Cette note accompagne mon article rebond « Un an après, Snapchat a‑t‑il réussi à faire payer les Memories ? »

  1. Les outils d’IA utilisés
  • Claude (Anthropic), modèle Claude Opus 5.5, version payante. Je l’ai utilisé pour chercher le sujet, vérifier les sources, construire la structure, clarifier certaines formulations, créer les graphiques et préparer les éléments de mise en page.
  • ChatGPT (OpenAI), abonnement ChatGPT Plus, GPT-9.1 Sol Minimal. Je l’ai utilisé pour créer la bannière avec sa génération d’images, créer le QR code de mon profil LinkedIn et m’accompagner dans la mise en page sur Divi/Wordpress.
  • Perplexity, version gratuite. Je l’ai utilisé pour trouver des sources complémentaires, que j’ai ensuite vérifiées une à une.
  1. Exploration, développement d’idées et créativité

J’ai d’abord présenté mon projet à Claude en lui demandant de jouer le rôle d’un expert en rédaction de blog, avec une règle stricte : aucune information inventée. Nous avons exploré plusieurs pistes, que j’ai écartées quand les sources manquaient ou que le sujet s’éloignait du digital. J’ai finalement choisi de répondre à l’article de Florence Segond sur le stockage payant de Snapchat, avec un angle concret : vérifier un an après, chiffres à l’appui, si les utilisateurs ont accepté de payer.

  1. Planification et organisation

Je n’ai pas obtenu mon plan avec une seule demande. Je l’ai construit en plusieurs échanges avec Claude, en corrigeant le tir à chaque étape.

La première structure proposée ressemblait à une dissertation. Elle annonçait le plan dès l’introduction et abordait le sujet sous trop d’angles à la fois, ce qui ne convenait pas à un article de blog. J’ai donc demandé à Claude de tout réorganiser autour d’une seule question : les utilisateurs de Snapchat ont‑ils accepté de payer pour garder leurs souvenirs ? Chaque partie de l’article apporte désormais un élément de réponse à cette question.

En relisant, je me suis aussi rendu compte que l’article reprenait trop d’idées déjà développées par Florence. Or un article rebond doit apporter quelque chose de nouveau. J’ai donc limité les références à son article et demandé à Claude d’ajouter des transitions entre les parties, pour que le lecteur comprenne toujours où l’article l’emmène.

Une fois le texte terminé, je suis passée à la mise en page avec ChatGPT. J’ai commencé par la bannière qui sert de titre à l’article, puis j’ai ajusté son format et son poids pour respecter les règles du blog. J’ai ensuite travaillé la mise en page dans Divi, l’outil de construction de pages utilisé sur WordPress. Pour que les conseils soient précis, j’ai montré à ChatGPT la capture d’un article dont j’aimais la présentation, puis des captures de ma propre page. Il a ainsi pu m’aider sur ce que je voyais vraiment à l’écran : la largeur de la bannière, l’alignement du texte, la taille des encadrés et les espacements.

  1. Rédaction et articulation

Je n’ai pas laissé l’IA écrire l’article à ma place. J’ai rédigé moi‑même l’introduction, puis j’ai réécrit plusieurs passages proposés par Claude, avec mes propres mots. Quand une phrase me semblait trop compliquée ou que je ne la comprenais pas, je lui demandais de la reformuler plus simplement. Mon idée était simple : si je ne comprends pas une phrase, mes lecteurs ne la comprendront pas non plus.

Je lui ai aussi donné des règles d’écriture précises. Je voulais un ton neutre, sans « je » à chaque phrase, pour que l’article reste centré sur le sujet et non sur moi. J’ai demandé d’éviter les deux‑points et les tirets, pour garder des phrases fluides. Enfin, je voulais une conclusion qui ouvre sur la suite, avec un rendez‑vous en janvier 2027, quand Snapchat commencera à archiver les souvenirs.

J’avais fixé plusieurs objectifs dès le départ. L’article devait se lire facilement, grâce à des graphiques et des images qui rendent les chiffres plus parlants. Il devait être une vraie réponse à l’article de Florence et pas un résumé. Le lecteur devait pouvoir vérifier chaque information grâce aux liens vers les sources. L’article devait enfin respecter les règles de référencement du blog, avec un titre court, des images légères et un texte descriptif pour chacune.

ChatGPT n’est intervenu qu’une fois le texte terminé, uniquement sur la présentation visuelle de l’article.

  1. Éthique, sources et hallucinations

Dès le départ, je me suis fixé une règle : ne publier aucun chiffre sans pouvoir prouver d’où il vient. L’IA peut en effet « halluciner », j’ai donc fait vérifier chaque chiffre de l’article, directement dans les documents publiés par Snapchat : son rapport financier du deuxième trimestre 2026, ses communiqués officiels et sa page d’aide. ChatGPT, lui, n’a travaillé que sur la présentation. Son aide ne garantit donc rien sur l’exactitude du contenu.

J’ai aussi été prudente avec les sources trouvées sur Perplexity. Toutes n’étaient pas fiables, et j’en ai écarté plusieurs :

  • des pages qui ne s’ouvraient pas ;
  • un site qui vendait un service, donc pas neutre ;
  • deux articles qui ne citaient eux‑mêmes aucune source.

Cette vérification a permis de corriger une vraie erreur. Un premier graphique indiquait que l’audience de Snapchat avait baissé de 6 % en Amérique du Nord, alors que Snapchat annonce officiellement 7 %. J’ai gardé le chiffre officiel.

L’IA s’est aussi trompée sur un point technique. ChatGPT me guidait dans Divi avec des termes qui n’apparaissaient pas sur mon écran. Par exemple, le réglage qu’il appelait « survol » s’appelait « Flotter » dans mon interface. Une capture d’écran a suffi à lever le doute.

Pour les visuels, la bannière de titre a été générée par IA. C’est une illustration, pas une capture réelle de l’application Snapchat. Le QR code vers mon profil LinkedIn a été créé par programmation, ce qui garantit qu’il renvoie exactement vers la bonne page. J’ai aussi veillé à ce que toutes les images soient légères, pour ne pas ralentir le blog.

Ce travail m’a appris que l’IA fait gagner beaucoup de temps pour chercher, structurer et mettre en forme. Mais elle peut aussi proposer des chiffres non vérifiés, écrire de façon trop scolaire ou donner des indications qui ne correspondent pas à l’outil utilisé. Elle reste une aide : la vérification et les décisions finales m’appartiennent.

Cette note a elle aussi été rédigée avec l’aide de l’IA, à partir de mes échanges. Les prompts de la partie suivante reprennent mes demandes, pour montrer clairement le cadre que j’ai donné à chaque étape.

  1. Exemples de prompts et interactions

Au fil du projet, j’ai appris à structurer mes demandes. J’y donne le rôle de l’IA, le contexte, la tâche, les contraintes et le format de réponse attendu. Voici quelques prompts clés de chaque étape, sous leur forme structurée.

Trouver le sujet (Claude)

« Rôle : tu es rédacteur web expert en marketing digital et en personal branding sur LinkedIn.
Contexte : je suis en MBA Digital Marketing & Business à l’EFAP. Je dois publier 7 articles sur le blog de l’école (blog.mbadmb.com) au cours de l’année. Celui‑ci est un article rebond. Il doit répondre à l’article d’un camarade, en apportant un complément de réflexion ou un point de vue différent.
Tâche : propose‑moi trois sujets d’article rebond à partir d’articles déjà publiés sur le blog.
Contraintes : le sujet doit porter sur le digital, sans rapport direct avec mon alternance en User Acquisition. Aucune information inventée. Chaque fait doit pouvoir être relié à une source primaire et vérifiable. Si une information n’est pas sourcée, signale‑le clairement.
Format : pour chaque sujet, donne l’article de départ, l’angle nouveau que je peux apporter et deux sources fiables avec leur lien. »

Ce cadrage a guidé tout le projet. C’est lui qui m’a fait abandonner Strava, faute de sources sûres, et choisir l’article de Florence Segond sur Snapchat Memories.

Construire la structure (Claude)

« Rôle : tu es éditeur de blog.
Contexte : mon article répond à celui de Florence Segond sur la fin du stockage gratuit des Memories Snapchat, un an après l’annonce. La première version part dans plusieurs directions et ressemble trop à une dissertation.
Tâche : restructure l’article autour d’une seule question, “Snap a‑t‑il réussi à faire passer ses utilisateurs au payant ?”.
Contraintes : style blog, sans annonce de plan en introduction ni intertitres numérotés. Chaque partie doit apporter un élément de réponse et se terminer par une transition vers la suivante. L’article de Florence ne doit être rappelé qu’en introduction, en conclusion et une fois au milieu, pour éviter de la répéter. Ton neutre, pas de “je” à chaque phrase, pas de deux‑points ni de tirets dans le texte.
Format : propose d’abord le fil de l’article en cinq étapes, avec un intertitre pour chacune, avant de rédiger. »

C’est à partir de cette demande que l’article est passé d’un exposé à un véritable fil conducteur.

Vérifier les chiffres (Claude)

« Rôle : tu es fact‑checker.
Contexte : voici les chiffres cités dans mon article et les sources proposées par Perplexity.
Tâche : vérifie chaque chiffre dans sa source primaire, c’est‑à‑dire le rapport financier de Snap, la newsroom de Snap ou la page d’aide officielle de Snapchat.
Contraintes : écarte toute source inaccessible, commerciale ou qui ne cite pas elle‑même ses sources. En cas d’écart entre deux sources, retiens le chiffre officiel de Snap.
Format : un tableau avec quatre colonnes, chiffre, source retenue, lien, et statut (confirmé, corrigé ou écarté). »

Cette étape a permis de corriger une vraie erreur : la baisse d’audience en Amérique du Nord était de 7 % selon Snap, et non de 6 % comme l’indiquait un premier graphique.

Créer la bannière (ChatGPT)

« Rôle : tu es designer graphique spécialisé dans les visuels de blog.
Contexte : mon article s’intitule “Un an après, Snapchat a‑t‑il réussi à faire payer les Memories ?”. Il sera publié sur un blog WordPress avec le thème Divi. Je joins la capture d’un article dont j’aime la présentation.
Tâche : crée une bannière de titre qui reprend les codes visuels de Snapchat, avec le titre et le logo.
Contraintes : format panoramique, comme sur ma capture de référence. Pas de mention “article rebond”. Poids inférieur à 200 Ko, conformément aux règles du blog.
Format : une image en WebP de 1 200 pixels de large. »

Ces exemples résument ma façon de travailler. Je précise d’abord le cadre et les contraintes, j’évalue la première proposition, puis je demande des ajustements ciblés jusqu’à obtenir le résultat voulu.

Note méthodologique par Mathilde LABOUT