Depuis le covid de nouvelles façon de consommer les articles de seconde main ont émergé, nous parleront même de nouvelles préoccupations qui se sont installées. 

L’article de BPI France expose les 5 chiffres à connaître sur le marché de la seconde main, nous allons nous intéresser à ses nouvelles habitudes de consommation.

Le marché du prêt-à-porter de seconde main connaît une croissance fulgurante ces dernières années, porté par une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux et sociétaux liés à l’industrie de la mode. C’est devenu une pratique de plus en plus populaire ces dernières années, pour plusieurs raisons :

Tout d’abord, l’industrie de la mode est l’une des plus polluantes au monde. En optant pour des vêtements d’occasion, on réduit son impact environnemental en allongeant la durée de vie des produits et en limitant la production de nouveaux vêtements. Ces pratiques encouragent la réutilisation et le recyclage des vêtements.

La gen Z : un tourisme 2.0

Mais également pour des raisons économiques, car les articles de seconde main sont généralement beaucoup moins chers que les neufs, ce qui permet de faire des économies. Ils sont accessibles à tous et touchent un public plus large. Ceux qui ont de plus petits budgets peuvent s’offrir des pièces dites de marques premium ou même de luxe avec la seconde main.

La seconde main permet également de trouver des articles uniques, vintage, ou qui proviennent d’une ancienne collection ce qui est difficile à trouver dans les magasins traditionnels. Ce qui permet aux consommateurs de seconde main de se démarquer et d’affirmer son style personnel.

Enfin, la seconde main peut être un moyen de se connecter avec d’autres personnes qui partagent les mêmes valeurs et intérêts.

L’explosion du marché de la seconde main ne touche pas non plus tous les Français de manière égale. La génération Y, entre 30 et 40 ans, serait ainsi deux fois plus intéressée par l’achat de produits d’occasion que celle des baby-boomers, entre 60 et 80 ans. Dans une étude publiée début 2023 par le site spécialisé Republik Retail, en partenariat avec BNP Paribas, ce sont « 71 % des moins de 45 ans qui ont recours à ce marché tandis que seulement 47 % des plus de 60 ans ont déjà franchi le pas ».

Mais les championnes de la seconde main, note cette même étude, ce sont surtout les familles avec un enfant de moins de 15 ans. Elles sont 74 % à l’avoir intégré dans leur pratique, que ce soit pour l’achat ou la vente, et une famille sur deux la pratiquerait pour l’achat. La motivation financière reste la première explication de cet attrait pour les produits d’occasion.

Ce marché de la seconde main est largement influencé par la génération Z, représentant 75 % des moins de 35 ans. Leurs décisions d’achat sont motivées par plusieurs facteurs :

L’engagement écologique : la génération Z et les milléniaux sont particulièrement sensibles aux enjeux de la consommation durable. Plus de la moitié d’entre eux, 58 % sont conscients que leur dressing contribue au changement climatique, et près des deux tiers, 63 % estiment qu’ils peuvent réduire leur empreinte individuelle. En conséquence, 47% des membres de la génération Z refusent d’acheter auprès de marques et de détaillants de vêtements non durables, tandis que 83 % ont déjà acheté ou prévoient d’acheter des vêtements de seconde main.

L’économie budgétaire : le prix demeure une motivation importante pour la génération Z, tout comme pour les milléniaux. Les 18-29 ans se distinguent par leur préférence pour les produits reconditionnés, avec 29% d’entre eux qui en achètent. Cette tranche d’âge considère l’achat de produits reconditionnés comme une opportunité d’obtenir des articles tendances à des prix plus abordables.

Les familles se démarquent comme de véritables championnes de l’achat d’occasion. En effet, 74 % des familles ayant des enfants de moins de 15 ans ont intégré la seconde main dans leur quotidien, que ce soit pour acheter ou vendre. On constate que les familles les plus contraintes sont davantage enclines à recourir à l’achat d’occasion (54 %), et ce, principalement pour des raisons financières. Cette pratique séduit également les familles aisées (48 %) qui, bénéficiant de marges de manœuvre plus confortables, optent pour une consommation plus responsable intégrant la dimension environnementale. Pour certaines d’entre elles, la seconde main représente également une alternative pour accéder à des produits de luxe.

En conclusion, la seconde main est une alternative tendance, écologique et économique. Elle offre une large variété d’articles et permet de faire des économies tout en réduisant son impact sur l’environnement, ce qui permet de consommer des articles de mode de manière plus responsable et durable.