C’est en lisant le dernier dossier « Comment on travaillera demain » proposé par le magazine Management au mois de Janvier 2017 que je me suis dit, « mais oui tiens, comment nous, étudiants du #MBADMB, travaillerons-nous dans dix ans ? ». Nous allons déjà travailler différemment de nos parents (et heureusement), mais en une décennie, il s’en passe des choses… Alors j’ai fait travailler mon imagination. Retour vers le futur.

 

Au temps des plateformes globales…

Ce n’est pas nouveau. Blablacar, AirBnB… La plateformisation va changer l’économie ! Tout se partage, le savoir, les voitures, les logements, le temps, les compétences… Fondées sur la convergence des bases de données, la connectivité et les moteurs de recherche, les plateformes vont redessiner le paysage de l’économie.

Et des organisations horizontales, pour mieux travailler.

Etre rémunéré à la tâche plutôt qu’au nombre d’heures passées, pourquoi pas ? Les entreprises se tourneront vers une organisation agile où il fait bon travailler. Par exemple, la startup Backfeed propose un outil de gouvernance des organisations basé sur la blockchain. Sans hiérarchie, chacun créera librement de la valeur, qui sera redistribuée en fonction de l’efficacité de chacun. L’e-réputation prendra également tout son sens. Ceux qui bénéficieront de la meilleure réputation seront ceux seront les plus à même de prendre les décisions (Bon, ce sera peut-être plutôt dans vingt ans… voire trente). Il en va de même pour les freelances et les travailleurs indépendants : à une personne bien notée, les entreprises proposeront plus de missions. Quand Linkedin remplacera-t-il Pole Emploi ?

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Mais au fait, c’est quoi ton job ?

« Mon but c’est d’élargir notre perception de l’humanité, d’où nous venons, où nous allons, les soubresauts et les péripéties, les périls et les promesses peut-être même trouver une réponse à cette éternelle question: pourquoi ? » Retour vers le futur, Doc Emett Brown

Quand tu sais que 65% des enfants qui sont entrés à l’école primaire en 2016 exerceront un métier qui n’existe pas encore, voilà ce que tu réponds à ta grand-mère quand elle te demande quel est ton métier. Plutôt que d’une crise de l’emploi, mieux vaut parler de révolution du travail. Que l’on se l’avoue, nous recherchons plus une raison d’être et un rôle à jouer qu’à travailler pour travailler.

« Mon père n’a eu qu’un seul job tout au long de sa vie. Moi j’en ai eu six. Mon fils aura six jobs en même temps. » Robin Chase, cofondatrice de Zipcar

Les plateformes de matching seront à la mode : elles mettront en relation des experts de tous domaines confondues avec des entreprises en recherche d’une expertise précise pour un projet en particulier. La carrière s’organisera en réseaux, comme les équipes seront montées à la carte en fonction des besoins des entreprises. Au sein des entreprises-mêmes, les compétences seront davantage valorisées pour constituer des groupes de travail autour des projets.

 

Vers l’automatisation des tâches…

« Les robots ne sont pas près de remplacer les managers » Frédéric Mazzela, PDG de Blablacar

Contrairement à ce que l’on croit, seulement 9% des emplois sont menacés par l’automatisation des tâches, selon l’OCDE. Jérémy Lamri l’explique très simplement grâce aux 4C, quatre compétences propres à l’être humain que la machine ne pourra pas remplacer : la créativité, l’esprit critique, la communication et la coopération. Ces compétences sont liées respectivement à la réflexion et à l’interaction. Autant de compétences personnelles que l’intelligence artificielle parviendra avec difficulté à imiter, même si le machine learning nous permet d’aborder différemment le réel.

« Pour remplacer un manager, il faudrait qu’elle ingurgite une masse de données considérable : les discussions, les réunions, le business, l’historique, sans oublier le relationnel ! » Frédéric Mazzella, PDG de Blablacar

 

Et la décentralisation des entreprises !

Les frontières physiques des entreprises s’affaissent petit à petit, vive le digital nomadisme ! Comme la start-up anglo-autrichienne Buffer, qui ne possède pas de bureaux, les entreprises et leurs données vont peu à peu migrer vers le Cloud, en brisant les règles de temps, de lieu et d’action. Grâce aux outils digitaux, les informations circuleront en temps réel sur tous les types de devices.

 

Serez-vous capables d’écrire la suite ?

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« Je crois que vous n’êtes pas encore prêts pour ce genre de choses. Par contre vos gosses vont adorer ça ! » Retour vers le futur, Marty McFly