Responsable com d'Athana, je raconte notre passage dans Qui veut être mon associé : préparation, coulisses et impact marketing. Découvrez les leçons.

Quand Thaddée Caron, le fondateur d'Athana, est entré sur le plateau de Qui veut être mon associé ?, il ne venait pas seulement pitcher une startup. Il venait parler d'un sujet que la télévision française n'aborde presque jamais en prime time : la ménopause.

Responsable communication et marketing chez Athana, j'ai vécu ce passage depuis les coulisses : la préparation, le jour J, et surtout l'onde de choc qui a suivi. Voici ce que ça change, vu de l'intérieur d'une équipe com. (https://www.tiktok.com/@m6officiel/video/7608220442687507734)

Pourquoi candidater à Qui veut être mon associé ?

Soyons honnêtes : une émission comme QVEMA, c'est d'abord une exposition médiatique impossible à acheter. Plusieurs millions de téléspectateurs, un format qui humanise l'entrepreneuriat, et une caution implicite : si tu passes le casting, c'est que ton projet tient la route.

Mais pour Athana, l'enjeu allait plus loin. Notre marché souffre d'un problème que peu de startups rencontrent : le silence. La ménopause concerne près de 1,5 milliard de personnes dans le monde, et pourtant elle reste reléguée à la sphère privée. Peu médiatisée, peu financée, peu innovée.

Passer en prime time, c'était forcer le sujet à exister publiquement. Avant même de parler d'investissement.

La ménopause, un marché invisible mais massif

Quelques chiffres pour poser le décor :

  • Près de 80 % des femmes déclarent souffrir de bouffées de chaleur pendant la ménopause
  • Certaines en vivent plusieurs dizaines par jour
  • Le traitement hormonal (THM), solution médicale de référence, comporte des contre-indications et des effets secondaires qui poussent beaucoup de femmes à chercher des alternatives non médicamenteuses

C'est exactement là qu'Athana se positionne : proposer une solution immédiate, non médicamenteuse et crédible contre les bouffées de chaleur.

Héra, le produit défendu sur le plateau

Héra est un dispositif de cryothérapie localisée. Concrètement, il embarque un module Peltier breveté (FR2305385) qui produit un froid contrôlé entre 5 et 10°C. Il s'applique sur la nuque, les poignets, le visage ou le haut de la poitrine, les zones où le refroidissement cutané agit le plus vite sur la sensation de chaleur.

Résultat : un soulagement en moins de 10 secondes.

Côté produit : 72 heures d'autonomie, jusqu'à 50 sessions par charge, une application mobile connectée, pour un prix public de 169 €.

Et un détail qui n'en est pas un : Héra est fabriqué en France, assemblé par la Fondation AMIPI, qui favorise l'insertion professionnelle de personnes en situation de handicap. Innovation technologique et impact social, dans le même produit.

Ce que ce passage a changé pour Athana

L'effet d'un prime time ne se mesure pas seulement en ventes le soir de la diffusion. Trois impacts concrets, vus depuis mon poste :

1. La normalisation du sujet. Parler de ménopause devant des millions de téléspectateurs contribue à lever un tabou collectif. Ce n'est plus un sujet marginal, c'est un sujet économique, médical et sociétal. Et pour une équipe com, ça change tout : on ne part plus de zéro à chaque prise de parole.

2. La crédibilité. Se confronter à des investisseurs expérimentés devant caméra, c'est un stress test public. En sortir avec un accord change la perception des pharmaciens, des distributeurs et des partenaires qu'on démarche ensuite.

3. La preuve d'audience. Les pics de trafic, de recherches Google et de messages reçus après la diffusion sont une donnée précieuse : ils prouvent que la demande existe, chiffres à l'appui. Ces données ont nourri notre SEO, nos publicités et nos argumentaires B2B pendant des mois.

Ce que j'en retiens côté communication et marketing

Trois leçons, si votre entreprise vise ce type d'exposition :

Préparez l'après avant le direct. Le vrai travail commence à la diffusion : un site qui tient la charge, des stocks, un SAV réactif, des réponses prêtes sur les réseaux. Une exposition ponctuelle ne devient une notoriété durable que si la machine derrière suit.

Le fondateur est votre meilleur média. Aucun format de marque ne crée autant de confiance qu'un dirigeant qui incarne son histoire. Le rôle de l'équipe com n'est pas de parler à sa place, mais de démultiplier sa parole.

Votre sujet est votre meilleur pitch. Si votre marché porte une cause, assumez-la. C'est elle qui rend un passage mémorable, pas le slide de projections.

Conclusion : la FemTech mérite le prime time

Ce passage dans Qui veut être mon associé ? aura duré quelques minutes à l'écran. Mais il s'inscrit dans un mouvement plus large : la santé des femmes sort enfin de l'angle mort de l'innovation.

La FemTech n'est plus une niche. C'est un marché, une cause et une opportunité entrepreneuriale majeure. Et si notre passage a pu convaincre ne serait-ce qu'une future fondatrice ou un investisseur de s'y intéresser, alors il aura servi à quelque chose.

Vous voulez découvrir Héra ? Rendez-vous sur le site d'Athana. Et pour la suite de l'histoire, lisez mon interview de Thaddée Caron sur l'après-QVEMA (www.athana.shop)