Le live streaming fait désormais partie depuis quelques années des tendances Social Media à suivre. Et ce n’est pas en 2018 que cela va changer.

Alors que YouTube et Twitch se disputent le marché depuis plusieurs mois déjà, Facebook a annoncé le 26 janvier dernier le lancement de son nouveau service de streaming de gaming. Sur le marché du stream de jeux vidéo, qui est très prometteur, ce nouvel acteur a-t-il sa place ?

Un marché qui a déjà trouvé son leader

Parlons d’abord de Twitch, le leader du marché actuel qui reste pour l’instant loin devant ses concurrents. Lancé en 2011, twitch.tv est un site entièrement dédié à la diffusion de contenu de streaming et de VOD de jeux vidéo. Connaissant rapidement une forte croissance, le géant Amazon décide de racheter la plateforme en 2014.

Depuis les chiffres n’ont cessés d’augmenter. En fin d’année dernière, Twitch comptait 27 000 streamers actifs, presque 4 fois plus que YouTube Gaming avec ses 7 000 streamers. La plateforme réunissait aussi 788 000 viewers, plus que tous ses concurrents réunis.

Twitch est aujourd’hui indéniablement la référence pour les amateurs de jeux vidéo. Et sa notoriété est égale au près des acteurs du marché. Ainsi, à l’instar des grandes chaines télévisées qui se disputent la coupe du monde de football, nous apprenions début janvier dernier que Twitch avait déboursé pas moins de 90 millions d’euros pour diffuser en exclusivité les deux prochaines saisons de l’Overwatch league. Un bon investissement, puisque l’événement a rassemblé 10 millions de viewers dès la première semaine avec en moyenne, 408 000 spectateurs par minute.

Logo YouTube

L’arrivée de YouTube Gaming

Lancée en 2015 aux Etats-Unis, et arrivée en France fin 2016, YouTube Gaming, la plateforme dédiée aux jeux vidéo de Google reprend les codes de Twitch en permettant aux utilisateurs de financer leurs streamers préférés. Cependant le service arrive avec beaucoup de retard sur son concurrent.

Les financements de YouTube gaming reposent encore beaucoup sur la publicité, Tandis que Twitch, touche 50% de ses revenus via les souscriptions de ses utilisateurs, L’apport financier des utilisateurs ne représente que 20% des revenus de YouTube.

Ceci a eu beaucoup d’impact pour la plateforme car tout au long de l’année dernière, les annonceurs n’ont cessés de se désolidariser de YouTube suite à la publication de contenus offensants. Les revenus du contenu vidéo gaming ont baissé de 50% en 2017 pour YouTube suite à cette crise. Le fait que YouTube ai répondu par un nouvel algorithme défaillant (Il démonétisait des contenu qui n’étaient pas outrageux) a également attiré la colère des créateurs de contenu.

Malgré tous ces événements, YouTube Gaming s’assure un avenir plutôt radieux puisque des chiffres publiés fin janvier nous montrent que cette jeune plateforme connait une croissance plus rapide que Twitch en 2017 (343% de croissance pour YouTube contre 197% pour Twitch)

Apprenez en plus sur les revenus générés par l’eSport en 2017

Logo Facebook

Quelles-sont les forces de Facebook Gaming Creator ?

Dans l’annonce du lancement de Facebook « Gaming Creator » la firme insiste sur ses forces par rapport à la concurrence. Elle joue d’abord sur la variété de ses médias (facebook.com, Instagram et Oculus) ainsi que sur son nombre d’utilisateurs gigantesque, Facebook étant le plus gros réseau social au monde (plus de 2 milliards d’utilisateurs mensuels).

La boite promet également de supporter les créateurs de contenu à tous les niveaux de leur permettre de vivre de leur activité sur le nouveau service de streaming.

Facebook a aussi compris l’importance des influenceurs et met en avant le streamer StoneMountain64 qui réunit déjà 1 million de followers sur sa page Facebook.

StoneMountain64

Il faut donc retenir que toutes les plateformes de streaming connaissent une forte croissance aussi bien en termes d’audience que de streamers. Streamlabs nous dévoilait il y a peu que le montant des donations des utilisateurs augmente de 25% chaque année depuis 2016, annonçant une belle année pour le streaming en 2018.