore un sentiment d’insatisfaction face à l’apparence physique.

En effet, la vision que nous pouvons avoir de la vie et du corps “parfait” représenté par les autres sur les réseaux sociaux peut nous inciter ou nous mettre une pression pour vouloir entrer dans ces standards irréalisables mais idéalisés par beaucoup. Cette volonté peut amener à des comportements dangereux comme des régimes alimentaires beaucoup trop restrictifs qui peuvent même se transformer en troubles du comportement alimentaire ou encore des comportements compulsifs liés au sport.

L’apparence physique, les filtres et la chirurgie esthétique 

En ce qui concerne l’apparence physique, les nombreux filtres disponibles sur chaque réseau permettent aux utilisateurs de modifier leur apparence virtuellement de manière très simple et sans effort particulier mais cela peut aussi les pousser à rechercher ses changements de manière physique. Seulement, n’oublions pas que les tendances et les standards de beauté sont changeants, souvent irréalistes et basés sur des critères très artificiels et il est très difficile de correspondre tout le temps à ces derniers. Cela pourrait cependant expliquer l’augmentation de la chirurgie esthétique ces dernières années.

Les jeunes sont beaucoup plus exposés à cette pression constante pour être dans les normes de beauté et plus influençable à avoir recours à la chirurgie esthétique. Les réseaux sociaux entrent encore une fois en jeu ici car ils ont un rôle important à jouer dans cette prise de décision que font les jeunes quant à la chirurgie esthétique pour atteindre ces standards.

Nombreux sont les comptes qui affichent des photos avant/après des procédures chirurgicales ou encore des influenceurs et célébrités qui parlent ouvertement de leurs expériences, cela rend la chirurgie esthétique plus acceptable et limite plus accessible pour les jeunes. Les chirurgiens ont eux aussi remarqué une augmentation de la demande de pratique chez les jeunes, en raison de cette pression causée par les réseaux sociaux. 

 

Il ne faut pas oublier que la chirurgie esthétique est un choix personnel et qu’il ne faut pas céder à la pression pour entrer dans ces normes de beauté imposées par les différents réseaux sociaux. Avant tout, il est essentiel de réfléchir aux raisons pour lesquelles l’envie survient de subir une chirurgie esthétique, il faut aussi se renseigner sur les risques existants lors des procédures chirurgicales et parler avec un professionnel de santé avant de prendre cette décision pour être sûr que c’est la meilleure option. 

Le plus important est de ne pas oublier que le contenu présent sur les réseaux sociaux ne représente qu’une petite fraction de la réalité, très souvent sélectionnée, retouchée et altérée pour ne montrer qu’une version idéalisée et parfois ne reflétant même pas la réalité. 

Prendre du recul et limiter son utilisation

Il faut prendre du recul sur ce que nous voyons sur les plateformes, de ne pas se comparer à ces images souvent irréelles et non représentatives de la réalité. Chacun doit apprendre à cultiver une attitude et une image positive envers son corps et de soi-même, de ne pas oublier que chacun est unique. La beauté est subjective, il n’y a pas de norme unique, de définition universelle pour définir ce qu’est la beauté, elle est définie différemment pour chacun en fonction des préférences et parfois de la culture. 

Limiter son temps sur les réseaux sociaux aide énormément à ne pas rentrer dans ces recherches de la perfection. Les interactions en personne permettent quand même de partager de meilleurs moments, de mieux se connecter émotionnellement avec autrui et de créer des relations plus authentiques. 

Pour conclure, nous voyons bien que les réseaux sociaux, si trop utilisés, peuvent avoir un impact négatif et nocif sur la santé mentale et physique de tous et qu’une utilisation limitée aide à ne pas tomber au plus bas. Trouver un équilibre entre les interactions en ligne et en personne permet de maintenir des relations saines et un esprit sain. 

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