Les outils utilisés

Un seul outil d’IA a servi à ce travail : Claude, l’assistant d’IA générative développé par Anthropic, avec le modèle Claude Opus 5.5, utilisé dans l’application Claude (claude.ai). Version : payante.

J’ai mobilisé quatre de ses fonctions :

  • La recherche web intégrée, pour trouver les données puis relire chaque chiffre sur sa page d’origine.
  • L’exécution de code, pour mettre en page l’infographie, l’exporter en image et la compresser sous la limite de 200 Ko imposée par le blog.
  • L’éditeur de documents de Claude, pour rédiger l’article, la fiche SEO, le post LinkedIn et cette note.
  • La lecture d’images, pour transmettre les consignes de l’école sous forme de captures d’écran.

Aucune image n’a été générée par l’IA : l’infographie est une mise en page de textes et de formes simples. Les logos du MBA DMB et de l’EFAP proviennent des documents officiels de l’école. Les données viennent de trois sources humaines : MotoGP.com, Blinkfire Analytics et BlackBook Motorsport.

Exploration et développement d’idées

Le thème MotoGP et digital est le mien, nourri par mon expérience de community manager sports mécaniques chez Canal+. Après avoir transmis à Claude les consignes de l’école, je lui ai demandé quels sujets associer à ce thème. Il m’a proposé six angles. J’ai retenu l’audience digitale, le plus chiffré, et écarté les autres, moins sourcés ou datés. Les sources étant en anglais, les chiffres ont été traduits et adaptés en français.

Planification et organisation

Plutôt qu’un prompt unique, j’ai avancé par étapes, en validant chaque résultat avant de passer au suivant :

Cadrage. J’ai envoyé les huit pages de consignes de l’école en captures d’écran, en demandant à Claude de les mémoriser sans rien produire.

Exploration. J’ai demandé les sujets les plus pertinents sur le MotoGP et le digital. Six angles sourcés sont revenus.

Choix de l’angle. Une fois l’audience digitale retenue, Claude a cherché des données 2026. Aucun bilan complet n’existait, la saison étant en cours : le bilan officiel 2025 est donc devenu la référence.

Méthode. J’ai demandé un plan clair de la démarche, organisé en deux volets : la production de l’infographie et cette note.

Production. J’ai commandé l’infographie avec un cahier des charges précis : zéro faute, police Arial, ton journalistique, aucun tic d’écriture typique de l’IA et uniquement des chiffres sûrs.

Ajustements. J’ai ajouté mon lien LinkedIn, validé la mise en page des logos et demandé à comprendre le texte ALT.

Article. J’ai fait rédiger l’article d’accompagnement, sa fiche SEO, et une checklist de publication.

Publication. J’ai posé mes questions pratiques sur WordPress, comme la différence entre un article et une page.

Rédaction et articulation

Claude a rédigé les premières versions des textes : ceux de l’infographie, l’article de 847 mots, la fiche SEO et le post LinkedIn. Je lui ai imposé un ton journalistique, sans formules creuses, et des phrases courtes adaptées à la lecture en ligne.

Ma part a porté sur les décisions :

  • le choix du thème et de l’angle ;
  • le cahier des charges (ton, police, interdits, niveau d’exigence sur les chiffres) ;
  • la validation de chaque bloc de l’infographie et de l’article ;
  • l’ajout de mes informations personnelles, comme mon profil LinkedIn ;
  • la publication et l’intégration dans WordPress.

La première version a été retravaillée pour coller strictement aux sources. « Records d’audience » est devenu « croissance record », l’expression exacte du communiqué officiel. « Un fan sur deux » a laissé place à « plus de 50 % des fans », plus fidèle à la donnée d’origine. La typographie française a aussi été respectée, avec les espaces insécables avant les deux-points et les pourcentages.

Éthique, sources et hallucinations

Chaque chiffre publié a été relu sur sa page d’origine, et non sur un résumé de moteur de recherche. Seules trois sources ont été conservées : le communiqué officiel du championnat sur MotoGP.com, la société de mesure d’audience Blinkfire Analytics et le média spécialisé BlackBook Motorsport. Toutes sont citées en bas de l’infographie et de l’article.

La relecture a aussi permis de corriger une erreur de l’IA : le nom de la source « BlackBook Motorsport », d’abord écrit en deux mots. Aucun chiffre inventé n’a été repéré. En revanche, l’IA avait tendance à sur-interpréter certaines données, par exemple en présentant la hausse des audiences télé comme une conséquence du digital. Ces passages ont été reformulés avec prudence.

Par transparence : les textes de l’infographie, de l’article et de cette note ont été rédigés avec l’aide de Claude, puis relus et validés par moi.

Les avantages. L’IA m’a fait gagner un temps considérable sur la recherche, la mise en page et les contraintes techniques (poids du fichier, balises SEO). Elle m’a aussi permis de croiser rapidement des sources en anglais, en italien et en espagnol.

Les limites. Sans consigne explicite, l’IA peut reprendre un chiffre ambigu ou une source secondaire. Elle ne connaît pas non plus mes informations personnelles, ni les choix éditoriaux qui m’appartiennent. La vérification humaine reste donc indispensable, surtout pour une infographie publiée sous mon nom.

Exemples de prompts et interactions

Trois échanges ont fait avancer le projet de façon décisive (prompts cités avec l’orthographe corrigée).

Trouver le sujet. « Je veux faire l’infographie, le sujet : le MotoGP et le digital. Trouve-moi les sujets les plus pertinents sur ces deux thématiques. » Claude a répondu par six angles, chacun appuyé sur des chiffres et des sources. J’ai pu choisir en connaissance de cause, en quelques minutes.

Garantir la fiabilité. « En te basant uniquement sur des sources fiables, les chiffres dont tu n’es pas sûr ou qui sont ambigus, ne les mets pas. Prends uniquement les chiffres clés fiables à 100 %. » Cette consigne a poussé l’IA à relire chaque page d’origine et à écarter cinq données douteuses. C’est ce prompt qui a résolu le principal risque du projet : publier un chiffre faux sous mon nom.

Comprendre une notion SEO. « Qu’est-ce que le texte ALT, en termes ultra simples ? » La réponse tenait en trois usages : aider Google à comprendre l’image, permettre sa lecture par les personnes malvoyantes, la remplacer quand elle ne s’affiche pas. Elle était accompagnée d’un texte prêt à coller dans WordPress. Une notion SEO désormais claire pour moi.