Note méthodologie n°2 (Article rebond)
Lien vers mon artcle : https://blog.mbadmb.com/ia-et-le-syndrome-du-cerveau-en-veille-pourquoi-deleguer-nest-pas-abdiquer/
Dans le cadre de cet article, j’ai choisi d’intégrer l’intelligence artificielle non pas comme un substitut à ma réflexion, mais comme un levier pour structurer et affiner ma pensée.
A) La phase d’intention : garder la maîtrise du sens
Tout a commencé par une réaction personnelle à la lecture de l’article de mon camarade.
J’avais une intuition forte que l’IA est une opportunité, mais elle présente un risque d’atrophie cognitive.
C’est moi qui ai défini l’angle d’attaque avant même de solliciter l’outil, j’avais identifié mon point de rupture avec la thèse initiale : la nuance vitale entre « déléguer » (transférer une tâche) et « abdiquer » (renoncer à l’effort de penser).
B) Le dialogue avec l’IA : poser les bonnes questions
Pour construire mon argumentation, j’ai utilisé l’IA comme un interlocuteur critique.
Ma méthode de questionnement s’est déroulée en trois étapes :
– La structuration : j’ai soumis mes idées en vrac pour tester leur cohérence logique et identifier les points de friction.
– L’enrichissement sémantique : j’ai interrogé l’IA pour trouver les termes les plus justes comme l’usage du mot « altérité » ou la définition des « signaux faibles » afin de donner plus de poids à mon analyse des relations humaines
– Le titrage : j’ai sollicité plusieurs itérations pour mon titre afin de trouver l’équilibre parfait entre l’impact visuel et la rigueur du sujet.
C) Le pilotage et l’arbitrage final
Conformément aux principes que je défends dans mon article, je n’ai jamais laissé l’IA décider de la conclusion. J’ai agi en pilote de l’algorithme : j’ai systématiquement reformulé les propositions de la machine pour y insuffler mon propre style et ma sensibilité. J’ai volontairement écarté certaines suggestions trop lisses pour conserver la dimension « viscérale » et humaine de mon propos
En finalité, j’ai veillé à ce que l’effort intellectuel de synthèse vienne de moi, en utilisant l’outil uniquement pour « dégrossir » le travail de mise en forme.
D) Conclusion de ma démarche
Cette expérience m’a permis d’appliquer concrètement ma propre thèse : l’IA m’a fait gagner du temps sur la logistique rédactionnelle, mais j’ai utilisé ce temps libéré pour approfondir ma réflexion critique.
La valeur ajoutée de cet article réside dans le choix de mes questions et dans mon arbitrage final, prouvant ainsi que l’outil ne vaut que par l’esprit qui le dirige.