Merci à Noémie pour son article sur le workshop Gemini et pour ce partage d’expérience. Étudiante très intéressée par l’IA, ce type de sujet me passionne, et sa lecture m’a donné envie de rebondir. Je vous invite à lire son article avant celui-ci : Workshop Gemini Google : dans 2 ans, ne parlera-t-on plus qu’à des robots ?.

Le contexte du workshop

Pour ceux qui n’ont pas lu son article, voici le cadre. Le lundi 12 octobre, à la BnF Richelieu, Google France organisait un workshop Gemini. L’autrice y a été invitée et remercie Google France et Monet RP.

Elle y est allée avec un double regard. D’un côté, elle est créatrice, elle partage du contenu running auprès d’une communauté. De l’autre, elle est étudiante en MBA Digital Marketing & Business, spécialisation IA & Data, à l’EFAP. Elle est donc arrivée avec deux questions : qu’est-ce que ça change pour elle demain matin, et qu’est-ce que ça change pour le marché ?

Elle en est ressortie avec une première surprise, la vitesse à laquelle tout va, et une question qui ne l’a plus lâchée : dans deux ans, ne parlera-t-on plus qu’à des robots ?

Ce qu’elle y a découvert

Elle présente deux outils :

  • Nano Banana, le modèle de génération et d’édition d’images de Google intégré à Gemini. Il permet de modifier une photo, de composer un visuel à partir d’une description ou de transformer un croquis en visuel clair.
  • NotebookLM, où l’on importe ses propres sources pour interroger l’outil dessus. Ses réponses renvoient vers les passages utilisés, ce qui permet de vérifier d’où vient chaque information.

Sa conclusion : l’IA accélère, mais elle ne remplace pas l’idée. Elle ajoute trois vigilances (l’authenticité, la vérification, la compréhension) et conclut que la valeur se déplace de l’exécution vers le jugement.

La phrase sur laquelle je rebondis

Dans son analyse, une phrase résume tout : « l’IA n’a pas les idées à notre place, elle accélère tout ce qui les entoure. »

Je suis totalement d’accord avec elle, et je voudrais prolonger cette idée avec mon point de vue.

L’IA, un outil puissant, mais un outil...

On parle beaucoup de ce que l’IA « peut faire ». Je préfère poser la question autrement : qui décide de ce qu’elle doit faire ?

La réponse, c’est nous. Une IA ne se réveille pas un matin avec l’envie de raconter une histoire, de défendre une marque ou de toucher une communauté. Elle répond à une demande. Sans demande, il n’y a rien. Sans idée, il n’y a rien à accélérer.

En marketing digital, cette distinction est essentielle. L’IA peut aider à trouver des idées de contenus, à créer des visuels ou à adapter un message à différentes plateformes. Mais produire plus vite ne signifie pas forcément communiquer mieux. Une marque doit toujours savoir à qui elle s’adresse, quel message elle souhaite transmettre et quelle relation elle veut construire avec son audience. L’IA peut accélérer la production, mais c’est la stratégie humaine qui lui donne une direction.

Les créatifs, c’est nous

Une idée, c’est un point de vue, une envie, une sensibilité. C’est ce qui fait qu’un contenu nous ressemble. Une IA peut proposer plusieurs versions d’un visuel, mais c’est à nous de savoir laquelle correspond à ce que l’on veut dire.

Je vois l’IA comme un assistant très rapide, jamais comme un auteur :

  • Nous choisissons le sujet, l’angle et le message.
  • Nous décidons de ce qu’on garde et de ce qu’on jette.
  • Nous assumons ce que nous publions, avec notre nom dessus.

L’IA, elle, aide : elle fait gagner du temps, elle débroussaille, elle propose. C’est précieux, et c’est ce qu’on lui demande.

Piloter, ce n’est pas déléguer

Il y a une différence entre utiliser l’IA et lui déléguer sa réflexion. Dans le premier cas, on garde la main. Dans le second, on perd ce qui fait notre valeur.

Piloter l’IA, pour moi, c’est trois réflexes :

  1. Savoir ce que l’on veut avant de lui parler.
  2. Poser de bonnes questions, parce que la qualité de la réponse dépend de la qualité de la demande.
  3. Relire et vérifier, parce qu’un outil peut se tromper et que la responsabilité nous revient.

Ces réflexes rejoignent ce que dit l’autrice : savoir cliquer sur un bouton ne suffit pas, il faut comprendre ce que l’on utilise.

En résumé

  • L’IA accélère, nous créons.
  • L’IA propose, nous décidons.
  • L’IA aide, nous assumons.

Merci encore à Noémie pour son article, qui m’a donné l’occasion de mettre des mots sur ce que je pense.

Cet article a été préparé avec l’assistance d’outils d’IA générative. La méthode est détaillée dans la note méthodologique IA