Retour d’expérience VivaTech 2026 : l’intelligence artificielle passe à l’action

Dans le cadre de mon MBA Digital Marketing & Business à l’EFAP, j’ai eu l’opportunité de participer à VivaTech 2026, l’un des plus grands rendez-vous européens dédiés à l’innovation et aux nouvelles technologies. Cette expérience représentait une excellente occasion de découvrir les dernières avancées en matière d’intelligence artificielle, d’échanger avec les acteurs du secteur et d’observer les tendances qui transformeront les entreprises dans les prochaines années.

Effectuant mon alternance chez Crédit Agricole CIB sur des projets digitaux, j’étais particulièrement intéressée par les usages de l’IA en entreprise, et plus particulièrement dans les secteurs de la finance et de la banque. Au-delà des démonstrations technologiques, je souhaitais comprendre comment ces innovations commencent à s’intégrer concrètement dans les organisations.

Logo officiel de VivaTech 2026 avec les dates du salon à Paris.

Les agents IA, véritable fil conducteur du salon

S’il fallait retenir une seule tendance de cette édition, ce serait sans hésiter l’essor des agents IA.

Contrairement aux premières générations d’IA générative, principalement utilisées pour produire du texte ou répondre à des questions, les solutions présentées à VivaTech vont beaucoup plus loin. Les agents IA sont capables d’enchaîner plusieurs actions de manière autonome : rechercher des informations, consulter différentes applications, analyser des données, générer un document, lancer une tâche ou encore interagir avec plusieurs logiciels sans intervention constante de l’utilisateur.

Cette évolution traduit un changement de paradigme. L’intelligence artificielle n’est plus seulement un assistant conversationnel : elle devient progressivement un véritable collaborateur numérique capable de participer à des processus métiers complets. Les conférences et démonstrations insistaient néanmoins sur un point essentiel : ces agents restent supervisés par l’humain, notamment dans les environnements où les enjeux réglementaires ou décisionnels sont importants.

Microsoft : une intelligence artificielle directement intégrée aux outils de travail

Parmi les stands les plus marquants, celui de Microsoft illustrait parfaitement cette évolution.

Les démonstrations mettaient en avant Microsoft Copilot, désormais intégré à l’ensemble de l’écosystème Microsoft 365. L’objectif n’est plus simplement de générer du contenu, mais d’accompagner les collaborateurs dans leurs tâches quotidiennes : préparer une réunion, résumer des échanges Teams, retrouver rapidement des documents, analyser des données ou encore automatiser certaines tâches répétitives.

J’ai également découvert Copilot Studio, qui permet aux entreprises de concevoir leurs propres agents IA en fonction de leurs besoins métiers. Ces agents peuvent être connectés aux données internes et aux différentes applications utilisées par l’organisation afin d’automatiser certains processus tout en conservant un contrôle humain lorsque cela est nécessaire.

Cette démonstration m’a particulièrement intéressée, car elle montre que l’IA s’intègre désormais directement dans les outils déjà utilisés par les entreprises. L’objectif n’est plus d’ajouter une nouvelle application, mais de rendre l’environnement de travail plus intelligent et plus efficace.

Salesforce : l’entreprise de demain sera « agentique »

Le stand Salesforce proposait une vision complémentaire autour de ce que l’entreprise appelle l’Agentic Enterprise.

Les démonstrations présentaient des agents capables d’exploiter les données du CRM afin de préparer des réponses aux clients, qualifier automatiquement des prospects, générer des recommandations commerciales ou encore coordonner plusieurs actions entre différents services.

Ce qui m’a particulièrement marquée est la complémentarité entre l’humain et l’IA. Les agents prennent en charge les tâches répétitives ou chronophages, tandis que les collaborateurs conservent les décisions nécessitant une expertise métier ou une validation finale.

Cette approche illustre parfaitement la manière dont l’intelligence artificielle évolue aujourd’hui : non pas pour remplacer les professionnels, mais pour leur permettre de consacrer davantage de temps aux missions à forte valeur ajoutée.

Les robots humanoïdes : un aperçu des usages de demain

Au-delà des solutions logicielles, les robots humanoïdes figuraient parmi les principales attractions de cette édition de VivaTech.

De nombreuses entreprises présentaient des robots capables de se déplacer de manière autonome, d’interagir avec leur environnement ou encore de répondre à des consignes formulées en langage naturel grâce à l’intelligence artificielle.

Ces démonstrations étaient particulièrement impressionnantes, mais elles montraient surtout les progrès réalisés dans le rapprochement entre l’IA générative et la robotique. Les robots ne se contentent plus d’exécuter des mouvements programmés : ils commencent à comprendre leur environnement et à adapter leur comportement en fonction des situations.

Même si ces technologies restent encore en phase de développement pour de nombreux usages professionnels, elles donnent un aperçu concret des évolutions qui pourraient progressivement transformer certains secteurs d’activité.

Une innovation qui doit s’accompagner d’une gouvernance solide

Si VivaTech mettait largement en avant les opportunités offertes par l’intelligence artificielle, les questions de gouvernance étaient également omniprésentes.

Le développement des agents IA soulève de nouveaux défis : protection des données, cybersécurité, supervision humaine, traçabilité des décisions ou encore conformité réglementaire. Les entreprises ne cherchent plus uniquement à déployer des modèles performants ; elles doivent également garantir que ces technologies restent fiables, sécurisées et maîtrisées.

Ces enjeux résonnent particulièrement avec les problématiques rencontrées dans le secteur bancaire, où les exigences en matière de gestion des risques et de conformité sont particulièrement élevées. L’innovation ne peut réellement créer de valeur que si elle s’accompagne d’un cadre de gouvernance adapté.

Ce que je retiens de cette expérience

Cette immersion à VivaTech 2026 m’a permis de constater que l’intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase de maturité.

L’évolution la plus marquante ne réside plus dans la capacité des modèles à générer du contenu, mais dans leur aptitude à collaborer avec les utilisateurs et à automatiser des processus métiers complets grâce aux agents IA.

Les démonstrations proposées par Microsoft, Salesforce ou encore les nombreuses startups présentes sur le salon montrent que cette transformation est déjà en cours. Les entreprises s’intéressent désormais autant à l’intégration de ces technologies dans leurs outils qu’à leur gouvernance, leur sécurité et leur adoption par les collaborateurs.

Cette expérience a renforcé mon intérêt pour les projets situés à l’intersection de l’intelligence artificielle, de la data, de la gestion de projet et de la transformation digitale. Dans un contexte où ces technologies deviennent progressivement des outils du quotidien, comprendre leurs usages, leurs limites et les conditions de leur déploiement représente, selon moi, un véritable enjeu pour les organisations de demain.