Pour découvrir l’article « Le regard neuf : ce qu’un designer en formation voit dans le branding des start-ups IA », c’est juste ici.

J'ai testé claude design

1 / Les outils utilisés

  • Un seul outil a été mobilisé dans le cadre de cet article : Claude (Anthropic).

    Son rôle a été double. En amont de l’interview, il a contribué à la structuration des grandes thématiques abordées avec l’interviewée, une designer graphique en formation dont le regard extérieur sur le secteur tech constitue la matière principale de l’article. En aval, une fois les réponses recueillies, Claude a été utilisé pour produire une première version rédigée de l’article, à partir de la retranscription de l’échange.

    Dans les deux cas, son intervention a constitué un point de départ retravaillé, non un livrable final.

2 / Exploration et développement d’idées et créativité

Origine du thème

Cet article s’inscrit dans le cadre d’une thèse professionnelle portant sur l’identité visuelle des start-ups IA, et plus précisément sur la manière de construire un branding distinctif dans un secteur très codifié. L’idée d’interroger une designer en formation, donc non formatée par les conventions du secteur tech, est venue d’une intuition éditoriale : c’est précisément parce qu’elle ne connaît pas les codes qu’elle est en mesure de les observer avec acuité.

Affinement du sujet

Les grandes thématiques de l’interview ont été pensées pour progresser logiquement : du rapport personnel au design tech, vers l’observation critique du secteur, puis vers des propositions concrètes de différenciation. Claude a été sollicité pour valider et structurer cette progression thématique, en s’assurant que les blocs s’enchaînaient de manière cohérente et couvraient les angles pertinents pour la thèse. Les formulations précises de chaque question, elles, ont été entièrement rédigées manuellement, pour conserver un ton personnel et adapté au profil de l’interviewée.

    Tri et sélection des idées

    Plusieurs angles auraient pu être explorés : une interview d’un designer senior spécialisé dans la tech, une comparaison entre plusieurs profils, ou un format plus théorique sans parole d’expert. Le choix d’un regard junior et extérieur au secteur a été délibéré : il crée un contrepoint utile aux discours habituels sur le branding IA, souvent produits par des acteurs déjà immergés dans ses codes. La question de clôture, ouverte et sans direction imposée, visait également à laisser émerger des intuitions non anticipées.

    3 / Planification et organisation

    Étape 1 – Structuration des thématiques (Claude)

    Claude a été utilisé pour organiser les grandes parties de l’interview autour d’une progression logique. Le prompt utilisé ressemblait à ceci :

    « Je prépare une interview d’une designer graphique en formation pour un article lié à ma thèse sur l’identité visuelle des start-ups IA. Je veux explorer son regard extérieur sur le secteur : son rapport au design tech, sa perception des codes visuels du secteur, ses intuitions sur la différenciation, et ce qu’elle ferait concrètement si elle devait créer une identité pour une start-up IA. Propose-moi une structure en grands blocs thématiques, avec une progression logique. »

    Cette structure a ensuite été ajustée et les questions précises ont été rédigées manuellement.

    Étape 2 – Rédaction de la V1 de l’article (Claude)

    Une fois l’interview réalisée et retranscrite, Claude a produit une première version rédigée de l’article. Il s’est agi de transformer un échange oral en texte structuré, en préservant la personnalité des réponses et la logique de la conversation. Cette étape a permis de disposer rapidement d’une base de travail complète, sans se perdre dans le passage parfois laborieux de la retranscription brute à l’article fini.

      Étape 3 – Réécriture et validation humaine

      La V1 produite par Claude a été reprise en profondeur : reformulation des passages trop lisses, vérification de la fidélité aux propos de l’interviewée, ajout de contexte éditorial lié à la thèse, et ajustement du ton général. Une attention particulière a été portée à ne pas trahir la pensée de l’interviewée en la reformulant, ni à sur-interpréter ses réponses pour les faire coller à une thèse préétablie.

      4 / Rédaction et articulation

      ——

      5 / Éthique, source et hallucination

      Contrôle humain systématique

      L’article reposant sur une interview réelle, le principal enjeu de vérification concernait la fidélité aux propos de l’interviewée. Chaque reformulation a été relue en regard de la retranscription originale pour s’assurer qu’aucun glissement de sens ne s’était introduit lors du passage par Claude. Les citations directes ont été vérifiées mot pour mot.

      Points positifs

      • Claude a permis de structurer rapidement une grille d’interview cohérente avec les objectifs de la thèse, sans partir d’une page blanche. En phase de rédaction, il a facilité la mise en forme d’un matériau oral dense et non linéaire en un texte lisible et organisé.

        Limites rencontrées

      • Le principal risque identifié était que la V1 générée par Claude tende à lisser les aspérités du discours oral, à uniformiser le style ou à sur-interpréter certaines réponses pour leur donner une cohérence qu’elles n’avaient pas forcément. Ce biais de reformulation a constitué le point de vigilance principal lors de la relecture humaine.

        Les intelligences artificielles ont joué un rôle d’appui structurant dans la conception et la rédaction de cet article : cadrage thématique de l’interview avec Claude, puis première mise en forme du contenu à partir des réponses recueillies. Les questions posées à l’interviewée, les choix éditoriaux, l’analyse des réponses et la validation finale du texte ont relevé d’un travail entièrement humain. L’interview elle-même, matière première de l’article, n’a impliqué aucun outil d’IA