En marketing, on l’oublie souvent : on ne vend pas seulement des produits, on raconte des histoires et on fait naître des émotions. J’ai voulu le prouver à travers un projet très personnel, réalisé avec l’IA. Voici les coulisses, et la vidéo au bout.

Il y a une phrase qui résume bien mon rapport au marketing : on ne vend pas un produit, on vend une histoire. J’ai eu l’occasion de mettre cette idée en pratique d’une façon inattendue, à l’occasion d’un « Père Noël secret » organisé dans mon entreprise. Et comme le résultat illustre parfaitement ce que l’IA permet aujourd’hui de créer, j’avais envie de le partager ici.

Le point de départ : un cadeau et une histoire

Pour ce Père Noël secret, j’avais pioché le nom d’un de mes managers, Jérémy. En cherchant son cadeau chez Carrefour, je suis tombé sur un petit train électrique. Plutôt que de l’offrir tel quel, j’ai eu une idée : et si je racontais une histoire autour de ce train ?

J’ai donc imaginé le récit d’un enfant qui aurait perdu son petit train électrique, et ce train le suivrait tout au long de sa vie. Dans la vidéo, j’ai glissé des références à la vraie vie de Jérémy : le petit train traverse un terrain de tennis, parce qu’il est passionné de tennis, ou apparaît lors d’un de ses voyages au Pérou. Un narrateur raconte cette histoire, et à la fin, lui souhaite un joyeux Noël.

train electrique jouet

Train électrique acheté pour le cadeau

Pourquoi cette histoire parle de marketing

Ce projet n’est pas qu’une jolie attention entre collègues. Pour moi, il dit quelque chose d’essentiel sur notre métier. Ce qui a ému Jérémy quand je lui ai montré la vidéo au restaurant, devant toute l’équipe, ce n’était pas le train en plastique. C’était l’histoire, les clins d’œil à sa vie, l’émotion de se sentir vu et compris.

C’est exactement ce qu’une marque cherche à faire avec ses clients. Le produit est un support ; l’histoire et l’émotion, elles, créent l’attachement. Et ce que ce projet m’a montré, c’est que l’IA est devenue un formidable outil pour fabriquer ce genre de récit, même sans être un studio d’animation.

Les coulisses : comment l’IA a donné vie au projet

Je détaille tout le processus créatif dans ma note méthodologique, mais voici l’idée. J’ai d’abord construit la trame narrative et le storyboard avec l’aide de l’IA, en définissant l’histoire et les personnages. Puis j’ai généré les visuels du personnage à différents âges de sa vie, de l’enfant au adulte, avant d’animer ces images fixes pour en faire une petite vidéo façon dessin animé.

Ce qui m’a frappé, c’est à quel point ces outils rendent aujourd’hui accessible une production qui aurait demandé, il y a quelques années, une équipe et un budget. Un étudiant, seul, peut désormais raconter une histoire visuelle et touchante. C’est une petite révolution pour le marketing de contenu.

image d'un train electrique dessin animé

Reconstitution du train de Noël acheté pour le Secret Santa

image d'un personnage enfant dessin animé

Création du personnage de Jérémy

La vidéo

Voici le résultat, l’histoire du petit train que j’ai offerte à Jérémy :

Lien de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=CY5rIt4KBLo

Ce que je retiens de cette expérience

L’IA ne remplace pas l’intention. C’est moi qui connaissais Jérémy, ses passions, son histoire ; c’est moi qui ai choisi le fil du petit train et les émotions à provoquer. L’IA, elle, m’a permis de donner forme à tout ça, vite et bien. C’est peut-être ça, le meilleur usage de ces outils en marketing : un amplificateur de sens, pas un remplaçant de sens.

Note méthodologique IA sur la création de la vidéo à retrouver ici -> https://blog.mbadmb.com/note-methodologique-ia-format-video-comment-lia-nous-permet-de-raconter-des-histoires-et-de-creer-de-lemotion/