Comment parler de l’influence sans évoquer YOW AGENCY ? Fondée par Cilia Godard, cette agence pionnière dans l’influence équestre a su s’imposer comme un acteur clé du secteur. Spécialisée dans la gestion d’influenceurs équestres, YOW AGENCY accompagne les marques dans leur stratégie de communication en ligne, en exploitant l’authenticité et la passion des créateurs de contenu.
Lancée avec la volonté de combler un vide dans l’industrie équestre, YOW AGENCY a rapidement compris l’importance de l’influence dans ce milieu traditionnel. Cilia Godard, avec son expertise et son réseau, a transformé son idée en une véritable révolution pour les marques équestres. Au-delà d’une simple agence, YOW AGENCY est devenue un véritable levier pour celles et ceux qui souhaitent connecter leur image à une communauté passionnée et engagée.
C’est tout naturellement que j’ai choisi d’interviewer Cilia Godard pour comprendre l’impact de l’influence dans le secteur équestre et à quel point YOW AGENCY redéfinit les règles de la communication digitale dans cet univers.
Qui est Cilia Godard ?
» Avant de créer l’agence, j’ai notamment travaillé dans le milieu sportif, dans le tennis, mais surtout dans le milieu équestre. Ensuite, j’ai été responsable de la régie publicitaire digitale de Grand Prix. J’ai pu gérer des médias tels que Grand Prix Info, Grand Prix TV, Grand Prix Events, Georgette Mag, Stud For Life, Clip My Horse, etc. Mon rôle consistait à gérer les campagnes publicitaires, démarcher des marques pour leur proposer de la publicité sur ces médias et leurs réseaux sociaux associés. Ensuite, je suis devenue la directrice commerciale et communication d’une application appelée KUPP. Et enfin, j’ai décidé de créer l’agence. Mon premier stage était chez FreeJumpSystem, c’est ce qui m’a donné envie de travailler dans l’univers des chevaux. «
L’agence et son développement
Comment l’idée de l’influence équestre vous est-elle venue ?
» L’idée de l’influence équestre m’est venue lorsque j’étais chez Grand Prix. Curieusement, mes premiers concurrents n’étaient pas d’autres médias, mais les influenceurs eux-mêmes. En effet, plusieurs marques m’ont confié que la publicité chez Grand Prix ne leur apportait plus autant de résultats qu’auparavant, et qu’elles préféraient travailler avec des influenceurs. Selon elles, l’influence était beaucoup plus efficace pour atteindre des résultats mesurables.
J’avais déjà un réseau assez solide grâce à mes expériences professionnelles précédentes, avec des marques et des partenaires assez importants. En plus, mes nombreux déplacements professionnels sur des salons et des concours internationaux m’ont permis de rencontrer de nombreuses personnes et de mieux comprendre les besoins de ce secteur. Ce réseau a constitué une base solide pour ma transition vers l’influence équestre.
Il faut aussi prendre en compte qu’auparavant, dans des secteurs comme le lifestyle, l’influence était déjà bien installée. C’est un phénomène qui est devenu courant et intégré dans les stratégies de communication des grandes marques. D’ailleurs, dans de nombreuses entreprises, des postes dédiés aux réseaux sociaux et à l’influence ont vu le jour. Mais dans le secteur équestre, il n’y avait pas de véritable acteur sur ce marché. Quand j’ai cherché, je n’ai pas trouvé d’agences réellement établies dans ce domaine. Je sais qu’il y en a eu quelques-unes par le passé, mais aucune n’a perduré. C’est là que j’ai vu une véritable opportunité pour créer quelque chose de nouveau et de pérenne. C’est ainsi que YOW AGENCY est née. «
Les talents de YOW AGENCY
L’influence équestre
Le marché de l’influence équestre a-t-il évolué ces dernières années ?
» Le milieu équestre est en retard par rapport à d’autres secteurs comme l’agroalimentaire. Quand je travaillais chez Grand Prix, le digital était compliqué. Les acteurs étaient plus intéressés par la visibilité dans les magazines que sur internet. Ils ont progressivement compris que le digital avait beaucoup plus de portée, était plus mesurable et plus puissant. Cela a été un grand pas pour que les marques réalisent que grâce au digital, on peut mesurer l’impact de leurs actions de communication.
Certains acteurs comme Ohlala et Harcour ont fait la différence en s’entourant d’influenceurs, et aujourd’hui, ils ne font presque plus de publicité ailleurs. Toutefois, les médias traditionnels restent encore très puissants, avec des équipes commerciales dédiées. «
Qu’est-ce qui distingue l’influence équestre des autres secteurs ?
« L’influence équestre se distingue d’abord par sa dépendance à l’animal. Un influenceur équestre n’est rien sans son cheval. De plus, ce secteur est souvent critiqué, car les gens sont plus enclins à juger la manière dont on monte à cheval que de critiquer quelqu’un qui présente un nouveau sac ou un autre produit.
La stratégie d’influence, en revanche, n’est pas très différente des autres secteurs. Il suffit de prendre l’exemple d’une marque dans l’agroalimentaire qui réussit grâce à l’influence : la même approche fonctionnerait dans l’équitation. La principale différence réside dans le fait qu’on dépend de l’animal et de la météo, des facteurs qui influencent la création du contenu. «
Quel rôle joue l’influence dans l’émergence des marques et la visibilité des produits équestres ?
» Les marques qui investissent dans l’influence, comme Harcour, obtiennent des résultats impressionnants. Par exemple, lors de salons, un influenceur sur un stand attire beaucoup plus de monde, et des stocks de produits s’épuisent plus rapidement. L’influence permet de créer un lien direct entre la marque et l’audience, bien plus efficacement que la publicité traditionnelle.
Les influenceurs aident aussi à générer de l’engagement et de la visibilité pour des produits qui ne sont pas forcément vendus immédiatement, mais dont la visibilité peut se traduire par des ventes à long terme. «
Les marques comprennent-elles le potentiel de l’influence dans le secteur équestre ?
» Non, pas encore totalement. De plus en plus de marques commencent à comprendre l’intérêt, mais il faut du temps pour qu’elles saisissent pleinement le potentiel de l’influence. Il ne faut pas se baser sur un seul partenariat pour juger l’efficacité. L’influence fonctionne sur le long terme, et il est essentiel de créer plusieurs points de contact avec le consommateur pour qu’une marque réussisse à se faire connaître et à générer des ventes. «
Pourquoi l’influence équestre a-t-elle pris du retard par rapport à d’autres secteurs ?
» Le milieu équestre est traditionnel. Il est lié à une relation historique entre l’homme et le cheval, ce qui a contribué à une lente adoption des nouvelles technologies. Les personnes qui gèrent les entreprises équestres sont souvent plus âgées et n’ont pas grandi avec les réseaux sociaux comme les générations plus jeunes. Cela a contribué à un retard dans la digitalisation et l’adoption de l’influence dans ce secteur. «
Comment mesurez-vous l’impact des influenceurs ?
» L’impact des influenceurs ne se mesure pas uniquement en fonction des ventes immédiates. Il faut prendre en compte des facteurs tels que les impressions, le nombre de comptes touchés, les interactions et les clics. Mais surtout, l’impact se construit sur le long terme. L’influence ne génère pas toujours des ventes instantanées, mais en multipliant les points de contact avec la marque, l’effet peut être significatif. «
Quels conseils donneriez-vous aux marques qui hésitent à investir dans l’influence ?
» Essayez, vous verrez. Les marques qui ont commencé à investir dans l’influence sont convaincues de son efficacité. Elles reviennent généralement pour d’autres collaborations. L’influence est un moyen de communication très puissant qui dépasse les performances des autres supports traditionnels. «
Quels conseils donneriez-vous aux marques qui hésitent à investir dans l’influence ?
« Il est essentiel de se professionnaliser. Si l’on veut aider à développer l’influence dans le secteur équestre, il faut apporter une véritable vision du marketing et de la communication. La passion pour la création de contenu doit primer sur la recherche de résultats immédiats. L’influence équestre doit se baser sur des partenariats de qualité et authentiques, en restant toujours fidèle à soi-même et en évitant les collaborations sans véritable valeur ajoutée. «
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Ann JACOLIN
MBA DMB PART TIME PARIS
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