Visionary Day 2026 : Comment le projet HELO m’a réconcilié avec l’avenir de la créativité.

Ce jeudi 29 janvier 2026 restera gravé dans ma mémoire d’étudiant. Pour la toute première fois, j’ai eu la chance de participer au Visionary Day, cet événement incontournable organisé par le MBA DMB et l’EFAP.

Le thème de cette 9ème édition, « #GenIA – Saison 3 », annonçait la couleur : fini le temps de la découverte naïve ou des craintes irraisonnées, place à la maturité. De 9h30 à 17h00, nous avons été immergés dans un marathon intellectuel diffusé en direct, brassant des sujets aussi vastes que l’éthique, le climat, le luxe ou la santé. Si j’ai tout écouté avec attention, une intervention en particulier a résonné avec mes propres questionnements sur l’avenir de nos métiers créatifs : celle de Flavien Chervet et Nathalie Dupuy sur le projet HELO.

Une journée sous le signe de la responsabilité et de l’innovation

Avant d’aborder ce coup de cœur, il faut saluer la densité incroyable de cette journée. En tant que « bizuth » de l’événement, j’ai été impressionné par la qualité des intervenants qui se sont succédé sur le plateau.

La matinée a posé des bases indispensables. J’ai trouvé passionnant d’entendre Cornelia Findeisen (DINUM) et Florent Levavasseur (Utopies) parler de l’IA non pas comme d’un gadget, mais comme d’un enjeu de société majeur. Ils ont abordé des questions RH et climatiques qui, je pense, sont devenues indissociables de notre pratique du marketing digital. On ne peut plus innover sans penser « impact ».

L’après-midi nous a fait voyager, littéralement et figurativement. Duplex avec Station F pour prendre le pouls de la « Startup Nation », retour sur le CES de Las Vegas avec Olivier Laborde pour découvrir les dernières tendances tech… Tout s’est enchaîné avec fluidité. J’ai particulièrement apprécié la variété des secteurs abordés, de la santé avec Lionel Reichardt au luxe avec Eric Briones. C’était une masterclass en accéléré sur l’état du monde numérique en 2026.

Mais au milieu de cette effervescence, c’est le slot de 14h25 qui a provoqué chez moi le déclic le plus fort.

La gen Z : un tourisme 2.0

HELO : La réponse aux polémiques sur « la mort de l’art »

Depuis quelques années, et encore plus ces derniers mois, nous sommes témoins de débats houleux sur l’Intelligence Artificielle Générative. On entend souvent que l’IA va « tuer » les créatifs, standardiser l’art, ou pire, nous voler notre imaginaire. C’est une angoisse légitime quand on se lance dans le digital.

L’intervention de Flavien Chervet, analyste de l’IA, et Nathalie Dupuy, ambassadrice IA chez Osez l’IA, est venue balayer ces peurs avec une élégance rare. Ils nous ont présenté HELO, un projet fascinant créé avec leur studio Entremondes qu’ils décrivent comme une « BD open source augmentée par l’IA ».

L’histoire elle-même est captivante : un récit d’anticipation se déroulant entre 2025 et 2029, racontant l’arrivée d’une IA Générale et les bouleversements de pouvoir qu’elle engendre. Mais c’est la philosophie derrière l’œuvre qui m’a interpellé.

La gen Z : un tourisme 2.0
Planche de la BD Helo

Le « Prompt-Source » : Partager pour mieux créer

La gen Z : un tourisme 2.0
Flavien Chervet et Nathalie Dupuy

Ce qui rend HELO unique, c’est son concept de « Prompt-Source ». Contrairement à la tendance actuelle où chacun protège jalousement ses « prompts », Flavien et Nathalie ont fait le pari de l’ouverture totale. Tout est accessible.

J’y vois une réponse magnifique aux polémiques actuelles. Au lieu de subir l’IA comme un outil de remplacement qui « vole » le travail des artistes, ils l’utilisent comme un levier d’émancipation et de collaboration. En partageant les sources de leur création, ils invitent le public non pas à consommer passivement, mais à s’emparer de leur univers pour le réinventer.

Mon analyse : L’IA, un amplificateur d’humanité

Cette présentation m’a permis de structurer ma propre pensée sur le sujet. Ce que HELO démontre, c’est que l’IA ne supprime pas la créativité, elle la déplace.

Pour réaliser une œuvre d’une telle cohérence visuelle et narrative, Flavien et Nathalie n’ont pas simplement appuyé sur un bouton. Ils ont dû faire preuve d’une direction artistique impitoyable, d’une culture générale solide et d’une vision précise. L’IA a géré l’exécution technique, mais l’âme du projet est profondément humaine.

C’est là, selon moi, le principal enseignement de ce Visionary Day pour nous, futurs professionnels. Loin de nous rendre obsolètes, ces outils exigent de nous que nous soyons encore plus créatifs, encore plus cultivés et encore plus audacieux. L’IA est un miroir : si votre intention est pauvre, le résultat sera médiocre. Si votre vision est forte, comme celle des créateurs de HELO, le résultat peut être sublime.

Conclusion

Pour une première participation, ce Visionary Day 2026 a placé la barre très haut. J’en ressors avec une vision optimiste et combative. Les interventions de la journée, et particulièrement celle sur HELO, m’ont convaincu que nous n’allons pas vers un monde binaire (Humain vs Machine), mais vers une ère d’hybridation passionnante.

L’IA ne signe pas la fin de l’artiste, elle marque peut-être le début d’un nouvel âge d’or de la narration, où les seules limites sont celles de notre propre imagination. À nous maintenant, étudiants du MBA DMB, de nous saisir de ces outils pour écrire la suite.

SOURCES COmplémentaires