Outils utilisés
Pour cet article, l’outil principal utilisé est ChatGPT Pro, en tant qu’assistant de rédaction.
Il a été mobilisé tout au long du processus : de la recherche de l’ouvrage jusqu’à la reformulation finale, en passant par la structuration et l’optimisation SEO. L’IA a permis de gagner du temps, de mieux organiser les idées, et de rester alignée avec les consignes du blog de l’école.
L’utilisation s’est faite dans un cadre précis : il ne s’agissait pas de faire écrire l’article à la place de l’autrice, mais de co-construire le texte en plusieurs étapes, avec des relectures, des reformulations, et une exigence forte sur le respect du ton personnel
Mise en contexte et prise en main de l’IA
Dès le début de ce projet, j’ai pris le temps de poser un cadre très clair à l’outil.
J’ai créé un nouveau projet dédié dans ChatGPT, dans lequel j’ai intégré tous les fichiers nécessaires : mon cours Instructions Blog Management, le fichier Storytelling – Écriture – Infographie, mon projet personnel Timeless, et un extrait de livre que j’écris. L’objectif était simple : permettre à l’IA d’apprendre mon style d’écriture, mais aussi de respecter les consignes pédagogiques propres à mon école.
Ensuite, j’ai formulé des instructions précises : ChatGPT devait agir comme un véritable assistant de rédaction — critique, structurant, rigoureux — capable de me dire non si nécessaire, de me challenger, et de rester fidèle à mon ton personnel. Je lui ai précisé qu’il devait analyser mes textes existants pour adapter chaque phrase à ma voix.
Ce travail de paramétrage initial a été essentiel pour la suite : chaque partie de l’article a été construite en co-écriture, avec des allers-retours, des ajustements de style, et un soin particulier apporté à la cohérence du propos. L’IA n’était pas utilisée pour “générer du texte” mais pour m’aider à penser, reformuler, équilibrer.
Enfin, j’ai veillé à ce que toute information intégrée soit soit issue de l’ouvrage, soit vérifiée si elle venait d’internet (avec liens mentionnés dans l’article et mini-bibliographie). Ce cadre me permet d’avoir une approche raisonnée et transparente dans mon usage de l’IA.
Structuration, travail par étapes et interactions
L’article a été construit en plusieurs temps, à partir de la structure attendue dans le cours. Chaque partie — introduction, présentation de l’auteur, analyse du livre, réflexion personnelle — a été traitée séparément, dans un ordre logique, en prenant le temps de poser le cadre avant de rédiger. Pour chaque section, l’IA proposait une première version adaptée à mon ton, que je relisais immédiatement.
Avant chaque rédaction, je prenais aussi le temps de formuler les idées principales que je voulais aborder dans la partie. Cela pouvait être un axe, une interprétation, ou une manière d’introduire un point. L’IA s’appuyait ensuite sur ces éléments pour proposer un développement initial.
Ce fonctionnement progressif m’a permis de garder le contrôle sur l’ensemble du texte, sans jamais déléguer l’écriture complète. Certaines phrases étaient bonnes dès la première génération, d’autres demandaient à être retravaillées. Parfois, je corrigeais moi-même. D’autres fois, je précisais ce que je voulais en reformulant une demande. Il y a donc eu un vrai travail d’interaction et de va-et-vient, jusqu’à ce que chaque partie trouve le bon équilibre.
Pour illustrer concrètement ce travail itératif, voici deux exemples de reformulation que j’ai menés avec l’IA. Dans chaque cas, la première version ne me convenait pas totalement. J’ai donc donné un prompt précis pour ajuster le ton ou améliorer la fluidité. Voici le détail :
- Exemple 1 – Transition maladroite à retravailler:
Version initiale proposée par l’IA : “Le livre s’arrête là. Passons maintenant à la fanfiction.”
Prompt donné : “Cette transition est trop abrupte, on passe trop vite du livre à la fanfiction. Peux-tu me proposer un lien plus fluide entre les deux ?”
Version finale utilisée dans l’article :
“Cette posture équilibrée permet de réfléchir à la création dans toute sa diversité, y compris dans des pratiques qui sortent du cadre éditorial traditionnel, comme l’écriture en ligne ou communautaire.”
- Exemple 2 – Phrase trop académique à simplifier
Version initiale proposée par l’IA : “L’ouvrage met en lumière les reconfigurations paradigmatiques de l’auctorialité à travers les prismes croisés de la philosophie, des études littéraires et de la technique.”
Prompt donné : “Cette phrase est trop lourde et académique. Reformule-la avec un ton plus simple et fluide pour un article de blog.”
Version finale utilisée dans l’article :
“Le livre propose une série de textes qui montrent à quel point le rôle de l’auteur évolue.”
J’ai aussi régulièrement réajusté certaines tournures, vérifié que le ton restait cohérent d’une section à l’autre, et corrigé les passages qui s’éloignaient trop de ma manière d’écrire. L’IA m’a aussi servi à mieux articuler certaines idées : quand un paragraphe manquait de fluidité ou que j’hésitais sur un enchaînement, je m’en suis servie comme soutien pour clarifier, sans jamais lui laisser toute la main.
Enfin, l’ensemble a été relu plusieurs fois une fois terminé, pour corriger, affiner, et s’assurer que l’article respectait bien le ton attendu pour le blog de l’école. Chaque étape de ce travail m’a permis de mieux maîtriser mon texte, tout en utilisant l’IA comme un outil complémentaire, jamais comme une solution automatique.
Résultat obtenu
L’utilisation de l’IA m’a permis d’aboutir à un article complet, structuré, et fidèle à la fois aux attentes pédagogiques et à mon style personnel. Grâce au travail par étapes et aux interactions régulières, j’ai pu produire un texte équilibré, avec un rythme naturel, des transitions claires, et une tonalité constante du début à la fin.
L’IA m’a apporté un vrai soutien sur plusieurs plans : pour reformuler certaines phrases de manière plus fluide, pour clarifier des idées trop vagues, et pour assurer une cohérence stylistique tout au long de l’article. Elle a aussi facilité la mise en place du plan imposé par le cours, en proposant une organisation logique des idées dès les premières étapes.
Mais au-delà de la forme, l’apport de l’IA a été utile pour gagner en efficacité : au lieu de passer du temps à bloquer sur une tournure ou un enchaînement, je pouvais tester plusieurs versions, choisir la plus juste, et me concentrer sur le fond. Cela m’a permis de mieux gérer mon temps, tout en gardant un haut niveau d’exigence.
Le résultat final est un article que j’assume entièrement : chaque phrase a été relue, adaptée, validée. Le ton reste le mien, les idées aussi. L’IA a joué un rôle de facilitateur, pas de rédacteur à ma place. Le texte reflète autant mes intentions que mes choix, avec une aide ponctuelle et raisonnée à chaque étape.
Éthique, vérification et usage raisonné de l’IA
Pendant tout le travail, j’ai utilisé l’IA comme un outil d’accompagnement, mais jamais pour écrire à ma place. L’idée n’a jamais été de lui confier l’article ou de lui faire faire le travail à ma place, mais de m’en servir pour m’aider à mieux organiser mes idées, reformuler certains passages ou développer à partir de ce que j’avais déjà en tête. C’était important pour moi de garder un texte qui me ressemble, et qui respecte aussi ce qui était attendu dans le cadre du blog.
J’ai aussi fait attention à ne pas intégrer d’informations sans les vérifier. Tout ce que j’ai utilisé dans l’article vient soit directement du livre (Créativités artificielles), soit a été vérifié à partir de sources fiables. Quand une info venait d’internet, j’ai indiqué le lien et je l’ai inclus dans la mini-bibliographie. Je voulais que ce soit clair d’où venaient les contenus, surtout dans un travail universitaire.
Enfin, j’ai toujours pris le temps de relire chaque phrase pour que le ton reste cohérent. Même quand l’IA m’a aidée à reformuler certains passages, je reprenais tout pour que ça corresponde à ma manière d’écrire. Le but n’était pas d’aller plus vite, mais de faire mieux, avec un outil qui m’accompagnait sans prendre le dessus.
Exemples d’interactions concrètes avec l’IA
Tout au long de l’écriture, j’ai utilisé ChatGPT comme un outil de soutien à la rédaction. À chaque étape, je lui donnais des consignes précises, soit pour reformuler une idée, soit pour fluidifier un passage, soit pour développer une partie à partir de mes axes. L’objectif était de rester fidèle à mon style et aux consignes de mon école, sans jamais laisser l’IA écrire à ma place.
- Exemple 1 – Paramétrage initial du projet
Contexte : Avant de commencer l’article, j’ai créé un projet dédié dans ChatGPT. J’y ai intégré tous les fichiers utiles : mes cours, mes anciens écrits, mon projet personnel. Ensuite, j’ai formulé un message clair à l’IA pour poser le cadre de travail dès le départ.
Message d’instruction donné à l’IA :
“Je suis étudiante et je dois écrire plusieurs articles pour le blog de mon école. Tu vas m’aider à les rédiger, mais aussi à reformuler, corriger mes fautes, commenter mes paragraphes et me proposer des idées. Ton rôle, c’est d’être mon assistant. Tu dois me dire si quelque chose ne fonctionne pas, me conseiller, m’alerter si un passage est plat ou mal écrit. Tu n’es pas là pour dire oui à tout. Tu dois m’aider à faire un bon article, même si ça veut dire recommencer ou réécrire une partie.
Je vais intégrer plusieurs fichiers dans ce projet. Tu devras t’en servir pour bien comprendre mes attentes et mon style d’écriture :
– Le fichier Instructions Blog Management : c’est mon cours de référence, celui qui définit toutes les consignes du blog. Tu dois t’y référer systématiquement.
– Le fichier Storytelling – Écriture – Infographie : il explique comment structurer chaque article, quelles sont les attentes pédagogiques en storytelling.
– Mon projet personnel Timeless et quelques articles déjà écrits : ce sont des exemples concrets de ma manière d’écrire. Je veux que tu t’en inspires pour respecter mon ton.Dernier point important : si tu utilises des infos venant d’internet, tu dois me donner les liens, me préciser à quel mot les insérer, et faire une mini-bibliographie à la fin.”
Ce paramétrage m’a permis de cadrer l’IA dès le début, pour éviter les dérives automatiques, rester alignée avec mes objectifs, et gagner en fluidité tout au long du projet.
- Exemple 2 – Revoir une accroche trop plate
Contexte : L’introduction de l’article manquait d’impact. Je voulais une phrase d’ouverture plus forte, mais pas trop « accroche presse ».
Version initiale de l’IA : “Dans le monde d’aujourd’hui, l’intelligence artificielle devient omniprésente et modifie nos façons de créer.”
Mon prompt : “Cette phrase est trop vague et plate. Propose une accroche plus dynamique, sans tomber dans l’exagération.”
Version utilisée dans l’article :
“L’intelligence artificielle fait aujourd’hui partie du quotidien de la création artistique et littéraire.”
Cette phrase, plus directe et plus claire, m’a servi de base pour construire une introduction plus engageante.
Ces exemples illustrent ma manière de travailler avec l’IA : je propose, j’ajuste, je valide ou je corrige. Le contenu est toujours construit à partir de mes idées, et l’IA intervient comme un outil de soutien — jamais comme une solution toute faite. C’est ce dialogue constant qui m’a permis d’avancer efficacement tout en gardant un article qui me ressemble, à la fois dans le fond et dans la forme.
Article associé: Écrire à l’ère de l’intelligence artificielle : la place de l’auteur en question