Le Visionary Day, l’événement pour découvrir les tendances digitales de 2022

Le 20 janvier 2022 devait avoir lieu, à Paris, le Visonary Day en partenariat avec le #HubInstitute et Microsoft France. Malheureusement, à cause de la situation sanitaire, cette journée est passée en full distanciel. Est-ce que le métavers prend de l’ampleur ?

Vincent Montet a présidé cette journée en introduisant les différents intervenants. Certains ont eu  droit à une interview concernant leur parcours, ce qu’ils font dans leur métier actuellement et pourquoi avoir fait ce choix de travail. D’autres ont présenté leur sujet de prédilection.

Les différents intervenants ayant pris la parole sont Julien-Henri MAURICE, Othman CHIHEB, Mazéguela MEITE, Lauralee DARIEN UENNI, Eric BRIONES, Arnaud LEROUX, Agnès MASCLA, Judith RODRIGUEZ, Severine LIENARD, Tiffany SOUTERRE, Cyril GRIRA, Sébastien IMBERT. Ils ont échangé avec toutes les promotions du MBA Digital Marketing et Business en France et à l’étranger, ainsi que les alumnis pouvant être présent.

Les sujets évoqués durant la journée avaient tous une même essence et nous ont permis de mettre un pied dans la révolution du digital : #InsideDigitalRevolution.

La place de la presse dans le monde d’aujourd’hui

Dans un premier temps Julien-Henri MAURICE a parlé de la place actuelle de la presse dans ce monde de plus en plus digitalisé. Aujourd’hui, la priorité du service marketing du journal Le Point dans lequel il travail, est de développer les abonnements, qu’ils soient sous format print ou digitaux.

Avoir des abonnements est intéressant car ils permettent de garder une audience fixe tout au long du mois. Dans cette entreprise, les options digitales incorporées ne viennent pas remplacer le print mais viennent l’épauler et le compléter. Durant cette période de COVID, il est important de digitaliser les canaux du journal mais le print résiste.

Ce qui pour lui a été challengeant c’est sa prise de fonction qui a eu lieu à la sortie du premier confinement. La rencontre de son équipe a pris du temps mais il lui a fallu s’adapter. Le point important auquel il est attentif lors des entretiens, est la passion que possède le candidat. En tant que chef d’équipe, il trouve que la passion permet de s’impliquer, d’évoluer et d’apprendre plus vite. La passion montre l’intérêt envers un sujet, surtout lorsque le candidat pose des questions pertinentes et rebondit sur ce qui est dit.

Microsoft permet de découvrir le métavers

Ensuite, Othman CHIHEB, a présenté l’Holo Lens, un casque, créé et vendu par Microsoft, permettant la projection d’hologrammes et le développement du métavers. Il peut être utilisé dans diverses situations bien qu’il ne soit pas encore mis en place dans notre vie de tous les jours. L’un des secteurs où ce casque est déjà en place est celui de l’industrie. 

metavers
HoloLens 2

Dans ce cas-là, il est surtout utilisé pour faire de la formation on site afin d’améliorer le taux d’apprentissage des employés. Il peut également faire office de guide pratique pour comprendre comment marche une machine ou même d’appeler en visio un intervenant extérieur afin d’être guidé, ce qui réduit le nombre de déplacements des équipes extérieurs.

Petit à petit, son utilisation se développe dans d’autres secteurs. Certains musées à Paris, comme le musée d’histoire naturelle, l’utilise pour que le visiteur, tout en étant dans un espace vide grâce au Holo Lens, puisse découvrir des espèces d’animaux éteints qui évoluent autour de lui. C’est un moyen beaucoup plus ludique, amusant et divertissant de visiter les musées afin de s’instruire.

Vous vous souvenez sûrement de M. Mélenchon qui a réalisé des meetings simultanés en 2017 ? Ce casque, de manière plus aboutie, permet de réaliser cette tâche grâce aux hologrammes en transformant à l’identique un objet réel en objet numérique. C’est ce que l’on appelle un jumeau numérique. L’objectif est de comprendre et peaufiner la manière d’interagir et d’animer l’objet réel avec l’objet numérique, tout cela grâce au métavers.

Le lien entre le gaming et luxe dans le métavers

Pour le moment le métavers n’existe pas à proprement parler. Il ne correspond pas encore au monde futuriste que l’on voit dans les films et que l’on imagine. Cependant, des outils que l’on peut considérer comme une partie du métavers sont apparus dès le début des années 2000 avec notamment le développement du gaming.

Personne n’a la même définition du métavers mais des caractéristiques similaires sont évoquées. Ces caractéristiques sont la présence d’un avatar, le déroulement de l’action en temps réel et avoir une opportunité économique. Les marques essaient de se positionner sur les portes d’entrées du métavers qui sont le gaming (la moyenne des utilisateurs est de 39 ans, le public à toucher est large), les boutiques virtuelles (à conditions que les marques s’affranchissent des limites du physique), le digital et plus particulièrement les NFT. Ces dernières sont durables dans le temps une fois achetées et exclusives car uniques. 

"Une révolutution culturelle a lieu depuis quelques temps."
Eric BRIONES

Pour illustrer ces paroles, le secteur du luxe se penche depuis quelques temps sur ces portes d’entrées et privilégient celle du gaming et la gamification. Cette porte d’entrée touche des utilisateurs de tous horizons. C’est une nouvelle manière de promouvoir ses produits et sa marque tout en allant chercher de nouveaux clients. Bien sûr, pour que cela fonctionne, les marques doivent apporter une plus-value dans ce monde virtuel. Par exemple, la marque Balenciaga pour sortir du lot, a créée des tenues pour des skins de jeux vidéo.

Dans cette même idée, Eric BRIONES pense que d’avoir une sensibilité au gaming en tant que soft skills est important pour travailler dans ce secteur car sinon on ne peut pas comprendre dans le détail ce qu’est le métavers.

La place des biais cognitifs

Il est important de comprendre la puissance des biais cognitifs et leur importance au sein de l’intelligence artificielle. Pour cela, voici les six familles dans lesquelles les biais cognitifs sont dispatchés en fonction de nos cinq sens.

Il y a les biais attentionnels, les biais sensori-moteurs, les biais mnésiques, les biais de jugements qui sont utilisés lorsque le marketing manipule les clients et fait du storytelling, les biais de raisonnement car le choix des mots utilisés est très important en communication et marketing et enfin les biais liés à la personnalité car il faut savoir ne pas toujours se conformer afin d’être heureux.

Parfois le cerveau pour se concentrer sur l’information importante du moment, va nous rendre plus efficace en effaçant et supprimant les informations inutiles dans l’instant T. C’est pourquoi après un coma, on peut ne pas se souvenir de quelques jours, mois ou années de notre vie. Dans ce cas, notre cerveau veut nous protéger.

L’homme à tendance à être irrationnel. Cependant l’irrationalité de l’homme est ce qui fait de chacun un être unique.

Le métavers dans les tendances à venir de 2022 ?

Toute une intervention a tourné autour du CES (Consumer Technology Association) qui est un salon réunissant les tendances technologiques de l’année qui débute. Le salon a lieu tous les ans en début d’année à Las Vegas.

Le sujet central du salon cette année était le métavers. Les domaines principaux qui d’après Severine LIENARD et Tiffany SOUTERRE sont les plus intéressant à mettre en avant sont la mobilité des voitures et camions autonomes sur routes ou les moyens de mobilités développés pour intégrer et former des villes intelligentes. 

Les objets concernant les smart home et le divertissement avec les objets connectés, la réalité virtuelle, des inventions en rapport avec le métavers étaient énormément présents sur le salon. Et enfin les différents types de robots qui sont créés et qui évoluent dans de multiples secteurs comme les bars, les usines, ou ceux qui ressemblent à des humains.

Elles ont pu se rendre compte que la Corée du Sud est aujourd’hui l’un des pays au cœur des innovations et celui qui a remporté plusieurs prix décernés durant ces quelques jours.

Le développement de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle est donc un domaine qui intéresse bon nombre de spécialistes et entreprises puisqu’elle permet à bien des niveaux de remplacer l’homme dans des tâches parfois du quotidien, parfois en entreprise, parfois pour éviter aux hommes de faire des tâches ingrates ou qui nécessitent énormément de précisions.

Pour certains, une intelligence artificielle peut faire preuve d’imagination et de créativité dans certains cas grâce à des outils développés par des start-ups. Le plus souvent ces IA servent le secteur du marketing.

Comme dit précédemment, en entreprise, l’automatisation des machines est déjà bien avancée et sera dans un futur plus ou moins proche omniprésente. Elle ne remplacera pas l’homme à terme mais l’aidera dans sa tâche. Même si durant ce processus des métiers disparaissent, d’autres à contrario sont créés.

L’évolution de l'expérience utilisateur

De nos jours le client est de plus en plus exigeant quant aux services qui lui sont proposés et le temps que cela lui prend d’effectuer une action. Il est plus rapidement insatisfait et frustré de son expérience en ligne ou en magasin. Les marques doivent réfléchir à des moyens pour améliorer son expérience client et la rendre la plus fluide possible et avec le moins de fausse note possible. Ce moyen permet la fidélisation des clients sur le long terme.

Pour être sûr du produit ou service qu’il va acheter, le client presque systématiquement regarde les avis et les disponibilités des produits en ligne avant de venir l’acheter en magasin pour ne pas perdre de temps à se déplacer pour rien.

Il y a trois défis auxquelles les entreprises doivent faire face et trouver des solutions : celui du data en récupérant uniquement se dont elles ont besoin pour être efficace, celui de se diversifier et d’être omnicanal, car le client sera plus rentable et celui de fidéliser le client. Ce dernier compare et évalue en permanence les offres et les prix proposés par les marques pour un même produit.

L’intervenant, Cyril GRIRA, qui explique cette évolution dans l’expérience client, croit que la soft skills la plus importante pour se démarquer est la curiosité. Pourquoi ? Parce qu’elle fait ressortir les personnes qui se sont renseignés sur un sujet donné. Quelqu’un de curieux est automatiquement passionné. L’échange entre deux personnes sera donc plus constructif, intéressant et enrichissant pour les deux côtés. A l’inverse, ne pas connaître certaines choses n’est pas grave, il faut savoir l’accepter et le dire quand c’est le cas. Mentir remet en cause sa légitimité et fissure son image.

Le monde de demain

Sébastien IMBERT, durant sa présentation qui est également la dernière de la journée, souligne que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore et que par conséquence 800 millions de personnes devront apprendre de nouvelles notions et développer de nouvelles compétences.

Deux autres changements importants qui découlent du développement de nouvelles technologies sont le réaménagement de nos intérieurs et la privacité de nos données ainsi que leur régulation qui devra être revue et mise à jour. À la suite de l’apparition du COVID-19, les salariés ont pour beaucoup pris goût au télétravail. 

Ce mode de vie convient à beaucoup mais, à l’inverse, ces mêmes personnes se disent en manque de lien social. Il faudra donc trouver des solutions pour combiner télétravail et lien social pour maximiser le bonheur des employés et donc leur productivité, ce qui permettra également d’optimiser les performances d’une équipe de travail.

L’intervenant soutien que l’on vit dans un monde de plus en plus VUCA (initiales en anglais pour volatilité, incertitude, complexité et ambiguïté). Pour aider les entreprises à évoluer dans ce nouveau monde Microsoft se donne pour mission d’aider et d’accompagner les individus à réaliser leurs ambitions en débutant leurs entreprises. Cette aide que Microsoft chercher à fournir sans vouloir conquérir pour son besoin d’expansion personnelle de nouvelle part de marchés montre que Windows et Office composent le Microsoft d’hier.

Dans la continuité du bonheur d’autrui au travail, pour Sébastien IMBERT, les soft skills les plus importantes à avoir sont la coopération et le positivisme qui sont fondamentales pour trouver les bonnes solutions. Il faut également s’accepter comme on est et se dire que l’on n’a jamais fini d’apprendre et de s’enrichir.

Que faut-il retenir ?

Après neuf interventions différentes tout au long de la journée, le cerveau qui a fumé sous les informations, les conseils, les tendances et les discussions, il est temps de le reposer !

Merci à nos partenaires du #HubInstitute et de #MicrosoftFrance pour l’organisation de cette journée très enrichissante. A l’année prochaine pour suivre l’évolution de ces tendances !