Retour sur le webinar : Le futur de la joaillerie et de l’horlogerie de luxe

par | Mar 24, 2022 | Actualité, Evénements

Lacoste x Minecraft

Le mois dernier Le Journal du Luxe nous présentait un nouveau webinar-évènement sur le futur et le luxe. Un rendez-vous où est mis à l’honneur la joaillerie et l’horlogerie de luxe. 

Si vous avez loupé ce rendez-vous, je vous fais aujourd’hui un retour sur ce webinar pour tout savoir des évolutions de ce secteur. 

Comme tous les secteurs, le secteur de la joaillerie et de l’horlogerie de luxe a fortement été impacté par le contexte sanitaire que nous avons traversé ces dernières années. C’est pourquoi  ils ont du repenser leurs stratégie, se réinventer et s’approprier les codes du digital tout en gardant leur prestige et leur exigences.

Avec une croissance respective de +24% et 32% en 2021, les secteurs de la joaillerie et de l’horlogerie montrent qu’ils ont su prendre le virage du digital en dépassant les performances des années précédentes. 

Le futur de ces secteurs se basent dorénavant sur l’omni-personnalisation, l’e-commerce, la circularité, la créativité ou encore plus récemment sur les NFT et le métaverse.  

Lors de ce webinar, cinq invités ont pris la parole pour nous donner leur vision de ce futur. Parmi eux, on compte : 

      • Mehdi Daoudi, CEO chez Catchpoint 
      • Céline Assino, CEO chez De Beers 
      • Arnaud Carrez, Senior Vice Président & CMO chez Cartier 
      • Magali Tesseire, Head of Jewelry and Watches Department chez Sotheby’s
      • Antonio Carriero, Chief Digital and Technology Officer chez Breitling

Pour introduire ce webinar, une étude sur le futur de  l’horlogerie et de la joaillerie de luxe ou plutôt qui sont les nouveaux consommateurs de cette industrie, nous a été présentée. Cette étude menée par la Paris School of Luxury, Publicis Epsilon et Catchpoint nous expose les tribus de watchlovers de moins de 35 ans. 

On compte alors quatre tribus. 

La première est les « Darevil héritiers ». Ce sont des jeunes dans la succession, issus de la Old Money. Ils se différencient par un attrait pour le vintage, la rareté et la faculté à passer d’une catégorie de produits à une autre. 

A l’inverse, la deuxième tribus, les « Young self made-man millionaires » sont des entrepreneurs qui se positionnent davantage sur l’aspect business. Ils sont motivés à la fois par la passion qu’ils ont pour le luxe que par la notion de business. 

La troisième est le « woke snobiety ». Elle se distingue par une genZ activiste dont l’acquisition de pièces doit refléter leur engagement. 

Enfin, la quatrième tribu est les « shanghaikers ». C’est une communauté totalement chinoise qui se différencie par des choix minimalistes et culturels. 

Ces quatre tribus de consommateurs montrent de nouvelles tendances pour le luxe, elles ont toutes pour point commun : l’excellence digitale. Dans une ère numérique nourrie par de nouveaux usages hybrides, « les bugs techniques ont autant un impact sur l’économie d’une maison que sur sa relation de confiance avec le consommateur » indique Mehdi Daoudi, CEO de Catchpoint.

Un secteur à la conquête du digital 

L’essor du numérique s’est fait ressentir chez de nombreux acteurs du marché, et cela a été accentué par la crise sanitaire. Magali Tesseire nous exprime que la maison de ventes Sotheby’s a su prendre le virage du numérique en illustrant ses propos en indiquant que la maison est passée de 32% d’achats en ligne en 2019 à 70% en 2021 grâce à l’ouverture au paiement en crypto-monnaies et par l’animation de ses ventes en livestream. Cela montre bien que la maison touche désormais une cible plus jeune et pour cause, « 44% de nos enchérisseurs en ligne ont moins de 40 ans » affirme Magali Teisseire.

Au-delà de comprendre et s’adapter aux nouveaux codes du numérique, Antonio Carriero insiste sur l’importance de prendre en compte les changements de comportement des utilisateurs pour les intégrer au mieux à la stratégie globale des maisons et mieux service le consommateur en lui proposant un parcours automatiser et personnifier. Il illustre ses propos avec la vente 24h/24.

Les marque ont donc changé leur modèle de distribution pour donner plus de place au digital et être en phase avec le monde qui les entoure. Le client doit être le roi, il peut acheter n’importe quand, n’importe où : il ne doit pas y avoir de facteur limitant. 

La transformation digitale : d’un héritage historique à un futur extraordinaire 

Face à cette transformation digitale, les maisons s’interrogent sur la création de nouvelles icônes tout en perpétuant les anciennes. Arnaud Carrez de la maison de joaillerie Cartier s’exprime sur le sujet en nous expliquant que les bestsellers sont des éléments de réassurance, universels et intemporels. Malgré le fait que les « icônes » ne se sont jamais aussi biens vendus, elles devraient connaitre une forte croissance. De plus, Céline Assimon nous explique que les éléments qui ont impacté la résilience de l’industrie lors de la crise sanitaire pourraient continuer à faire vivre et progresser le secteur aussi bien sur la hausse de l’achat-plaisir, de la montée des considérations durables dans les intentions d’achat ou encore de l’ultra-digitalisation des usages. 

Vous pouvez retrouver l’intégralité du webinar en replay via le lien suivant.