Note méthodologique -

Article lié : L'IA nous fait-elle vraiment gagner du temps? Ce que Co-Intelligence change dans notre façon de travailler

Dans le cadre de la réalisation de cet article, j’ai utilisé l’intelligence artificielle comme un outil d’accompagnement dans mon processus de réflexion et de rédaction, et non comme un simple générateur de contenu. L’objectif était de m’aider à explorer plusieurs pistes, structurer mes idées et améliorer la formulation de mon article, tout en conservant une réflexion personnelle et un regard critique sur le sujet.

1. Les outils utilisés

L’outil principal utilisé pour ce travail est ChatGPT, utilisé comme assistant conversationnel tout au long du processus de création.

Je l’ai principalement utilisé pour :

  • explorer différentes idées de sujets et d’angles éditoriaux ;
  • comparer plusieurs possibilités de livres et de problématiques ;
  • construire et faire évoluer le plan de l’article ;
  • reformuler et améliorer certains passages ;
  • travailler le titre, l'introduction et les intertitres ;
  • réfléchir au référencement naturel de l’article ;
  • identifier les points nécessitant une vérification ou une recherche complémentaire.

L’IA n’a cependant pas été considérée comme une source suffisante en elle-même. Les informations factuelles concernant le livre, son auteur et son contexte ont vocation à être confrontées à des sources externes et identifiables, notamment les pages de l’éditeur et des sources professionnelles.

2. Exploration, développement des idées et créativité

La première étape n’a pas consisté à demander directement à l’IA « écris-moi un article ». J’ai d’abord travaillé sur la ligne éditoriale globale de mon blog.

L’objectif était de trouver un fil rouge autour de l’intelligence artificielle qui puisse être suffisamment large pour accueillir plusieurs articles, tout en restant cohérent avec mon parcours et mes centres d’intérêt.

Plusieurs pistes ont été envisagées avant de retenir un axe autour de l’IA, du digital et du temps. La question centrale est progressivement devenue :

« L’IA nous fait-elle vraiment gagner du temps ? »

Cette problématique permettait d’éviter une approche trop centrée sur les outils ou les tendances et d'interroger plus largement notre rapport au travail, à la productivité et à l’automatisation.

J’ai ensuite exploré plusieurs idées de premiers articles avant de retenir le format de la lecture critique autour du livre Co-Intelligence d’Ethan Mollick.

L’IA m’a donc principalement servi ici de partenaire de brainstorming : je lui ai demandé de proposer des pistes, puis j’ai conservé, modifié ou écarté les propositions en fonction de leur cohérence avec ma ligne éditoriale.

Cette étape est importante car elle montre que l’IA n’a pas déterminé seule le sujet final : elle m’a permis de confronter plusieurs possibilités avant de faire un choix éditorial.

3. Planification et organisation

Une fois le sujet choisi, j’ai utilisé ChatGPT pour passer progressivement de l’idée générale à une structure d’article.

Le travail s’est effectué en plusieurs séquences de prompts plutôt qu’en une seule demande. J’ai notamment demandé à l’IA de :

  1. proposer plusieurs problématiques autour de l’IA et de la productivité ;
  2. comparer ces problématiques et identifier leurs avantages et leurs limites ;
  3. construire plusieurs plans possibles pour une lecture critique ;
  4. sélectionner une structure cohérente avec les consignes du blog DMB ;
  5. développer progressivement chaque partie ;
  6. retravailler les transitions et la progression argumentative ;
  7. vérifier la cohérence entre le titre, la problématique et la conclusion.

Cette méthode m’a permis de conserver une logique éditoriale tout au long de la rédaction.

Le plan retenu suit notamment une progression allant de la transformation de l’IA en partenaire de travail, jusqu’à la question plus critique du temps réellement gagné. La conclusion revient ainsi à la problématique initiale plutôt que de simplement résumer le livre.

4. Rédaction et articulation

L’IA a ensuite été utilisée comme un outil d’aide à la rédaction et à la reformulation.

Je ne lui ai pas demandé de produire immédiatement une version définitive. Les différentes parties ont été travaillées progressivement afin de trouver un ton adapté à mon blog : professionnel, accessible, mais également personnel et critique.

J’ai notamment utilisé l’IA pour :

  • améliorer certaines formulations ;
  • éviter les répétitions ;
  • renforcer les transitions entre les parties ;
  • rendre certaines idées plus accessibles ;
  • proposer plusieurs formulations de titres et de chapôs ;
  • adapter le vocabulaire à une audience intéressée par le digital et les transformations du travail.

Un objectif important était également d’éviter un article trop promotionnel sur l’intelligence artificielle. Je souhaitais conserver une distance critique : l’IA peut permettre d'aller plus vite, mais cela ne signifie pas nécessairement que le temps économisé devient du temps libre.

Cette réflexion constitue finalement le fil conducteur de l’article.

Objectif d’impact

L’objectif n’était pas uniquement de produire un article informatif, mais de susciter une réflexion chez le lecteur.

Je souhaitais notamment que le lecteur puisse se poser une question après la lecture :

Si l’IA me permet de faire une tâche deux fois plus vite, qu’est-ce que je fais réellement du temps gagné ?

L’objectif est donc davantage lié à l’engagement et à la réflexion qu’à une logique de contenu purement informatif.

5. Éthique, sources et vérification des informations

L’utilisation de l’IA nécessite une vigilance particulière concernant les informations produites. Une réponse générée par ChatGPT ne peut pas être considérée automatiquement comme une source fiable.

Pour cet article, une attention particulière a donc été portée aux informations concernant Ethan Mollick, son parcours, son livre et les idées développées dans Co-Intelligence.

Les informations factuelles doivent être vérifiées à partir de sources externes, notamment :

  • la page officielle de l’éditeur du livre ;
  • des publications et interviews consacrées à Ethan Mollick ;
  • des sources professionnelles ou universitaires ;
  • les informations directement accessibles autour de l’ouvrage.

Cette étape permet également de limiter le risque d’hallucination de l’IA, notamment lorsqu’elle fournit une information précise, une citation ou une interprétation qui pourrait sembler crédible sans être exacte.

Un point de vigilance particulier concerne également ma position personnelle. Comme l’utilisation de l’IA intervient dans la préparation de l’article, il est important de ne pas présenter artificiellement comme une expérience personnelle une information qui ne l’est pas. Mon analyse doit donc rester identifiable comme une mise en perspective personnelle du contenu du livre et des sources consultées, et non comme un compte rendu fictif de chaque chapitre.

6. Exemples de prompts et interactions

Voici quelques exemples de prompts utilisés pendant le processus :

Exploration de la ligne éditoriale :

« Je veux construire une ligne éditoriale pour un blog MBA DMB autour de l’intelligence artificielle. Je souhaite éviter un contenu trop générique sur les outils IA. Propose-moi plusieurs angles éditoriaux durables, avec une vraie problématique de fond. »

Construction de la problématique :

« Je voudrais travailler sur le lien entre IA, automatisation et temps. Aide-moi à transformer cette idée en plusieurs problématiques journalistiques ou éditoriales, avec pour chacune un angle critique. »

Choix du livre :

« Parmi les livres qui permettent de réfléchir à l’IA dans le travail et à la productivité, lesquels pourraient être pertinents pour une première lecture critique ? Compare-les selon leur intérêt pour ma ligne éditoriale. »

Construction du plan :

« À partir de la problématique “L’IA nous fait-elle vraiment gagner du temps ?”, construis-moi plusieurs plans possibles pour une lecture critique de Co-Intelligence d’Ethan Mollick. Je veux un article de blog de 800 à 1000 mots, accessible mais analytique. »

Amélioration de la rédaction :

« Voici mon idée pour cette partie : l’IA permet de réaliser certaines tâches plus rapidement, mais le temps économisé peut être réinvesti dans davantage de tâches. Reformule cette idée de manière claire, naturelle et personnelle, sans tomber dans un discours promotionnel sur l’IA. »

Vérification critique :

« Dans ce texte, distingue les informations qui nécessitent une vérification auprès d’une source externe des interprétations ou opinions personnelles. Indique-moi également les affirmations qui pourraient être trop catégoriques. »

Conclusion méthodologique

Cette expérience m’a permis de comprendre que l’intérêt de l’IA dans un projet éditorial ne réside pas uniquement dans sa capacité à faire gagner du temps sur la rédaction.

Elle peut également intervenir en amont, pour explorer des idées, comparer des angles, questionner une problématique et structurer une réflexion. Dans mon cas, son utilisation a surtout permis de faire évoluer progressivement une idée générale sur l’intelligence artificielle vers une véritable ligne éditoriale.

Cette démarche rejoint finalement le sujet même de l’article : l’enjeu n’est pas seulement de savoir combien de temps l’IA permet de gagner, mais de comprendre ce que l’on choisit de faire de ce temps et de cette capacité supplémentaire.

La gen Z : un tourisme 2.0

 

Lise Cassen
Cheffe de projet CRM – Carrefour | Étudiante à l’EFAP en MBA DMB, parcours IA & Data

Toujours curieuse de comprendre ce qui se cache derrière les nouveaux usages digitaux, je m’intéresse particulièrement à l’impact de l’IA sur notre quotidien et notre manière de travailler. Je teste, j’explore, je questionne… et surtout, j’essaie de comprendre ce que nous gagnons réellement à laisser l’IA prendre une place grandissante dans nos vies.

Ce blog est mon terrain d’exploration : un espace pour partager mes découvertes, mes réflexions et mes apprentissages autour de l’IA et du digital.