VAR

Mi-janvier, lors du National Créteil-Le Mans, une installation un peu particulière entourait la pelouse. Trois mâts de dix mètres équipés chacun d’une caméra. En haut des tribunes, derrière les ordinateurs, un arbitre vidéo oscillait entre son écran et le match qu’il regardait. Sur les quelques occasions populaires de la rencontre (dont trois cartons rouges), Mark Borengier a coupé pendant environ 30 secondes tout au plus, parfois différent de l’arbitre central. Aucun impact sur le jeu, c’est un test.

    Une nouvelle technologie jusqu’à 20 fois moins couteuse

    Dartfish développe des systèmes VAR légers depuis 2019, tout comme ses rivaux Vogo et Hawk-Eye. Cible? Proposer une solution d’assistance vidéo à l’arbitrage moins chère et plus rapide pour la Ligue 2, le Championnat de France fédéraux et les premières divisions dans les pays en développement d’Afrique ou d’Amérique du Sud d’ici deux ans. « La FIFA recherche et teste des outils qui démocratiseront l’aide à la vidéo », explique Adrien Baquet, Country Manager France Dartfish. Suite à l’introduction de la technologie de la ligne de but en 2014 et du VAR en 2018, l’agence prévoit de déployer les lumières VAR en 2022.

    La question du prix est cruciale. En Ligue 1, la VAR coûte 6 millions d’euros par an à 20 clubs. Pour de nombreux tournois, il s’agit d’un montant inatteignable. Light VAR divise le coût par 20. Dartfish a annoncé une solution de 300 000 euros par an et 600 000 euros pour le premier trimestre. secret? Un système sans fil avec moins de caméras et un seul arbitre vidéo. Chez l’entreprise suisse, nous rejetons le terme « low cost » : « Nous suivons les normes de la FIFA concernant le nombre de processus, la synchronisation, la mise à l’échelle… » ​​et préférons évoquer « de nouveaux processus ». Il s’agit d’humaniser les arbitres vidéo avec moins de caméras, et dans le stade, ses contrôles sont plus rapides, comme dans les sports de combat. « L’une des principales clés pour s’entendre avec les fans. Interrogés sur le sondage Odoxa en 2019, 88% ont déclaré qu’ils soutenaient VAR, mais 54% pensaient que c’était trop long.

    Les arbitres approuvent cette nouvelle VAR

    Les premiers retours de l’arbitre sont favorables. « Ils ont été impressionnés par la simplicité, la rapidité et l’intuitivité de l’interface. Pas besoin d’être un informaticien pour l’utiliser », félicitations à Adrien Baquet, qui s’est assuré d’entendre les commentaires de certains des plus grands du jeu, notamment François Letexier. Le Service Technique de l’Arbitrage, qui fournit des arbitres à la LFP et à la FFF, est en contact étroit avec ces trois sociétés et est conscient de l’intérêt de cette alternative. La fédération rendra compte à la FIFA au printemps. D’ici là, Dartfish et d’autres continueront leurs tests. Le prochain match est prévu en octobre 2022, en D1 féminine au FC-Saint-Étienne à Paris. Probablement dans des conditions réelles. Comme lors des Championnats de Ploufragan 2019 et 2021 (Côtes-d’Armor) :  » En finale, l’arbitre central n’a pas vu l’attaque passer derrière lui. Mais l’arbitre vidéo, oui. »