Le référencement et ses contraintes

Les agences web se doivent aujourd’hui de proposer des prestations améliorant le référencement de leurs clients (SEO, SEA). Mais la tâche du référenceur est un travail souvent de long terme, demandant l’implication et la compréhension du client qui n’est pas toujours facile à obtenir. En réponse à ces freins, on voit désormais apparaître de nouvelles prestations proposées par certaines agences ou experts du référencement qui vendent du netlinking à moindre frais pour le client, et rapide à exécuter pour le prestataire. Voici le détail de ces nouvelles techniques.

netlinking-SEO

Le netlinking d’après Wikipédia :

Le netlinking, link building, ou tissage de liens est l’augmentation du nombre de liens hypertextes menant vers un site web, à partir de sites dont le public correspond à celui visé. Il peut se faire par échange ou achat de liens. L’objectif est d’améliorer le référencement dans les moteurs de recherche.

Le netlinking en pratique

Le netlinking obéi à quelques règles simples que même Wikipédia semble connaitre : Les liens peuvent être réciproques ou pas, les sites reliés doivent correspondre en terme de thématique ou en terme de public, les liens peuvent être optimisés sur des mots clés (dans la limite d’une certaine proportion). Pendant un temps, les annuaires de liens faisaient légion (ils sont encore très répandus), mais Google pénalise de plus en plus cette pratique. On a vu aussi apparaître les fermes de liens, des galaxies de sites web de faibles qualités proposant des campagnes de netlinking massives (parfois plus de 10000 liens !). Là aussi Google a sévit et punit sévèrement ces pratiques.

Mais les « black hat » du SEO ont de la ressource et s’adaptent constamment pour tenter d’abuser Google.

La nouvelle technique « black hat » pour le netlinking

D’après plusieurs experts du SEO, il semblerait que les liens externes pointant vers un site aient beaucoup plus d’impact sur le référencement que des liens réciproques, et cela peu importe la concordance de thématique ou de public.

Partant de ce principe, ces experts conseillent au agences de se construire un réseau de sites d’informations/actualités, en s’appliquant à créer un design de qualité, une base de contenus optimisés, et parfois même en achetant des noms de domaines abandonnés pour profiter du référencement des anciens sites.

Une fois ce réseau de sites construit, l’agence peut proposer à ses client une prestation de netlinking ayant un impact conséquent sur leur référencement, en créant un article de minimum 500 mots parlant de l’entreprise ou l’activité du client avec un lien optimisé ou pas sur chacun de ses sites. Si l’agence en a une vingtaine, l’impact est visible assez rapidement pour le client.

Ces nouvelles fermes de liens se développent de plus en plus, et il est beaucoup plus difficile pour Google de les détecter car les liens ne sont pas tous placés sur une même page, l’agence a la main sur les liens et peut les retirer dès qu’elle le souhaite, et la concordance de thème ou de public est dépassée car un site d’actu économique peut aborder n’importe quel thème sur n’importe quel secteur d’activité.

Fausse bonne idée pour les agences ?

Les « whites hat » du SEO conseilleront toujours de privilégier les liens de qualité, mais la concurrence cruelle à laquelle sont livrés les agences favorise pleinement ce genre de pratiques opportunistes

La question qui se pose désormais : combien de temps avant que Google ne se penche sur ces pratiques et décide de les pénaliser ? Car il faut toujours garder en tête que ces pratiques comportent un risque, et faire prendre un risque à ses clients peut être lourd de conséquences. En effet la loi de Murphy est claire « If it can go wrong, it will »