Reportage · Paris La Défense Arena

Go Entrepreneurs 2026 : deux jours à observer ceux qui se lancent (et l’envie de les rejoindre)

Il y a une différence entre lire des chiffres sur l’entrepreneuriat français et passer 48 heures au milieu de 47 000 personnes qui ont décidé de s’y mettre. J’y suis allé pour produire du contenu. J’en suis reparti avec une question personnelle que je n’avais pas prévue.

Les 15 et 16 avril 2026, j’ai couvert le salon Go Entrepreneurs à Paris La Défense Arena, comme membre de l’équipe média de J’ai un pote dans la com, partenaire média de l’événement. J’y ai tourné et produit plusieurs contenus sur place. Ce que j’en retire dépasse largement le cadre du reportage.

Vue d'ensemble du salon Go Entrepreneurs 2026 à Paris La Défense Arena.
Paris La Défense Arena, 33e édition de Go Entrepreneurs.
Le teaser officiel de l’édition, pour l’échelle du lieu et du dispositif. GO Entrepreneurs 2026 – Teaser, chaîne GO Entrepreneurs.

Un salon, deux jours, une densité inattendue

47 000visiteurs sur les deux jours
600intervenants sur les différentes scènes
250+conférences et ateliers programmés
2 000porteurs de projet reçus sur le seul stand de la CCI Paris Île-de-France

Paris La Défense Arena n’est pas un lieu qui se prête naturellement à l’intimité. Pourtant, entre les 600 speakers, les 300 partenaires et les plus de 250 conférences et ateliers, c’est la proximité qui frappe. Les experts de la CCI Paris Île-de-France ont reçu à eux seuls près de 2 000 entrepreneurs et porteurs de projet sur leur stand : preuve, s’il en fallait une, que l’accompagnement concret reste le premier besoin exprimé sur ce type d’événement.

Ce que j’ai filmé et monté sur place, ce sont des fragments de cette énergie : des témoignages de quelques minutes, choisis parmi des heures d’échanges, avec des dirigeants, des repreneurs, des experts. Le même exercice de renoncement que j’avais découvert à Cannes quelques semaines plus tôt, à une autre échelle.

Teddy Riner, ou l’entrepreneuriat vu depuis le tatami

Le grand moment de cette édition restera, pour beaucoup, l’intervention de Teddy Riner sur la scène principale. Parrain du salon, le judoka est venu parler entrepreneuriat avec les mots du sport de haut niveau : discipline, remise en question, audace.

Ce qui m’a marqué, c’est son refus de séparer l’échec sportif de l’échec entrepreneurial. Il a raconté comment ses propres échecs en affaires l’ont rendu meilleur, exactement comme ceux rencontrés sur les tatamis. Et il a insisté sur un point simple qu’on oublie souvent : s’entourer des meilleurs, sans complexe, pour combler ce qu’on ne maîtrise pas soi-même.

Ce que disent ceux qui ont déjà raté, puis recommencé

C’est sans doute la partie du salon qui m’a le plus touché. Plusieurs conférences ont abordé l’échec non comme un accident de parcours honteux, mais comme une étape presque nécessaire. Mona Boujtita, qui a fondé Resap Paris avant de fermer l’entreprise, en a témoigné avec une franchise rare : un projet entrepreneurial est aussi, disait-elle en substance, l’un des meilleurs outils pour apprendre à se connaître et à identifier ses limites.

D’autres figures, Frédéric Mazzella (BlaBlaCar, Dift), Maud Caillot (Green-Got), Jérôme Clédat (Welcome to the Jungle), sont revenues sur la même idée : quand le projet a du sens, les difficultés deviennent plus faciles à encaisser. Une conviction partagée par la quasi-totalité des intervenants croisés sur ces deux jours, quel que soit leur secteur.

Reprendre plutôt que créer

Autre enseignement que je n’attendais pas : la place grandissante de la reprise d’entreprise dans les discours. Longtemps éclipsée par la création pure, elle a eu droit à sa propre scène cette année, avec des repreneurs comme Audrey Régnier (Bohin), Petra Brotnei (Rectif46) ou Cédric Meston (groupe Revive Tupperware).

Le message va à contre-courant de l’image de l’entrepreneur qui part de zéro : observer, écouter, comprendre avant d’agir. Le taux d’échec de la reprise est nettement inférieur à celui de la création, un chiffre que les conseillers de la CCI Paris Île-de-France rappelaient sans détour sur leur stand, où l’on parlait déjà de « repreneuriat » plutôt que d’entrepreneuriat.

Les intervenants invités de l'édition 2026 de Go Entrepreneurs à Paris.
Une partie des intervenants de l’édition 2026.

Des visages familiers, et l’envie qui monte

Ce qui m’a le plus surpris ne se passait pas sur scène, mais dans les couloirs. J’ai recroisé plusieurs personnes que j’avais vues s’affronter lors de battles de pitch, il y a quelques mois ou quelques années, et qui pilotent aujourd’hui des structures bien réelles, avec des équipes, des clients, des chiffres. Les revoir là, en train d’échanger avec des investisseurs ou de tenir un stand, change la façon dont on mesure le chemin parcouru.

Passer deux jours entouré de gens qui ont transformé une idée de pitch en entreprise qui tourne, ça oblige à regarder son propre projet en face. Je ne suis pas reparti de Go Entrepreneurs avec un business plan sous le bras, mais avec la conviction qu’il est temps de me poser sérieusement la question.

Le récapitulatif de la CCI Paris Île-de-France, qui recevait près de 2 000 porteurs de projet sur son stand. Retour sur l’édition 2026 de Go Entrepreneurs, chaîne CCI Paris Île-de-France.

Ce que je retiens de ces deux jours

Sur le plan professionnel, la mission était simple à énoncer : filmer, monter, livrer, dans les délais serrés d’un salon de cette ampleur. Sur le plan personnel, c’est plus difficile à résumer.

Ce que Go Entrepreneurs donne à voir, ce n’est pas tant une accumulation de conseils, il y en a des centaines, sur la trésorerie, le juridique, le développement commercial, l’intelligence artificielle, que la démonstration, répétée par 600 intervenants sous des formes différentes, que l’entrepreneuriat reste d’abord une aventure humaine. Une aventure qui se construit dans la durée, qui accepte l’échec comme une étape, et qui se nourrit de bien s’entourer.

Deux jours à La Défense Arena, entouré de gens qui ont sauté le pas, ça donne clairement envie d’en faire autant.

Repères

  • Go Entrepreneurs 2026, 33e édition, 15 et 16 avril 2026, Paris La Défense Arena.
  • Parrain de l’édition : Teddy Riner.
  • Couverture réalisée avec l’équipe média de J’ai un pote dans la com, partenaire média de l’événement.
  • Chiffres de fréquentation et d’accompagnement communiqués par l’organisation et la CCI Paris Île-de-France.

Note méthodologique IA

Cet article est accompagné d’une note méthodologique qui documente l’usage des outils d’IA générative dans sa production : outils et versions, master prompts, vérification des sources, hallucinations rencontrées et décisions qui n’ont pas été déléguées.