VivaTech 2026 : ce que l’IA générative change vraiment
VivaTech, 10 ans déjà — et une dixième édition sous le signe de l’IA « utile »
Du 17 au 20 juin 2026, Paris Expo Porte de Versailles a accueilli la 10ᵉ édition de VivaTech, le plus grand salon européen dédié à l’innovation et aux startups. Pour cette édition anniversaire, le format a changé d’échelle : un Hall 7 déployé sur trois étages, une surface d’exposition agrandie de 30 %, 15 000 startups et plus de 4 000 investisseurs attendus. Le mot d’ordre de cette année tenait en une phrase affichée un peu partout sur le salon : « Artificial Intelligence: impact, not illusion ». Autrement dit : fini le discours théorique sur l’IA, place aux résultats mesurables.
Quatre piliers structuraient la programmation : l’IA et la productivité, la cybersécurité et la défense, la greentech et l’énergie, et la deeptech (quantique, biotech, nouveaux matériaux). C’est avec ma casquette de chef de projet en agence de publicité que je suis allé.e arpenter les allées — et j’en ai ramené une vidéo résumé de mes trois jours sur place, ainsi que les enseignements que je partage dans cet article.
L’IA générative, sujet n°1 pour les agences créatives
Sans surprise, l’intelligence artificielle générative était omniprésente sur le salon — pas seulement dans les conférences plénières, mais dans la quasi-totalité des stands startups que j’ai croisés. Ce qui m’a frappé.e en tant que chef de projet, c’est le glissement de discours par rapport aux éditions précédentes : on n’était plus dans la démonstration de « wahou, l’IA peut faire ça », mais dans des outils pensés pour s’intégrer dans des workflows de production réels — génération de variantes créatives à grande échelle, adaptation automatique de visuels pour différents formats média, personnalisation dynamique des messages publicitaires selon les audiences.
Pour une agence, ça interroge directement la chaîne de valeur : où se situe encore la valeur ajoutée humaine quand une partie de la déclinaison créative peut être automatisée ? Ma conviction après ce salon : le rôle du chef de projet évolue moins vers la production pure que vers le pilotage — cadrer le brief, garantir la cohérence de marque sur des volumes de contenus générés, et arbitrer entre rapidité et qualité créative.
Mon avis et la mise en perspective
Ce que je retiens surtout de VivaTech 2026, c’est l’écart qui se creuse entre les outils disponibles et la maturité réelle des organisations pour les exploiter. Le salon donne l’impression que tout est déjà industrialisable ; la réalité du terrain en agence, avec des clients aux exigences de marque très fortes, est plus nuancée. Le thème officiel du salon — « impact, not illusion » — résume d’ailleurs assez bien ce qu’il faut garder en tête en sortant : un salon inspire, mais ne transforme pas. C’est le travail d’implémentation après l’événement qui fait la différence.
Cela rejoint une question plus large que je développe par ailleurs sur le blog : jusqu’où l’IA générative peut-elle aller dans la création publicitaire sans diluer l’identité de marque ?
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Par Elisa Mincarelli