J’ai le plaisir aujourd’hui de pouvoir présenter un ami, Thomas Vincent, jeune entrepreneur qui a su s’adapter aux divers outils digitaux et dont j’espère le parcours vous inspirera. Bonne lecture à tous.

Je m’appelle Thomas j’ai 27 ans, j’habite en région parisienne et depuis plus de 7 ans je suis chef d’entreprise et j’entreprends dans divers secteurs d’activité. J’ai commencé mes études à Lille et j’ai continué avec une école de commerce. Je suis parti à l’étranger en Australie pour apprendre une autre culture et en revenant j’ai créé ma première entreprise à mon retour en France : Roger and Owl. C’est une marque de prêt à porter, qui distribue à travers un site internet, une boutique propre et des distributeurs intérieurs.

Aujourd’hui mon parcours pro est assez court dans le temps car j’ai fini mes études il y a 2 ans. Ma 3eme et 4eme années d’études j’étais en alternance avec ma compagnie Roger and Owl. À la suite de mes études, on m’a approché pour travailler en tant qu’ingénieur d’affaires dans un gros organisme de formations BtoB. J’ai gardé cette activité pendant quasiment 2 ans. J’ai observé le covid dans ma société et les changements qu’elle a amené. Par exemple, nous vendions beaucoup de formations en présentiel avec des structures figées. Avec la crise, les méthodes ont beaucoup évolué.

Au bout de 2 ans, je suis parti pour créer mon propre organisme de formation en étant associé avec quelqu’un. J’ai essayé de prendre un peu le savoir que j’ai eu dans mon ancien travail pour faire quelque chose plus flexible et sur mesure. J’adore le milieu de la formation car on apprend énormément de choses. Donner du savoir aux gens et leur permettre d’évoluer dans leur carrière pro ou dans leur épanouissement personnel est devenue une sorte de mantra. Mais aujourd’hui, vu que je suis quelqu’un d’assez ouvert à tout ce qui peut se passer, j’ai une nouvelle opportunité qui se dessine dans les ressources humaines. C’est une société en ligne qui vend un système informatique lié aux ressources humaines : recrutements, formations, paie qui vont toutes dans des SIRH qui permettent d’avancer plus vite dans le milieu RH avec des outils informatiques. Ce n’est pas ma passion ultime, mon but serait de travailler dans la cybersécurité, mais cette opportunité répond à un réel besoin et me permet de faire une passerelle.

Roger and Owl ça fait maintenant plus de 7 ans donc beaucoup de choses ont bougé. J’ai commencé directement par un site Internet (avec Wix à l’époque si je me souviens bien) où j’avais juste trois bonnets. Pendant 2 ans le site n’a pas vraiment bougé et je vends seulement 3 produits. Ma communication passait surtout par mes contacts et le bouche à oreille.

À partir du moment où j’ai commencé à me développer, j’ai gagné un concours de mode sur Lille qui m’a permis de remporter un label de créateur. J’ai pu me développer et donc créer différentes gammes. Quand j’ai commencé à avoir des gammes plus importantes, j’ai préféré utiliser mon site Internet Prestashop. Celui-ci était géré par un prestataire externe ce qui m’a donné l’opportunité d’avoir une plateforme de vente correcte pour l’époque. J’ai donc commencé à vendre aussi en physique grâce à deux distributeurs distincts à Lille.

J’ai tourné comme ça pendant 3 ans et la marque à commencé à se développer. Je voulais un parcours utilisateur plus pratique et la structure prestashop n’était pas adaptée. Le site commençait à devenir lent et cela me coûtait cher de devoir passer à chaque fois par des prestataires. Vu que les ventes commençaient à partir, j’ai appris à gérer le shopify, et j’y suis encore aujourd’hui. La force énorme chez shopify c’est que tu héberges ton site sur une plateforme. Le site à un temps de chargement ultra réduit, et tout est ultra connecté avec les réseaux sociaux. Donc j’ai commencé à développer mes publicités sur Facebook, Instagram, et depuis récemment Twitch et Tik Tok. Tout est relié donc j’ai énormément d’indicateurs de ventes. Je sais exactement chaque jour le nombre de personnes qui ont vu mes pubs, qui ont cliqué et tout ça à travers cette pub. Ça me permet de savoir si elles sont rentables. J’ai des distributeurs aussi en physique mais on se rend compte qu’avec le covid le site internet est primordial, aujourd’hui je suis à 160% de son utilisation. Ce que j’aimerais faire dans les prochaines années, c’est ouvrir mes boutiques et intégrer sur mon site internet la possibilité de retirer la commande en physique. Mais aussi donner la possibilité au client de retracer l’histoire d’un produit grâce à des tables en boutique, ou bien de pouvoir créer son propre tee-shirt en boutique, toujours avec des outils digitaux. C’est le sens logique de comment la vente tend à devenir.

A cette époque j’étais dans le 2ème plus gros organisme de formation en France et le 1er en technologie. Avec le Covid ça n’a pourtant pas été aussi simple de passer en virtuel, la pédagogie ne pouvant pas être la même qu’en live. Nous avons mis deux mois à nous équiper pour faire des classes virtuelles. L’équipe IT a commencé à augmenter l’offre pour proposer des classes virtuelles. À partir du moment où c’était en place il fallait réussir à les vendre, les gens n’étant pas forcément prêts à payer le même prix qu’en physique. La transition a duré jusqu’en mai 2020 environ. Après ce laps de temps, nous avons commencé à vendre ça plus facilement car l’Etat a donné des aides aux formations. Finalement les gens commencent même à préférer le digital. Le taux de satisfaction entre le digital et présentiel est quasiment le même, nous sommes passés de 90% à 97,5% ! Un des gros avantages, c’est que nous pouvions remplir plus facilement les cours car il n’y avait pas de limite géographique. Doucement les organismes commencent à préférer d’autres formats, d’autres timings et ça marche plutôt bien. Tout le monde s’adapte avec comme derniers acteurs les intervenants qui ne sont pas moins pris par le temps par exemple. Les outils sont utilisés par rapport aux besoins des clients : principalement teams et zoom. ça dépend de la structure et de la culture de l’entreprise. Zoom ne protège pas la confidentialité de l’entreprise, donc à partir de ce moment-là certaines entreprises interdisent l’utilisation de zoom. On doit être flexible, pour les intervenants comme pour les commerciaux, il faut donc savoir tout utiliser.