
Walter Isaacson, l’art de retranscrire la vie.
Originaire de la Nouvelle Orléans, Walter Isaacson est un écrivain, spécialisé dans la biographie. Outre ses différents postes de PDG de CNN et de directeur de « Time Magazine », il est connu pour avoir publié de nombreuses biographies. Parmi elles, on retrouve de grands hommes tels que Léonard de Vinci, Benjamin Franklin ou Albert Einstein.
Dans cet article, nous analyserons son livre intitulé tout simplement: « Steve Jobs« .
Dans ce livre, Walter Isaacson nous livre un récit sans filtre de l’ex PDG de l’entreprise Apple. Sur deux années, l’auteur a pu réaliser plus d’une quarantaine d’entretien avec Steve Jobs. Il a également eu l’occasion d’interroger des proches du milliardaire, comme sa famille, ses collègues, ses amis.
Cet ouvrage se veut être le plus authentique possible, Walter Isaacson nous précise que Steve Jobs n’a souhaité avoir aucun contrôle sur les dires de l’écrivain. Pour nous lecteurs, cela nous offre donc un portrait réaliste et unique, sur qui était réellement Steve Jobs, ce qu’il a accompli.
Un génie, dès le plus jeune âge.
Dès les premiers chapitres, L’auteur nous dépeint Steve Jobs, comme un enfant brillant, mais qui s’ennuie. On comprend vite qu’il dépasse ses autres camarades par son talent. Cependant, sa personnalité si différente se développe de plus en plus: des régimes étranges aux drogues variées, Jobs n’est pas l’enfant modèle dont reverraient tous les parents.
Les premières expériences professionnelles du jeune homme sont une réussite, il confirme son génie de l’informatique en répondant à un défi lancé par le directeur d’Atari, en quatre jours.
Apple, les premiers pas d’un GAFA.
Le 1er Avril 1976 en Californie, naît Apple. En association avec Steve Wozniak, un ami de longue date, Jobs a l’idée de l’ordinateur moderne avec un clavier, un écran et un ordinateur en un. Ce jour là, il revenait d’un verger de pommiers, il a donc pensé que le nom « Apple » lui irait. L’entreprise est rentable en trente jours.
Un PDG presque « Gourou »
Steve Jobs est souvent caricaturé de la sorte. Dans le dernier film de Netflix, intitulé « Don’t Look Up », on y voit une parodie à peine cachée de Jobs. Le présentant comme une sorte d’élu, qui n’aime personne d’autre que lui, sans faire attention aux avis des autres.
Cette idée qu’on se fait du génie milliardaire a été entretenue par certains de ses collègues, qui étaient parfois agacés par son comportement étrange. Jobs avait une façon particulière de motiver ses employés. Dans cette biographie, l’auteur appelait ça le « champ de distorsion de la réalité ». Jobs pouvait convaincre les gens que tout était possible en déformant volontairement la réalité.
« Think different »
Après avoir quitté Apple pour des raisons personnelles, puis être revenu en tant que conseillé, (ayant les pouvoirs du PDG), Jobs offre une nouvelle vision à l’entreprise.
Il décide d’annuler tous les contrats de licence et de réaliser des projets moins nombreux, mais plus importants. Il a commencé a comprendre qu’Apple était plus qu’une entreprise, c’était un mode de vie. Il a également pensé que l’emballage du produit était quasiment aussi important que le produit lui même. Il a donc fait appel à des designers pour imaginer un packaging aussi élégant que le produit.
Mais ce n’est pas tout, Jobs ne supportait pas l’idée que quelqu’un d’autre vende ses produits. Il a donc commencé à élaborer des plans pour construire des magasins Apple. Le magasin Apple deviendra par la suite le magasin le plus rentable de New York.
Retour à la réalité.
En 2003, Steve Jobs apprend malheureusement qu’il est porteur d’un cancer. Il tente d’abord de se soigner à sa façon, avec des régimes spéciaux, de l’acupuncture. Ce qui n’a fait qu’empirer son état, il a donc du subir une intervention chirurgicale pour enlever sa tumeur.
Cet épisode de sa vie lui a rappelé qu’il n’était qu’un homme. L’image du garçon surpuissant qui valait des millions s’éteignait subitement.
L’iphone, l’invention du smartphone.
C’est peut-être une des plus grandes inventions du 21ème siècle et elle est signée Steve Jobs.
À l’origine, le PDG d’Apple s’est rendu compte que les téléphones portables équipés d’appareils photo allaient tuer le marché des appareils photos numériques. Il craignait la même chose pour les lecteurs de musiques. Il a donc imaginé l’Iphone, un outil puissant, tactile, permettant de tout faire avec ses doigts sur l’écran.
Mon avis sur cet ouvrage
J’ai trouvé cette biographie enrichissante, j’ignorais énormément de choses au sujet de Steve Jobs. On y trouve des passages parfois touchants et étonnants.
Je pense en revanche que l’auteur a un peu trop glorifier le personnage en omettant parfois de mettre en avant ses défauts .
Selon moi, Steve Jobs est un génie, mais qui ne sait pas bien gérer les relations humaines. Par exemple, sa fille qu’il a toujours rejeté car il pensait qu’il n’était pas le père. Lorsqu’on atteint un pouvoir, une fortune comme la sienne, on est forcément déconnecté du reste du monde.