A V A N T D E C O M M E N C E R
Résumé de l’ouvrage
Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration entre deux figures complémentaires de la communication chez Havas
D’un côté, Jacques Séguéla, le publicitaire historique de François Mitterrand, qui incarne l’ère de la passion et de l’intuition
Ce livre analyse le passage d’une politique de l’affiche et du grand récit national à une politique de l’algorithme et de la prédiction
mitterrand
algorithmes
IA
Data
Transformations
Qui est Jacques Séguéla ?
Ancien docteur en pharmacie reconverti dans le journalisme puis la publicité, Jacques Séguéla est le cofondateur de l’agence RSCG (devenue Euro RSCG, puis intégrée au groupe Havas). Surnommé le « faiseur de rois » ou le « gourou de la com », il a révolutionné la communication en France en important des méthodes spectaculaires et émotionnelles, proches de ce qui se faisait aux États-Unis.
La vocation du « centenaire actif »
Né en 1934, Jacques Séguéla clame souvent avec humour et détermination son ambition de devenir le premier publicitaire centenaire encore en activité. Pour lui, la retraite est une « petite mort » et à 91 ans, il continue encore de fréquenter les bureaux d’Havas tous les jours.
Le saviez-vous ?
C’est également à lui que l’on doit la phrase devenue à la fois culte et polémique : « Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie », prononcée pour défendre le caractère ambitieux de l’ancien président Nicolas Sarkozy.
Et Yves Del Frate ?
Yves Del Frate est une figure majeure du groupe Havas. Expert en stratégie média et en analyse de données, il occupe actuellement le poste de CEO de CSA (Consumer Science & Analytics), l’institut d’études et de data du groupe Havas.
Si Séguéla est l’homme de l’intuition et du verbe, Del Frate est l’homme de la mesure et de l’anticipation. C’est, en effet, lui qui apporte la caution scientifique et technologique à leur ouvrage commun. Il est reconnu pour sa capacité à décrypter comment les algorithmes et l’IA influencent désormais nos choix, qu’ils soient de consommation ou de vote.
Si on doit retenir une chose de cet ouvrage, je pense que ça serait ces 10 commandements mitterrandiens qui ont amené à ces 7 transformations IA.
10 commandements mitterrandiens
7 transformations IA
Créer son jumeau numérique
Afin de démultiplier l’impact du candidat au-delà des médias traditionnels, avec l’IA, sur les sites et applis, dans les forums, sur les plateformes digitales et sur les réseaux sociaux.
Petit écran au tout écran : Politique et Politubeur
Le candidat doit crever l’écran pour mieux régner sur tous les écrans et avoir le cran de défier tous les écrans. Le candidat doit devenir aussi politubeur que politique.
De l’audience à la data, Casanova connexion
Le candidat doit devenir un data lover pour partir à la conquête des Français 2.0. De la base électoral à la base de données, la rencontre du candidat 2027 avec la France et les Français passera par les sondages et la data.
Des journalistes aux influenceurs
Il devra séduire l’opinion publique avec un mix entre subjectivité des communautés et des influenceurs et objectivité journalistique.
L’objectif est de toucher un public large et divers, dans une société très individualiste et fluctuante entre confiance et méfiance.
De la force tranquille à MAFA, le changement c’est moIA
Le candidat devra incarner un vrai changement, avec un vrai projet de transformation ambitieux qui parle à la tête, au coeur et au porte-monnaie. Gagnera celui qui s’imposera comme le changement.
Comités aux décisions plurielles à la dictature de l’état major de campagne
La communication reposera sur l’alliance de la data, du contenu et des médias, pilotée par le candidat.
En y ajoutant la créativité d’un stratège externe, cela devient la formule gagnante à l’ère de l’IA.
Des dépenses de campagne à la tokenisation de la candidature
Le candidat devra transformer son projet politique en valeur économique, notamment via une cryptomonnaie.
Le « Francecoin » symbolise l’idée de convertir la créativité française en capital numérique.
Mon avis sur cet ouvrage
Ce livre est très intéressant car il nous montre que même si les outils changent, l’objectif reste le même, le point central reste de créer une connexion émotionnelle
L’ouvrage souligne que la data ne remplace pas l’homme, mais qu’elle devient vitale d’une part mais aussi létale pour lui. L’IA est un assistant extraordinaire qui permettra aux candidats de ne plus parler « dans le vide ». En analysant les besoins réels des électeurs quartier par quartier, le politique peut redevenir concret. A l’inverse, ce qui m’inquiète dans cet aspect létal, c’est le risque de voir l’intuition humaine totalement effacée par la machine. À force de vouloir dire à chaque électeur exactement ce qu’il a envie d’entendre grâce au micro-ciblage
Et le danger, c’est que le politique devienne un simple produit optimisé par algorithme, perdant ainsi cette authenticité et cette « force tranquille » qui faisaient autrefois bouger les foules
Autres articles du blog sur la thématique IA & politique :