Témoignage de Simon Belhassen, chef de projet digital

par | Juin 14, 2026 | Actualité, digital, Interviews & Rencontres, Transformation numérique | 0 commentaires

Dans un grand groupe aux activités aussi diverses que la logistique, le maritime ou les médias, la transformation digitale ne se résume pas à déployer de nouveaux outils : elle doit s’inscrire dans une véritable stratégie d’entreprise. Rencontre avec Simon Belhassen, chef de projet digital qui partage sa vision entre alignement business, enjeux de groupe et impact organisationnel.

Peux-tu te présenter en quelques mots et nous parler de ton parcours ?

Mon parcours en alternance, entre développement technique et gestion produit dans le transport et la logistique, m’a appris une chose essentielle, la valeur d’un projet digital ne tient pas à sa complexité technique, mais à son alignement avec la stratégie business. Aujourd’hui, en tant que chef de projet digital, je veille à ce que chaque projet serve l’ambition globale du groupe.

Qu’est-ce qui te passionne le plus dans l’univers du digital ?

Ce qui me passionne, c’est de voir le digital comme un levier de transformation globale plutôt qu’une simple couche technologique. Dans un groupe avec des activités aussi diverses, chaque projet digital doit s’inscrire dans une cohérence d’ensemble. C’est cette capacité à connecter des enjeux locaux à une vision de groupe qui rend ce métier stimulant.

Peux-tu nous expliquer ce qu’est la Digital Factory et son rôle au sein du Groupe ?

Au-delà de sa dimension opérationnelle, la Digital Factory est avant tout un outil stratégique, elle permet au groupe de rester compétitif face à des acteurs plus agiles, en centralisant l’innovation et en évitant que chaque filiale reparte de zéro. Elle sert de pont entre la vision stratégique portée par la direction et son exécution concrète sur le terrain en garantissant une cohérence digitale à l’échelle de toutes les activités du groupe.

Quels outils ou technologies te semblent particulièrement prometteurs pour les années à venir ?

Plus que les outils eux-mêmes, ce qui compte stratégiquement, c’est la capacité du groupe à les intégrer de façon cohérente. L’IA générative, par exemple, n’a de valeur que si elle s’inscrit dans une réflexion sur la transformation des métiers et pas seulement comme un gadget technologique. Les plateformes de data permettant un pilotage transverse entre filiales ou les outils favorisant l’interopérabilité entre systèmes historiquement cloisonnés sont particulièrement prometteurs pour un groupe diversifié.

Quel message aimerais-tu transmettre aux collaborateurs concernant la transformation digitale ?

Que la transformation digitale n’est pas une fin en soi, mais un moyen au service de la stratégie du groupe. Chaque collaborateur, quel que soit son métier, a un rôle à jouer en identifiant où le digital peut réellement créer de la valeur pour son activité et en gardant toujours en tête que l’objectif final est la cohérence et la compétitivité du groupe dans son ensemble, pas la technologie pour elle-même.

Ce témoignage illustre une conviction forte et explique que la transformation digitale ne vaut que si elle sert une vision d’ensemble. Dans un groupe aux activités multiples, l’enjeu n’est pas d’accumuler les outils, mais de construire une cohérence stratégique où chaque projet, aussi local soit-il, contribue à la compétitivité collective. Une approche qui rappelle que le digital reste, avant tout, un moyen jamais une fin en soi.

Contact rédactrice : Maëlys Mallet
 Contact de l’invité : Simon Belhassen, chef de projet du Groupe Bolloré