Le modèle de slow fashion est apparu suite au développement des marques de fast fashion et de la production et consommation de masse. Ce modèle est donc opposé à celui de la fast fashion et il peut-être une réponse aux enjeux environnementaux de ma mode.

Si vous voulez en savoir plus, voici un article du blog mba dmb qui explique la relation étroite entre le digital et la slow fashion : https://blog.mbadmb.com/slow-fashion-x-digital/

Dans cet article, nous allons prendre un nouvel angle de vue, et nous demander comment une entreprise peut mettre en place, grâce au digital, un modèle qui permet de consommer la mode de manière plus responsable.

Nous prenons ici l’exemple de Veepee qui se lance dans la seconde main avec Aigle.

Sur le portail de vente de destockage, il est possible (depuis le 16 décembre 2020) de renvoyer un produit usagé de la marque Aigle. En échange, le client a un bon d’achat utilisable seulement chez Aigle.

Nous avons pris cette marque en exemple, mais ce portail a pour vocation à s’ouvrir à toutes les marques qui le souhaitent et qui veulent donner une seconde vie à leurs produits. Ce système ce nomme « Re-cycle ».

Les consommateurs participant à l’opération pourront recevoir un bon d’achat d’une valeur de 10 € pour des T-shirts, accessoires et bottes enfant de la marque Aigle. Et un bon de 20 EUR pour un pull adulte, une polaire et des bottes. N’oubliez pas la parka d’une valeur de 30 euros. Les retours de produits se feront avec une étiquette de retour prépayée et une caution au point relais partenaire.

Re-cycle est une forme de vente événementielle inversée : elle nous permet de réinventer notre métier d’origine, en donnant une seconde vie aux produits de marque », conclut Veepee Jacques-Antoine Granjon, PDG et fondateur. « Ce principe de circulaire est dans l’ADN de Veepee. Nous sommes ravis de proposer à nos marques partenaires de nouvelles solutions leur permettant de relever tous les défis du cycle de vie de leurs produits. Initier cette démarche avec Aigle résonne surtout en termes de valeur partagée et de long terme. »

Le portail rappelle qu’il a proposé à ses marques partenaires de vendre des produits reconditionnés ou des accessoires de luxe d’occasion. A l’heure où de nombreuses marques et enseignes s’intéressent à la seconde main, Veepee propose aux marques son audience de 72 millions de membres et ses outils logistiques principalement via Re-Cycle.

Aigle a récemment annoncé la fermeture de son site de vente Black Friday. Il a été décidé de mettre en avant « Second Souffle », une nouvelle rubrique du portail dédiée aux pièces d’occasion. « Nous pensons que nous ne changeons pas les comportements en pointant du doigt, mais en sensibilisant et en démontrant qu’il existe des alternatives crédibles : plus durables, circulaires et respectueuses de l’environnement », a expliqué aujourd’hui Sandrine Advisor, PDG d’Aigle.

Eram, Jacadi, Globetrotter, Bocage, Kiabi, Patatam, Maison 123 Disruptual, Ba&sh, JM Weston… la liste n’en finit plus ont annoncé récemment leurs ambitions pour la brocante, qui fait de plus en plus l’objet de magasins spécialisés en briques. et mortier sur le réseau de vente ou sur le portail de vente. Des marchés comme Zalando ou La Redoute viennent également de progresser sur ce front.

Un certain retard a été pris par les grandes plateformes comme Veepee sur les sites spécialisés comme Vinted, TheRealReal ou Vestiaire Collective…Cette effervescence commercial qui entoure les opportunités qui ne sont pas sans enjeux pour les acteurs historiques de la réutilisation des textiles usagés se fait rare dans leurs poubelles et propose des pièces de grande qualité pouvant être remises en vente.

Valorisé actuellement entre 30 et 40 milliards de dollars (25 à 34 milliards d’euros), représentant 2 % du poids total des secteurs de la mode et du luxe, le marché mondial de l’occasion devrait croître de 15 à 20 % par an. au cours des cinq prochaines années, selon un rapport déposé en septembre par le Boston Consulting Group (BCG). En France, selon Kantar, les vêtements de seconde main valent actuellement 1,16 milliard d’euros, et attirent 15,1 millions d’acheteurs dans l’Hexagone. IFM estime environ 1 milliard d’euros en 2018, soit environ 15 % de croissance sur deux ans.