1. Les outils utilisés

Claude (Anthropic), version Max. C’est le seul outil IA que j’ai utilisé pour cet article. Je m’en sers surtout pour structurer mes idées, vérifier des notions et m’aider à rédiger, avec sa recherche web activée pour retrouver les sources.

2. Exploration et développement d’idées

L’idée ne vient pas de l’IA : c’est mon sujet de thèse. Je suis arrivé avec ma problématique déjà écrite et ma définition de la « conscience consommateur ». Ce que je voulais de Claude, ce n’était pas une idée, c’était un avis : est-ce que ce que j’avance existe vraiment dans la recherche, ou est-ce que je me raconte des choses ? C’est un peu la crainte quand on travaille sur un sujet aussi pointu tout seul. Donc je l’ai utilisé pour confronter mon intuition à ce qui se fait vraiment.

3. Planification et organisation

J’ai avancé par étapes. D’abord une vérification (« est-ce que des travaux appliquent vraiment les world models au comportement du consommateur ? »), ensuite un plan, ensuite la rédaction partie par partie. Pour le plan je voulais aller du plus simple au plus perso : d’abord expliquer ce qu’est un modèle de monde, puis la différence corrélation / causalité, puis l’éthique, et finir sur mon terrain d’alternant.

4. Rédaction et articulation

Claude m’a sorti un premier jet, mais trop « expert » à mon goût, pas assez ma voix. Je lui ai demandé de reprendre en première personne, avec un ton d’étudiant qui explique où il en est, pas de spécialiste qui donne des leçons. Mon objectif c’était que ça reste lisible pour les autres étudiants du MBA sans être faux scientifiquement. J’ai pas mal ajusté les transitions à la main.

5. Éthique, sources et hallucinations

C’est là que j’ai fait le plus attention, parce que sur un sujet comme ça c’est facile de dire une bêtise qui sonne bien.

Premier point : les sources. J’ai refusé toute référence que je ne pouvais pas vérifier. À un moment j’ai demandé « cette hypothèse est adossée à des travaux réels ou je surinterprète ? », justement pour ne pas construire l’article sur du vent. On est remontés aux vrais travaux (Ha et Schmidhuber en 2018, des recherches plus récentes sur le consommateur, les positions de LeCun et Hassabis avec leurs dates).

Deuxième point, plus subtil : au début le texte laissait entendre que le modèle avait une « conscience » comme un humain. C’est faux, un modèle ne ressent rien. Je l’ai fait corriger pour bien préciser qu’on parle d’une représentation des états du consommateur, pas d’un ressenti. C’est un détail mais il change tout le sens, et je ne voulais surtout pas le laisser passer.

6. Exemples de prompts

Quelques échanges réels :
« Ma thèse dit qu’on passe d’une modélisation corrélationnelle à causale des états du consommateur, est-ce que ça existe dans la recherche ou est-ce que je surinterprète ? »
« Reprends en première personne, ton étudiant qui partage, pas expert. »
« Là tu parles de conscience, mais le modèle ne ressent rien, reformule. »

Bilan. L’IA m’a fait gagner du temps sur la structure et la vérification des sources. Mais le sujet et l’angle sont les miens, et j’ai contrôlé chaque source avant de publier. C’est ma thèse, pas celle de l’IA.