Note méthodologique
Usage des outils d’IA générative dans la réalisation de l’article
Entretien : Entreprendre à l’ère du digital — interview de Laura Genest
1. Outils utilisés
ChatGPT — GPT-5.1, version payante
https://chat.openai.com
Utilisé comme assistant de préparation éditoriale pour cadrer l’interview, challenger mes questions, identifier les angles à approfondir et structurer l’article final dans un format clair, fluide et adapté à LinkedIn.
Gemini — version payante
https://gemini.google.com
Utilisé pour m’aider à retranscrire l’entretien à partir de l’échange réalisé avec Laura Genest. La transcription a ensuite été relue, corrigée et retravaillée manuellement afin de respecter le sens des propos et de conserver une formulation naturelle.
Perplexity AI — version gratuite
https://www.perplexity.ai
Utilisé en amont pour effectuer une veille rapide sur le profil de Laura Genest, son activité, son positionnement, sa présence digitale et les actualités ou éléments récents disponibles publiquement. L’objectif était de préparer un entretien personnalisé, contextualisé et non générique.
Utilisé comme support de publication et comme source d’observation du positionnement professionnel de l’interviewée : présentation de son activité, manière de communiquer, prises de parole, univers entrepreneurial et signaux de personal branding.
2. Exploration, développement des idées et cadrage
Avant de construire l’interview, j’ai d’abord réalisé un travail de recherche sur Laura Genest et son activité. L’objectif était de mieux comprendre son parcours, son positionnement, son rapport au digital et la manière dont elle avait construit sa visibilité en ligne.
J’ai utilisé Perplexity et LinkedIn pour repérer les informations publiques utiles : activité actuelle, présence sur les réseaux sociaux, éléments de communication, posture entrepreneuriale et sujets récurrents dans sa prise de parole. Cette veille m’a permis de ne pas partir sur une interview trop générale, mais de construire un échange plus ciblé autour de l’entrepreneuriat, du digital et de la légitimité professionnelle.
À partir de cette première phase, j’ai rédigé moi-même une liste de questions. L’IA est ensuite intervenue comme un outil de challenge : je lui ai demandé d’identifier les questions trop fermées, les formulations redondantes ou les angles qui méritaient d’être approfondis.
Cela m’a permis d’affiner l’entretien autour de plusieurs axes :
- le déclic entrepreneurial ;
- le rôle du digital dans le lancement d’une activité ;
- la place des réseaux sociaux dans la construction de la crédibilité ;
- les freins rencontrés en tant que femme entrepreneure ;
- les conseils à transmettre à d’autres profils qui souhaitent se lancer.
3. Organisation et planification du contenu
L’IA m’a aidée à organiser l’entretien en séquence logique, afin que les questions ne soient pas simplement juxtaposées mais qu’elles racontent une progression.
La structure finale suit un cheminement volontaire :
- comprendre le point de départ et le déclic ;
- analyser le rôle du digital dans le lancement ;
- identifier les outils et leviers utilisés ;
- interroger la légitimité et la visibilité ;
- ouvrir sur les freins et les conseils.
ChatGPT m’a permis de tester plusieurs ordres possibles pour les questions. Certaines propositions ont été écartées lorsqu’elles rendaient l’échange trop scolaire ou trop éloigné du ton naturel de l’interview. J’ai conservé une structure simple, accessible et proche d’une conversation.
L’objectif était de garder la spontanéité de l’entretien tout en construisant un article lisible, avec un vrai fil conducteur : montrer que le digital peut être un levier de lancement et de crédibilité, mais qu’il ne remplace ni la régularité, ni le positionnement, ni la capacité à s’exprimer clairement.
4. Rédaction de l’article
Après l’entretien, j’ai utilisé Gemini pour réaliser une première transcription de l’échange. Cette étape m’a permis de gagner du temps sur la récupération du contenu brut, mais elle n’a pas été utilisée telle quelle.
J’ai ensuite relu l’intégralité de la transcription pour :
- corriger les erreurs éventuelles ;
- reformuler les phrases trop orales ;
- conserver le sens exact des réponses ;
- supprimer les répétitions naturelles de l’oral ;
- préserver le ton et la personnalité de l’interviewée ;
- rendre l’article plus agréable à lire.
ChatGPT a ensuite été utilisé comme assistant éditorial pour travailler la mise en forme de l’article : formulation de l’introduction, enchaînement des questions, clarté des transitions et conclusion.
L’IA m’a également aidée à rendre certains passages plus fluides sans dénaturer le propos de Laura Genest. Le travail final a donc consisté à trouver un équilibre entre fidélité à l’entretien et lisibilité éditoriale.
5. Éthique, vérification et prévention des erreurs
Pour cet article, la vigilance principale concernait la fidélité aux propos de la personne interviewée.
J’ai veillé à ne pas faire dire à Laura Genest ce qu’elle n’avait pas dit. Les réponses ont été reformulées uniquement lorsque cela permettait d’améliorer la clarté ou de passer de l’oral à l’écrit, sans modifier le sens.
La transcription générée par Gemini a été vérifiée manuellement, car ce type d’outil peut parfois confondre certains mots, simplifier des formulations ou mal interpréter des passages. L’IA n’a donc pas été considérée comme une source fiable en soi, mais comme un premier support de travail.
J’ai également vérifié les informations issues de la veille afin de ne pas intégrer d’éléments incertains ou non pertinents. Les données publiques repérées en amont ont surtout servi à préparer l’échange, pas à remplacer les réponses de l’interviewée.
Cette démarche m’a permis d’utiliser l’IA de manière utile, sans automatiser l’interview ni dépersonnaliser le contenu.
6. Exemples de prompts utilisés
Voici quelques exemples représentatifs de prompts utilisés pendant la préparation et la mise en forme de l’article :
« À partir de ce profil LinkedIn et de ces informations publiques, aide-moi à identifier les grands angles possibles pour une interview sur l’entrepreneuriat et le digital. »
« Voici les questions que j’ai rédigées pour mon interview. Peux-tu me dire lesquelles sont trop fermées, redondantes ou peu exploitables ? »
« Aide-moi à reformuler ces questions pour qu’elles soient plus naturelles, tout en restant professionnelles. »
« Propose un ordre logique pour ces questions afin que l’interview raconte une progression. »
« À partir de cette transcription, aide-moi à identifier les passages qui méritent d’être conservés dans l’article. »
« Reformule ce passage oral pour le rendre plus lisible à l’écrit, sans changer le sens de la réponse. »
« Propose une introduction courte pour contextualiser l’interview, sans en faire trop. »
« Aide-moi à rédiger une conclusion qui fasse ressortir l’idée que le digital est un levier de lancement et de légitimité. »
Ces prompts montrent une utilisation de l’IA à plusieurs étapes : veille, préparation, challenge, transcription, structuration et optimisation éditoriale.
7. Conclusion
Pour cet article, l’IA a été utilisée comme un outil d’accompagnement à la préparation et à la mise en forme d’une interview.
Elle m’a permis de :
- mieux préparer l’échange grâce à une veille préalable ;
- challenger mes questions sans les déléguer ;
- organiser l’entretien autour d’un fil conducteur clair ;
- accélérer la transcription grâce à Gemini ;
- améliorer la lisibilité de l’article final ;
- préserver la cohérence entre le format interview et les enjeux abordés.
Le cœur du travail est resté humain : choix de l’interviewée, préparation des questions, conduite de l’échange, sélection des réponses, relecture et interprétation. L’IA a facilité certaines étapes techniques et éditoriales, mais n’a jamais remplacé la relation, l’écoute ni le regard critique nécessaires à un entretien.
