Événement · 29 janvier 2026

Visionary Day 2026 :
l’IA au cœur
de la révolution des métiers

Studio TV EFAP · Paris · 9e édition · MBA Spécialisé Digital Marketing & Business
7hde WebTV en direct
60%des entreprises mesurent le ROI de l’IA
20%des tâches automatisées à horizon 3 ans
10×la conso. électrique vs une recherche Google
Le 29 janvier 2026, le studio TV de l’EFAP accueillait la 9e édition du Visionary Day, événement phare du MBA Spécialisé Digital Marketing & Business. Pendant sept heures de WebTV diffusée en direct, experts, alumni et étudiants ont exploré ensemble les transformations profondes que l’intelligence artificielle générative impose aux métiers, aux organisations et aux individus. Le thème central : décrypter la « Saison 3 » de la GenIA, celle de sa maturité opérationnelle.

Fini le temps des promesses abstraites. Avec cette édition 2026, le Visionary Day a montré une intelligence artificielle entrée dans une phase concrète, stratégique et opérationnelle. Le format WebTV en direct, pensé pour favoriser l’interactivité, a permis d’enchaîner conférences, interviews exclusives et duplex depuis des lieux emblématiques de l’innovation française.

RH et talents : attirer, former et fidéliser à l’ère de l’IA

La journée s’est ouverte sur une lecture particulièrement éclairante des mutations du travail. Étienne Lecœur et Cornelia Findeisen ont rappelé que l’IA s’installe désormais dans les pratiques professionnelles avec des indicateurs de performance de plus en plus suivis. Un chiffre a marqué les esprits : 60 % des entreprises mesurent aujourd’hui le ROI de leurs projets IA, contre 30 % l’an passé.

Derrière cette progression rapide, une autre réalité se dessine : d’ici trois ans, une part non négligeable des tâches pourrait être automatisée. Pourtant, l’automatisation ne signifie pas la disparition de la valeur humaine. Cornelia Findeisen a insisté sur un point essentiel : dans des environnements très régulés comme les RH, la simple maîtrise technique ne suffit pas.

Ce qui fera la différence demain, ce sont les profils capables d’orchestrer les outils avec discernement, créativité et sens stratégique. En d’autres termes, la compétence clé n’est plus seulement de savoir utiliser l’IA, mais de savoir , quand et pourquoi l’utiliser.

Responsabilité, climat et IA : le coût caché de la révolution numérique

L’un des moments les plus marquants de la journée a été la discussion consacrée à l’impact environnemental de l’IA générative. Claire Zanuso et Florent Levavasseur ont replacé le débat technologique dans une perspective plus large : celle des ressources consommées, des arbitrages écologiques et de la sobriété numérique.

Les données évoquées sont venues rappeler que l’enthousiasme technologique ne peut plus être dissocié de ses conséquences matérielles. Une requête générative consommerait bien davantage qu’une recherche classique, tandis que l’empreinte hydrique et énergétique du secteur devient un sujet stratégique.

Cette séquence n’avait pourtant rien de fataliste. Elle a aussi mis en lumière des usages vertueux, comme le développement d’une IA médicale hors ligne par Bibliothèques sans Frontières. L’enseignement à retenir est clair : il ne s’agit pas de renoncer à l’IA, mais de penser des usages plus responsables, mieux ciblés et réellement utiles.

« Les étudiants ne sont pas fascinés naïvement par l’IA : ils la questionnent déjà avec un recul critique, ce qui est probablement la meilleure manière de la faire évoluer. »

Gilles Babinet : subir l’automatisation ou s’émanciper grâce à l’IA

L’interview de Gilles Babinet a constitué l’un des temps forts de cette 9e édition. Son propos a eu le mérite d’aller au-delà des discours alarmistes sur l’emploi. Selon lui, les gains de productivité liés à l’IA ne sont pas encore mesurables à grande échelle, et nombre de suppressions de postes attribuées à l’IA relèvent davantage du discours managérial que d’une réalité objectivée.

Mais son intervention ne s’est pas limitée à déconstruire quelques idées reçues. Elle a surtout formulé une opposition forte entre deux trajectoires possibles : celle d’un individu transformé en simple exécutant dans un système automatisé, et celle d’un professionnel qui s’appuie sur l’IA pour augmenter sa capacité de réflexion, de création et d’action.

Sa référence à Lascaux a donné une portée presque anthropologique au débat : la technologie n’a de sens que si elle reste au service de l’humain, de son imaginaire et de sa capacité symbolique. Cette mise en perspective a rappelé que l’IA ne doit pas devenir un centre, mais un outil.

Duplex, startups et CES : l’IA déjà à l’œuvre dans les modèles économiques

Le Visionary Day ne s’est pas contenté de commentaires théoriques. Le duplex depuis Station F, animé par Arnault Chatel, a replacé la discussion dans le réel entrepreneurial. Cette immersion dans l’écosystème startup a montré que l’intégration de l’IA n’est plus une projection abstraite : elle transforme déjà les modèles, les usages et les chaînes de valeur.

Dans le prolongement de cette logique, Olivier Laborde a partagé son retour du CES de Las Vegas. Son intervention a mis en avant l’essor des technologies liées à la longévité et à la prévention santé : objets connectés, biomarqueurs, détection précoce de pathologies. On voit ainsi se dessiner une convergence de plus en plus nette entre IA, santé prédictive et innovation de service.

Cette séquence a renforcé l’idée que l’IA n’est plus seulement un sujet de communication ou de veille, mais bien un levier de transformation économique, stratégique et sociétale.

HELO et la création augmentée : quand l’IA ne remplace pas la vision

Avec HELO, Flavien Chervet et Nathalie Dupuy ont proposé une réflexion précieuse sur les limites créatives de l’intelligence artificielle. Leur bande dessinée, conçue avec l’IA à partir de recherches réelles, n’a pas seulement illustré des possibilités techniques : elle a surtout montré ce qui résiste encore à l’automatisation.

Leur conclusion mérite d’être retenue : si l’IA commoditise progressivement les technicités, elle ne remplace ni l’intention, ni la vision, ni la cohérence d’un récit. Pour les futurs professionnels du marketing, de la communication et de la création, la différenciation ne viendra donc pas uniquement de la maîtrise des outils, mais de la capacité à leur donner une direction.

En ce sens, cette intervention a réhabilité une compétence décisive : la formulation d’une pensée, d’un point de vue et d’une intention claire. Autrement dit, l’outil devient puissant seulement lorsqu’il est mis au service d’une vision.

Santé, luxe et emploi : des secteurs transformés mais pas uniformisés

Le Visionary Day a aussi montré que l’intelligence artificielle ne produit pas partout les mêmes effets. Dans la santé, Lionel Reichardt, Claude Ganter et David De Amorim ont interrogé la place du patient dans un environnement de plus en plus outillé par les interfaces conversationnelles et les technologies d’assistance. Les enjeux ne sont pas seulement techniques : ils sont aussi éthiques, relationnels et organisationnels.

Du côté du luxe, Eric Briones a défendu l’idée d’une “Luxe Renaissance”, dans laquelle l’IA devient un levier de personnalisation, d’optimisation marketing et de réinvention de l’expérience client, sans dilution de l’authenticité de marque.

Enfin, l’étude HR Pulse 2026 présentée par Hymane Ben Aoun Fleury, Marine Lucas et Sébastien Imbert a confirmé une tendance de fond : les profils hybrides, capables d’articuler technologie, stratégie et créativité, sont désormais les plus recherchés. L’agilité intellectuelle n’est plus un atout secondaire ; elle devient un prérequis.

La créativité étudiante reste irremplaçable

Au-delà des prises de parole d’experts, le Visionary Day 2026 a aussi donné une place forte à la création étudiante. La performance musicale de Laura Dutilleul et le recueil de poèmes Les quatre éléments de Lucie Leclanche ont rappelé une évidence souvent oubliée dans les débats sur l’automatisation : la créativité humaine ne se réduit ni à une fonction, ni à une suite d’instructions.

C’est sans doute l’un des messages les plus justes de cette journée : à mesure que l’IA automatise les technicités, la sensibilité, l’intuition, la vision et la capacité à produire du sens deviennent encore plus précieuses. La valeur humaine se déplace, mais elle ne disparaît pas.

Ce qu’il faut retenir du Visionary Day 2026

  • L’IA est opérationnelle, pas émergente : 60 % des entreprises mesurent le ROI de leurs projets IA. L’heure est au pilotage par la valeur.
  • La responsabilité environnementale est incontournable : 10× plus énergivore qu’une recherche Google, l’IA impose une consommation raisonnée.
  • L’intention reste irremplaçable : L’IA commoditise les technicités ; la vision, la narration et la créativité sont les nouvelles valeurs différenciantes.
  • Les profils hybrides sont les plus recherchés : Technologie + stratégie + créativité = l’équation gagnante du marché du travail 2026.
  • 70 % des étudiants anticipent de nouveaux défis : Un signe de maturité et de recul critique face à l’IA.

Note méthodologique IA
Cet article a été rédigé dans le cadre du MBA DMB EFAP. Retrouvez le détail de l’utilisation des outils d’IA générative (prompts, outils, démarche éditoriale) dans la note méthodologique dédiée.

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Rédaction : Koukouna Guide
Événement : Visionary Day 2026 – MBA Spécialisé Digital Marketing & Business, EFAP