Cette note accompagne mon article « Être n°1 sur Google = être cité par son IA ? Ce que disent les données » et détaille comment j'ai utilisé l'IA pour le produire, et où j'ai dû la corriger.
Contenus : infographie et article LinkedIn
IA utilisée : Claude (Opus 5.5) avec les connecteurs Canva et Google Docs
Rôle de l'IA : recherche, structuration, maquettes. Vérification et arbitrages : moi
1. Outils utilisés
- Claude Cowork (Anthropic) avec le modèle Opus 5.5, version payante Pro, claude.ai : utilisé en conversation, avec la recherche web activée.
- Canva, version gratuite, canva.com : construction des maquettes directement dans mon fichier Canva.
- Connecteur Canva dans Claude Cowork, claude.com/fr/marketplace/connectors/canva.
- Google Docs, version gratuite, docs.google.com : mise en forme des textes d'accompagnement.
- Connecteur Google Docs dans Claude Cowork, claude.com/fr/marketplace/connectors/google-drive.
- StatCounter, gs.statcounter.com : consulté par moi-même pour vérifier la part de marché de Google en France.
- Coolors, coolors.co : choix de la palette de couleurs.
2. Exploration, développement d'idées et créativité
Point de départ : mon projet professionnel (consultant SEO / GEO) et la question « SEO, GEO : l'un sans l'autre, est-ce possible ? », un débat ouvert depuis 2023.
J'ai demandé à Claude un avis critique de social media manager : il a jugé la réponse trop prévisible et proposé de resserrer sur le lien entre classement et citation. J'ai retenu cet angle. Les études clés (Ahrefs, Originality.ai) étant en anglais, je les ai traduites et adaptées.
3. Planification et organisation
Je n'ai pas utilisé de prompt unique. J'ai travaillé par séquence, chaque étape s'appuyant sur mon retour à la précédente :
- Le cadrage : validation critique du sujet, choix de la cible (marketeurs non spécialistes) et des données.
- Le zoning : plan bloc par bloc au format 1622 × 2073 px, avec une lecture en Z et une hiérarchie (titre, chiffre clé, appel à l'action).
- La construction : première maquette dans Canva, puis deux directions alternatives (éditoriale et contrastée) après mon refus du rendu « par défaut ».
- La logique du récit : réorganisation des blocs pour suivre un raisonnement : les usages changent, Google reste la porte d'entrée, l'IA capte des clics, être n°1 ne garantit pas d'être cité, ce qu'il faut suivre.
- L’identité visuelle : application de ma couleur (#191970), puis duplication de ma propre version pour que l'IA corrige contrastes, alignements et marges en gardant une trace de l'évolution.
- L'article : développement de chaque donnée de l'infographie, ajout de sources complémentaires (SparkToro, Pew Research Center, Search Engine Journal, Seer Interactive) et sélection d'articles récents du blog MBA DMB pour le maillage interne.
- La couverture : choix d'un chiffre qui répond au titre sans le répéter (4/10), visualisé par 10 cartes N°1, puis test d'une variante plus précise (4,2/10) que j'ai retenue.
4. Rédaction et articulation
L'IA m'a aidé à condenser chaque donnée en un message de deux lignes maximum, comme l'exige le format. J'ai personnalisé la première version :
- Titre reformulé en question (« Être n°1 sur Google = être cité par son IA ? ») avec une réponse courte : « Pas forcément. »
- Appel à l'action modifié : la version initiale renvoyait vers ChatGPT alors que toutes les données portent sur Google. Il invite maintenant à tester une question de son secteur dans Google.
- Tonalité sobre et factuelle, pour se distinguer des contenus LinkedIn sans valeur ajoutée.
5. Éthique, sources et hallucinations
Chaque chiffre est sourcé sous son bloc dans l'infographie et a été vérifié à la source. Plusieurs propositions de l'IA ont été corrigées :
- « Google garde 90 % des recherches » était inexact : StatCounter mesure une part de marché entre moteurs de recherche. J'ai remplacé ce chiffre mondial par le chiffre France que j'ai relevé moi-même (88 %, septembre 2026).
- Le chiffre d'octobre 2026 (89,17 %) a été écarté : le mois n'était pas terminé à la date de publication.
- L'étude Ahrefs mesurait la part des pages citées présentes dans le top 10, ce qui ne répondait pas directement à la question. J'ai ajouté une donnée de l’étude Originality.ai qui y répond.
- Les deux études Ahrefs reposent sur des échantillons différents, ce qui est indiqué sous les barres pour ne pas suggérer une fausse évolution.
- L'IA a confondu deux chiffres d'études différentes (Writesonic et Ahrefs). J'ai relevé l'incohérence et écarté l'étude Writesonic, absente de l'infographie.
- Pour l'article, la date de lancement des AI Overviews en France (22 juillet 2026) et les chiffres de Seer Interactive ont été vérifiés à la source. La limite de cette étude (un seul compte pèse lourd dans l'un des chiffres) est signalée dans le texte.
- La capture de l'Aperçu IA a été refaite par moi-même : les résultats changeaient d'une recherche à l'autre, et la légende décrit ce que montre l'image plutôt que ce qu'on voudrait qu'elle montre.
Limites : l'étude Originality.ai porte uniquement sur des requêtes YMYL (santé, finance, droit, politique), et les études Ahrefs et Originality.ai portent sur des données internationales. Aucune donnée client de mon alternance n'a été utilisée. L'IA m'a fait gagner du temps sur la recherche et la mise en page, mais elle a commis des erreurs et ses premières maquettes étaient génériques : la vérification et les arbitrages finaux sont les miens.
6. Exemples de prompts et interactions
Prompt de cadrage
« En tant que social media manager, est-ce que ce sujet est viable pour une infographie qui va réellement être publiée et lue par une cible précise ? Sois critique et apporte-moi ton avis et tes suggestions (surtout si je veux qu'il y ait de la donnée chiffrée). »
Résultat : la question initiale a été jugée trop prévisible, et l'angle « classement / citation » a été proposé avec des données vérifiables.
Prompt de critique visuelle
« Elle ne me plaît pas au niveau de la forme. Je trouve qu'il y a des traces de ta mise en page, ta manière de designer par défaut. »
Résultat : identification des défauts (cartes arrondies, aplats pastel, grille trop symétrique) et proposition de deux directions alternatives.
Prompt de vérification
« Dis-moi ce que j'ai changé et ce que t'en penses (sois critique sur tous les aspects). Les données et leurs phrases accompagnatrices permettent-elles bien de justifier la question de l'infographie ? »
Résultat : découverte que la donnée Ahrefs répondait à la question inverse, et ajout de la donnée Originality.ai.
Prompt de contrôle
« Pourquoi 4/10 ou environ 42 % seraient les bons chiffres pour les deux études alors qu'Originality.ai affiche 58 % et Writesonic 38 ? »
Résultat : l'IA a reconnu une confusion entre deux études, et j'ai retiré la source Writesonic pour garder une phrase cohérente avec la source affichée.
En résumé, l'IA a été un accélérateur et un regard critique, pas un auteur : les sources, les corrections et les arbitrages finaux restent les miens.
Hugo DUMONTET
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